Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui, vous allez découvrir la nouvelle histoire
d'envoler comté. Jérômeine est le diamant bleu.
Bonne écoute !
Une brise d'été souffle sur la ferme Ocamélia. Dans le crognet de la grange, une mal oubliée,
un secret, une promesse et des voyages au bout du monde. Cette aventure rendra qui compte les
écoutes. Incroyablement heureux ! Jérômeine avance sur la pointe des pieds sur le parquet de la vieille
grange, les lattes de bois grince et elles sont la poussière qui colle à ses baskets. Elle essaie
de faire le moins de bruit possible car si son grand-père la trouve dans la grange de la ferme,
elle va se faire gronder. De minuscules traits de soleil glissent à travers les poutres du plafond.
De petits quinnements lui répondent et une boule de point de grise saute sur son épaule.
C'est exclament la petite fille. Le noir frotte ses moustaches contre l'ajout de
Jérômeine et se l'orgue dans son cou. Voilà plusieurs mois que Jérômeine la recueillit
et ils sont devenus inséparables. Jérômeine se dirige vers l'échelle tout au bout de la
grange et commence à la descendre à reculons en comptant les barreaux. Le neuf y a mes cassés.
Mais soudain, voilà que Pépin saute de l'épaule de Jérômeine et grimpe à l'échelle. Il se
met à coigner et disparaît dans la grange. Jérômeine soupire et remonte les barreaux.
Pépin se faufile entre les vieilles mâles, les tables et les buffet qui
dorment là depuis des années entassées sous leur aînredon de poussière. Le noir s'assoit
sur une mâle et un petit couinement sort de son museau. Jérômeine s'approche et passe sa
main sur la mâle. Un épais nuage de poussière s'envole. Elle sent comme un étrange courant
qui lui picote la pomme de la main. Elle cherche l'ouverture, un petit loquet qu'elle pousse du
doigt. La mâle s'ouvre dans un grincement. À l'intérieur, il y a une étrange boîte surmontée
d'un long manche et une sorte de grosse galette noire et toute fine. Il y a aussi un petit carnet
à la couverture élimée. Jérômeine feuillette le carnet. Il est vierge, mais deux photos en noir
et blanc tombent sur le sol. Jérômeine les ramasse et éjette un coup d'œil. Son coeur fait un bon
dans sa poitrine. Sur la photo, c'est son père et sa mère main dans la main qui la regardent. Elle
lève la photo devant ses yeux en cherchant un petit rayon de soleil. Mais oui, c'est bien son père,
ses longs cheveux bruns coiffés en chignon, et sa mère et ses yeux ryeurs qui la fixent. Elle prend
la deuxième photo. Une petite dame aux yeux tout aussi ryeurs pose avec un gros chagri dans les bras.
Grand-mère ! murmure Jérômeine. Elle s'assoit sur le vieux parquet de la grange. Elle a la tête qui
tourne. Voilà des années qu'elle n'avait pas revu le visage de ses parents et de sa grand-mère.
Et pourtant, il lui semble tellement familier. Elle glisse les photos dans le carnet et le glisse dans
sa poche, puis elle referme la mâle. Elle la tire en direction de l'échelle. Les minuscules yeux
noires de Pépin la scrupent d'un air interrogatif. Elle la y sur ses épaules et commence à descendre
tout en réfléchissant. Je croyais que toutes les photos de papa et maman avaient disparu.
Et est-ce que grand-père sait que ça tire mal et dit avec les photos de grand-mère aussi ?
Boom ! Patâtra, le neufième barreau. Elle l'avait complètement oublié celui-là. Et la vola les
quatre ferrandlaires sur la pelouse. Jérômeine, mais qu'est-ce que tu fabriques ? Est-ce que ça va ?
C'est l'estin à cours et sa grosse voix bourrue résonne dans la cour de la ferme.
Oui oui, ça va. Mais regarde ce que j'ai trouvé. Enfin, ce que Pépin a trouvé.
C'est exclame Jérômeine en montrant la mâle qui est tombée à ses pieds. Céleste a la regard
et il se met à rouler des yeux et sa moustache s'entortille. La moustache qui frise ce n'est pas
bon signe. Ça va grand-père ? C'est pas un noir que tu as recueilli, c'est une fouine.
C'est une nerve céleste à un point en Pépin du doigt.
Celui-ci qui cuit d'un air menaçant et tire ses babines en montrant toutes ses petites dents.
Et toi aussi, bien sûr, tu t'empresses de mettre ton nez partout. Je t'ai dit combien de fois de ne pas
monter dans cette gange. La lèvre de Jérômeine se met à trembler. Elle n'aime pas quand son
grand-père se met en colère. Mais celui-ci volait l'arme qui monte dans ses yeux et il sera douci
immédiatement. Il s'assoit dans l'herbe à côté d'elle et lui prend la main. Allez va, ce n'est pas
bien grave. Tu es curieuse et j'étais pareil à ton âge. C'est de loin le plus précieux des défauts
et il faut le cultiver. C'est juste que cette mâle ne me rappelle pas de bon souvenir.
Pour toi, il y a des photos de papa, maman, grand-mère du doigt. Oui, mais ces photos sont
maudites comme tout le reste de cette mâle. Ma petite Jérômeine, il est grand temps que je
t'explique deux ou trois choses. Cet objet-là, c'est un disque vinyle. Dit-il en saisissant la
drôle de Galette Noir. Un disque vinyle ? Mais à quoi ça sert ? Et bien, ça sert à écouter de la
musique, par Dieu. Tu le poses sur le tour du disque et qui est là ? Explique Célestein en posant
délicatement le disque sous le gros manche. Mais c'est pas pratique du tout. C'est gros et très lourd.
C'est sûr. Maintenant, avez vos clés US-Truc Nierikiki et vos petites boîtes d'allumettes qui font
de la musique ? On se croirait chez les Lilipussiens. Mais ça, ça c'était autre chose. Un son exceptionnel.
Avec ça, on t'en sait pendant des heures. Et pourquoi on entend bien alors ? Déjà, il faut le
brancher. Mais de toute façon, ce tourne disque-là ne marche plus. Il manque une pièce. Avec tout ce
qu'on a dans l'atelier, tu peux pas le réparer ? Mais c'est qu'il ne manque pas n'importe quelle pièce.
Tu vois, le bout du manche, il y a un tout petit trou juste là. Et bien, dans ce petit trou, il doit y avoir
un diamant. Mais c'est le diamant qui tourne sur le disque qui fait la musique. Et où est-ce qu'on en trouve
des diamants ? Ah non, non, non, non, non, non, non, non, non, ça ne va pas recommencer. Vous me fatiguez
tous avec cette question. Ça commence à bien faire. Jérômeine regarde son grand-père avec des urons.
Mais quelle mouche l'a donc piqué ? Regarde ! Lui dit son grand-père en attrapant au fond de la
malle un petit sac en feu lournoir. Il détache les cordons précautionneusement et fait tomber
dans la paume de sa main une dizaine de minuscule pierres précieuses de toutes les couleurs.
C'est exclame Jérômeine. Pépin quine avec admiration. Voilà, des années de recherche,
des milliers d'heures passées à sionner la planète pour trouver quel diamant peut faire
marcher ce satanet tourne-disque. Avec ta grand-mère, Louisette, on a tout essayé. Des rubis, des sapphires,
des diamants jaunes, des roses, des verres. Il n'y a pas un qui fonctionne. Jérômeine fronce les
sourcils. Mais pourquoi c'est si important de le faire fonctionner ? Après tout, aujourd'hui,
on peut écouter n'importe quelle musique. On va sur Internet. Internet ceci, Internet ce
là, le monde entier. On ne se trouve pas sur Internet, ce que je sache. Il est là, sous nos
yeux dans cette fleur, dans ce grain de sable, dans ce nuage là-haut, là, là, en forme de citrouilles
tout là-haut, là. Et l'objet, le plus important de cette malle, ce n'est pas le tourne-disque,
Jérômeine. C'est le disque vinile. Déclâme, célestin, en brandissant le disque au dessus de sa tête.
Jérômeine retient un éclat de rire. Son grand-père est décidément un peu fou.
Ça te fait rire, hein ? Eh bien, eh bien, prends-le dans ta main. Et tu vas voir,
par toi-même. Lui dit-il entendant le vinile. Jérômeine saisit le disque. Aussitôt, un courant
la traverse. Elle a l'impression que ses pieds ne touchent plus le sol. Son corps s'amplit
d'une douce chaleur, comme si elle était devant un feu de cheminée en hiver. Le chant des oiseaux
au-dessus de sa tête, lui semble tout à coup être la plus belle musique du monde. Et la brise
qui souffle dans ses cheveux a un parfum de liberté. Mais c'est magique ! J'ai l'impression
que tenir cet objet me rend beaucoup plus heureuse. Et encore ? Tu n'as pas entendu sa
musique sur ce disque et gravé la musique du bonheur, Jérômeine. C'est une musique qui rend celui
qui l'écoute incroyablement heureux. Et tu l'as déjà écouté ? Hélas, non. Parce que je n'ai
jamais trouvé ce fichu diamant, celui qui sera capable de faire sortir la musique du disque.
Crois-moi, nous avons cherché partout, ils étaient devenus complètement envoutés,
omnubilés par ce disque. Elle ne pensait plus qu'à ça. Elle m'a entraîné dans toutes les mines
de diamants chez tous les marchands de pierres précieuses. Nous avons trouvé ce diamant
violet si rare dans une mine en Afrique et ce ver clair en Inde. Explique Célestin en montrant les
pierres qu'il sentit dans le creux de sa main. A peine rentrions-nous chez nous, qu'il fallait
repartir à la recherche du diamant. Mais tu imagines grand-père si elle le trouvait et qu'on
arrivait à faire fonctionner ce disque, où seraient les plus heureux du monde ? Je savais bien que tu
serais comme les autres. C'est pour ça que je ne voulais pas que tu retrouves cette mâle. Qui ça les
autres ? Bah ta grand-mère et tes parents, Charlotte et Basile. Mes parents ? Mais qu'est-ce qu'ils
ont à voir là-dedans ? Eh bien, Louisette leur a parlé du disque et du diamant. Et c'est comme si elle
leur avait transmis un microbe. Et aussi, ils se sont mis à chercher partout et ils ont ramené
ce diamant jaune. Regarde comme il brille et se sappire incroyablement pur. Mais rien, rien. Il n'y
en a aucun qui a marché. Une nuit, ta grand-mère a fait sa valise en expresse, soi-disant qu'elle avait
découvert un indice sur le fameux diamant et elle n'est pas revenue. Alors, de tes parents,
décidez de partir à sa recherche et la suite tu la connais. Je suis resté là avec toi qui
était toute petite et personne n'est jamais revenu. Ces photos, c'est moi qui les ai prises,
juste avant qu'ils ne parlent et c'est tout ce que nous restent. La voie de Célestan se met à
trembler et Jérômin sans son coeur se serrer. Elle se blottit contre son grand-père et regarde le vieux
disque noir posé à ses pieds. Elle sait bien que son grand-père l'a élevée tout seul, mais elle n'arrive
pas en vouloir à sa grand-mère et à ses parents d'être partis à la recherche de ce diamant. La
musique du bonheur, c'est une belle promesse. Et puis il est l'heure d'aller au lit. Jérômin
monte dans sa petite chambre sous les combles. Alors qu'elle enlève son pantalon, elle sent le
petit carnet dans sa poche. Elle se glisse sous la couette avec le carnet et Pépin se blottit sous
ses cheveux. Elle regarde longuement les photos. Le sourire de son père et les yeux rilleurs de sa
mère lui réchauffent le coeur. Sans réfléchir, elle attrape un crayon posé sur sa table de chevées
et écrit sur le carnet.
Le carnet du bonheur de Jérômin. Regardez les photos des gens que j'aime, ça me prend heureuse.
Puis elle referme le carnet et elle éteint sa lampe de chevet. Alors que le sommeil a fleurs sous
ses paupières, elle sent tout à coup une présence dans la chambre. Elle rouvre les yeux. Son grand-père
est assis au pied de son lit. Jérômin, j'ai trouvé quelque chose. Je crois que je sais quel diamant
il faut pour faire fonctionner le tournevisque. Jérômin se redresse d'un bon. Dans la paix
de son lit.
Vous venez d'écouter une histoire d'envolée comtée, une création originale écrite par Lucille Petit.
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