Bonjour à toutes et à tous, c'est l'heure de retrouver Mao et le clan des loups, épisode 4.
Après avoir été longuement chassé, le loup a disparu du territoire français durant plusieurs
dizaines d'années. Toutefois, des loups sont revenus en France naturellement, d'Italie,
et un loup a même été aperçu en mai dernier en Bretagne dans les Mondarés. Alors peut-être que
les loups reviendront petit à petit ? Mais rassure-toi, les loups peuvent sentir la présence humaine à
6 km et n'ont aucune raison de nous chasser. Ils préfèrent nettement les sangliers. Les loups,
comme tous les autres animaux de cette planète, ont toutes leurs places ici et contribuent au maintien
de la biodiversité. C'est pourquoi le musée du loup s'engage pour la préservation de cette espèce
et pour déconstruire cette image de loups mangeurs d'hommes ou de grands méchants loups. Alors si tu
veux en savoir plus, rends-toi au musée. En attendant, retrouve Mao et L'Eslin dans la forêt.
Bonne écoute !
Ouyé ouyé, et brave Jean, d'amoiselle et d'amoiseau.
Par-delà les murailles de la ville, c'est en une forêt. Et comme toutes les forêts,
elle est peuplée d'ombre, de secrets et de créatures mystérieuses. Mais n'ayez crainte,
car à coeur vaillant, rien d'impossible.
Mao et L'Eslin marchent dans le silence de la lune. Mao est bien décidé à accompagner L'Eslin dans sa
clérière aux sorcières. Avec elle, il ne risque pas d'être attaqué par les loups. Et elle est aussi un peu
intriguée par cette histoire de sorcière. En descendant petit à petit le long de la rivière, Mao a un étrange sentiment.
Elle ne s'est jamais aventurée aussi bas, car le territoire de la meute s'arrête en amour.
Et pourtant, elle a l'impression de connaître cette partie de la forêt. Un gros chaîne centenaire
aux branchemoeuses marque la limite du territoire de lune et de pluie et du reste du clan. Mao s'arrête et pose son
nez sur les courses de l'arbre. Lune est passée par là, il n'y a pas si longtemps. Mais il y a aussi
une autre odeur. Elle sait que d'autres meutes de loups vivent dans la forêt. Et là où s'arrête
le territoire de la sienne, commence sans doute celui d'une autre. « Il va falloir se faire discrer. »
L'eslin l'observe. Mao voit à son regard qu'il se demande ce qu'elle est en train de faire.
« C'est ma façon à moi de marquer mon territoire. » L'eslin hoche la tête.
« Et les loups, comment sont-ils ? » « Bah à ton avis, petit coqbert. Les loups urinent sur les arbres
pardies. Mais moi je n'allais pas faire puce bu sur tous les troncs de cette forêt. » L'eslin s'approche
Devant eux, le lit de la rivière s'agrandit. Mao s'arrête sur un rocher qui est surplombe
le courant. Et tout à coup elle est prise d'un drôle de frisson. « Qu'est-ce qui t'arrive ? »
« Je ne sais pas. J'ai une sensation bizarre. C'est comme si j'étais déjà venue ici. Mais c'est
impossible. J'ai toujours vécu au château. » Les deux enfants poursuivent leur chemin le long de la
rivière et le ciel se remplit peu à peu de nuages roses. Le bleu de la nuit s'étiole dans
la brume et les oiseaux chantent le matin. Soudain, l'insaut de joie. Il a reconnu le frein
qui marque l'entrée de la clérière. Il court entre les buissons et Mao peine à le suivre. Elle relève
la tête. Les voilà au milieu d'une gigantesque clérière. C'est comme un immense spray au beau
milieu de la forêt. De petites cabanes au toit de chône, bord de la clérière. Et au centre,
un feu creepy douce montre des pierres. Une vieille femme est assise sur une souche d'arbre près du feu.
« Ah voilà, Alice ! C'est la plus vieille sorcière de la clérière ! » Elle porte un vieux chal
de laine et jette sur le sol de petits osselets. Les deux enfants s'approchent mais elle ne semble
pas les voir. Panchées sur ses osselets, elle marmonne d'étranges paroles. « Quand que
Frodo ouillez, je ne suis pas folle. Il va se passer quelque chose d'inhabituel très bientôt.
Une visiteuse venue du passé. Bonjour Alice ! » Félai slain en direction de la vieille femme.
Mais celle-ci ne relève pas la tête. Elle ramasse ses osselets et les jette une nouvelle fois.
« Mais oui, mais oui, tu dieux, je vous crée en qu'il va se passer quelque chose.
À Alice ! » Crie Lécelin en se plantant devant la sorcière. Elle sursaut et se plie dans son chal.
« Mais je ne suis pas sourde enfin ! Que me veux-tu, Marofle ? »
« J'ai rencontré une fille dans la forêt. Elle vit avec les loups. C'est elle qui m'a accompagné ici,
j'étais complètement perdue. » Alice se tourne vers Maro et plonge ses yeux gris dans les siens.
Maro se sent alors comme traversée de part en part, mais elle soutient son regard.
Elle a entendu tellement d'histoire sur les sorcières cruelles ou pouvoir diabolique. Et pourtant,
la vieille femme qui se tient devant elle la regarde avec une douceur qui lui réchauffe le coeur.
« Tiens, tiens ! Ma devinance a encore marché. J'avais bien prédit qu'il allait se passer
quelque chose. Bien vignier ma petite. Quel est donc ton nom ? »
« Je m'appelle Maro. » « Maro ? Mord bleu ! En voilà une surprise ! »
Un sourire mystérieux éclaire le visage d'Ailis. Elle ramasse ses osselets et s'éloigne en marmonant.
Maro est au nez aux slésoursiles. « N'en prends pas au brage. À Ailis, c'est parfois un peu bizarre.
Viens, je vais te présenter à Lyselda. C'est ta mère ? » « Non, enfin oui. Enfin pas vraiment.
Je ne sais pas qui est ma mère. C'est comme si elle était toute ma mère et celle des autres enfants.
Lyselda est la plus forte des sorcières. Elle connaît toutes les plantes de la forêt.
Maro commence à comprendre. Les sorcières sont simplement des femmes qui ont choisi de vivre à l'écart du village, au milieu de la nature.
Elles connaissent de nombreuses plantes et vivent au rythme de la forêt.
Les slins entraînent Maro dans une cabane. Des plantes plantent partout du plafond.
Une jeune femme est à genouillé sur le sol et elle effeugle une grande tige grise sur un petit bout de tissu assez pire.
Elle lève la tête.
« L'es slins ! Je me suis inquiété. Je trouvais qu'il te soit arrivé une malaventure ou que tu te sois fait dévoré par les loups.
Je me suis perdu mais j'ai rencontré Maro. Elle m'a aidé à retrouver mon chemin. »
Lyselda sourit à Maro et hoche la tête pour la remercier.
« D'où viens-tu ? » « De la forêt. Enfin un oeuf. Du château.
Mais je me suis enfi car ces gueux sont fours bébés. Et maintenant je vis avec une meute de loup. »
Lyselda plisse les yeux.
« Ainsi c'est donc possible. J'avais entendu des histoires d'enfants recueillis par des loups.
Mais je pensais que ce n'était que des légendes car les loups sont des créatures effrayantes. »
Maro fronce les sourcils.
« Non, non. Ce sont juste des animaux qui ont faim ou qui se défendent.
Mais les loups ne sont pas cruelles ni à soi fait de sang. Au contraire, ils sont loyaux et braves. »
Ce qu'on raconte à leur sujet, ce n'est que baclages et balivernes.
« Ce sont les pièges que les gens du village leur tendent dans la forêt qui sont cruelles. »
Lyselda sourit.
« Tu les connais bien mieux que moi et tu as sans doute raison.
Venez vous asseoir et mange à yant. Une bonne pitance nous fera du bien. »
Elle leur sert une soupe dans des équelles et des galettes épaises qu'elle fait chauffer sur les braises.
Naos se jette dessus.
Elle qui ne mange que des racines et de la viande à moitié crue depuis des mois,
elle se régale de la soupe de Lyselda.
Cette dernière la regarde avec attention et elle se met même à tourner bizarrement autour d'elle.
« Cette petite tâche que tu as dans le cou, c'est une tâche de naissance. »
Répond mao la bouche pleine.
Lyselda pose doucement sa main sur son épaule.
« Comment as-tu dit que tu t'appelais déjà ? »
Mais mao n'a pas le temps de répondre qu'un cri retentit dehors.
Lyselda se dressent sur ses pieds et ouvrent en grand la porte de la cabane.
Aelyce se précipite à l'intérieur, les yeux écarquillés.
« Les villageois, ils sont là. Je les ai vus, ils arrivent. »
« Dans leurs mains des pieds, des fourches, ils nous ont encertlés. »
« Ah les gueux, cela ne leur suffit pas de nous chasser, de nous menacer. Il faut qu'ils viennent jusqu'ici. »
« Mais pourquoi ? »
Parce que nous sommes différentes.
Et que nous voulons vivre libre.
Sans personne pour nous dire quoi faire ou penser.
Parce que nous sommes indépendantes.
On fait de nous des êtres maléfiques et nos connaissances des plantes deviennent de la magie noire.
Mais qu'as-ce-là ne tienne ?
Ils veulent la bastaille, ils vont l'avoir.
Montrons-leur à ces coires ! »
S'exclament Lyselda en saisissant un arc posé sur le sol.
Mao agrippe fermement sa lance.
Elle pourrait s'enfuir.
Après tout, ce n'est pas son histoire.
Elle ne fait pas partie du clan des sorcières.
Mais elle sait reconnaître une injustice et elle est prête à tout pour défendre les sorcières.
L'esla empoigne une arbalète et tous sortent de la cabane.
Les autres sorcières du clan sont dehors et elles se regroupent au centre de la carrière.
Derrière les buissons pointent les armes des villageois.
Mao balaye les abords de la carrière du recar.
Ils sont partout.
Nombreux.
Très nombreux.
Trop nombreux.
Elles ne tiendront pas longtemps.
Elles voient les premiers villageois qui approchent.
Un sourire mauvais sur leur visage.
Un hurlement s'échappe de sa gorge
et fait trembler les arbres de la clairière.
Les villageois s'arrêtent et la regardent, pétrifiés.
Mais qu'est-ce que tu fais ?
S'étonnent les slins.
J'appelle Lurent Fort.
Soudain, un hurlement lui répond au loin.
Et un autre lui fait écho et encore un autre.
Mao saute de joie.
La meute m'a entendu.
Nous ne sommes pas seuls.
Les villageois se regardent les rauris.
Peste soin de cette torsière.
Elle appelait les loups.
Vite, fuyons.
Les sensibles d'un goût ou les loups vont nous estriller.
Et les voilà qui repartent en courant effrayés.
Mao sourit.
On leur affiche une sacrée froucette et le coeur de la peint.
Je ne pense pas qu'elles reviennent avant un bon moment.
L'iselle d'elle apprend dans ses bras.
Merci, Mao.
Mille fois merci.
Mao se sent comme réchauffée au contact de la sorcière.
Elle pose sa tête au creux de son épaule.
Et c'est alors qu'elle aperçoit une petite tâche brune dans son cou,
cachée sous ses longs ou boucles noires.
Mais, mais toi aussi tu as une tâche comme moi.
L'iselle d'elle hoche la tête.
Mao, je crois que je te connais.
Je crois que tu es ma soeur.
À ces mots, c'est comme si un vol se déchirait devant les yeux de Mao.
Des souvenirs remontent comme dans un rêve.
Elle a la tête qui tourne.
Elle revoit la clairière et elle bébé qui joue près du feu.
Les bras de l'iselle d'à qui l'a bersent.
Les chansons d'Aeris.
Et puis les villageois qui viennent enlever les enfants pour ne pas qu'ils soient élevés par des sorcières.
Les écuries, aux Bertins qui s'occupent d'elles
et les souvenirs de la clairière qui s'effacent peu à peu
pour être remplacés par sa nouvelle vie.
Elle comprend pourquoi la forêt lui a semblé si familière tout ce temps.
La vieille Aelis lui prend la main.
Tu te souviens maintenant ?
J'ai su tout de suite que c'était toi.
Les oslèles avaient prédit.
Mao a à peine le temps de réaliser ce qui lui arrive
qu'un petit grognement qui vient débuit son la ramène à la réalité.
Mes frères et sœurs, bien sûr vous êtes venus.
Les sorcières un peu effrayées regardent Mao.
Certaines partent en courant en direction de leur cabane.
Mais Liselda les rappelle.
Néi et crainte, Mao connaît les loups
et ils ne sont pas plus dangereux que les sorcières.
Ajoutent-elles avec Malice.
Mao se lève et se glisse jusqu'à la meute qu'il attend derrière les arbres.
Les loups et les loups se prestent autour d'elles, inquiets.
Elle frotte son museau contre ceux de l'une et de pluie.
Il la regarde, l'air intrigué.
Oui, j'étais en danger.
Mais grâce à vous, c'est fini.
Merci.
Elle caresse Trèfle qui pose sa patte sur son pied.
J'ai retrouvé ma famille, ma vraie famille.
Je suis une sorcière, mais je suis aussi une louvre maintenant.
Et je ne vais pas vous abandonner.
L'une lui lèche la main et Mao s'accroupit en signe de respect.
Elle en est certaine désormais.
Sa vie est là.
Au coeur de la forêt.
Avec les louves, les loups et les sorcières.
Elle sait que les deux clans ne vivront jamais ensemble.
Ils se croiseront peut-être de temps en temps,
mais elle devra partager sa vie entre la grotte et la clairière.
Et pourtant, cela la rend heureuse.
Elle se redresse et un long hurlement sort de sa gorge pour monter vers le soleil.
Vous venez d'écouter une histoire d'envolée comté,
une création originale écrite par Lucille Petit.
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