Bonjour à tous, bonjour les enfants.
Voici dans cet épisode trois histoires pour enfants de 6-7 ans.
Le palais de Paul, The Vétementé et Frida Kahlo.
Salut, moi je m'appelle Paul.
J'ai 7 ans et je suis un séparé.
Oh moi je suis un petit garçon comme les autres hein, pas très original.
Ce que j'aime dans la vie c'est faire du vélo, manger du chocolat ou lire des BD.
J'adore les sardines de l'espace, tu connais ?
J'ai une super collection de cartes Pokémon, mes films préférés, c'est les Goonies et Itty.
Itty, téléphone, maison, j'adore quand il dit ça.
J'adore la chanteuse Angel, d'ailleurs je l'ai vu en concert l'année dernière.
Balance-toi quoi, un jour peut-être changera.
Ah c'était trop bien, en plus Angel, bah elle est trop belle.
Dans ma chambre j'ai des posters de dinosaures et mon rêve, plus tard, ce serait de vivre dans la savane.
Pour pouvoir observer les lions, j'adore les lions.
Donc vous voyez, je suis un petit garçon pas très original, comme les autres quoi.
Enfin, presque comme les autres.
Parce que oui il y a bien un petit quelque chose.
Un petit truc qui généralement intéresse beaucoup les gens.
Bah mon papa c'est le président de la République.
Oui, ça c'est original, je sais.
Bon, qu'on soit bien d'accord vous et moi, je n'y suis pour rien si il est le président.
Il a été élu quand j'avais trois ans.
Je me souviens que ce soir-là, j'avais eu le droit de me cocher très tard.
On avait regardé la télévision, à la maison avec maman, papa, tonton, tata,
et puis aussi plein d'autres gens habillés avec des costumes très sérieux.
Je me souviens que tout le monde avait l'air content, les gens se prenaient dans les bras
et papa n'arrêtait pas de passer des coups de téléphone.
Ah, c'est prête, merci beaucoup.
Oui, merci beaucoup. Effectivement, je vais être le président de tous les Français.
Oui, bien sûr. C'est un plaisir de vous rencontrer, de votre vie, bien sûr.
Et maman avait tout le temps le sourire au lèvres.
C'était une bonne soirée, même si je ne m'en souviens plus vraiment en fait.
J'étais trop petit.
Depuis que mon papa a été élu le président, bon, je ne vous cache pas qu'on s'ennuie pas.
Déjà, on a déménagé à l'Elysée.
L'Elysée, c'est quoi ? Disons que c'est un château avec un méga grand jardin
installé tout près des Champs-Élysées. C'est à Paris, bien sûr.
Et il y a toujours beaucoup de monde.
Des policiers, des journalistes, des gens qui descendent des escaliers, d'autres qui les montent.
Moi, ce que je préfère ici, ce sont les cuisines. Elles sont incroyables.
Je peux y aller quand je veux. Le chef, M. Hagrid, a toujours quelque chose pour moi.
Et comme il sait que je suis très gourmand et que j'adore le chocolat,
il me fait toujours goûter ses nouveaux gâteaux.
Un jour, quand j'avais cinq ans, M. Hagrid m'a installé sur l'un des comptoirs de sa cuisine et il m'a dit.
Alors, Paul, dans quelques jours, la reine d'Angleterre va venir pour manger ici, à l'Elysée,
avec ton papa et des centaines d'invités.
Il y aura beaucoup de monde. Je dois préparer le meilleur repas possible.
Il faut absolument que tu mettes pour choisir le meilleur gâteau.
Et donc, moi, Paul, cinq ans à l'époque, j'ai passé mon après-midi
à goûter des crâmes balopomes, des tiramis sues, des crêmes brûlées,
des merveilleux, des profiteroles au chocolat, des moelleux au chocolat, des glaces au chocolat
et même des carrécentes de chocolat.
Franchement, c'était l'une des meilleures journées de ma vie.
Bon, c'est vrai que le soir, je vais un petit peu m'alovântre.
J'aime bien comment papa il reçoit d'autres présidents.
Généralement, c'est un peu la fête à l'Elysée.
On installe des grandes tables dans les salles des fêtes.
Marie, la chef des floristes, fait venir des camions remplis de fleurs,
de plantes et de déco qu'elle installe un peu partout.
L'Orchestre de la Garde républicaine joue des morceaux incroyables.
Et moi, ben moi, je suis au première loge.
Il y a aussi des invités très célèbres qui viennent d'Elysée.
À chaque fois, je vais leur demander si on peut faire des selfies.
Mes copains de l'école, ils sont un petit peu jaloux, c'est vrai.
Surtout quand j'ai pris une photo avec qu'il y a de papé.
Il est venu l'an dernier.
Ouais, et ouais.
Ce qui est dommage, c'est que la plupart des autres présidents,
ben comment dire, ils sont un peu vieux.
Donc ils n'ont plus vraiment d'enfants de mon âge.
Globalement, il y a rarement des enfants de mon âge dans les couleurs de l'Elysée.
Sauf un. Enfin plutôt une.
C'est Marie-Belle.
Marie-Belle, c'est la fille de la présidente espagnole.
À chaque fois que sa maman vient en Paris, elle l'accompagne.
Marie-Belle a 8 ans et elle parle français.
Ben normal, son papa est français.
Il est né à Pantamousson, en Lorraine.
Et pendant ses études, il est tombé amoureux d'une belle espagnole
qu'il a rencontrée pendant un voyage scolaire à Barcelone.
Ils se sont mariés et ils ont eu une fille.
C'est donc Marie-Belle.
Et Marie-Belle, c'est ma copine. Je l'adore.
Elle est drôle, intelligente, toujours de bonne humeur.
Et surtout, elle est un peu foffole.
Dans le sens où elle adore faire des bêtises.
L'an dernier, mon papa et sa maman s'étaient retrouvés à l'Elysée
pour parler de trucs sérieux.
La démocratie en Europe, des choses comme ça.
Et nous, avec Marie-Belle, on a passé la journée à rigoler.
Coller des chewing-gums sur le siège du conseil des ministres.
Aller jouer hyper fort avec les instruments de musique qu'on trouve ici.
Installer un coussin pêteur sur le siège du chauffeur de mon papa.
Faire des cris d'animaux en se cachant derrière la rideau.
Ou encore, notre bêtise préférée,
mettre de la musique à fond dans les couloirs pour empêcher tout le monde de travailler.
Ce qui est bien, c'est que personne n'ose vraiment nous disputer.
Les gens ont peur de la réaction de nos paroles.
Du coup, personne n'ose rien leur dire.
Et nous, on peut continuer nos bêtises.
Je l'adore, Marie-Belle.
Plus tard, on a prévu de se marier ensemble.
En vache, on a déjà décidé qu'on ne voulait pas faire président comme nos parents.
C'est trop de travail.
Non, plus tard, on souhaite, comme je vous l'ai dit,
vivre dans la savane pour observer les lions.
J'ai de la chance.
Marie-Belle aussi, elle veut faire ça comme métier.
Des fois, quand je m'ennuie un peu,
je m'amuse à traverser tout l'Elysée, sans personne ne me voir.
Je pars de notre appartement
et je traverse les bureaux, les salles d'effet, la cuisine, les garages, tout.
Je dois être le plus discret possible et personne ne doit jamais me voir.
Et si quelqu'un me surprend ?
Oh mon petit Paul, comment vas-tu ?
Alors j'ai perdu et je dois tout recommencer depuis le début.
C'est vrai que je suis quand même souvent un peu seule dans ce grand palais.
Mais depuis cette année, j'ai de la chance.
Mes parents m'ont inscrée à l'école, celle qui est juste à côté de l'Elysée.
Souvent, c'est ma maman qui m'emmène le matin,
avec Léon, son garde du corps.
Léon, il est hyper costaud.
Il a un pistolet dans sa poche, à ce qu'il paraît,
et il est ceinture noir de caraté.
Vaut mieux pas l'embêter, Léon.
D'ailleurs, personne ne l'embête.
De temps en temps, c'est mon papa qui m'emmène à l'école.
Et là, je vous raconte pas.
Il y a une dizaine de gardes du corps qui nous accompagnent.
Ce sympa, mais c'est pas hyper discret.
Ce qui est cool dans mon école,
c'est que personne ne me parle de l'Elysée, ou de mon papa.
Le premier jour, il y en a bien un ou deux qui m'ont demandé s'il était sympa.
Alors, le sympa, le président de la République ?
Mais plus maintenant.
Je suis un élève parmi les autres.
Et ça me va très bien.
Je m'appelle Paul, j'ai 7 ans, et je vis donc à l'Elysée depuis 4 ans.
Hier soir, mon papa m'a fait venir dans son bureau.
Il m'a annoncé qu'il allait être candidat pour être un nouveau président.
Il m'a expliqué qu'il y aurait de nouvelles élections dans quelques mois.
Et il m'a dit...
Paul, j'ai envie de continuer d'être le président.
Même si je me rends bien compte que je travaille beaucoup
et qu'on pourrait passer plus de temps ensemble.
Qu'est-ce que tu en dis ?
Ça t'embête si on reste ici 50 plus ?
Ben là franchement, je ne savais pas trop quoi répondre.
J'avais bien l'impression que c'était une question importante.
Mais je savais pas trop quoi dire.
Alors je vais demander...
La maman de Marie-Belle, elle est encore présidente d'Espagne pour combien de temps ?
Oh tu sais, sa maman vient d'être réélu.
Donc normalement, pour encore 4 ans.
Voilà ce qui m'a répondu.
Ben parfait ! Ça veut dire 4 ans à voir Marie-Belle ?
Bon je signe, papa, je suis d'accord.
Mais attention, il y a un terrain que tu sois élu.
C'est là que mon papa m'a serré très fort dans ses bras.
Je crois qu'il était content de ma réponse.
Je vais tout faire pour.
Et il est retourné à son bureau.
Au moment où il allait quitter la pièce,
il s'est retourné vers moi et il m'a dit...
J'ai entendu dire que quelqu'un s'amusait à cacher un coussin pêteur dans ma voiture officielle.
Tu n'as pas une idée de qui cela pourrait être ?
Euh...
Pas du tout papa, mais je vais enquêter.
C'est ma mission.
Allez, travaille bien papa, travaille bien.
Bonjour à tous.
Aujourd'hui, je vais vous raconter une nouvelle histoire.
Ça s'appelle
The V de Montvé.
Livre écrit par Jean-Marc D'Oroin.
Et lors du faille, aux éditions Frimous.
Dans la forêt, sous les sapins, il y a un loup.
Un grand loup.
Un grand méchant loup.
Il a faim.
Il a très faim.
Il a même très très faim.
Et il attend.
Il attend que devant lui, passe de la chair fraîche.
Et un matin arrive sur le chemin, un lapin.
Un petit lapin blanc, tout poilu, tout dodu,
toujours flû.
Un petit lapin blanc, qui s'en va tout content au marché bio,
acheter 3 kilos de carottes fraîches.
Le loup bondit en criant.
Ah !
The V de Montvé, petit lapin blanc.
The V de Montvé tout de suite.
Attends, grand méchant loup, attends.
Tu peux répéter ce que tu viens de dire ?
Ah oui.
Zeddy, The V de Montvé, petit lapin blanc.
The V de Montvé tout de suite.
Toi, mon avis, t'es un cheveu sur la langue.
Ça doit te gêner.
Allez, grand méchant loup, ouvre la gueule pour voir.
Ah !
Mais non, ouvre plus grand, je n'y vois rien.
Ah !
Ah bah voilà, j'avais raison.
Tu es un cheveu sur la langue.
Et puis, un gros dis donc, très gros.
Il est même énorme.
Ne bouge pas, grand méchant loup.
Reste comme ça.
Je vais chercher une pince à épiler
et je reviens tout de suite pour te le retirer.
Surtout, ne bouge pas.
D'accord.
Mais fais le fouet.
Hein ?
Quoi ?
Qu'est-ce que tu dis ?
Zeddy, d'accord.
Mais je ne vois pas où c'est, en tout cas.
Le louatant, une heure.
Deux heures, trois heures,
quand tout à coup arrive sur le chemin
un petit lapin roux.
Je vais te manger, petit lapin roux.
Je vais te manger tout de suite.
Oh lui, tu ne sais pas y faire.
Tu n'y connais rien, grand méchant loup.
Ce n'est pas comme ça qu'il faut s'y prendre.
Si tu veux manger du lapin,
si tu veux m'attraper,
il faut d'abord te cacher derrière un arbre.
Il ne faut pas qu'on te voit,
il ne faut pas qu'on t'entende,
surtout lorsqu'on a un gros chevet sur la langue comme toi.
Allez, on va la refaire.
Cache-toi derrière cet arbre.
Et moi, je repars
et je fais comme si je ne t'avais pas vu
et dès que tu entends du bruit,
zippe, tu sors de ta cachette,
tu me sautes dessus
et tu me croques.
D'accord ?
C'est d'accord.
On me dit donc, t'es venté quand même.
T'es bien ventible, petit lapin roux.
Le loup se cache derrière un gros sapin
et il attend.
Il a faim, de plus en plus faim.
Il a comme qui dirait
une fin de l'eau.
Le loup attend une heure,
deux heures,
trois heures.
Quand tout à coup,
il entend du bruit.
Le loup se dit,
« Je vais faire exactement comme le petit lapin roux
m'a dit de faire. »
Il est bondi comme un fou, hors de sa cachette
et la gueule grand ouverte,
il se jette sur le lapin.
Sauf que le lapin, s'il est bien roux,
il n'est pas petit bien au contraire.
Il est gros, très gros,
très très gros.
Il est même énorme.
Et il n'aime pas qu'on lui morde les fesses.
Excusez-moi monsieur Ursebrun,
je ne suis trop paix.
Je vous ai pris pour un petit lapin roux.
Deux petits lapins roux.
Quoi ?
Un petit lapin roux ?
Mais ça va pas la tête.
Attends un peu pour voir.
Poursuivi par l'énorme animal,
le loup court.
Il court, il court,
il court à toute vitesse,
à toute allure.
Il court si vite que...
BOUM !
Pâtre !
Le loup est arrêté net par un énorme chaine,
qui se trouve là,
en plein milieu de son chemin.
Quand il reprend ses esprits,
il s'aperçoit qu'il a perdu...
toutes ses dents.
Oui, toutes ses dents.
Alors, attention,
vous qui lisez,
entendez cette histoire.
Si jamais un jour,
vous allez vous promener dans la forêt,
vous y rencontrerez sûrement
grand méchant loup,
car il existe toujours.
Oui, parfaitement,
il existe toujours.
Mais rassurez-vous,
vous ne risquez rien,
car depuis ce fameux jour,
le grand méchant loup est devenu fiché-t'a-rien.
Ça y est, c'est l'heure de l'histoire.
Aujourd'hui, je vais vous raconter
l'histoire incroyable
de Frida Kahlo et ses animaux.
Un livre signé Monica Brown et John Para
aux éditions Versen Sud.
Voici l'histoire d'une petite fille
appelée Frida,
qui allait devenir l'une des plus grandes peintres de l'histoire.
Frida était spécial.
Cette histoire est aussi celle de deux singes,
un perroquet,
trois chiens,
deux dindes,
un aigle,
un chanoire et un fond.
C'était les animaux de Frida,
et ils étaient spéciaux eux aussi.
Frida avait un perroquet appelé Bonito.
Comme son perroquet,
Frida était colorée.
Elle aimait les couleurs vives
qui rendaient hommage à la tradition mexicaine
et à son propre héritage.
Elle vivait dans une maison
du bleu vif d'une plume de perroquet,
la Casa Azul,
avec sa mère, son père et ses soeurs.
Frida avait un fond de compagnie
appelé Granizo.
Comme son fond,
Frida avait de beaux yeux attentifs.
Plus grandes, quand elle les fermerait,
elle se rappellerait sa vie de petite fille.
Frida était tout le temps avec son père.
Il était photographe
et il lui apprenait à regarder le monde
avec curiosité.
Ensemble, ils allaient au parc
pour attraper des insectes
et les observer au microscope.
Son père lui apprit aussi
à peindre des retouches sur ses photographies.
Frida adorait les petits pinceaux
et les jolis couleurs.
Frida avait un chat au pelage noir et brillant,
comme l'était ses longs cheveux.
Et comme un chat,
Frida aimait jouer.
Mais pendant son enfance,
elle ne puait pas toujours le faire.
Quand Frida avait six ans,
elle tomba très malade
et du reste séoli pendant très longtemps.
La petite Frida n'était pas triste
et elle ne s'ennuyait pas.
Elle soufflait sur la fenêtre pour faire de la buée
et dessiner une porte avec son doigt.
Frida utilisait son imagination
et son regard curieux pour s'en aller par cette porte
avec son ami magique,
une petite fille qui dansait
et jouait comme un chaton.
Frida était aussi indépendante qu'un chat.
À cause de sa maladie,
l'une de ses jambes était différente.
Et les enfants se moquaient d'elle,
mais ça ne l'empêchait pas de faire du patin,
du vélo et de la barque
sur les lacs du parc Chapoul-Tepek
pour que sa jambe devienne plus forte.
Frida n'avait pas peur de faire
ce que les autres petites filles ne faisaient pas.
Elle portait des salopettes,
faisait de la box et se battait.
Frida avait deux singes araignées,
Fulangchang et Kaimito del Goyabal.
Comme ses singes,
Frida pouvait être malicieuse.
Lorsqu'elle avait 15 ans,
elle rejoignit une école appelée préparatoria
où elle trouva un gros dami qu'elle adorait.
Comme Frida,
ses amis étaient curieux et aimaient apprendre.
Ensemble, ils lisaient, étudiaient,
se disputaient et faisaient parfois des bêtises.
Un jour, vêtue de casquette assortie,
ils entrairaient Daudane dans les couloirs de la préparatoria
et les yeux élu mèrent des pétards.
Frida avait un aigle appelé Gertrudis.
Comme son aigle,
l'imagination de Frida atteignait des sommets.
À l'âge de 18 ans,
Frida eut un grave accident
et dû rester à l'été pendant plusieurs mois.
Cette fois,
Frida ne se créa pas d'amis imaginaires.
Elle créa des œuvres d'art.
La mère de Frida lui construisit un chevalet spécial
et accrochait un miroir au-dessus de son lit à Baldacin
pour qu'elle puisse peindre.
Frida utilisait son imagination
et sa curiosité pour dessiner.
Cher pied,
pourquoi aurais-je besoin de vous
alors que j'ai des ailes pour m'envoler ?
Et comme si tous ces animaux ne suffisaient pas,
Frida avait deux dindes et trois chiens.
Seigneur Gzolotl,
Seigneur Itacapulina
et Seigneur Yacosti.
Les dindes de Frida étaient intelligentes
et sensibles comme elles.
Et comme Frida,
ces chiens étaient chaleureux et aimants.
Ces chiens Gzolot
étaient de la même race que ceux que les astèques
utilisaient pour chasser des centaines d'années auparavant.
Ils représentaient l'héritage de Frida
et elles en étaient fiers.
Les chiens de Frida n'avaient pas de pelage,
mais leur corps était chaud
et Frida leur faisait de gros câlin
quand elles se sentaient seules ou tristes.
Les animaux de Frida étaient fougueux
et amusants comme elles.
Quand ces deux singes araignées étaient sages,
Frida les enlacait comme des bébés.
Quand ils faisaient des bêtises,
ils volaient des chaussettes et des fruits
et s'enfuiaient par la fenêtre
pour qu'on ne les rattrape pas.
Son père au quai bonito aimait se glisser
sous les couvertures qu'en Frida faisait la sieste.
Ils faisaient des tours à table
en échange de petits bouts de beurre.
Les animaux de Frida jouaient toute la journée
dans la cour de la Casa Azul,
la maison bleu vif de la rue de Londres.
Son mari, Diego Rivera,
avait construit une pyramide
pour que les animaux grimpent dessus
et se promènent en liberté.
Quand Frida peignait,
ces animaux lui tenaient compagnie
et Frida peignait tout le temps
pendant que ses oiseaux chantaient,
ses chiens aboyaient
et ses dames dansaient dans le jardin.
Les animaux de Frida étaient ses enfants,
ses amis et ses muses.
Frida peignait quand elle était malade
et quand elle avait mal
et elle peignait aussi quand elle était heureuse.
Elle peignait quand Diego partait
et qu'elle était triste.
Mais Frida n'était jamais seule
à la Casa Azul,
la maison bleue vif de la rue de Londres.
Elle avait ses animaux avec elle
et elle se peignait avec eux.
Frida se représentait elle-même
avec Fulangchang qui jouait avec les Rubans.
Elle se peignait avec Bonito,
le perroquet,
et Seigneur Xolotl, le chien.
Elle pénit aussi le chanoir
en train de jeter un œil
par-dessus son épaule.
Frida s'éteinte avec tous ses animaux
qu'elle émettant
et même avec des papillons et des chenilles.
Ces tableaux étaient magiques.
Aujourd'hui,
si vous visitez la Casa Azul
à Coyacan,
à côté de la ville de Mexico,
vous pouvez entendre le chant d'un oiseau
ou voir un chanoir sauter de la pyramide
qui s'élève dans la cour de la maison bleue vif
de la rue de Londres.
C'est là que Frida et ses animaux
vécurent il y a longtemps.
Voilà, c'était l'histoire de Frida Kahlo
et ses animaux.
Livres signés Monica Brown et John Para
aux éditions Vers en Sud.
Encore une histoire
réalisée par Alexandre Ferréra
racontée par Céline Kalman
sur une idée de Benjamin Muller.
Ça vous a plu ?
N'hésitez pas à l'écouter les autres histoires.
Elles sont mises en ligne sur Apple Podcast
ou Spotify.
Si en plus vous laissez une note
ou un commentaire,
alors on sera les plus heureux du monde.
À bientôt !