Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Vous ne savez peut-être pas encore, mais j'ai une grande nouvelle à vous annoncer.
L'histoire du camion poubelle magique va sortir en livre, très bientôt.
Vous pouvez d'ores et déjà le précommander sur internet.
Demandez à vos parents et seront comme en fer.
Et comme ça, eh bien ils ne pourront vous lire l'histoire, le soir ou pendant les temps calmes.
Pour l'occasion, on a décidé de retravailler cette histoire, de la réenregistrer et la voici, à nouveau, pour vous les enfants.
Ça s'appelle donc le camion poubelle magique.
Histoire réalisée par Alexandre Ferra, écrite et racontée par Céline Kalman.
Encore une histoire et un podcast produit par Benjamin Muller.
Sami habite Paris, la capitale de la France, dans un petit appartement avec sa maman, son frère Hakim et sa petite soeur Inès.
Son papa est souvent au voyage, il travaille beaucoup et passe trop peu de temps dans ce logement situé au 10e étage.
Pour son anniversaire, Sami a demandé une seule chose, un lit superposé.
Il veut son espace, sa petite cachette secrète.
Et surtout, il sait qu'une fois là-haut, car évidemment il prendra l'étage, il pourra apercevoir la Tour Eiffel.
Oui, la Tour Eiffel.
« Regarde Hakim, regarde, tu la vois ? »
« Non, je vois rien » répond son frère d'un ton agacé.
« Mais si, regarde, dans le coin là, c'est la Tour Eiffel. »
« Moi si tu veux, si tu veux. »
« C'est extraordinaire la Tour Eiffel. Tu sais qu'elle mesure 324 mètres. »
Il est comme ça, Sami. Il s'émerveille de tout, tout le temps.
Un nuage dans le ciel et il lui trouve immédiatement une forme.
« Regarde Inès, c'est un cochon, tu le vois ? Il est énorme.
« Gigantesque ! Non, je vois rien, Sami. C'est juste un nuage. »
Un plat cuisiné par sa maman et Sami la décore de 3 étoiles.
« Tu es la meilleure cuisinière de la Terre, maman. »
« Oh, merci, mon cher et mes tussais. Ce ne sont que des pattes avec du beurre. »
« Oui, mais du beurre magique, maman. Regarde, je suis pleins de muscles d'un coup. »
« Ah, tu me fais rire, mon Sami. »
Il est comme ça, Sami. Il aime que tout le monde soit heureux autour de lui.
Et puis, il faut bien l'avouer, son papa lui manque énormément.
Alors il essaie de remplir sa vie de magie,
pour oublier un peu l'absence répétée de son papounet.
À matin, Sami et Hakim jouaient au ballon dans leur chambre,
ce qui est tout à fait défendu dans le règlement de l'appartement.
Et arriva ce qui devait arriver.
Le ballon se fracassa contre la lampe, qui se brisa en mille morceaux.
« Oh, non ! Maman va nous disputer ! »
Cela menta Sami.
« Ouais, c'est sûr. On va être punis pour longtemps. »
Hakim, Hakim.
Tout ce bruit avait évidemment alerté leur maman,
qui arriva en trombes dans la chambre.
« Les garçons, qu'est-ce que c'est que ce vacarme ? Mais qu'est-ce que vous avez fait ? »
Elle aperçut alors la lampe, cassée, irrréparable.
« Oh, non ! La lampe ! Faites attention là où vous marchez. Vous pourriez vous blesser. »
Cette lampe, c'est Mami qui nous l'avait offerte. Je l'aimais beaucoup.
Je ne suis vraiment pas contente, les enfants.
Je vous avais dit de ne pas jouer au ballon dans la chambre.
Pourranger-moi ce bazar, maintenant,
et vous allez m'aider à descendre ces déchets dans la rue.
Le camion poubelle se chargera du reste.
Sami et Hakim ne faisaient pas les malins.
Ils étaient terriblement ennuyés d'avoir cassé la lampe de Mami.
En plus, maman y tenait beaucoup.
La lampe tronnait désormais sur le trottoir.
Enfin, ce qu'il en restait.
Ce soir-là, Sami laissait la fenêtre de sa chambre ouverte.
Il voulait voir la lampe de Mami et travailler par le camion poubelle.
Alors il attendit, patiemment.
Quand il aperçut enfin l'imposant véhicule et ses gyrophares,
le monsieur du camion se saisit des déchets et les jeta dans la peine.
Sami ferma les yeux et une larme coula sur sa joue.
Il prie alors la petite fiol dans laquelle il récupéra une goutte de tristesse.
Et il fit alors aussitôt un voeux.
Un jour, sa grand-mère lui avait dit qu'il fallait toujours souhaiter quelque chose de très très fort,
quand les larmes coulaient sur les joues.
Un voeux qui sait que ce sera un jour ou l'autre.
Lui avait promis à Mami.
Avant de dormir, la maman de Sami lui fredonna sa chanson préférée à l'oreille.
Le camion poubelle est passé dans ma rue.
Et depuis, ma rue est plus belle.
Et depuis, ma rue est plus belle.
Le lendemain matin, après une nuit agitée, Sami se prépara pour aller à l'école.
Il était assez grand pour y aller tout seul.
Il marchait sur le trottoir.
Quand soudain, il aperçut une lampe.
Sa lampe, la lampe, qui hier soir avait été réduite en miettes.
Elle était là, comme neuve.
Mais c'est pas possible, ma lampe.
Il n'en croyait pas ses yeux.
Tant pis, il serait en retard à l'école.
Il attrapa la lampe, la souleva avec ses petits bras et se dépêcha de la ramener chez lui.
Maman serait tellement heureuse.
Son vœu s'était réalisé.
Il n'en revenait toujours pas.
Après sa journée en rentrant de l'école, sa maman l'accueillit à la maison avec un gros goûter.
Du pain et du miel dedans.
Sami adorait le miel.
Maman, il faut que je te montre quelque chose.
Ferme les yeux.
Il guida sa maman à travers le couloir, jusque dans sa chambre.
C'est bon, tu peux ouvrir.
Ah mais...
Comment est-ce possible ?
C'est... c'est la lampe, la lampe de Mami ?
Mais comment tu as fait s'interroger à sa maman ?
Oh moi, j'ai rien fait, maman.
C'est le camion de poubelle.
Il a réparé la lampe.
Je sais, c'est difficile à croire, mais c'est comme ça.
Sa maman, son frère et sa soeur avaient bien du mal à croire à cette histoire du camion de poubelle.
Sa maman se demanda même si ce n'était pas la chanson qui était magique.
Le camion de poubelle est passé dans ma rue
Et depuis ma rue est plus belle
Et depuis ma rue est plus belle
Deux jours plus tard, le papa d'Akim, Sammy et Inès,
rentra à la maison après un long voyage.
À chaque fois, c'était un moment extraordinaire.
Les enfants entendaient ses pas dans la cage d'escalier,
couraient se cacher sous leur couverture et faisaient semblant dormir.
Quand leur papa rentrait dans leur chambre,
il lui sautait dessus dans un grand bazar de joie.
Papa ! Papa !
Mais chérie, enfin !
Papa ! Papa ! Papa ! Papa ! Papa !
Tu sais, tu sais que le camion de poubelle, il est magique, dit Inès.
Comment ça, magique ?
Oui, magique de ses magiques.
Il a réparé la lampe de mamie.
Ah bon ? répondit le papa, en faisant semblant de croire
à l'histoire rocambolesque d'Inès.
C'est à ce moment-là que Sammy lui lidé du siècle.
Papa ?
Oui, mon samy.
C'était bien le travail ?
Oh, tu sais, c'est fatigant.
Et puis, vous m'avez beaucoup manqué.
Je suis fatigué de toujours prendre l'avion, le train, voyager, voyager, voyager.
J'aimerais être plus près de vous.
Et pourquoi tu change pas de travail, alors ?
Oh, j'ai bien essayé, mais ce n'est pas évident.
J'y arriverai peut-être un jour, qui sait ?
Ok, papa. C'est pas grave. Allez, bonne nuit.
L'Anse à Sammy avant de retourner s'enfermer dans sa chambre.
C'est là qu'il échafauda son plan.
Il sortit de sa cachette la petite fiol dans laquelle il avait mis sa larme.
La déposa sur sa joue et fit un voeux.
Le même soir, il prétecta vouloir descendre sa poubelle de chambre.
Car on était lundi et que le camion poubelle passait ce soir-là.
J'ai oublié de descendre ma poubelle, papa, maman.
On revient tout de suite.
Ok, Sammy, mais ne traîne pas.
Répondir-t-en encore ses parents.
Il n'avait rien de cassé à déposer pour le camion, mais il avait rédigé une lettre.
Chers camions magiques, voilà. Je ne souhaite qu'une chose.
C'est comme mon papa arrête de voyager tout le temps.
Je veux qu'il soit avec nous et maman tous les soirs.
Qu'il puisse lui aussi nous chanter des chansons et nous raconter des histoires.
Je n'ai rien de cassé à te donner, si ce n'est mon petit cœur un peu abîmé.
Si tu pouvais le réparer, merci camion poubelle.
Sammy déposa la lettre sur la poubelle verte et remonte à en vitesse chez lui.
Allez, on lit les enfants, dit la maman.
C'est papa qui nous chante une chanson, maman, ce soir.
Demande à Akim.
Chut, papa s'est endormi. Répondis maman.
Le camion poubelle est passé dans ma rue.
Et depuis ma rue est plus belle.
Et depuis ma rue est plus belle.
Le camion passa ce soir-là dans la rue, faisant un peu moins de bruit que d'habitude.
Le lendemain matin, le téléphone portable du papa sonne à de bonheur.
Étrange pour un dimanche.
Oui, allô ?
Oui, bonjour.
Oui, bien sûr. Oui, c'est moi.
Ah bon ?
Vraiment ?
Ecoutez, je vais réfléchir. Je vous rappelle très vite.
Le papa raccrocha et regarde à tout le monde.
Et l'arme aux yeux.
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
Demanda la maman d'un ton inquiet.
C'était qui, papa ? C'était qui, papa ?
Questionnaire en cœur, les enfants.
C'était... C'était mon grand patron.
Je... Je n'y crois pas.
Il... Il me propose le travail que j'ai toujours voulu.
Celui en bas de la rue. Celui où je n'aurais plus jamais à voyager.
Oui !
C'est formidable !
Sami n'en revenait pas.
Son vœu s'était encore une fois exaucé.
Un vœu qui rendait tout le monde heureux.
Et le soir venu, deviné quoi ?
C'est leur papa qui leur chante à la chanson.
Le commun pour belle est passé dans ma rue.
Et depuis, ma rue est plus belle.
Et depuis, ma rue est plus belle.
Je vous en Brasse fort les enfants. Et je vous dis à très vite.
Et depuis, ma rue est plus belle.
Je m'attends à sa maman.