Episode 1 - Nino et l'école des bois - L'école des bois jolis

Durée: 15m20s

Date de sortie: 12/09/2022

Découvrez le premier épisode de notre quatorzième série audio pour enfants : Nino et l'école des bois.

Nino et sa famille viennent d'emménager à la campagne et Nino va intégrer une nouvelle école. Bizarrement, celle-ci se trouve au milieu des bois et ne ressemble en rien à ce qu'il a connu jusqu'ici. Dans cette école, on passe son temps dehors, on observe la faune et la flore, on bricole, on cuisine, on se balade. Bref, une école en toute liberté !

Une histoire originale écrite par Lucile Petit, co-réalisée par Suzanne Jolys et Héloïse Pierre. Illustration de Marie Brd. Retrouvez-nous sur instagram @envoleescontees.

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Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd'hui, vous allez découvrir une nouvelle histoire
d'envoler compté.
Nino et l'École des bois.
Et oui, c'est la rentrée pour Nino aussi, mais dans une école pas comme les autres.
Cette histoire se déroulera en plusieurs épisodes.
Les trois premiers seront en accès libre et un épisode bonus vous sera proposé sur
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Bonne écoute !
Dans le creux des bois jolis, entre les freines et les buies se cache une drôle de cabane.
Dès les premiers rayons du soleil, on entend résonner entre ces murs de petits rires et
des chansons.
Un repère de lutin, un abri pour les brigands.
Ici c'était tout simplement une école, une école dans les bois pour apprendre en liberté.
Une odeur de croissant doré se glisse par la fenêtre entre ouverte.
Nino ouvre les yeux.
Il entend le bruit du carillon de la poulangerie qui s'agit en bas et jette un coup d'œil
à son réveil.
C'est heure.
Juste à côté de sa table de chevet, il y a son nouveau cartable jaune et violet flambe
en oeuf.
Aujourd'hui c'est la rentrée.
Nino se lève et le vieux plancher craque sous ses pieds.
Il sursaut.
Il n'est pas encore tout à fait habitué à sa nouvelle maison et aux drôles de bruit
qu'il habite.
Les volets qui grincent, le vent qui court dans les gouttières, les loires qui trottinent
dans le creunier.
Heureusement il y a toujours le petit carillon de la poulangerie qui sonne toute la journée
et qui lui rappelle son ancien immeuble.
Ce sont les parents de Nino qui tiennent la poulangerie du village.
Il y a un mois son père et sa mère ont vendu leur poulangerie en ville et ont acheté
celle-ci.
Une petite boutique à l'adeventure vert et rose aurait de chaussée d'une vieille maison
toute cabossée et un peu penchée en plein milieu du village de Papa Youl et Bois.
Papa Youl et Bois ? Sérieusement il y a un village qui s'appelle comme ça ?
avait demandé Nino à son père.
Oui, oui tu vas voir c'est très mignon, c'est sur le sommet d'une petite colline
et à côté il y a une grande forêt.
Je suis sûr que ça va te plaire et que tu vas vite te faire des amis.
Avez répondu son père avec un grand sourire.
Mais voilà depuis trois semaines que Nino et sa famille sont arrivés ici, Nino s'ennuie.
Il n'a rencontré personne.
C'est bien simple, on dirait qu'il n'y a pas d'enfant dans ce village.
Et d'ailleurs il n'y a pas grand chose.
Des maisons en pierre, la mairie, la poulangerie, une petite place avec un marché le samedi et
c'est tout.
De sa fenêtre Nino voit un champ de potirons dépréé avec quelques vaches et la forêt
au loin.
Pas de square pour faire du pâta un roulette.
Pas de vieille décharge de voitures abandonnées pour s'inventer des histoires de princesse
dans leur carrosse et de pirates sur leur navire.
Pas de cinéma le mercredi.
Nino sent les larmes qui montent dans sa gorge.
Sa nouvelle vie à la campagne ne lui plaît pas du tout.
Mais voilà son père qui ouvre la porte de sa chambre.
Ah mon Nino, t'es déjà réveillé ? Ça va mon petit croissant au beurre ?
Demande-t-il en s'asseillant sur le lit ?
Un nuage de farine s'envole de son tablier.
Il se tourne vers son fils et aperçoit sa petite lèvre qui trompe l'autre.
Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ? C'est la rentrée dans ta nouvelle école qui te chiffonne ?
Nino hoche la tête.
Il aimerait dire à son père qu'il n'aime pas cette nouvelle maison, qu'il s'ennuie
ici mais il n'ose pas.
Ses parents l'air tellement heureux depuis qu'ils ont emménagé à la campagne.
Sa mère passe la journée à s'y flotter dans le fournil et son père ramasse des
tonnes de pâcrettes pour décorer ses gâteaux.
Le dimanche, c'est le jour du picnique.
Ses parents le préparent avec les restes de la boulangerie et ils vont manger dans le
grand-près à côté de la maison.
On dirait que ces deux-là ont attendu ce moment toute leur vie.
Ne t'inquiète pas mon petit jeton, ça va bien se passer.
Allez, viens par ici.
Dit-il en offrant grand ses bras.
Nino se blottit contre son père.
Il sent bon la pâte à gâteau et il a un peu de sucre collé dans sa moustache.
Elle fait quoi maman ?
Elle est en train de mettre les pâres au four.
Habite-toi et rejoignez-vous.
Sourit son père en passant la porte.
Nino enfile ses vêtements et prend son cartable.
Il attache ses longs cheveux châteins avec une barrette et descend jusqu'au fournil.
Par la fenêtre, il aperçoit une petite file de gens qui attendent devant l'entrée de la boulangerie.
Le pain de sa mère et les gâteaux de son père sont déjà très appréciés des habitants du village.
Il entre dans le fournil.
Il fait chaud et le sol est blanc de farine.
On se croirait dans un coco.
Sa mère lâche sa pelle à pain et vient lui faire un bisou.
Elle lui fourre un pain au chocolat fumant dans le creux de la main.
Tiens, ça te donnera des forces pour cette première journée d'école.
Nino sourit et glisse le pain au chocolat dans la poche de son cartable.
Je vais y aller, sinon je risque d'être en retard.
Tu es sûr que tu ne veux pas qu'on t'accompagne ?
Non, non. Vous avez plein de clients qui vous attendent et des pains au four.
Je vais me débrouiller et puis l'école n'est pas très loin.
Bon, eh ben comme tu veux mon petit pain de campagne.
Bonne journée !
Lui souhaite sa mère avec un grand sourire.
Nino sort dans la rue.
Il lève la tête.
Les premières rayons du soleil éclaboussent les facettes des maisons
et des petites maisanges bleues tracent leur chemin dans le ciel.
Nino marche jusqu'à la place de l'école.
Mais à mesure qu'il avance, il s'étonne de ne le croiser aucun enfant.
Mais où sont les élèves ?
Là où j'habitais avant,
tous les enfants se retrouvaient sur le chemin de l'école.
On faisait des courses de trottinette sur les trottoirs.
Il arrive devant l'école.
Les grilles sont fermées.
Un couple de pieds jacquasses dans le marronnier.
Personne.
Nino s'approche.
Accroché à la grille,
il y a un petit panneau blanc sur lequel est écrit quelque chose.
Les lettres ont été balayées par la pluie et séchées par le soleil.
L'école se situe chemin du loup dans les voies jolies.
Merlin et Sibyl
vous retrouve pour la rentrée
le 1er septembre dans la cabane école ?
Nino fronce les sourcils.
Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Une école dans les bois ?
Il hésite un moment.
Est-ce qu'il doit rentrer chez lui pour prévenir ses parents ?
La cloche de l'église se nuiteur.
Oh là là, je vais arriver en retard pour mon premier jour dans ma nouvelle école.
D'un coup d'épaule, il réajuste son cartable
et prend la direction des bois jolis.
Il traverse les prêts inondés de rosé.
Des minuscules gouttes s'accrochent aux toiles des araignées.
Nino aimerait prendre le temps de les observer mais il presse le pas.
Que va penser sa nouvelle maîtresse ou son nouveau maître s'il est tard ?
Merlin et Sibyl, ce sont de drôles de noms.
Il arrive à l'auré du bois.
Le chemin s'enfonce entre les arbres.
Nino a l'impression de rentrer dans un labyrinthe et de chêne, de pain et de ronce.
Il marche un bon quart d'heure mais pas la moindre trace d'une école.
Le chemin se fait de plus en plus signeux.
Il tourne à droite, à gauche, puis encore à droite.
Et il débouche sur une fourche.
Nino soupire et se plaint à voix haute.
Eh ben, il manquait plus que ça.
Et par un seul panneau, bien sûr, je vais ne perdre au fond des bois assez sûr.
Les autres vont se raconter leurs vacances et rédiger leurs premières dictées de l'année.
Et moi, je vais hérer et me faire dévorer par les loups.
Un petit rire le fait se retourner.
Une fille aux cheveux courts et aux grands yeux verts l'observe.
Tu crois vraiment qu'il y a des loups par ici ?
Eh bien sûr que non.
Fait Nino en rougissant.
Par contre, fais gaffe parce qu'il y a des lancs.
Quoi ?
Oui, toute une famille.
Et ils sont féroces.
Leur tannière est juste à côté d'ici.
Nino avale sa salive et regarde autour de lui.
Elle éclate de rire.
Mais non, je rigole !
Je m'appelle Soraya et toi.
Moi, je m'appelle Nino.
Mais je n'ai pas le temps de rigoler.
Je suis déjà en retard à l'école.
En retard à l'école ?
C'est un Soraya.
Je ne crois pas.
Regarde le soleil.
Il n'est pas encore où dans le ciel ?
Oui, mais il est presque 8h30.
Merlin et Siby disent que le soleil sur la cime des arbres
vaut toutes les montres.
Oh ?
Réponds Nino un peu surpris.
Il demande.
T'es en quelle classe toi ?
Euh... Je ne sais pas.
Réponds Soraya étonné.
Comment ça tu sais pas ?
L'année dernière t'étais en quelle classe ?
Ben j'étais en classe des fois dedans et des fois dehors.
Oh ?
Nino ne comprend pas ce que lui raconte Soraya.
Allez, vingt.
Je vais t'accompagner à la cabane école.
Nino ne sait pas trop quoi faire,
mais s'en insta lui de suivre cette fille blagueuse et joyeuse.
Tous deux avancent encore un moment entre les arbres
et arrivent dans une grande clérière.
Soraya pointe du doigt une capane en bois toute penchée
au fond de la clérière.
Nino offre les sourcils.
Mais je ne comprends pas.
Où est l'école ?
Où sont ses grilles ?
Où est la cour de récration ?
Euh, ben la cabane école est là.
C'est tout.
Il n'y a pas de grilles ou de cour.
Juste sur la clérière.
Nino se demande si Soraya ne serait pas encore en train de lui jouer un tour.
Mais il aperçoit d'autres enfants qui jouent près de la cabane.
Il s'approche.
Une grande dame au long tres qui tient dans ses bras un gros châti gris
s'avance vers lui.
Bienvenue ! Tu dois être Nino.
Moi c'est Sibyl.
Vous... vous êtes la maîtresse ?
Demande Nino intimidé.
Non, pas vraiment.
Disons que je suis une des adultes de la cabane école.
Je suis là pour t'aider si tu en as besoin.
A cet instant, une enfant rose déboule en courant
et se plante devant Sibyl.
Sibyl, j'aimerais grimper sur la plus haute branche du frein
mais il me faudrait une corde.
Est-ce que tu en as une que je pourrais t'emprunter ?
Ou alors tu peux m'expliquer comment on fabrique une corde ?
Sibyl sourit et se tourne vers Nino.
Tiens, je te laisse faire connaissance avec Grisouille et moi je vais aller aider Juliette.
Et elle pose le gros chat dans les bras de Nino.
Le phyla le fixe de ses yeux jaunes et commence à romper au nez.
Nino le caresse d'une main distraite
tout en observant ce qui se passe autour de lui.
Une vingtaine d'enfants sont là, en train de courir,
ou aussi dans l'herbe.
Il jette un coup d'œil par une fenêtre de la cabane.
À l'intérieur, un tout petit monsieur coiffé d'un chapeau melon
est en train de suspendre de grandes feuilles de papier sur un fil.
Nino voit une grande table entourée de bancs,
mais pas de chaises ni de bureaux.
Sibyl réapparaît à ses côtés et tape doucement dans ses mains.
Aussitôt, les enfants relèvent la tête.
Bonjour ! Je crois que nous sommes toutes et tous d'arrivés.
Alors si vous êtes d'accord, nous allons faire un petit tour de parole
et vous pourrez dire ce que vous aimeriez faire ou apprendre ce matin.
Les enfants se réunissent en cercle et l'un après l'autre lui donne leurs idées.
Juliette veut fabriquer une corde pour grimper sur la plus haute branche de l'arbre.
Soraya voudrait écrire un livre sur les plantes de la forêt.
Un petit garçon de Nomekali aimerait ramasser des champignons comestibles
et les cuisiner pour le repas de midi.
Une autre enfant lui propose son aide.
Et un autre voudrait peindre.
Et puis vient le tour de Nino.
Je ne sais pas.
Ne t'en fais pas, ça viendra.
Tu vas trouver ce qui t'intéresse ?
Peut-être que tu peux explorer la nature autour de toi pour trouver une idée.
Et puis il y a aussi des projets de groupe l'après midi
où on fait des choses tous ensemble.
Explique Kali.
Nino hauche la tête.
Les enfants se lèvent et il reste seul assis dans l'herbe.
Il regarde les fourmis qui se fraîent un chemin parmi les feuilles et les cailloux.
Grisouille s'étire sur ses genoux.
Soudain, un petit cri roc lui fait lever la tête.
Perché sur la branche d'un chêne, un oiseau l'observe.
Il est petit et marron.
Sur son aile, une plume noire règuée de bleu se distingue.
L'oiseau s'étire et prend son envol.
Nino le suit du regard.
C'était un gêne.
Fait une voix à côté de lui.
Il se retourne.
Juliette lui sourit sous ses boucles rousses.
Ça se voit que tu aimes les oiseaux.
Tu es un peu commun.
Ajoute-t-elle mystérieusement.
Puis elle tourne les talons et saute sur une branche du chêne.
Nino regarde autour de lui les enfants qui lisent, grimpent, cuisinent, comptent, chantonnent et dessinent.
C'est une drôle d'école.
Et elle lui plaît.
La matinée passe très vite et bientôt tous se retrouvent autour du repas préparé par plusieurs enfants
avec l'aide du petit monsieur dans la cabane.
Nino se régale avec la sauce au champignon ramassée par Cali.
A la fin du repas, tout le monde débarrasse et aide pour faire la vaisselle.
Puis Sibyl tape doucement dans ses mains et le petit monsieur au chapeau melon la rejoint.
Les enfants forment un cercle.
Bon, avec Merlin nous avons quelque chose à vous proposer pour cet après-midi.
Nino retient son souffle.
Voilà qui promet d'être intéressant.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté, une création originale écrite par Lucille Petit.
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A très vite !
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Nos histoires sont écrites et lues par Lucile Petit. Elles sont montées par Suzanne Jolys, dévelopées par Héloïse Pierre, et illustrées par Marie Brd.


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