La cité d'Angèle - Complet

Durée: 98m20s

Date de sortie: 10/11/2021

Une histoire écrite par Céline Kallmann et Benjamin Muller, racontée par Céline Kallmann, réalisée par Alexandre Ferreira, et produite par Benjamin Muller

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Musiques : Vlad Gluschenko - Time/ Céline Kallmann / Alexandre Ferreira - / Kevin MacLeod - .

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Bonjour à tous, c'est Benjamin Mulair. Dans un instant, vous allez entendre votre nouvelle histoire avec Céline.
Mais d'abord, on a un message pour les enfants qui rêveraient d'avoir chez eux un cinéma,
un mini-cinéma à la maison. Et ben, devinez quoi ? C'est possible.
Ça s'appelle TIKI NŒ. C'est un petit projecteur conçu pour les enfants qui diffusent des histoires animés en grand.
Alors, ça peut être sur votre mur, ça peut être au plafond avec TIKI NŒ.
Ça, je le dis pour les parents. Il n'y a pas de lumière bleue et des beaux contenus animés avec douceur
pour des moments en famille de qualité. Le résultat, pas d'énervement.
Lorsque l'on éteint le projecteur, je peux vous le dire pour l'avoir testé.
Au programme des comptes de la mythologie du yoga, des courts métrages, de la découverte, de la musique.
Bref, il ne manque plus que les popcorns. Ça vous dit ? Rendez-vous sur tikino.fr.
TIKI NŒ, ça s'écrit T-I-K-I-N-O. Et avec le code promo HISTOIR, écrit sans S, HISTOIR,
vous bénéficiez de 20 euros de réduction.
Tout de suite, place à votre histoire.
Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une nouvelle histoire.
Ça s'appelle la Cité d'Angèle.
Histoire écrite par Benjamin Müller et Céline Gallemane
et réalisée par Alexandre Ferréra.
Sachez les enfants que cette histoire va bientôt sortir en livre avec de magnifiques illustrations.
Vous pouvez le précommander sur Internet, sur le site KisKisBankBank.
Le lien est aussi retrouvé sur le compte Instagram, Facebook ou Twitter d'encore une histoire.
En plus, si vous précommandez le livre, vous aurez plein de surprises.
Allô ?
Allô ?
Oui Louis.
Allô ?
C'est moi.
J'entends rien. C'est qui ?
Louis, c'est moi. Tu m'entends ?
Angèle, c'est toi ?
Bah oui, j'ai pas beaucoup de temps.
Si mes parents apprennent que je te parle, je vais me faire hurler dessus.
Oui, je sais. D'ailleurs, je voulais te dire, j'ai reçu ta lettre ce matin.
Elle m'a fait trop plaisir.
Tu me manques tellement.
Je t'aime tellement.
Ah oui, moi aussi. Je n'en peux plus de ne pas te voir.
Je pleure du matin au soir. Je suis tellement triste sans toi.
Et bien justement, j'ai pris une décision.
Oh là là, j'entends mon père qui monte.
Il arrive dans la chambre. Je vais devoir accrocher.
Alors écoute bien, je pars. Je pars ce soir.
Je viens te retrouver.
Donne-moi un lieu de rendez-vous dans ta ville.
J'y ferai dans 12 jours, très exactement.
Avec qui est-ce que tu es en train de parler encore ?
Personne, papa.
Ok, dans 12 jours. Il faut que j'accroche.
Pour se retrouver, pense à mon chanteur préféré.
On se retrouve à la base. Je te laisse. Je t'aime.
Louis était un peu perdu.
Alors, son chanteur préféré, je le connais.
Si elle vise Presley, pas de problème.
Mais ça ne me dit pas où l'a retrouvé à Los Angeles.
Bon, je verrai bien. De toute façon,
je vais avoir le temps de y réfléchir pendant le trajet.
Cela faisait maintenant trois mois que Louis et Angèle étaient séparés.
Séparés à cause d'un maudit déménagement.
La maman d'Angèle avait une nouvelle fois du changer de travail
et toute la famille avait donc quitté New York pour Los Angeles.
À l'autre bout du pays.
Très loin.
Trop loin.
4000 km séparés désormais Louis et Angèle.
Soit 7 heures d'avion.
Ou 40 heures de route.
Sans compter les pauses.
Aujourd'hui, 4 juillet 2021.
Cela faisait exactement 3 mois, 10 jours, 5 heures,
23 minutes et 34 secondes
quand Angèle et Louis ne s'étaient pas vus.
Une éternité pour les deux enfants
qui ne s'était jusqu'ici jamais quitté.
Ils habitaient dans le même immeuble depuis toujours
sur le même palier,
allait dans la même école
et s'aimait depuis tout ce temps.
Destination finale de ce bus, Chicago.
Durait du trajet estimé, 14 heures.
Je suis Bob, votre chauffeur.
N'hésitez pas à venir me voir
si vous avez la moindre question.
Bon voyage.
Louis avait réuni toutes ses économies
pour rejoindre Angèle.
Il avait suffisamment d'argent
pour tenir pendant les 12 jours de voyage.
Chicago serait donc sa première étape.
Louis, traite de broyards,
avait réservé une petite chambre
dans un motel au coeur de la ville.
Louis s'était endormi aussitôt après le départ.
Versé par la musique dans le bus.
Une musique typique de la région.
Ça y est les amis, nous sommes arrivés.
Nous sommes à Chicago.
Bienvenue dans la ville du blues,
de Michael Jordan
et de Barack Obama,
l'ancien président des États-Unis.
Bon séjour.
Terminus, tout le monde descend.
Louis avait dormi pendant tout le trajet.
Il n'avait pas vu le temps passer.
Il commençait à rassembler ses affaires
qu'il avait déparpillés sur le siège d'à côté.
Et cherchait son sac.
Des espériments.
Mon sac !
Mais où est mon sac ?
Excusez-moi, vous n'avez pas vu un sac à dos ?
Il est vert, un peu cacu,
avec un drapeau français bredé dessus.
Je ne le retrouve plus.
Ah non, non, désolé.
Il n'y a plus rien.
J'ai bien peur que quelqu'un te l'ait volé.
Désolé, mon garçon.
Mais tu dois descendre maintenant.
Catastrophe.
Louis se retrouvait sans insou,
sans affaires, sans rien.
Dans une ville où il ne connaissait...
personne.
Le garçon s'assit sur le trottoir,
prit sa tête entre ses mains
et il réfléchit à voir haute.
Bon, c'est pas ça qui va m'arrêter.
Il me reste 11 jours pour rejoindre Angèle.
Je ne vais pas pouvoir aller dormir dans le motel.
Je n'ai pas de quoi les payer.
Mais je vais trouver.
Louis arponta alors les rues de Chicago.
Le Loupe, le métro aérien,
le célèbre Millenium Park,
un jardin magnifique au coeur de la ville.
Et puis il y avait aussi tous ces vendeurs de Donut.
De Donut, de Donut,

tous plus énormes les uns que les autres.
La grande roue du Navy Pier.
Et surtout,
Louis souhaita se rendre
au musée des sciences et de l'industrie.
Depuis qu'il est tout petit,
Louis rêve de le visiter.
Pourquoi ?
Car c'est le plus grand musée de science du monde.
Deux-dans,
on y trouve un sous-marin en taille réelle
que l'on peut visiter.
Il y a même un navire
d'avions, un Boeing 727
où l'on peut s'installer
dans la cabine du pilote
et effectuer une simulation de vol.
Les avions sont la grande passion de Louis.
Alors pour rien au monde,
il ne pourrait manquer cette visite.
Problème ?
En arrivant devant le musée,
Louis se rappela qu'il n'avait plus un sous.
Plus d'argent.
Plus rien en poche.
Seulement,
les musées ne sont pas gratuits.
Je crois que j'ai une idée.
C'est dis, Louis.
Je vais attendre qu'un groupe d'enfants
de mon âge entre dans le musée
pour me glisser avec eux.
En paissant la tête
et en se faisant discrets,
ça devrait passer.
Allez les enfants, on reste groupés.
Nous allons entrer tous ensemble.
Vous allez voir ce musée
est une merveille !
Louis avait repéré le bon groupe.
Une quinzaine d'élèves à peu près de son âge.
Il fit semblant de faire ses lacets.
Et au moment où un des enfants
passait à côté de lui,
hop, il se levaille, se plaça discrètement devant lui.
Le tour était joué.
Louis avait pu entrer dans le musée
ni vu, ni connu.
Enfin, presque.
Le grand monsieur de la Cueil s'exclama.
Excusez-moi madame.
Il manque un billet pour votre groupe.
Ah bon ? Vous êtes sûre ?
Mais j'ai pourtant bien compté tous mes élèves.
Vous êtes en train de me dire que je ne sais pas compter ?
Non, non, pas du tout, monsieur.
Nous allons compter ensemble.
Un, deux,
trois, quatre,
cinq, six,
et se plaça juste devant un couple
en les interpellant.
Pas pour moi.
Maman, attendez-moi.
C'est bon. La voie est libre.
se dit-il.
Louis ne perdit pas une miette
de la visite.
Entre les robots à admirer,
les écrans,
les films en 3D,
une ancienne mine à visiter,
et bien sûr,
le sous-marin et l'avion.
En arrivant dans celui-ci,
Louis était aux anges.
Tout le faisait rêver dans les avions.
Et en particulier les avions de ligne,
ceux qui transportent des passagers.
Il dû évidemment faire la queue
avant d'entrer dans la cabine.
Mais au bout d'une petite heure,
ce fut enfin son tour.
Louis s'installa dans le siège du commandant,
et se ruat sur le manche.
Varni au positif,
train sur entrée.
Pareil au décollage, tour de contrôle,
si elle est dégagée, le commandant Louis
vous souhaite une bonne journée.
À nous le tour du monde !
Au bout de quelques minutes,
le monsieur en charge de surveiller
que tout se passait bien lors de la visite
a le pagas le petit Louis.
Et mon garçon,
tu as l'air de bien t'y connaître
en avion, ça te plaît ?
Ah oui, j'adore !
Je me règle tellement piloté un jour.
C'est tout ce que je te souhaite.
Je m'appelle Andy et toi ?
Moi, je m'appelle Louis.
Andy et Louis discutèrent pendant un petit moment.
Louis lui expliqua son périple
qu'il devait rejoindre la Californie,
mais qu'il n'avait plus d'argent.
Bref, que c'était la galère.
J'ai peut-être une idée pour toi, dit Andy.
Je ne peux pas t'emmener à le centre de l'est,
en vanche, je vais demain dans le Wisconsin.
C'est dans le nord, ça te rapprochera un petit peu.
Ce serait génial !
Vous auriez une petite place pour moi ?
Si j'ai une place ?
Bien sûr, mon petit, j'ai un pick-up.
On prend la route avec ma femme, elle s'appelle Megan.
Tu as dû la croiser à l'entrée du musée
et elle travaille ici aussi.
On est que tous les deux pour le trajet.
On sera ravis de t'aider un peu.
Oh merci, Andy.
C'est trop gentil.
Et j'imagine que tu ne sais pas où dormir ce soir.
Attends, on va aller voir Megan,
on va lui demander si elle est ok pour que tu dormes chez nous.
À mon avis, ça ne potera pas de problème.
Ah mais comment je peux vous remercier ?
Demande à Louis.
Eh bien, tu nous invitera à ton mariage,
avec Angèle. Ok mon pote ?
Louis avait eu beaucoup de chance de rencontrer Andy.
Et en plus,
Megan accepta évidemment.
Tu vas dormir sur le canapé dans le salon.
Tu verras, il est méga confortable.
Et demain matin, on mangera
des pancakes et du bacon au petit dèje.
On va bien s'occuper de toi, mon garçon.
Le soir venu,
une fois bien installé dans le canapélie,
alors que toutes les lumières de l'appartement
étaient éteintes,
Louis ne trouvait pas le sommeil.
Il fut pris d'une énorme angoisse.
Et si une fois arrivé
à Los Angeles,
il ne trouvait pas Angèle.
Non seulement, il n'avait pas son adresse,
mais en plus,
il n'avait pas non plus
son numéro de téléphone.
Celui qui l'avait soigneusement copié
dans son petit calpain.
Calpain qui se trouvait dans son sac.
Sac qu'il s'était fait voler dans le bus.
Aucun moyen donc pour lui
de la contacter.
Mais pourquoi est-ce que je n'ai pas appris
par coeur son numéro ?
Fou.
La seule chose que je sais,
c'est que dans 11 jours,
quoi qu'il arrive, je dois être quelque part
où il est question d'Elvis Presley.
Fou.
Ça m'aide pas beaucoup ça.
Il me reste 11 jours.
11 jours pour résoudre cet énigme.
Je n'ai pas le choix de toute façon.
Il faut que je trouve la solution.
Car sinon,
je ne verrai plus jamais Angèle.
Et ça,
c'est hors de question.
Finalement, la nuit
s'était plutôt bien passée.
Louis avait fini par s'endormir.
Il avait même rêvé d'Angèle.
Comme prévu,
Megan avait préparé un petit déjeuner
très copieux, à base de pancakes,
d'oeufs au bacon et de jus
de fruits pressés.
Louis avait englouti le tout
en n'a rien de temps et il était maintenant
à faller dans le siège du pick-up d'undi.
Ça va mon ami ?
Tu es bien installé ?
Oui, super.
Encore merci pour tout.
Oh, arrête de nous remercier.
Ça nous fait plaisir.
Alors je vais un peu expliquer la route
qu'on va emprunter.
Nous avons quitté Chicago, il y a environ 30 minutes.
Et en tout, nous avons
5 heures de route.
Direction
Strom.
C'est une petite commune dans Wisconsin.
C'est petit, tu verras.
Tout le monde se connaît.
Tout le monde aime faire la fête là-bas.
Tu connais un peu le Wisconsin ?
Oh non, pas du tout. Je n'y suis jamais allé.
Génial !
C'est l'occasion de découvrir.
Pour résumer là-bas,
les gens aiment faire la fête, se balader
dans la forêt, jouer au golf,
organiser des festivals de musique,
de nourriture et surtout,
ils aiment écouter de la country.
Tu connais la country ?
Euh...
Allez mon petit gars, écoute-moi ça.
Ça c'est de la bonne musique.
En dite, il faut y aller au tour radio de sa voiture.
Et mis le son à fond.
Voilà les amis, on est arrivé.
Strom ici.
Strom, tout le monde descend.
Mes parents habitent ici.
Ils connaissent tout le monde.
Ce soir ils organisent une petite fête dans leur jardin.
On rient d'extraordinaire.
Un petit barbecue, des boissons fraîches.
Et les voisins qui viendront trinquer.
Tu n'as qu'à venir.
C'est l'occasion pour toi de goûter
des saucisses de la région,
rencontrer tout le monde,
et qu'il sait peut-être qu'alcain
pourra-t-il t'aider à retrouver le numéro d'angèle.
On ne sait jamais.
Super, je serai là. Merci.
Louis passait à l'après-midi
à se balader dans la petite ville de Strom.
C'était un peu plus grand que ce qu'il avait imaginé.
Une route principale traversait le village.
Il y avait un très joli petit lac à l'entrée.
Ou des ados faisaient du bateau
devant quelques pêcheurs qui dormaient à moitié.
Un peu plus loin,
il y avait un stade de baseball,
un joli petit parc pour les enfants,
avec un immense toboggan.
Et quelques tables pour pique-pique.

C'était très sympa.
Ça donnait vraiment envie de rester.
Au centre du village,
il y avait tout,
tout ce qu'il faut pour faire vivre
une petite ville, pensait Louis.
Un supermarché,
une librairie,
une église,
un garage automobile,
une petite banque,
une pharmacie,
un cabinet médical,
les bureaux du chérif,
et deux bars,
installés l'un en face de l'autre.
Ça avait l'air sympa.
Alors Louis entra dans l'un d'eux.
Il n'y avait pas grand monde à l'intérieur,
trois ou quatre hommes,
seuls, qui buvaient un café en regardant la télé.
À New York, Louis n'avait pas de télé.
« C'est nul la télé ! »
lui répétait ses parents.
Il n'était pas forcément
de leur avis.
Alors forcément, dès qu'il voyait
un écran allumé,
son regard était attiré.
Là, il s'agissait d'un concert visiblement
en direct de New York.
« Donnez-moi la de croissant
aux petits déjeuners.
Je reviendrai
tel agent
»
« Je serai impressionné. »
Louis aimait beaucoup
cette chanson, bien plus
que la country locale, d'ailleurs.
Mais il ne faut pas le dire.
« Il faut que je retienne le nom du chanteur.
Je dois absolument en parler en angel. »
se disait-il.
Sauf qu'à ce moment-là,
la patronne du bar arriva derrière lui
et lui tapas sur les pôles énergiquement.
« Hé, mon petit gars,
t'as pas le droit de mettre les pieds ici si t'as moins de 21 ans.
Et ça m'étonnerait que t'es 21 ans.
Je me trompe ?
« Euh, oui, oui, pardon.
En fait, j'aurais juste aimé utiliser vos toilettes.
Vous me permettez ?
Oui, mais alors vas-y, fonce, hein.
Je veux pas de problème avec le chérif.
En sortant des toilettes,
il fallait remercier la patronne.
Mais comme le concert à la télé n'était pas fini,
il en profita pour demander
à un des clients.
« Excusez-moi. Comment s'appelle
ce chanteur ? J'adore.
C'est qui ? »
L'homme se tourna vers Louis
et avec un sourire en quoi répondit.
« What ? Tu es sérieux ?
Tu ne le connais pas ?
C'est Tommy ?
C'est un chanteur suisse.
C'est la nouvelle star de la Côte Est.
Les jeunes ne suivent plus rien nos jours.
Louis sortit du bar
et se retrouva à nouveau dans la rue.
Il avait la chanson de Tommy dans la tête.
« Ok. Faut que je m'en rappelle.
Ce sera ma surprise pour Angèle.
Je l'emmènerai au concert.
Enfin,
si je la retrouve.
» Enfin d'après-midi, Louis arrive
à donc chez le papa de Mégane.
Comme prévu, il y avait
énormément de monde dans le jardin.
Les gens se serraient dans les bras.
D'autres dansaient,
mais les enfants couraient un peu partout.
L'ambiance était vraiment
excellente.
« Hey, tu es là !
» lance à Mégane à Louis.
« Viens, que je te présente à mes parents.
Alors papa, maman, je vous présente
notre ami Louis.
C'est lui dont je vous ai parlé tout à l'heure.
Le jeune romantique
qui traverse le pays par amour.
Louis, je te présente
Marc, mon papa, et Diana,
ma maman.
« Écoute, mon petit gars,
il se trouve que toi et moi, on a une passion en commun.
Je ne sais pas si Mégane te l'a dit,
mais je suis pilote d'avion.
À ma tœur, bien sûr. Mais bon,
je suis inscrit dans un club d'aviation pas très loin d'ici.
« Ah oui ?
Oh la chance ! »
s'exclame à Louis.
« Après demain avec Diana, on part en week-end,
en avion donc. Au Mont Roche-Mort.
Tu connais ? »
« Euh, c'est là où on trouve les géants de
sculpture d'anciens présidents américains.
C'est ça, non ?
« Exactement. C'est dans le Dakota d'ici.
Écoute,
c'est encore très loin de Los Angeles,
mais tu vas te rapprocher.
Tu veux venir avec nous ? »
Louis avait décidément
une bonne étoile.
Évidemment que ça lui disait,
faire en une heure d'avion le trajet qui
part la route lui aurait pris
12 ou 14 heures.
« Qu'est-ce qu'elle coûte chance ?
Mais… » demanda Louis.
« Comment ça se fait ?
Que dans cette famille,
vous êtes si gentils tous ?
»
« Écoute, c'est normal de se donner
des coups de main. » répondit Marc.
« Tu aurais fait pareil pour moi, non ?
« Euh, oui,
avec ma trottinette.
Si un jour vous en avez besoin,
ben je vous emmènerai où vous voulez.
»
La fête battait sans plein.
Tout le monde voulait parler à Louis,
échanger avec ce jeune garçon
qui était prêt à traverser le pays
pour retrouver son amoureuse.
Louis n'eut pas de mal organisé ses
deux jours d'attente avant le départ.
Une copine de Megan, victoire,
accepta de loger,
en échange d'un coup de main pour couper le bois.
Cette vie à Strom plaisait beaucoup à Louis.
Tout le monde se connaissait,
tout le monde s'entraînait
et ça lui donnait presque envie de s'installer ici.
Pourquoi pas avec Angèle, plus tard ?
Alors qu'il était en train de batailler
avec les bûches et sa petite hache,
Louis fut rejoint par Andy.
« Hé, champion, comment ça va ?
« Super, je suis en train
d'apprendre à devenir bûcheron.
Alors tu pars demain, c'est ça ?
« Oui, on école tôt,
à 8h du matin, m'a dit Marc.
« Andy donna un petit papier à Louis.
« Écoute, lui dit-il,
j'ai fait des recherches sur Internet
pour tenter de t'aider
et savoir où Angèle comptait te retrouver.
« Ah oui ? Et tu as trouvé ?
» demanda Louis plein d'espoir.
« Bah écoute, c'est compliqué.
À Los Angeles,
il y a énormément de sites et d'endroits
qui font référence à Elvis Presley.
« Effectivement,
la liste sur le papier
était très longue.
Dans la ville, on pouvait trouver
un studio où Elvis a enregistré
quelques-uns de ses plus grands tubes,
son restaurant préféré,
un hôtel où il adorait se rendre,
mais aussi son ancien manoir,
sa villa,
une statue,
des magasins, des affiches
et une étoile.
Bref,
ça n'allait
décidément pas être simple
de retrouver Angèle.
« Mon conseil,
dit Angèle,
c'est que tu ailles dans tous ces endroits
vérifier si c'est bien là
que se trouve ton amoureuse.
Ça va te prendre un peu de temps,
mais des brouillards comme tu es,
je n'ai aucun doute,
tu vas y arriver.
« Ah, j'espère,
dit Louis. J'espère.
Louis comptait bien
sur sa bonne étoile pour l'aider.
Il te reste combien de temps
avant le rendez-vous ?
Eh bien, 9 jours, si je compte bien.
9 jours.
Demain je serai dans le Dakota,
donc environ à mi-chemin,
entre New York et Los Angeles.
J'espère bien trouver des gens
aussi adorables que vous là-bas
pour m'aider.
Car sans toi, Andy, sans Megan,
je serai encore tout seul
à Chicago.
Fais confiance à ta bonne étoile,
répondis Andy.
Et surtout,
n'oublie pas
que tu dois nous inviter à ton mariage.
Je t'ai aussi noté mon numéro de téléphone
sur le papier.
Et voici quelques dollars.
On ne sait jamais, tu peux en avoir besoin.
Oh, merci.
Merci, Andy, pour ta générosité.
Je m'en souviendrai de toute ma vie.
8 jours.
Il restait
8 jours à Louis
pour rejoindre Los Angeles.
Pour le moment,
il faut bien le reconnaître.
Ça se passait bien pour lui.
Mais le trajet était encore long.
Bon, Louis, tu es bien installé ?
Demande à Marc.
Oui, oui, ça va.
Diana,
qui avait pris place à l'avant,
à côté de Marc,
compris que quelque chose n'allait pas.
Alors,
qu'est-ce que tu as, mon petit chat ?
Tu ne te sentas bien ?
Si, si, ça va.
Mais disons que je ne suis pas trop à l'aise
en avion.
J'ai un peu peur, en fait.
Oh, c'est ça ?
Repris Marc.
Tu as peur en avion.
Mais ne t'inquiète pas, on ne risque rien.
Et le voyage va être très court.
Dans une heure, on est arrivé.
Dis-toi que l'avion dans lequel on est,
il est tout petit, c'est vrai,
mais il est très sûr.
Ah, oui, d'accord.
Répondis, Louis, pas franchement rassuré.
En plus, dit Marc,
j'ai regardé le plan de vol.
La météo est parfaite.
Il fait beau, il n'y a pas de vent.
Ça va être un long fleuve tranquille, mon petit gars.
Allez, on décolle.
Ici, la tour de contrôle pour Marc.
Tour de contrôle pour Marc.
C'est bon, Marc. Tu peux y aller.
Bon vol. A bientôt.
Marc est très fouillé à l'heure les boutons.
Appuyez sur le manche.
Et l'avion prit de la vitesse.
Louis ferme à les yeux.
Et se cramponna à son siège.
Ça se couille un peu, il faut bien le reconnaître.
Mais c'était assez confortable,
une fois dans le ciel.
Et Louis réussit enfin
à se détendre.
Tu vais écouter de la musique ?
Demanda Diana.
Euh, oui.
J'ai cru comprendre que
tu n'es pas un grand fan de country.
Je dépris autre chose.
Tu aimes le saxophone ?
Ah oui, ça je préfère.
Écoute-moi ça, mon KIA.
Et dis-moi ce que tu en penses.
Tu leそれは pas ?



Cette musique inspirait Louis ?
Il regarde al ciel
et le paysage
qui défilait sous ses yeux.
Des immense champs,
aperte de vue.
Louis se kala dans son siège.
Et contre toute attente, est-ce qu'il s'est insourire ?
Il pensa alors à son étoile,
Angèle,
sans qui, jamais tout cela ne serait arrivé.
Au bout d'une heure vingt de vol très précisément,
l'avion se posa sur un petit aéroport au milieu des champs.
L'aéroport de Rapid City.
Louis, Diana et Marc prirent alors un taxi,
qui les emmena jusqu'au Mont Roche-Mort.
Le chauffeur fit office de guide touristique.
Puisque c'est la première fois que vous venez ici,
je vais vous expliquer un peu.
Au Mont Roche-Mort se trouve ce que l'on appelle
le Memorial National American.
Il s'agit d'une sculpture monumentale,
taillée dans la roche, dans la pierre, dans la montagne.
Elle représente quatre des présidents
qui ont marqué l'histoire du pays.
Ah, génial !
Cria Louis, très enthousiaste.
Il y a Barack Obama, Joe Biden, Donald Trump.
Ha, mais non mon petit gars, pas encore.
Joe Biden, lui, tout le sait bien, est officiellement président
depuis quelques jours.
Il n'a pas encore eu le temps de laisser sa trace dans le pays.
Tu trouveras donc les sculptures de George Washington,
Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln.
Ils étaient présidents au XVIII et XIXe siècle,
quand les parents, des parents de tes parents,
n'étaient pas encore nés.
Ah oui, effectivement. Alors ça date...
répondit Louis.
Tu vas voir, c'est très, très impressionnant.
Le taxi s'arrêta.
Louis, Marc et Diana marchèrent quelques minutes
avant de découvrir le Memorial.
C'était un paysage à couper le souffle.
Comment quatre visages avaient pu être taillés dans la roche
de cette manière ?
Ils étaient si gigantesques.
Louis s'assit sur un banc en face des quatre présidents.
À côté de lui, de nombreux touristes prenaient des photos
et faisaient des selfies.
Wow, que c'est beau !
Comment ils ont fait pour faire ça ?
C'est incroyable !
C'est incroyable !
Regarde, regarde celui-là.
Ça a dû les prendre, ça a dû les prendre des années.
Rapidement, l'attention de Louis fut portée vers un groupe.
Une bande d'une petite dizaine de personnes
qui étaient, semble-t-il, sur le départ.
Il y avait des adultes, des hommes et des femmes.
Tous portaient des chapeaux.
Et surtout, ils avaient des instruments de musique avec eux.
Ici, une guitare dans le dos,
là, un violoncelle dans son étui.
Et visiblement, le groupe se séparait en deux.
Bon salut les gars ! Faites bon voyage, hein !
C'était super de vous voir.
Allez, direction Las Vegas !
Las Vegas ?
Louis avait-il bien entendu ?
Las Vegas ?
Il ne perdait pas une seconde
et se précipita vers l'un des membres du groupe.
Excusez-moi, monsieur.
Oui ?
Vous allez peut-être me trouver un petit peu culotté,
mais j'ai cru entendre que vous alliez à Las Vegas ?
Oui, oui, tout à fait.
Pourquoi ?
Tu es du coin ? C'est ta destination ?
Bah non, en fait, je vous explique.
Je dois rejoindre Los Angeles pour y retrouver mon amoureuse.
Et je n'ai pas beaucoup d'argent sur moi.
Est-ce que vous seriez éventuellement d'accord de m'emmener avec vous ?
Si vous avez de la place, évidemment.
Et une fois à Las Vegas, je ne serai plus très loin de la Californie.
Ah, ça serait vraiment magnifique.
Le jeune homme ne semblait pas plus surpris que ça de la demande du garçon.
Bon, écoute, à mon avis, ça va pas poser de problème.
On voyage dans un petit combi.
C'est une sorte de mini-bus.
Alors oui, oui, on a de la place.
Je vais juste demander à mes copains.
Mais, à mon avis, ils n'y verront aucun problème.
Quelques secondes plus tard, il revint vers Louis,
le pouce levé et le sourire au lèvres.
Allez, c'est bon.
Tu montes avec nous, champion.
C'est génial, merci, merci.
Vous me laissez une seconde pour dire au revoir à mes amis.
Vas-y, tu as tout ton temps.
Marc et Diana, qu'il avait rejoint, on avait les larmes aux yeux.
Toi, dit Marc, tu as vraiment une bonne étoile, mon gamin.
On n'arrête pas de le dire.
Mais c'est vrai.
Tu vas nous manquer, enchaîne Diana.
Mais vas-y, fonce, ne les fais pas attendre.
Louis prit Marc et Diana dans ses bras,
et les serra très fort.
Vous aussi, vous allez me manquer.
J'ai votre adresse, votre numéro, et promis, je reviendrai vous voir avec Angèle.
Allez, je fonce.
Je vous oublierai jamais.
Merci.
Merci Marc, merci Diana.
Louis rejoint le petit groupe qu'il attendait devant un magnifique van.
Un petit van bleu et jaune,
qui avait l'air d'avoir mis l'an,
mais qui sentait l'aventure et le voyage.
Louis s'installa sur un siège à l'arrière,
et il fit connaissance avec ses nouveaux camarades.
Salut, moi c'est Lili, dit sa voisine de droite.
Je te présente tout le monde, le conducteur c'est Ben.
Salut Louis, à côté sa copine Paula.
Bienvenue, et là, laisseur Dolores et Penelope.
Et derrière toi, c'est Jake.
Tu l'as rencontré tout à l'heure.
Franchement, vous êtes vraiment trop sympa de m'emmener avec vous.
Et promis, je me ferais discrète pendant le trajet.
Oh non, surtout pas, dit Ben.
Au contraire, on est un groupe de jazz.
On s'appelle les Musi Pontins.
On fait le tour du pays pour donner des concerts un peu partout.
Et après demain soir, eh bien on joue à Las Vegas.
En tout, ça va faire 15h de route mon petit gars.
On fera donc pas mal de paus sur le trajet.
Tu sais jouer d'un instrument ? demanda Lili.
Euh oui, un petit peu de guitare.
Et j'adore le jazz.
Ça tombe bien ? répondit Lili.
Car nous, on adore jouer pendant mes trajets.
Paula, la copilote, sortit alors une vieille carte routière en papier.
Et commença à détailler la route qu'ils allaient prendre.
Alors, on a précisément 1600 km de route.
On va quitter le Dakota du Sud, traverser le Wyoming, Lutta,
puis entrer dans le Nevada, où se trouve Las Vegas.
On fera sans doute un petit détour par l'Arizona.
Pour aller voir le Grand Canyon.
Ça te dit Louis ? On aura le temps.
Le Grand Canyon.
Louis avait déjà vu des images dans un livre que ses parents lui avaient montré.
Les enfants, n'hésitez pas à demander à vos parents
de vous montrer à quoi ressemble le Grand Canyon.
C'est incroyable.
Il s'agit de la gorge la plus spectaculaire du monde.
Certains parlent même d'un des plus beaux paysages de la planète.
Ben démarrera alors le moteur du conglet.
Et Lili sortit de sa poche un petit harmonica.
Allez, c'est parti !
Musique !
Louis n'en revenait pas.
Depuis le début de son périple, tout semblait lui sourire.
Tout le monde était d'une générosité sans borne avec lui.
Elle s'appelle comment ton amoureuse, que tu vas rejoindre à elle-et ?
Demanda Jake.
Angèle.
Elle s'appelle Angèle.
C'est la fille la plus merveilleuse au monde.
Répondis Louis.
J'aimerais tellement qu'elle soit avec nous.
Elle adore la musique.
Elle vous adorait.
Mais on l'adore aussi !
Répondit Ben.
Profite du voyage, mon garçon.
Et tu lui raconteras tous les détails quand tu l'avais.
Effectivement, Louis en avait des choses à raconter à Angèle.
À son étoile.
Mais encore fallait-il qu'il la trouve.
Son périple était loin d'être terminé.
...
Au bout de 5 heures de route, le van commença à tout sauter.
Il s'arrête à nette, sur la route.
Au milieu de nulle part.
Ou plutôt, en plein désert.
Louis, bercé par la musique jusque-là, avait fini par s'endormir.
Il se réveille à brusquement.
Qu'est-ce qui se passe là, les gars ?
Ne me dites pas que vous me faites le coup de la peine.
Demanda Louis.
Bah qu'est-ce qui se passe ?
Le moteur a trop chauffé, c'est ça ?
Ajouta Lily.
Ben se racla la gorge.
...
Et répondit.
Ben, c'est malheureusement plus simple que ça.
Je crois tout simplement qu'on ait tombé en panne d'essence.
Quoi ? En panne d'essence ?
Cri a Jake depuis l'arrière du van.
Tu plaisantes, mon gars ?
Pénélope et Dolores crièrent en cœur.
On t'avait dit, Ben, de t'arrêter à la dernière station.
Tu nous as dit qu'on était larges.
Eh ben, j'ai...
Ouais, j'ai pas assuré les gars.
En fait, le compteur fonctionne mal.
Je voyais qu'on avait encore de quoi tenir jusqu'à la prochaine ville.
J'aurais dû vous écouter, pardon.
Louis prie alors la parole.
Ecoutez, les gars,
ma petite aventure depuis quelques jours m'a enseigné une chose.
Lorsqu'on croit qu'on est perdu et qu'on est au fond du trou,
c'est à ce moment-là qu'on trouve des ressources pour s'en sortir.
Ça s'appelle la bonne étoile.
Faisons confiance à notre bonne étoile.
Oui, tu as raison, répondit Lily.
Déjà, sortons du van et essayons de trouver un coin à l'ombre pour réfléchir.
Évidemment, les téléphones dans cet endroit perdu ne cataient pas.
Pas du tout même.
La petite bande était vraiment en plein milieu du désert.
Un désert sec, tout blanc, avec très peu d'arbre.
Il faut reconnaître que ce désert était magnifique,
mais l'idée d'y passer plusieurs heures inquiétait tout le monde.
Lily ferma le coffre du van.
Bon, on va attendre que quelqu'un passe.
Ça finira bien par arriver,
en espérant que ça ne prenne pas trop de temps.
Le problème, reprit Ben,
c'est que nous sommes sur une petite route.
Ça m'étonnerait qu'il y ait beaucoup de passage.
On verra bien, reprit Lily.
Dans le coffre, il nous reste quatre litres d'eau.
C'est pas beaucoup, je sais, et vu la chaleur,
il faisait plus de quarante degrés.
On va devoir rationner l'eau qui reste.
On boit par petite gorgée,
toutes les demi-heures, pour ne pas risquer le coutchot.
La petite vende a laissé à l'ombre d'un arbre un peu plus haut.
Jack avait pris avec lui son violoncelle.
On ne va pas le laisser dans le van.
Le bois va chauffer, et mon instrument va exploser.
Oui, tu as raison.
Tu n'as qu'à jouer quelques notes.
Ça nous fera passer le temps.
Malheureusement, aucun véhicule n'est dépassé.
Et cela faisait maintenant une heure que le petit groupe était arrêté l'arbre.
Rien, ni personne.
Pas même un oiseau.
En fait, ma bonne étoile est peut-être en train de tourner,
pensée à lui intérieurement.
Mais après 30 minutes supplémentaires d'attente,
le miracle se produit.
Au loin, une musique sourde se fit entendre.
« Vous entendez ? » dit Penelope.
« J'ai l'impression d'entendre de la musique. »
Penelope a fait raison.
La musique se rapprochait d'eux.
Sans perdre un instant, Louis, Lily, Ben et les autres se le vers d'un coup.
Et se précipitèrent sur la route.
La musique approchait de plus en plus.
Mais il ne comprenait toujours pas d'où elle venait.
« J'espère au moins que c'est quelqu'un de cool qui s'approche. » dit Bola.
« Oh, vu la musique, ça ne peut que être quelqu'un de cool. » répondait Lily.
Tout le monde se stressait et était surexcité.
Quelques secondes plus tard,
apparue de derrière la colline un véhicule.
Une vieille caravane jaunie par le temps.
À l'intérieur, deux hommes.
Le premier, celui au volant, avait une cinquantaine d'années.
Il était chaud et avait une grosse perte de lunettes noires.
À côté de lui, un autre homme, mais bien plus jeune,
la trentaine environ.
Lily fit alors des grands signes avec ses bras.
Il lui crée à « S'il vous plaît ! Arrêtez-vous, s'il vous plaît ! »
Le conducteur baissa le son de la musique,
stoppant le véhicule au niveau du groupe.
« Ouais, salut ! » dit le passager.
« Qu'est-ce que vous faites là ? On plant milieu du désert ? »
Ben expliqua alors la situation.
« On est tombés en peine des sens. Ça va faire trois heures qu'on attend.
On n'a quasiment plus d'eau. Je ne vous cache pas qu'on commence vraiment à désespérer.
« Ah ouais, tu m'étonnes ? » répondit le passager du camping.
« Saches qu'on prend ? » Ben nous a alors lui demandé.
« Vous seriez d'accord de nous déposer à la ville la plus proche
pour qu'on s'achète un peu des sens ? On prendra un taxi pour revenir ?
Ce serait vraiment sympa de votre part.
Le conducteur qui n'avait toujours pas dit un mot
et qui observait la scène s'embouger, éteint alors le contact.
Il quitte à son siège et se dirigea à l'intérieur du campignard.
Louis n'était pas vraiment rassuré.
« Qu'est-ce qu'il fait dans son campignard ?
Et pourquoi il ne répond pas ? » se détile.
« Jake, et si on était tombés sur des criminels ? T'imagines ? »
Jake non plus ne faisait pas le malin.
La porte arrière du véhicule s'ouvrit.
Et toujours sans dire amant, l'homme s'approcha du groupe
et déposa au pied de Ben un gros bidon.
« Hé, c'est quoi ? » demanda Lily en mâchant un chewing gum.
« C'est de l'eau, on en a dans notre van, hein ? »
Le passager répondit alors.
« Bah, à ton avis, c'est de l'essence.
On a toujours un petit stock avec nous.
Prenez-le, ça nous fait plaisir.
Incroyable. Le retour de la bonne étoile.
Ben ne se fit pas prier.
Il était à la fois soulagé de pouvoir repartir,
mais pas totalement serein devant l'homme aux lunettes noires.
Qui était restée muet, on devinait son regard plissé.
Et il se grattait le menton.
Il était vraiment effrayant.
Le passager est toujours sur son siège,
compris que tout le monde était un peu tendu.
Alors il tenta de rassurer le petit groupe.
« Moi, je m'appelle Jesse, et lui, c'est Walter.
Il ne parle pas beaucoup, mais il est sympa, je vous assure.
On est deux chimistes.
On traverse l'état pour donner des cours dans différentes universités.
« Ça, alors, pensais Louis.
J'aimerais pas avoir un prof comme ce Walter.
Ben versa alors les quelques litres d'essence dans le réservoir
et tenta de démarrer le val.
Après deux ou trois essais.
Ouf, ça fonctionnait.
« Voilà les gars, voilà les filles ! » répondit Jesse.
« Vous avez de quoi tenir quelques kilomètres ?
Dans 40 kilomètres vers le sud,
vous allez tomber sur la petite ville Devonstone.
Là-bas, mettez bien le plein et pensez à remplir un bidon ou deux, au cas où.
Walter baissa alors ses lunettes noires
et jeta un regard noir à tout le monde.
Il se retourna,
rentra dans son campignacard,
toujours sans dire un mot.
Il met le contact
et démarrera tranquillement.
« Allez, salut les gars ! »
crée Yad Jesse.
Et la musique reprit.
Comme si de rien n'était.
« Sympa, hein, ces deux gars ! » dit Ben.
« Ouais, sympa, faut le dire vite.
Et le Walter là, franchement, il ne me rassurait pas.
« C'est clair ! » dit Paula.
« Allez, on y va.
Tout le monde reprit sa place dans le combi,
plus que jamais soulagé.
Au bout de quelques minutes de route,
le van du à nouveau s'arrêter.
Mais cette fois, pas à cause d'une panne d'essence, non,
à cause d'un trompot de bisons qui traversait la route.
C'était très impressionnant,
mais heureusement sans danger.
Visiblement, la quarantaine de bisons qui passaient par là
n'en avait strictement rien à faire
de cette petite bande de musiciens dans son van.
« C'est gentil, les bisous ? » demanda Lou.
« J'en avais jamais vu avant.
« Euh, franchement, je sais pas, mon chat. » répondit Lily.
« Tu veux aller leur demander ?
Non, non, c'est grave ! » dit Louis.
« Je préfère rester avec vous dans le van.
Le petit groupe finit par rejoindre la ville des Vanstown
en toute fin d'après-midi.
« Encore une sacrée journée ? » se dit Louis.
« Quand je pense que ce matin, j'étais encore à Strom,
à près de 2000 km d'ici. »
Ben mit le plein d'essence
et en profita pour acheter quelques bouteilles d'eau
et des bonbons qu'il distribue à tout le monde.
« Bon, je vous avoue, les gars,
que j'imaginais qu'on ferait une pause un peu plus près du Grand Canyon.
Mais avec l'hortaire qu'on a pris,
je pense qu'on va devoir changer un peu nos plans.
Je vous propose qu'on dorme ici.
Il y a un petit motel pas très loin.
On reprend la route demain
et on ira directement à Las Vegas pour arriver à l'heure pour le concert.
Ça va, tout le monde ?
C'est super idée !
« Ouais, super ! »
Génial, ouais.
« En plus, moi, je suis vraiment fatiguée.
J'ai envie de prendre une bonne douche
et de dormir dans un vrai lit. »
Tout le monde était vraiment enthousiaste.
Mais Louis déclara.
« Euh, moi, ça me dit bien,
mais je vous avoue que j'ai très peu d'argent.
Mais du plaisante, Louis, on t'invite évidemment.
J'ai que ce chargat des réservations.
Deux chambres pour tout le monde.
Histoire de ne pas se ruiner.
Dans l'une d'elles,
il y avait cinq lits, les uns à côté des autres.
Ce serait parfait.
Lily, je tas ses chaussures à l'autre bout de la chambre
et saute sur le matelas, comme une enfant.
« Woohoo ! »
Pas mal la literie.
J'ai qu'à lui mal à télé.
Louis demanda à Ben.
« Euh, du coup, je te dois combien pour la chambre ?
J'ai un peu d'argent, je te l'ai dit.
Ce serait normal que je participe.
« Mais non ! » répondit Ben.
« On te l'a déjà dit, t'es notre invité.
Gardes ton argent pour acheter un petit cadeau à Angèle.
C'est une bonne idée, ça, non ?
Angèle.
Oui. Angèle.
Louis pensait à elle en permanence.
Où était-elle ?
Seraient-elles bien là pour le rendez-vous ?
Allait-il se retrouver ?
Et qu'est-ce qu'il ferait après ?
Oui. T'as raison, Ben.
Je vais lui offrir un cadeau.
Je pensais à une figurine de bisons
ou un cours de chimie avec Walter.
Ce serait bien, non ?
La blague de Louis ferait rire tout le petit groupe.
Encore une journée très chargée
qui, heureusement, se terminait bien.
« Demain sera un autre jour, » pensa Louis.
« Et surtout, si tout se passe bien,
demain, je ne serai plus qu'à quelques heures de route de Los Angeles.
À quelques heures de route d'Angèle.
À quelques heures de route de mon étoile.
Los Angeles.
La cité des anges.
La cité d'Angèle.
La ville du cinéma.
Oui, il fait beau et chaud toute l'année.
Louis croyait plus que jamais en sa bonne étoile.
Il finit par s'endormir
en rêvant, une fois de plus, d'Angèle.
Le trajet jusqu'à Las Vegas se déroula sans encombre.
Pas de nouvelles panne d'essence,
pas de monsieur Bizarre dans un camp Incar
et aucun troupeau de bisons à l'horizon.
La fin du voyage avec les muscits pontins
se termina donc comme sur des roulettes.
Et l'arrivée à Las Vegas
fut majestueuse.
Imaginez-vous,
imaginez un instant les enfants.
Vous êtes sur une route
dans un milieu terriblement aride.
C'est-à-dire sec, très sec.
À votre droite, il y a le désert.
À votre gauche, il y a le désert aussi.
Au loin, très loin, quelques montagnes.
Et devant vous, la route.
Rien que la route.
Droite et interminable,
avec des camions et des voitures.
Bonne endroit dur.
Louis s'était habitué à ce décor
un peu ennuillant,
mais tellement dépaysant.
Alors qu'il imaginait ses retrouvailles avec Angèle,
il fut sorti de ses pensées par un cri de joie,
celui de Ben, toujours volant du van.
Les amis, regardez le panneau.
Il indique que dans quelques secondes,
nous arrivons à Vegas.
Las Vegas.
Are you ready ?
Est-ce que vous êtes prêts ?
Oui !
Louis sceptique ne voyait toujours rien.
Le van prie un léger virage sur la droite,
puis un autre sur la gauche,
et en tamas une légère montée.
Et en arrivant au haut de la colline,
la vue se dégage à d'un coup.
Devant Ben, Louis et les autres,
un spectacle dans la vallée
a coupé de souffle.
Des dizaines, des centaines,
des milliers de tels,
tous plus grands les uns que les autres.
Oh, la tour Eiffel !
s'exclama Louis.
Elle est quand même deux fois plus petite que celle de Paris.
Oh, une grande roue aussi.
Elle est gigantesque.
Le van s'enfonça alors dans la ville.
Louis n'en revenait pas,
et les autres non plus.
Oh, regarde !
Regarde ce signal !
C'est énorme ! Tu as vu la fontaine ?
Regarde, c'est le poture !
Sur sa droite,
le fameux hôtel Bellagio,
avec sa fontaine hallucinante.
1.200 gédos.
Au moins,
à sa gauche, des bars,
des restaurants, des casinos,
avec des couleurs vives,
des lumières aveuglantes,
et beaucoup de monde.
Et voici la Svégas,
dit Ben, qu'on appelle
Sin City, la ville du péché.
Pourquoi on l'appelle la ville du péché ?
Demanda Louis, un brin naïf.
Parce qu'ici, pas mal d'hommes
et de femmes ont fait des bêtises.
De grosses bêtises.
Des very bad tripes,
comme on dit en anglais.
Par exemple ?
Saint-Éroge-Aloui.
Ben, par exemple,
entrer dans un casino à 19h,
en te disant que tu ne resteras qu'une petite heure,
être happé par l'adrénaline du jeu,
et n'en sortir qu'à 5h du matin.
En ayant perdu tout ton argent, bien sûr.
Ah oui, une vraie bêtise.
Ici, il est aussi possible de se marier
en claquant des doigts.
Donc il arrive que certains,
qui s'en ballent un petit peu,
se mariaient avec un inconnu
et le regrettent quelques jours plus tard.
Mais comment ça ?
On se mariait en quelques minutes ?
Ça ne se passe pas dans une mairie ?
Ici, mon gars,
tu es à Las Vegas.
Tout est différent.
Tout est possible.
Tu peux par exemple entrer dans un hôtel,
expliquer que tu veux te marier
l'après-midi avec ta copine,
et hop, ils organisent ça
en deux temps, trois mouvements.
Tu te maries dans un hôtel ?
Ouais, par exemple.
Mais tu peux aussi exiger
que la cérémonie se déroule
dans une limousine,
dans un hélicoptère,
en survolant le Grand Canyon,
ou dans le jardin de l'hôtel,
mais aussi dans une piscine.
Enfin, tout est possible.
Tiens, par exemple,
si tu veux que le gars qui fait la cérémonie
soit déguisé en Elvis Pressley,
ça c'est possible aussi.
Ah ouais ?
Pourquoi pas, après tout ?
Ça doit être marrant ?
Déclara Louis. Avec Angèle,
vous voulez vous marier ?
Demande à Lely.
Je vais déjà essayer de la retrouver
à Los Angeles.
Pour le mariage, on verra bien.
Ouais, tu as raison.
Ben arrêta le van
devant un magnifique hôtel,
tout jaune,
avec une grande porte en bois,
peintant blanc.
On devinait à l'arrière
une immense piscine.
Et voilà !
On est arrivé, tout le monde descend.
L'hôtel de la Colombe d'Or,
mesdames, messieurs.
C'est ici que nous allons jouer ce soir.
Tu seras là, n'est-ce pas ?
Demandez en cœur Pénélope et Dolores.
Évidemment.
Tout le monde sortit du van.
Chacun récupère un sébagrage,
les instruments de musique
et le matériel pour le concert.
Louis aperçut alors
une jeune fille en pleurs
adossée contre un mur.
Elle avait 25 ans, tout au plus,
et un petit sac à dos rouge
posé à côté d'elle.
Bonjour madame.
Ça ne va pas ?
Je peux vous aider ?
La jeune fille le va les yeux vers Louis.
Et ses chances et l'arme lui répondient.
C'est gentil, mais non.
Je ne pense pas que tu peux m'aider.
Essayez toujours.
Qu'est-ce qui vous arrive ?
Eh bien, je suis à Las Vegas
depuis le début de la semaine.
Pour un stage, pour mes études.
Je suis censée prendre un bus tout à l'heure.
Pour rentrer chez moi.
J'habite en Californie,
pas trop loin de San Bernardino.
C'est à quelques heures d'ici.
Mais ce matin, en sortant de mon hôtel,
je n'ai pas fait attention.
Et quelqu'un m'a piqué mon portefeuille.
Du coup, je n'ai plus rien.
Plus d'argent, plus de papier,
plus rien pour rentrer chez moi.
Je ne sais pas du tout
comment je vais faire.
Incroyable.
Cette jeune fille se retrouvait
exactement dans la même situation que lui.
Il y a quelques jours à Chicago.
Louis ne pouvait pas rester sans rien faire.

C'est dingue.
Il m'est arrivé la même chose.
Mais exactement la même chose.
Il y a quelques jours à Chicago.
Tu connais ?
Chicago ? Ah oui, oui, je connais.
C'est très loin d'ici.
Comment tu as fait pour arriver jusque-là ?
Eh bien,
j'ai eu de la chance.
Une sacrée bonne étoile, comme on dit.
J'ai rencontré des gens formidables
qui m'ont aidé tout au long de mon périple.
Ah oui, dis donc.
Tu en as de la chance
d'avoir une bonne étoile.
Mais moi,
je n'ai rien du tout.
Rien qui ne brille autour de moi.
Tu es sûre ?
Le répondit Louis.
Parfois, il suffit de lever les yeux au ciel
ou de demander de l'aide, tout simplement.
Ça y est.
Louis avait compris.
C'était son tour.
C'était à lui de prendre le relais.
À lui de devenir la bonne étoile de quelqu'un.
Et en l'occurrence,
de cette jeune fille.
Écoute, je n'ai pas grand-chose à t'offrir.
Je n'ai pas de voiture.
Et moi-même, je dois aller à Los Angeles.
Je ne sais pas encore comment je vais arriver là-bas.
Mais je vais y arriver.
Alors, voilà.
Louis sortit de sa poche l'argent que Andie
lui avait généreusement donné quelques jours plus tôt à Strom.
Voilà. C'est à toi.
Il n'y a pas grand-chose. 35 dollars tout au plus.
Ce n'est pas énorme, je sais, mais
avec ça, tu pourras sûrement te le payer
ton ticket de bus, non ?
Oh mais, mais je...
Je ne peux pas accepter.
Lui répondit la jeune fille.
Comment tu vas faire, toi, pour aller
à Los Angeles ?
Sans un sous ?
Oh, ne t'inquiète pas pour moi.
Au fait, je m'appelle Louis, et toi ?
La jeune fille se redressa,
fit un grand sourire à Louis
et se présenta.
Moi, c'est Kamala.
Merci, Louis. Merci.
Tu es vraiment très généreux.
Je n'oublierais jamais ton geste.
Louis, tu viens ?
C'était Ben qui l'appelait.
Toute la bande était entrée dans l'hôtel.
Il ne manquait plus plus.
Bon. Kamala, je te dis,
tu dois te laisser. Je te souhaite bonne continuation.
Et rentres bien chez toi.
Oh, merci, Louis.
Merci, ma bonne étoile.
Louis entra dans l'hôtel,
et Ben lui explique
à la suite du programme.
Bon, pour ce soir,
le patron de la Colombe d'Or, qui s'appelle Paul,
nous offre le gite et le couvert.
Autrement dit, on n'a rien à dépenser.
Louis, on lui a dit
que tu étais notre assistant.
Donc, bah toi aussi, tu peux dormir là.
En revanche, demain, on reprend la route vers l'est.
Puisque notre prochain concert sera à Phoenix.
Donc, pas vraiment ta route, mon petit gars.
Faudrait que tu te débrouilles tout seul
à partir de demain. Ça va aller ?
Oui, oui, c'est parfait.
Je vais me débrouiller, comme d'hab.
Mais ce soir, on fait la fête.
Louis dit Ben,
tu seras au premier loge pour le concert.
Louis récupère à l'éclat de sa chambre
et lorsqu'il pénétra à l'intérieur,
il n'en croyait pas ses yeux.
Une immense chambre,
très luxueuse,
rien que pour lui.
Avec un énorme lit,
une télé gigantesque.
Il n'en avait jamais encore vu de cette taille.
Un frigo rempli de chocolat et de bonbon
et une douche assez grande
pour référer à un tour.


Il a un éléfant.
C'est pas mal !
se dit Louis.
Il passa une partie de l'après-midi
à l'ésard et à la piscine,
à faire des planjons et des bombes
dans l'eau.
Il remonta en début de soirée dans sa chambre,
prie une bonne douche,
se prépara et descendit à l'heure
du concert pour assister au chaud
de ses amis.
Les musicies pontins étaient douées,
très douées.
Le public passait une excellente soirée.
Et Louis avait l'impression
de vivre un rêve éveillé.
Il pensait à Angèle
tout en si retant à jus d'orange.
Et se dit...
Il me reste
7 jours pour être à Los Angeles.
Ça ne devrait pas
être un problème.
Ce n'est plus qu'à 400
ou 500 km d'ici.
Il faut donc que je m'organise
pour arriver suffisamment à l'avance
pour mener l'enquête
et savoir
où Angèle va m'attendre exactement.
La porte d'entrée de la salle
de concert s'ouvrit.
Une lumière inonda la scène un instant.
Louis se retourna
comme s'il était hapé par la personne
qui venait d'entrée.
Mais personne d'autre
que lui n'y avait fait attention.
C'était comme si la bonne étoile
de Louis venait assister au concert.
Il se leva
et se dirigea à l'arrière de la salle.
Louis en était certain.
Quelqu'un le cherchait.
Lorsqu'il entendit son prénom.
Louis ?
Louis ?
Louis.
Une main ne grippe à son épaule
et le sortit de la salle de concert.
Mais qu'est-ce qui se passe ?
Ne t'inquiète pas.
C'était que moi.
Kamala ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
Mais tu n'es pas rentré chez toi ?
Tu n'as pas trouvé de bus ?
C'était trop cher.
Non non Louis, écoute.
Tout à l'heure avec ton argent.
Je suis allée à la gare routière.
J'ai acheté un ticket de bus pour pouvoir rentrer chez moi.
Et comme il me restait
du temps et 5 dollars
le ticket de bus coûte 30.
Je me suis dit que
qui t'a être dans la ville du péché ?
Autant t'entends ma chance
et jouais mes 5 dollars au cavine.
Ah oui ?
Oh, ne me dis pas que tu as tout perdu.
Repliqua Louis.
Non, au contraire.
Je suis d'abord allée jouer à la roulette.
J'ai misé 5 dollars sur la case rouge
et c'est la rouge qui est sortie.
Du coup,
j'ai misé mes 10 dollars sur la noire.
Et hop, la noire est sortie.
J'avais 20 dollars en poche.
Alors je me suis dit
si je réussis à gagner encore
bah je pourrais rembourser Louis.
Ah oui ?
Et alors ?
Tu as gagné ?
Eh bien oui, très rapidement même.
J'ai eu 180 dollars en poche.
Donc voilà.
Je voulais venir te voir
pour te rendre des 35 dollars.
Et t'offrir ça.
Kamala t'en dit une petite enveloppe à Louis.
C'est pour toi, Mercier,
de ta générosité.
Louis ouvre une enveloppe.
De dedans,
il y avait un ticket de bus
pour Pionier Town,
Californie.
Mais qu'est-ce que c'est ?
Demande à Louis.
Eh bien,
c'est un billet de bus pour toi.
Tu viens avec moi.
Je ne vais pas à Los Angeles, certes,
mais quand on sera à Pionier Town,
tu ne seras plus qu'à 1h30 de route.
C'est pas mal, non ?
Ah ouais,
mais c'est super.
C'est génial.
Répondi Louis plein d'enthousiasme.
Et on part quand ?
Demain matin,
départ à 9h.
Donc tu as encore toute ta soirée.
Profite bien.
Fais la fête avec tes copains.
Et on se retrouve après le petit déjeuner
à la gare routière.
Ok pour toi ? C'est génial.
Répondi Louis.
Norat ne pas le réveil, parce que
le ticket n'est pas remboursable.
Ah et, juste une chose.
Tu aimes les histoires de Cowboy ?
Oh que oui,
depuis tout petit.
J'adore les aventures de L'Equiluc ou de Blueberry.
Eh bien,
tu vas être servi.
Tu verras, Pionier Town,
c'est une ville qui a servi de décor
à plein de films de Western.
Elle est restée telle qu'elle.
Tu vas avoir l'impression
de faire un grand bon dans le passé.
Ah, génial.
J'ai trop hâte, Kamala.
À demain Cowboy.
L'ansala jeune fille.
À demain ?
Répondi Louis.
Il franchit à nouveau la porte de la salle de concert.
Ses amis jouaient encore.
Et Louis avait son programme de lendemain.
Jamais
il n'avait été si proche de Los Angeles.
À cet instant.
Louis,
exceptionnellement ne pensait plus à Rangel.
Mais à toutes ces personnes
qui, à un moment ou un autre,
l'avaient aidé dans son incroyable
périple.
Andy et Megan,
à Chicago, puis à Strum.
Évidemment, Marc et Diana, ensuite,
qu'il avait accompagné
jusqu'au Mont Roche mort.
Ou il avait pu rencontrer Lily Ben,
Penelope, Dolores,
Paula, Jake.
Et enfin Kamala aujourd'hui.
Qui allait lui offrir
un retour vers le futur et
une plongée dans le monde du western.
Là où on va, on n'a pas besoin
de route.
Ça en fera des gens invités à notre mariage.
Pense à-t-il.
À sa droite.
Louis aperçut deux personnes
en train de s'installer au bar.
Elle n'était pas très discrète.
La première
était habillée en Marie-Ly Monroe.
Une très belle femme.
Avec une robe blanche
et une perruque blande.
Elle commandait à boire.
Le coupe de champagne, s'il vous plaît.
Du champagne français, bien sûr.
Du frais.
Et du vrai.
À ses côtés,
il y avait un homme,
pantalon patte d'éléphan,
et veste blanche et rouge à paillettes.
Lui était habillé
en Elvis Presley.
Voyons bien
que Louis les observait.
Le faux Elvis se retourna vers lui
et lui tendit un petit carton.
Tiens mon gars, voici me carte.
Moi c'est Elvis d'amour.
Et elle,
c'est Marilyn pour la vie.
Si un jour tu veux te marier ici,
appelle nous.
On t'organisera la plus belle des fêtes.
Merci.
Répondez Louis.
Pas impossible que je connaisse quelqu'un qui aimerait
effectivement être marié par Elvis Presley.
Parfait beau gosse.
C'est que c'est la mal au foie Elvis
en levant son verre.
À la tienne alors mon gars.
Et bonne soirée.
Il était déjà très tard
et le concert des amis de Louis
n'était toujours pas terminé.
Mais il avait un rendez-vous demain.
Un rendez-vous crucial.
On busse à prendre
à 9h avec Kamala.
Il ne fallait surtout pas rater le réveil.
Heureusement, Louis n'avait finalement
pas raté son bus.
Mais il s'en était fallu de peu.
Son réveil avait sonné à 7h pétante.
Mais Louis avait appuyé sur le bouton
machinalement.
Aller, je t'en rends
encore une minute.
J'ai en train de rêver d'angèle.
On va pas se quitter comme ça.
Encore une petite minute.
Le temps de lui dire au revoir et je me lève.
Mais souvent,
lorsque l'on essaye de grappiller
quelques instants de sommeil supplémentaire,
on finit par dormir
deux heures de plus.
Lorsque Louis ouvrit les yeux soudainement,
il n'était pas 7h1,
mais 8h27.
Catastrophe.
Il avait prolongé son rêve beaucoup plus
longtemps que prévu.
Au lieu de profiter d'un bon petit déjeuner américain
à base de pancakes, de sirodérables
et de bacon,
il attrapa de biscuits,
une bouteille d'eau et pressé jambes à son cou.
C'est une expression
pour dire qu'il court une plus vite possible
afin d'arriver à 8h56
à la gare routière.
Kamala était là.
Déjà installée.
Au premier rang du bus.
Alors champion, on a eu
une patte de réveil.
J'ai cru que tu n'arriverais jamais.
Ouf, Louis avait eu chaud.
Mais un bon sprint en sortant
du lit, au moins, ça réveille.
Voyons le bon côté des choses.
Pendant une partie du trajet,
Kamala raconta son histoire à l'ou.
Pourquoi elle était en stage
à Las Vegas ? Comment elle espérait
devenir plus tard guide touristique ?
J'adore voyager.
C'est ma vie le voyage.
Tu vois, Louis, tu n'es jamais seule.
Tu fais toujours des rencontres.
Regarde, si tu n'étais pas partie
de New York, on ne serait jamais
tombés là sur l'autre.
Tout en écoutant Kamala lui venter
ses rêves d'aventure.
Louis entendit la radio du bus.
Il passait le fameux tube
de Tommy le Mouton.
Tu connais cette musique ?
Demanda Louis à Kamala.
J'ai découvert ça à la télé, dans un bar
de Wisconsin.
Ce qui paraît, c'est la nouvelle
star de la chanson.
Ah non, je ne connais pas encore.
Il répondit la jeune fille.
Tu sais moi,
j'écoute surtout de la musique classique.
Mais c'est vrai que c'est sympa.
Bon, je trouve qu'il crie
un peu plus qu'il me chante.
Mais j'aime bien.
Quelques heures plus tard, le bus
arrive enfin à Pionnel Town.
Terminus.
Louis et Kamala récupèrent leurs affaires
dans la soute
et descendire du bus.
Louis fut extrêmement surpris
de découvrir cette ville.
Restait figé dans le temps.
Le temps des westerns.
Imaginez les enfants.
Au sol,
pas de route,
mais que du sable,
quelques cailloux, tout au plus.
Une chaleur insupportable.
Une chaleur de plomb.
Des chevaux réfugiés
à l'ombre d'un hangar.
Et une atmosphère.
Comment dire.
Cette ville a été spécialement
construite pour les films
d'Hollywood.
Et ce ne sont que des décors au départ.
Explique Kamala.
Mais au fur et à mesure des années,
les gens s'y sont installés.
Ils ont commencé à vivre autour de cette
ville invraisemblable
en plein désert.
Mais du coup,
demanda Louis, vous vivez comme
des cowboys ?
Et oui, exactement.
À leur gauche,
une vieille banque.
C'était tellement facile d'imaginer
ces cowboys entrés et voler
tout l'argent de la caisse,
comme dans les films.
La bourse ou la vie.
À côté de la banque,
une vieille boutique de poterie.
Et un peu plus loin,
un petit hôtel.
Il y a bien l'électricité, Louis.
S'amuse à Kamala.
Au bout de la rue,
un salon.
Authentique lui aussi.
Ah, je suis sûre que Clint Eastwood est en train
de se faire une partie de carte là-dedans.
Dis Louis.
Tu ne crois pas si bien dire ?
répondit Kamala.
Il est déjà venu tourner ici à plusieurs reprises.
Et oui,
l'une des plus grandes stars du monde
est un habitué des livres, mon vieux.
À côté du salon,
trois chevaux étaient attachés
à une barrière, en pleine chaleur.
Leur langue pendait.
Ils semblaient attendre
des cowboys venus régler leurs affaires en ville.
On va aller manger un morceau, Louis.
Ça te dit ? Tu as faim ?
Oui, je suis très fain.
Il y avait très faim.
Les deux petits biscuits engloutés
en une bouchée il y a quelques heures,
ne lui avaient pas franchement rempli les stomats.
Tu vois ce restaurant là-bas.
Ça s'appelle Papy & Ariette.
Des gens viennent de toute la région
pour manger ici.
Il faut même faire la queue parfois
pendant des heures pour avoir une place.
Ah oui ? Et pourquoi ?
Mais parce que c'est trop bon, tout d'abord.
Et aussi parce que c'est un endroit
culte. Il y a tout le temps des concerts.
Toutes les plus grandes stars
d'Hollywood sont déjà venus ici.
Ça fait un beaucoup de pub.
Louis et Kamala entraient dans le restaurant.
À l'intérieur,
c'était Noir de Monde.
Un petit groupe de rock mettaient l'ambiance.
Les clients, eux, riaient fort
et buvaient de la blague.
Beaucoup de blague.
Ah, je suis le petit.
Oh, bonnes balles.
Allez.
La plupart d'entre eux étaient habillés en cowboy.
Saint-Tia-Goupier,
chemise country,
grosse ceinture à boucles,
et bien sûr, chapeau sur la tête.
Les femmes portaient de longues robes à franges,
en jeans,
ou couleur sable.
Et on mange quoi ici ?
De Monde à Louis.
On mange des burgers,
mais pas n'importe quel burger.
Des burgers au bison,
avec de bonnes grosses frites.
Tu vas voir.
C'est succulent.
Hein ?
Du bison ?
Ah, je m'attendais pas à ça.
Répondi Louis un peu gêné.
Il reprend ça à ce troupeau
croisé un peu plus tôt lors de son périple.
Louis ne s'imaginait pas vraiment
au manger aujourd'hui.
Euh, je vais me contenter
d'un jus de titron et d'un hot dog
si ça ne te dérange pas.
Ils ont ça les cowboys, tu crois ?
La remarque fit beaucoup rire Kamala.
Ah, Louis.
Elle se chargea de la commande.
Il s'installaire à une table,
dans un coin du restaurant,
un peu à l'écart de concert.
À ce moment-là,
deux hommes ayant visiblement un peu trop bu,
s'approchèrent de Louis.
L'un de lui demanda,
qu'il s'en fasse.
Euh, tu connais la différence
entre un touriste français
poli
et une licorne ?
Euh, non.
Répondi Louis.
Ah, ah, ah !
Mais il n'y en a pas de différence.
Ni l'un, ni l'autre n'existe.
Ah, ah, ah !
Et les deux continuèrent leur chemin,
fier de leur blague.
Euh, j'ai pas trop compris pourquoi
il m'a dit ça à lui.
Ne cherche pas, ils sont stupides,
mais pas méchants, répondit Kamala.
Qui changea aussi tout le sujet.
Alors Louis,
c'est quoi ton programme pour les prochains jours ?
Il te reste combien de temps
à vendre trouver ta belle-angel ?
Il me reste six jours.
Donc c'est parfait.
Demain, grâce aux 35 dollars que tu m'as rendu,
je vais me payer un ticket de bus
pour Los Angeles.
Il me restera cinq jours sur place
pour faire mes recherches et
trouver quel est l'endroit
où Angel va m'attendre.
Ah oui, c'est suffisant cinq jours.
Tu vas la trouver, j'en suis sûre.
En attendant, ce soir,
tu es mon invité,
lui dit-t-elle.
Non seulement ce dîner, il est pour moi.
L'addition s'il vous plaît.
Mais hors de question que tu dormes
à l'hôtel.
Chez moi, j'ai une chambre d'amis.
Tu seras très bien.
Tu sais, Louis,
ta générosité à Las Vegas,
c'est très rare
de rencontrer quelqu'un comme toi.
Venir me proposer tout ton argent
alors que toi-même,
tu ne savais pas comment continuer ton périple.
Tu es vraiment quelqu'un de bien, Louis.
Kamala et Louis prolongèrent
finalement la soirée à l'intérieur de restaurant,
à discuter de tout et de rien,
de politique et de sport,
de séries télé et de dessins animés,
de recettes et de bandes dessinées.
En sortant du restaurant,
Louis et Kamala marchèrent pendant quelques minutes.
Il était plus de minuit
et il faisait nuit noir.
« Regarde,
» dit Kamala.
« Regarde le ciel, Louis.
Le garçon le va la tête
et découvre
un ciel étoilé,
comme il n'en avait jamais vu auparavant.
C'est incroyable,
toutes ces étoiles,
» s'exclamât-il.
« On a de la chance, » confirme Kamala.
« Il n'y a pas un nuage
et comme dans le coin,
il n'y a pas de grande ville,
il n'y a aucune lumière
pour nous polluer la vue.
Profite de ce spectacle,
toutes ces belles étoiles,
»
en les observant,
Louis réalisa que depuis le début
de son parcours,
il était question d'étoiles.
« À ce moment-là,
il a perçu dans le ciel
une étoile filante.
« Ça ne peut pas être un hasard,
» pensa-t-il.
« Et maintenant,
je dois réfléchir,
réfléchir et réfléchir.
« Angèle, je te cherche, Angèle.
« Je te promets que je vais te retrouver.
« Il était venu, le temps des adieux.
« Louis et Kamala étaient si tristes de se quitter.
« Toi, tu es une véritable amie.
« Je ne t'oublierai jamais.
« Dis Louis, en serrant la jeune fille
très fort dans ses bras.
« Et je suis sûre qu'on se reverra.
« À très vite, Kamala.
»
Les portes du bus se refermaient.
Louis s'était précipité au fond
pour saluer une dernière fois sa chère amie.
Kamala la applaudissait,
un énorme sourire au lèvres.
Il allait retrouver Angèle,
et c'est tout ce qui comptait.
Il fallait deux heures pour rallier
et pas en town à Los Angeles.
Elle est la cité des anges.
La fin d'un périple de plusieurs milliers de kilomètres.
À la recherche de l'amour.
À la recherche de son ange à lui, Angèle.
Louis s'organisa pour mener ses recherches.
Il fallait être méthodique,
c'est-à-dire suivre un plan.
Kamala lui avait conseillé de réserver une chambre
dans une petite auberge de jeunesse,
du côté de Santa Monica.
Ce n'était pas très cher,
et situé au bord de l'océan.
Des conditions parfaites
pour attendre le jour J.
Celui de la rencontre avec Angèle.
Dans un petit calpain,
Louis avait soigneusement écrit
tous les endroits qui faisaient référence
à Elvis Presley.
Dans cette ville tentaculaire
qu'est Los Angeles.
Je vis tous les visiter,
et dans cinq jours,
j'irai dans celui qui me semble être le bon.
Celui où elle sera là.
L'endroit où elle m'attendra.
Louis visita en premier lieu
The Forum.
La salle où Elvis s'était produit lors d'une tournée.
Ensuite,
le studio,
où il avait enregistré
quelques-uns de ses plus grands tubes.
Puis l'hôtel où Elvis adorait dormir.
Mais aussi les restos où il avait
jadis ses habitudes.
Enfin, le musée qui abritait
quelques-unes de ses voitures,
sans oublier, bien sûr,
ses deux anciennes maisons.
Onze jours.
Onze jours venait de s'écouler.
Et nous étions
la veille de l'Ultimatum.
La veille
durant des vaux fixées au téléphone.
La dernière phrase
que Angel avait prononcée
résonnait dans la tête de Louis.
Ok, dans 12 jours.
Il faut que j'accroche.
Pour se retrouver, pense à mon chanteur préféré.
On se retrouve à là-bas. Je te laisse. Je t'aime.
Pour vous dire la vérité,
Louis était un peu perdu
et très angoissé.
Chacun de ces lieux
pouvait finalement être celui choisi par Angel.
Alors comment être certain
de ne pas se tromper?
Louis le va les yeux au ciel
et chercha une étoile.
Son étoile.
Un signe.
Mais rien.
Il faisait jour
et seul le soleil brillait.
Plutôt que de tourner en rond,
Louis décida de profiter de cette toute dernière journée
pour se balader dans les rues de Los Angeles.
Après tout,
ce n'est pas tous les jours qu'on se retrouve à Los Angeles.
Le matin,
il visita les studios d'universal à Hollywood.
C'était une sorte de gigantesque
parc d'attractions
au milieu des décors des plus grands films américains.
On pouvait se balader au coeur
des dinosaures de Jurassic Park,
visiter Poudlard,
le château d'Harry Potter,
or Guardium Livio,
ou mieux encore,
faire le tour des studios et donc des décors
dans un petit train.
Vous passiez du décor des dents de la mer
à Desperate Housewives,
en passant par les Simpsons,
les Mignons,
ou ce de la série Walking Dead.
C'est une série d'horreurs
qui fait très peur.
Louis ne s'attendait pas du tout à ça.
Il en sortit tout pâle.
L'après-midi,
il quitta les studios
et prit la direction du fameux
panneau Hollywood.
Des lettres gigantesques
plantées au milieu d'une colline
surplombant la ville.
C'était comme dans les séries américaines.
« Trop cool ! »
se dit Louis.
Puis il se rendit au Griffith Park,
là où est situé
un des plus grands observatoires du monde.
Il pouvait d'ailleurs
observer la ville de long en large.
Pour finir la journée,
avant de retrouver sa petite
chambre de Santa Monica,
Louis passa par Venice Beach.
C'est l'un des quartiers
les plus cools de Los Angeles.
Au bord de la mer, bien sûr.
Ici, les gens sont tout sportifs,
font de la musique
et semblent profiter de la vie.
Louis s'assit dans le sable.
Il observa un jeune homme
qui jouait de la guitare,
seul en regardant le coucher de soleil.
Cette musique
resta dans la tête de Louis.
Il rentra dans son auberge
de jeunesse, en s'iflotant.
Ça y est, on y était.
La veille du rendez-vous.
Plus que quelques heures,
plus qu'une seule nuit.
Louis était déjà au lit.
Il avait décidé de se coucher tôt
pour être en forme le lendemain matin.
Et si je ne la trouve pas ?
Et si je ne la revois jamais ?
Et si elle ne m'attend pas ?
À 5 heures du matin,
Louis se réveillea en sursaut.
Impossible de se rendormir.
Il était surexcité.
Avez le cœur qui battait
à 100 à l'heure.
Il allait enfin
pouvoir serrer à nouveau
dans ses bras son amoureuse.
Mais ce qu'il terrifiait,
c'était que sa bonne étoile
n'était pas venue l'aider pendant la nuit.
Aucune vision, aucun pressentiment
sur le lieu
où il devait se rendre exactement.
Louis attendit 7 heures du matin,
puis quitta sa chambre.
Dans la rue,
il fut très surpris d'apercevoir
le jeune homme de la veille.
Vous savez celui qui jouait de la guitare
sur la plage ?
Ça, c'est un signe !
se dit Louis.
Je vais aller lui parler.
Bonjour, je m'appelle Louis.
Salut !
Moi, c'est Cliff.
Comment tu vas ?
Cliff, c'était la classe incarnée.
Des cheveux longs et détachés,
un t-shirt de toutes les couleurs,
avec des grosses fleurs peintes de cuit.
Un short
et des petites chaussures blanches,
en toile,
sa guitare sur l'épaule.
Cliff semblait aller là où le vent le portait.
En fait,
vous pouvez sûrement m'aider.
Mon amoureuse habite à Los Angeles,
et elle m'a donné rendez-vous aujourd'hui.
Mais je ne sais pas exactement où.
Je n'ai pas de téléphone,
je ne peux pas la joindre.
Le seul indice que j'ai,
bah on sait que ça fait référence à Elvis Presley.
Ah oui, dis donc...
Je vois.
C'est pas simple.
Répondez Cliff.
Du coup, ces derniers jours,
j'ai visité ses maisons, ses studios,
là où il allait manger.
Mais je n'arrive pas à trouver
quel est l'endroit associé à Elvis.
Attends mon pote.
Quand j'ai besoin de réfléchir,
je vais bien jouer de la guitare.
Ça m'aide à avoir les idées claires.
Cliff sortit sa guitare,
et s'est vite à jouer la même mélodie que la veille.
Puis, il s'arrête à ne pas être joué.
Je sais,
dit-il,
j'ai trouvé.
Et j'ai une mauvaise nouvelle pour toi, mon gars.
Tu fais fausse route.
Ah bon ? répondis Louis inquiet.
En fait, Elvis,
on est d'accord que c'est l'une des plus
grandes stars du monde.
Euh oui.
Et quelle est la ville qui symbolise
la vie des stars aux États-Unis ?
Bah c'est Los Angeles.
C'est ici.
Dis-lui, il ne comprenait pas du tout
que Cliff voulait en venir.
Ouais, c'est ça. Donc, à mon avis,
quand ton amoureuse t'a dit
rendez-vous au niveau de mon chanteur
préféré,
elle ne te disait pas de la rejoindre
dans son resto ou dans son studio.
Mais plutôt de la rejoindre
dans l'endroit qui symbolise
le plus les stars.
Euh oui, d'accord, mais
c'est où ?
Toi de le trouver, mon gars.
Louis dit Cliff, je te donne
un seul indice.
Le mot, c'est
étoile.
Allez, ciao, mon gars, faut que j'y aille.
Merci.
Merci beaucoup.
Louis a l'air un peu perplexe.
Il marcha quelques mètres
et se dit que
qui a cherché des stars,
il fallait forcément retourner à Hollywood.
Le quartier des plus grands acteurs
et des plus grands chanteurs.
Louis marcha alors pendant plusieurs heures.
C'était très loin de Santa Monica
et il n'avait plus du tout
d'argent pour se payer un ticket de bus.
En milieu d'après-midi,
fatiguée par la chaleur
et par selon voyage,
Louis arriva enfin à Hollywood.
Si j'avais fait Foussroute,
se dit-il.
Rien à ici, une fait référence à Elvis.
Pensais-t-il ?
Louis commençait à désespérer.
J'ai traversé le pays pour rien.
Angel doit m'attendre quelque part
et moi je n'y suis pas,
je suis incapable de la trouver.
Louis le va les yeux
et vit un petit panneau
au loin qui est indiqué
Walk of Fame.
En français, ça veut dire
la promenade des célébrités.
Louis ne savait pas
qu'il se leva
et se dit que s'il existait
une balade des célébrités,
Elvis y avait forcément sa place.
Il marcha quelques centaines de mètres
et il se trouvait à présent
sur Hollywood Boulevard.
Mais il ne trouvait pas
ce fameux Walk of Fame.
Un homme déguisé
en Spiderman, qui faisait
des photos avec des enfants, s'approcha
de lui et lui dit
Hey, tu veux faire
une photo avec moi ?
C'est 5 dollars, mon gars.
Désolé.
répondit Louis.
Mais je n'ai pas d'argent.
Ouais, c'est pas grave. La prochaine fois,
la prochaine fois.
répondit Spiderman.
Je peux juste vous demander un renseignement ?
Ajoutez Louis.
Vous savez où se trouve
The Walk of Fame ?
Ha ! Bah oui, mon gars.
Regarde.
Tu y es au Walk of Fame.
La promenade des célébrités.
Cette balade est symbolisée par des étoiles
au sol, regarde.
Là, tu marches en ce moment, bah sur l'une d'elles.
Toutes les plus grandes stars du monde
ont leur étoile ici.
Quand Louis entendit ceci,
ça fait tilt.
Les stars ont leurs étoiles ici.
Mais c'est pas possible.
Moi qui ai une bonne étoile
et qui me suit depuis le début, c'est forcément là.
Angel est forcément ici.
J'espère qu'il n'est pas trop tard.
J'espère qu'elle n'est pas partie.
Merci, Monsieur Spiderman. Merci beaucoup.
Et euh...
Vous savez si Elvis a son état

qui est un étoile ici ?
Évidemment, mon gars.
Là-bas, un peu plus loin vers le nord.
Ça doit être à 300 mètres.
Louis se mit alors à courir
à toute vitesse.
Son cœur s'emballait.
Angel, je te cherche, Angel.
Je suis là.
Je suis là.
Pendant qu'il courait,
il regardait à ses pieds.
Défilé toutes les étoiles.
Celle de Charlie Chaplin,
de Steven Spielberg.
Il s'arrêta alors de courir.
Ça doit faire 300 mètres, là.
Ce dit, c'est-il.
Oui, l'étoile d'Elvis.
James Dean,
Jodie Foster,
Bruce Lee,
Jennifer Lopez,
Mohammed Ali,
Elvis Pres...
Oh, ça y est !
Elvis Presley,
J'y suis !
Je suis sur l'étoile d'Elvis !
Oui, regarda autour de lui.
Il y avait de nombreux touristes
qui prenaient en photo les différentes étoiles.
Un peu plus loin,
un vendeur de glace.
Et à côté de lui,
un homme qui jouait du saxophone.
Beaucoup de monde, mais...
mais pas d'Angel.
Il n'est pas là.
Il n'est pas là.
Ce dit, Louis.
Depuis 12 jours,
tout m'a souri.
Tout le monde m'a aidé.
Et au final, pour rien.
C'est une catastrophe.
Louis s'écarte un peu de la foule
et ala s'asseoir sur un banc.
À l'entrée d'un parc.
Il pouvait voir l'étoile d'Elvis,
mais Angel n'était toujours pas là.
Louis reprend sa à l'heure à Cliff
et à sa mélodie.
Et il se mit à chanter
sans trop savoir pourquoi.
C'est moi, Angel.
Louis, retourne-toi.
Je suis à deux parts.
Oui, c'est moi, Angel.
Tu ne rêves pas.
Dans la cité des anges,
je s'aime.
Dans la cité des anges,
je rêve.
Dans la cité des anges,
je s'aime.
Je s'aime.
Dans la cité des anges,
je s'aime.
Dans la cité des anges,
je rêve.
Dans la cité des anges,
je s'aime.
Je s'aime.
Angel et Louis
étaient donc enfin réunis.
Après tant d'efforts,
de rencontres,
de kilomètres, d'inquiétudes,
Louis avait retrouvé son ange,
la belle Angel.
Si tu savais
comme j'ai rêvé de ce moment.
Louis dit Louis.
Oh, et moi, mon chéri.
Tiens.
Regarde ce que j'ai ressus ce matin chez moi.
Angel t'en dit alors à Louis.
Son sac à dos.
Celui qui s'était fait voler dans le bus.
L'emmenant à Chicago vous vous souvenez?
Mais comment tu as fait
pour le récupérer?
Demande à Louis.
Je n'en sais rien.
Il y avait un petit mot avec le sac, tiens.
Louis ouvre l'enveloppe.
Cher Madame Angel,
j'ai trouvé ce sac dans mon bus.
Je pense qu'il est à votre amoureux.
Il m'a expliqué vouloir rejoindre
Los Angeles pour retrouver son amoureuse.
Il y avait votre adresse dedans.
Alors voilà, j'espère que vous pourrez lui rendre.
Amitié
Bob le chauffeur de bus.
Ha!
La bonne étoile jusqu'au bout.
Pensez Louis.
Angel
Je te cherche Angel
Depuis tant de jours.
Angel
Je te cherche Angel
Tu me manques mon amour.
Louis retourne toi
Je suis à deux pas
Oui c'est moi Angel.
Louis retourne toi
Je suis à deux pas
Oui c'est moi Angel.


Tu ne rêves pas
Dans la cité des anges
Seine
Dans la cité des anges
Frère
Dans la cité des anges
Je s'amène, je s'aime
Je s'amène, je s'amène
Je s'amène, je s'amène
Dans la cité des anges
Je s'amène, je s'amène
Dans la cité des anges
Je me règle
Dans la cité des anges
Je s'amène, je s'amène
Je s'amène, je s'amène
Je s'amène
Il est fort non ?
Quand à la chanson finale que j'ai composée et interprétée au piano, Alexandre est au saxophone et au chant, vous aurez sans doute reconnu Lola et Romeo.
Bon les enfants maintenant on a besoin de vous, si cette série vous a plu parlez-en autour de vous, à vos amis, vos cousins, vous envoyez un petit message et tu connais encore une histoire, c'est trop cool !
Nous ça nous aide énormément et puis n'oubliez pas de demander à vos parents, ça aussi c'est très important de nous mettre 5 étoiles sur les plateformes où vous nous écoutez.
On vous embrasse fort et on vous dit à bientôt pour de nouvelles histoires !

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Que ce soit avant de dormir, en voiture, dans le train ou simplement allongé dans l’herbe, "Encore une histoire" invite petits et grands à voyager avec leurs oreilles. Offrez aux enfants un moment de calme et d’évasion, où qu’ils soient.

Alors, préparez-vous à rêver et à partager la magie des histoires !


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