Depuis la nuit des temps, dans le plus grand des secrets, les tisseurs de liens veillent sur les liens qui nous unissent les uns aux autres.
A la fois les observateurs discrets de nos vies et les ouvriers qui construisent des histoires pleines de rencontres inattendues et de découvertes incroyables.
Mais quand les liens deviennent fragiles, ils font appel à l'équipe spéciale.
Dans cette équipe, que des enfants, plein d'imaginations qui sont prêts à créer de nouveaux liens, en réparer certains ou en renforcer d'autres.
Prêts ? Alors, bienvenue chez les tisseurs de liens.
Et bonjour à toutes et tous, c'est Papounaut.
Aujourd'hui je reviens parce que nous avons un nouveau tisseur de liens dans l'équipe, il s'appelle Gabriel.
Et Gabriel, il nous envoie à l'autre bout du monde, enfin un monde qu'on ne connaît plus vraiment parce que ça se passe dans le futur,
et qu'à ce moment-là, la Terre, elle est devenue toute bleue.
Nous sommes dans le futur donc, un futur où malheureusement toutes les glaces du monde et les glaciers et les banquilles ont fondu
et l'eau des mers est montée par-dessus toutes les terres immergées.
Mais alors, où vivent les êtres humains ? Et bien je vais vous le dire, dans des villes sous-marines.
D'ailleurs, il y a une ville dans laquelle on va aller.
Cette ville, elle est au pied d'un ancien volcan qui composait Hawaii.
Vous savez, cet ensemble d'îles, en plein milieu du Pacifique,
où le soleil et les fleurs étaient légions, à l'époque où le volcan était, était encore hors de l'eau.
Parmi tous ces êtres humains, certains remontent à la surface de temps à autre,
puisqu'ils arrivent de temps en temps à cultiver certaines plantes qu'ils n'arriveraient pas à faire pousser bien entendu sous la mer.
Et parmi tous ces habitants, il y a ce que l'on appelle des kanaka unas.
On pourrait appeler ça aussi des sortes de justiciés incognito.
Ces kanaka unas, ils partagent un secret millénaire et oui, ils protègent le Waikupua.
Le Waikupua, c'est une pierre magique,
qu'elle est le pouvoir de faire ressurgir des morceaux de terre dans une centaine d'années.
Car oui, il faudra bien que la terre revienne, ils ne pourront pas vivre éternellement sous l'eau ou sur l'eau.
Et ça tombe bien parce que le Waikupua, il est caché, et bien au pied du volcan, qui composait une des îles d'Awaï.
Les kanaka unas ont donc à faire en sorte que personne ne vienne prendre cette pierre magique.
D'ailleurs, la magie, eux-mêmes, ils en ont.
Et oui, lorsqu'ils remontent à la surface, le soleil et les aides à se déplacer sur l'eau grâce à des planches,
un peu dessinées comme des gouttes d'eau.
A la façon des anciens surfeurs des temps passés, ils zigzagent entre les vagues
et de temps en temps éloignent les personnes qui voudraient se saisir de la pierre magique.
Parmi ces kanaka unas, nous retrouvons Gabriel, Estelle et Axel.
Ils sont tous les trois assez jeunes et plutôt téméraires.
Eux, leur plaisir, bien sûr, c'est de profiter de la magie du soleil en pleine mer,
de glisser sur les vagues, de faire des figures et puis de temps en temps d'observer les plus anciens chasser des espèces de nouveaux pirates
qui traînent nos alentours de leur ville cachée sous l'eau.
Un jour, cependant, alors que les plus anciens des kanaka unas tenaient une réunion secrète dans la ville immergée,
nos trois jeunes surfeurs, pourrions nous dire, étaient à la surface, en train de profiter des vagues
et de regarder le soleil se profiler sur la mer bleue foncée.
Enfin, observer le soleil, c'est un bien grand mot, car, au bout d'un moment, Gabriel aperçoit au loin une coque,
une coque d'un bateau qu'il a déjà vu et dont on lui a déjà parlé lorsqu'il était en formation pour devenir kanaka una.
On lui avait dit qu'un jour peut-être des pirates des bouts du monde viendraient et esseraient de se saisir du Waikupua.
Et sur ces coques de bateaux étranges divisées en trois parties, une à l'avant, une au milieu et une à l'arrière, tenues par des poutres,
il y a les Powa.
Les Powa, que l'on pourrait appeler aussi des pirates, pirates modernes, la cherchent.
Car eux, la magie de la pierre, ils aimeraient bien s'en saisir, mais uniquement pour faire grandir une seule île dans 100 ans,
la leur, mais pas pour les autres.
Ils laisseraient tout le monde sous l'eau ou sur l'eau et alors ils domineraient les terres et les océans puisque la terre leur appartiendrait.
Tout de suite, il fait un signe à estel et accel.
Ils se séparent dans les vagues.
Pour l'instant, les Powa ne peuvent pas les voir.
Dans le creux des vagues, et lorsqu'ils remontent en crête, dans les cumes, ils peuvent apercevoir le tricoc approaché vers l'emplacement de leur ville sous-marine.
Cependant, qu'est-ce qu'ils peuvent faire ?
À trois, ils n'arriveront même pas à les dérouter.
À trois, ils ne les empêcheront pas d'aller prendre le Waikupua et en plus de ça, les anciens Kanakauna, eux, sont en réunion secrète, impossible à déranger.
Gabriel essaie d'expliquer qu'il faudrait former un cercle autour de la coque, suffisamment loin pour les observer assez longtemps et peut-être trouver un moyen de les faire partir d'ici le plus vite possible.
Mais nos pirates modernes ont un plan en tête.
Une ancre géante, au bout de leur tricoc, est prête à descendre au fin fond de l'océan pour venir percuter la ville des trois Kanakauna.
Ils ont dû trouver une carte qui montre l'emplacement exact de cette ville au pied des anciens volcans d'Hawaii.
Pour échanger, Gabriel, Estelle et Axel se font des signes, mais ils ont aussi une autre technique.
Parce que dans le futur, il y a quelque chose qui existe et qui n'existe pas encore aujourd'hui, qui est une machine à ultrasons, qui envoie des messages sous l'eau,
en tout cas si on le plonge un tout petit peu dans l'eau à la surface et on peut recevoir des messages comme ça, de loin ou de près.
Ils appuient sur quelques boutons et les discussions entre les différents appareils se font.
Ils reçoivent comme du morce, en code. Ils ont trouvé une idée.
Gabriel lui propose d'arriver par l'arrière du tricoc et de saboter le navire pour qu'il ne puisse pas s'arrêter ni freiner, en cassant la chaîne de l'ancre, bien sûr, et en mettant le moteur à plein pot.
Tous les trois sont d'accord, mais en s'approchant du tricoc, ils s'aperçoivent que le bateau est sacrément surveillé.
Des Po'oa, il y en a plein le navire sur le pont, dans les cabines et bien entendu accroché sur les bords prêts à descendre sous l'eau.
Ils ont des têtes terribles avec des espèces de torchons de toutes les couleurs sur la tête et puis aussi des sortes de crampons exprès pour pouvoir descendre,
des masques à oxygène qui leur permettent de descendre dans des profondeurs les plus incroyables en forme de crâne.
Mais quelque chose vient perturber le plan des trois Kanaka ou n'a.
D'autres vibrations arrivent dans leurs appareils. Quelqu'un d'autres est en train de discuter avec eux.
Le message dit...
Nous les avons suivis depuis notre ancienne île Tristan de Kunna. Nous les avons suivis et nous avons un plan.
Laissez-nous opérer et s'il vous plaît, si vous le pouvez, aidez-nous.
Tout de suite, Gabriel met son appareil dans l'eau, envoie lui aussi un message et explique qu'ils sont prêts à agir, mais qu'est-ce qu'il faut faire ?
La réponse ne se fait pas attendre.
Faites diversion, attirez ces espèces de pirates à l'arrière du bateau et nous, nous allons faire en sorte de casser la chaîne à l'avant.
C'est marrant, c'est la même idée que Gabriel et Stella et Axel, on m'attend mieux. Et comment est-ce qu'on attire le regard des pirates ?
Et bien tout simplement les faisant rager. Alors, surfant dans les vagues les plus hautes, nos trois Kanaka ou n'a,
commencent à faire des grimaces horribles aux pirates suspendus sur les bords de leur tricoc.
Et puis bien sûr, des grimaces à ceux qui sont sur le pont. Et puis encore autre chose, ils essaient de les éclabousser.
Tous ces pirates, ces poids, sont en train de s'agacer fortement et aimeraient bien faire de ces trois jeunes démeraires,
une bonne soupe avec du poisson. Et là, la déflagration arrive.
L'énorme ancre se détache du tricoc et tombe dans l'eau.
Sans sa chaîne, elles foncent droit vers les fonds marins. Le bateau ne peut plus s'arrêter sans son ancre.
Trop tard, les poids ne pourront pas récupérer le Waikupua aujourd'hui. Et bien sûr, nos trois Kanaka ou n'a,
ont aidé à préserver cette pierre précieuse.
Mais alors, qui s'est occupé de faire casser la chaîne ? Gabriel, Estelle et Axel plongent leur appareil de discussion sous l'eau
et essaient d'envoyer des messages dans tous les sens.
Qui êtes-vous ? Qui êtes-vous ? Qui êtes-vous ? Qui êtes-vous ? Qui êtes-vous ?
Un message revient. Avec seulement ces trois mots.
Maisaulana lul.
Que l'on pourrait traduire par les tissers de liens.
Merci beaucoup Gabriel pour ton histoire. Comme tu peux le voir, moi ça m'inspire pas mal.
C'est un peu une pierre précieuse, magique, défendue par des surfeurs, eux aussi aidés par la magie du soleil, etc.
C'est un grand plaisir.
Merci à toutes et tous de nous avoir écoutés. Et bien sûr, à très vite pour une nouvelle histoire des Tisseurs de liens.