Depuis la nuit des temps, dans le plus grand des secrets, les tisseurs de liens veillent sur les liens qui nous unissent les uns aux autres.
A la fois les observateurs discrets de nos vies et les ouvriers qui construisent des histoires pleines de rencontres inattendues et de découvertes incroyables.
Mais quand les liens deviennent fragiles, ils font appel à l'équipe spéciale.
Dans cette équipe, que des enfants, plein d'imagination qui sont prêts à créer de nouveaux liens, en réparer certains ou en renforcer d'autres.
Prêts ? Alors, bienvenue chez les tisseurs de liens.
Bonjour à toutes et tous, c'est Papounut.
J'ai su être très heureux de vous retrouver parce que j'ai reçu encore une belle histoire de la part de Manon et Gabriel.
D'ailleurs, petit coucou, vous êtes en Belgique, moi j'enregistre depuis la France.
Très heureux que vous nous écoutiez dans un autre pays, même si c'est pas très loin.
Manon et Gabriel, ils ont trouvé une histoire qui se passe dans le futur.
Et moi, je vais y ajouter un élément dont on a pas mal entendu parler cette année.
Nous sommes en 2030.
Depuis un an, les premières familles envoyées à titre expérimental dans l'espace font le tour de la Terre plusieurs fois par jour.
Parmi ces familles, nous retrouvons la famille de Manon, Gabriel et Arnaud, leurs cousins.
Ils orbitent autour de la Terre depuis déjà quelques semaines pour expérimenter des voyages encore plus lointains
et explorer peut-être un jour les confins de l'univers.
La vie dans leur station spatiale est assez simple.
Tout le monde a des tâches à faire entre les adultes qui s'occupent de la maintenance, des réparations
et de bien sûr apprendre et expérimenter de nouvelles choses.
Et les enfants qui les aident dans leur tâche, continuent d'apprendre eux aussi des choses sur l'espace et la façon dont on fonctionne.
Et bien, la routine est très rodée.
Lorsqu'ils ont des alertes en règle générale, c'est la base sur Terre qui leur dit quoi faire.
Et tout se passe pour le mieux.
Ca les fait bien marrer d'ailleurs. Manon, Gabriel et Arnaud adore flotter dans la micro gravité terrestre.
En gros, ils flottent dans la station spatiale et de temps en temps, ils s'accrochent à des appareils
pour pouvoir faire semblant de marcher, etc. pour maintenir leur corps en forme. C'est important.
Sauf qu'un jour, ils les alertent un peu plus gros que les autres qui surgissent.
Et cette fois-ci, c'est la base entière qui s'allume en rouge, puis en orange, puis en jaune, puis en rouge, puis en orange, puis en jaune.
Lorsque ce genre d'alerte surgit, tout de suite les adultes vont dans la salle de contrôle et attendent le brief,
c'est-à-dire toutes les informations importantes de la part, de la base, qui pilote tout à partir de la Terre.
Et ce n'est pas n'importe quelle alerte.
En effet, peut-être le savez-vous, mais déjà depuis presque dix ans, en 2030,
le satellite Téléscope Ultra-Puissant James Webb est en orbite autour de la Terre lui aussi.
Grâce à lui, nous avons pu observer des trous noirs, des nouvelles étoiles, bien sûr des galaxies un peu plus lointaines,
et commencer à comprendre depuis combien de temps l'univers que l'on voit existe et qu'elles en sont ses limites, autant dire un travail de petit temps.
Mais pas de chance. James Webb est en train de chauffer, mais chauffer fort, fort, fort.
Bah oui, dans l'espace, les rayons du soleil nous touchent beaucoup plus.
C'est d'ailleurs pour ça que ma non-Gabrielle et Arnaud portent une combinaison en permanence,
qui les protège de certains rayons et même parfois un casque.
La suite, vous la devinez peut-être, mais en tout cas, il va falloir intervenir.
Et il n'y a pas d'astronaute professionnel qui est habitué à faire des opérations de maintenance,
à portée de main dans la station spatiale, mais pas le choix.
Il faut aller retrouver le satellite télescope James Webb et aller le réparer.
Il s'en approche à l'aide de petits propulseurs dans l'espace,
et au bout de seulement deux jours, les voilà à quelques kilomètres de ce télescope.
Et c'est immense, mais quand je dis immense, c'est vraiment très grand, très, très grand, voile solaire.
Ces voiles solaires, il y en a quatre, ils sont très très fins,
et ils protègent toute la machinerie de James Webb de la chaleur du soleil.
C'est un peu comme une méga crème solaire géante qu'on aurait appliquée pour toujours sur le satellite.
Mais les ordres n'arrivent pas.
Aucun message de la Terre n'arrive plus du tout depuis bientôt plus d'une heure.
Les adultes sont en train de se gratter la tête dans tous les sens,
bah oui, dans tous les sens, puisqu'ils flottent dans la navette.
M'en souvenez-vous, ils ont les pieds en bas, en haut, sur les côtés, enfin bon.
Et pendant qu'ils discutent tous ensemble, les enfants sont quant à eux en train de se demander ce qu'ils pourraient bien faire.
Et manon, qu'il y en a plein dans la tête, on a des idées.
Et elles se demandent si elles ne pourraient pas envoyer un message à d'autres entités,
des extraterrestres, qui sait.
Alors, elle va récupérer une radio.
Ah oui, quand elle était à l'école, elle a beaucoup aimé bidouiller des choses comme ça,
des radios pour discuter avec son cousin Arnaud, qui habitait à l'autre bout de la ville,
et puis bien sûr avec Gabriel à la maison quand ils font des cabanes en haut et en bas.
Ensemble, tous les trois, ils récupèrent des pièces dans la station
qui vont leur permettre de rendre la radio un peu plus efficace, un peu plus de métal par-ci,
quelques câbles par-là, un transistor qui traînait dans une autre radio.
Et c'est parti. Face au micro, les voilà en message d'urgence.
Nous sommes Manon, Gabriel et Arnaud. Nous avons besoin d'aide.
Nous sommes à quelques milliers de kilomètres de la planète Terre.
Et nous n'avons plus aucune communication.
Si vous êtes dans les environs de notre système solaire, merci de venir nous aider.
Elle redit le message, puis Gabriel, puis Arnaud.
Ça fait au moins une heure qu'ils essayent de contacter une autre forme de vie.
Mais à part quelques petits grésiments, rien de rien.
Dépité, ils retournent voir les adultes dans la salle de contrôle qui eux sont devenus très inquiets.
Plus de deux heures sans nouvelles de la Terre.
C'est vraiment très long, trop long quand on est dans l'espace.
Les enfants sont inquiets eux aussi. Ils vont grignoter un petit peu de goûter lyophilisé.
En gros, c'est un goûter qu'on a mis dans un sac plastique qu'on a serré très très fort et qu'on a asséché.
Ils se regardent, l'air penneau et la radio commence à émettre un bruit.
Manon reprend tout de suite le micro.
Je suis Manon, je suis à bord de la Station spatiale familiale d'expérimentation.
Nous avons envoyé un message d'aide. Est-ce que vous nous recevez ?
Nous vous retrouvons. Retour de Niffion et une Niffion secrète.
Nous ne pouvons pas arrêter de vous aider.
Mais si, s'il vous plaît, vous pouvez venir nous aider, vous et tout.
De retour de Niffion, nous approchons de la Lune. Nous serons sur Terre d'ici seulement 72 heures.
S'il vous plaît, venez nous aider, dit Manon.
Gabriel et Arnaud eux aussi passent le message. Aidez-nous, aidez-nous !
Le silence se fait à la radio.
D'accord, nous accélérons de vous aider. Mais nous avons besoin que vous fassiez quelque chose pour nous.
Nous revenons d'une mission secrète. Personne sur Terre n'est au courant.
Sauf notre entité secrète basée sur une île.
Retour de mission, secrète ? Qu'est-ce qu'ils sont allés faire ?
D'accord, on dit rien, dit Manon.
Ah ça c'est sûr, dit Gabriel, et Arnaud fait oui oui oui de la tête très très très fort et très très vite.
Elles vous sont dans la situation ?
Non non, nous sommes avec des adultes, nous ne sommes que des enfants.
Ils ne devront pas savoir non plus que nous avons échangé. Est-ce bien entendu ?
Oui c'est entendu, on gardera le secret.
Alors, je vous le confiens. Ici, la mission Confiouane de retour de l'exploration spatiale planétaire envoyée par les 6 heures de lien.
Nous allons venir intervenir sur le satellite télescope que vous êtes en train d'essayer de réparer.
Et si nous dirons, nous vous aiderons à rester à dire les communications avec la Terre. Terminé.
Une alarme sonne à nouveau dans la station spatiale.
Ti, ti, ti, ti.
Les adultes sont en branle bas de combat comme on dit. Ils sont en train d'enfiler leur tenue et les enfants arrivent.
Mais qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous faites ?
Très occupé, les adultes ne prennent pas le temps de leur répondre.
Ils leur expliquent tout simplement qu'ils vont devoir s'écarter du satellite James Webb car une météorite ou en tout cas quelque chose se dirige droit vers eux.
Et s'ils restent ici, ils risqueraient d'endommager la station spatiale. Et ça, c'est vraiment beaucoup trop dangereux.
Le temps passe, la station s'écarte de 10 km, puissant, humile.
Ils n'aperçoivent plus du tout James Webb depuis les hublots. Mais quelque chose se passe.
Les premiers messages de la Terre reviennent.
Ici, la large principal, c'est l'agent spatiale urtaine.
L'entendez-vous ?
Les adultes prennent tout de suite la discussion. On dirait bien que quelque chose s'est passé pendant qu'il n'arrivait plus à discuter.
Selon les scientifiques qui travaillent sur le télescope James Webb, et bien il semblerait qu'il est refroidi et que le problème soit résolu.
Alors, ils remercient bien sûr les adultes qui sont dans la station spatiale, mais eux leur expliquent qu'ils n'ont rien fait et qu'ils ont dû s'écarté car quelque chose arrivait droit sur eux.
Certainement un météor. Et un message revient.
Un météor ? Nous n'avons détecté aucun météor ici à l'agence spatiale internationale. Pouvez-vous être plus précis s'il vous plaît ?
C'est Manon qui prend le micro.
Non, non, en fait, ils se sont trompés. C'était juste peut-être de la poussière d'étoile ou quelque chose comme ça, non ?
Les adultes regardent Manon, puis Gabriel, puis Arnaud. Tous les trois ont l'air, comment dire, d'avoir fait une bêtise.
Bon, tout est dans l'ordre. Vous pouvez continuer votre séjour dans les spas, énergie encore pour votre aide.
Les adultes ne posent pas beaucoup plus de questions, ils sont soulagés, leur station spatiale est en bon état, le télescope refonctionne à nouveau et bien sûr leur mission peut continuer.
Peut-être qu'un jour, eux aussi, ils pourront aller observer l'espace d'un peu plus près, à moins que d'autres ne l'aient déjà fait.
Et voilà, merci beaucoup Gabriel et Manon pour cette histoire, ce futur proche. Peut-être que ça arrivera.
J'espère que si vous avez envie d'aller dans l'espace, vous pourrez y aller aussi.
Merci à toutes les auditrices et les auditeurs des Tisseurs de liens et de Papé Chouc.
On se retrouve très bientôt pour une dernière histoire des Tisseurs de liens, pour l'instant.