Bonjour à tous, bonjour les enfants ! J'espère que vous allez bien que vous êtes en forme
et je suis sûre que vous êtes très contents de savoir que je vais vous raconter l'épisode
3 des enfants naufragés. Histoire écrite par Benjamin Miller, racontée par Céline
Callemagne et réalisée par Alexandre Ferréra, avec la participation exceptionnelle de
Juliette Lola et Zachary Legro, précédemment dans les enfants naufragés.
Marcel, sa châche Victor et Juliette sont quatre enfants et adolescents français en vacances à
l'île Maurice. Des vacances de rêve dans un hôtel de rêve, le Shangri-La, le Toes Rock.
À la fin de leur séjour, les enfants ont une idée, une très mauvaise idée,
partir sans adulte faire un tour de catamarans. Malheureusement la météo se gâte et le temps
tourne à l'orage puis à la tempête. Le mat du bateau se casse, les enfants ne maîtrisent
plus rien et n'ont plus qu'une chose à faire, attendre que la mer se calme et espérée être
retrouvée par leurs parents. Alors certes, la mer va effectivement se calmer au petit matin,
mais les enfants vont se retrouver perdus au milieu de l'océan indien jusqu'à ce qu'ils
dérivent sur une île déserte. Les enfants deviennent alors des naufragés qui vont devoir
organiser leur vie sur cette île, trouver de l'eau, de la nourriture, construire une cabane,
jusqu'à cette soirée où ils vont faire la rencontre de Lucy, Lucy qui est une adolescente
de 15 ans, elle aussi naufragée depuis un mois déjà. Comment était-elle arrivé là ? Comment
vont-ils partir d'ici ? C'est parti pour l'épisode 3.
Les enfants ne reviennent toujours pas. Ils ne sont donc pas seuls sur cette île. D'un côté,
ça les rassure, car à cinq ils seront forcément plus forts pour survivre, mais de l'autre côté,
ça les inquiète. Car si cela fait un mois que Lucy est là, ça veut dire que les passages de
navires au large de l'île ou des avions survolant la zone sont très rares. C'est mauvais signe.
Mais bon, l'angoisse attendra, car les enfants ont des tonnes de questions à poser à Lucy.
Victor lui propose de les suivre dans la cabane. Comment tu es arrivé ici ? Demande-t-il.
Et tu n'en as pas de nourriture ? Ajoute Marseille. Tu dors où ? T'as une cabane toi aussi ?
Et tu te relances à nouveau Marseille. Lucy n'a même pas le temps de répondre aux questions
posées en rafale. Heureusement, Juliette vient à son aide. Et oh, calmez-vous ! Arrêtez de l'art
sur les questions. Laissez-lui au moins le temps de répondre. Puis, se tournant vers Lucy,
Juliette lui demande. Alors Lucy, raconte-nous comment tu es arrivé ici ? Lucy prend alors
une grande respiration, puis se lance. Je fais partie de l'équipe de France d'Apnée.
J'étais en stage sur l'île de la Réunion. Victor ne semble pas très bien comprendre.
En équipe de France d'Apnée ? Tu veux dire en équipe de France de boutons d'ados sur le visage ?
Mais non pas ça, ça c'est l'Apnée. Moi je te parle de l'Apnée, de la plongée en Apnée,
sans respirer quoi. On s'entraîne pour aller le plus profond possible dans la mer,
sans respirer. C'est fantastique comme sport. Tu as l'impression de ne faire plus qu'un avec les
fonds marins. Et tu découvres un monde insoupçonné. Ah oui c'est super d'aller sous l'eau. Mais pourquoi
sans respirer ? Demande Marcel perplexe. Bah comment t'expliquer ? C'est comme une bulle d'air. Tu te
ressentes sur toi, tu apprends aussi à te relaxer et à te concentrer sur ce que tu ressens. Tu comprends ?
Marcel fait une grimace. Mais Juliette enchaîne. Bon, écoute ça a l'air super à l'apnée,
mais du coup on s'éloigne du sujet. Comment tu as arrivé ici ? C'était la question, pas vrai ?
Oui pardon, ça fait un mois que je parle à personne et comme je suis bavarde, je me rattrape.
Ah mais c'est super, moi aussi je suis bavarde, on va bien s'entendre.
Donc je reprends, j'étais en stage sur l'Île de la Réunion avec l'équipe de France et un
soir on a fait une sortie en mer et notre entraîneur a eu une idée à priori assez bonne qu'on fasse
une sortie en Canoë, chacun seul au milieu de l'océan. C'est bizarre comme idée, des victors.
Bah en vrai pas tant que ça parce que l'idée est de nous aider à appréhender la solitude en mer.
Tu sais c'est un élément particulier la mer, il faut être très humble face à la mer. Elle est
toujours plus forte et plus imprévisible que nous. Ah bah ça, on a pu se rendre compte ces derniers jours.
Je me suis retrouvée sur mon Canoë et je ne sais pas trop ce qui s'est passé, j'ai un peu dérivé et
une heure après le début de cette expérience malheureusement personne est venu me récupérer
et ma balise de détresse bah je l'ai laissée dans le bateau du coach. Ça c'est Balot !
Lance Sacha. J'ai dérivé seul avec mon Canoë pendant une longue journée et une longue nuit et au
petit matin je me suis retrouvée seule ici. Les enfants expliquent à leur tour comment ils ont
échoué ici. Le catamaran, la tempête, toute l'histoire. L'île de la réunion se situe à un peu
plus de 200 km de l'île Maurice. Donc oui c'est vrai ça a du sens de se retrouver ici. Certainement
perdu entre les deux îles. Mais t'as payé trop peur toute seule ? Si un peu mais je n'étais pas
vraiment seule parce que sur mon Canoë, Phillybert a eu le droit de m'accompagner. C'est qui ça
Phillybert ? Lucy se lève alors et répond. Vous allez comprendre ? La jeune fille siffle
alors un grand coup. Phillybert ! Phillybert ! Au loin les enfants entendent alors ceci.
C'est un magnifique berger australien qui arrive en courant à toute vitesse vers Lucy et lui
sautent dans les bras. Il est blanc et beige avec des tâches grises sur les oreilles et surtout de
magnifiques yeux. Un œil bleu, un œil marron. Impressionnant. Alors qu'ils couvrent les enfants de l'échouille,
Lucy continue son explication. C'est la mascotte de l'équipe de France d'Apnée. À chaque stage,
il est avec nous et moi j'ai eu le droit de l'emmener lors de ma sortie en Canoë. Résultat, lui et moi,
on est bloqués ici. L'arrivée surprise de Lucy mais aussi de Phillybert redonne beaucoup d'espoir
à Marcel, Sacha, Victor et Juliette. Surtout Juliette d'ailleurs. Je suis content de t'appeler la seule
fille ici. Je te comprends, faudra encore qu'on a trouvé une fille sur l'île. Vive la parité.
Après toutes ces émotions, les enfants décident de se coucher dans la cabane. Il y a de la place
pour Lucy qui promet le lendemain d'amener tout le petit groupe visiter la sienne de cabane.
Cette nuit-là, la météo est très clément. La lune est à peine visible. Il n'y a évidemment
aucune pollution lumineuse. Les enfants peuvent observer un spectacle exceptionnel avec une pluie
d'étoiles filantes, du jamais vu pour chacun d'eux. C'est fantastique. Dans notre malheur,
on a finalement de la chance. Pense Marcel.
Le lendemain matin, les enfants sont réveillés par la radio que Sacha est en train de trifouiller. Il reste
encore un peu de pile dedans. Alors, il essaie de trouver une petite musique pour motiver tout le monde.
Il trifouille l'antenne de la radio et tombe sur une station d'information.
Incroyable ! On va savoir si le monde tourne encore, même sans nous.
Pleasant de Sacha. Le journaliste égraine les différents sujets d'actualité.
L'aide internationale est en train de se mettre en place au Maroc pour venir en aide
aux victimes du terrible tremblement de terre. L'Uni-Safe précise que 100 000 enfants ont
été touchés par la catastrophe. On y reviendra dans un instant.
Oh mais c'est horrible ! Les pauvres ! Lance Marcel.
Le temps pour moi de vous signaler également que nous sommes toujours sans nouvelles de cinq
jeunes Français disparus ces derniers jours dans l'océan indien.
Écoutez, écoutez ! Il parle de nous à la radio, il parle de nous !
Dans un premier temps, c'est Lucy, une jeune championne d'apnée qui a disparu.
Puis quelques semaines plus tard, quatre Français qui étaient en vacances à l'île Maurice,
tous son mineur. Leurs parents viennent d'indiquer à la presse locale qu'ils étaient prêts
à fouiller chaque centimètre carré de l'océan jusqu'au jour où ils les retrouveront.
Et puis, en rugby, la France poursuit son sans faute dans ce mondial à la maison.
Sacha coupe alors la radio. Entendre ces informations les a tous estomacés.
Bon bah ! On peut se rassurer, ils nous cherchent ! Lance Marcel.
Bah heureusement quand même ! Les enfants se réveillent donc avec le sourire,
surtout Juliette, qui semble avoir été complètement adoptée par Philibert.
Il a dormi collé à elle toute la nuit.
Après un bon petit déjeuner, à base de bananes et de manques fraîches,
les enfants prennent le chemin de la cabane de Lucy, qui se trouve de l'autre côté de l'île.
Il faut une petite heure de marche pour la rejoindre. Le trajet est un peu long donc,
mais ça vaut le coup car sa cabane est, comment dire, exceptionnelle.
D'abord, elle est en hauteur, avec des escaliers en bois qui font le tour d'un tronc d'arbre gigantesque,
et qui permettent d'arriver sans prendre le risque de tomber jusqu'à la cabane.
Dans celle-ci, il y a tout. Un petit île au central qui fait office de salon,
les murs qui sont faits de bois évidemment, mais il semble avoir été acheté dans un magasin de décorations.
Lucy s'est aussi confectionnée une petite chambre avec un lit,
qui n'a rien à envier dans ce que l'on peut trouver dans les magasins, dans la vraie vie.
Le cadre est constitué de petites branches d'arbres disposées en rectangles.
Des branches beaucoup plus fines ont été traissées entre elles pour remplacer le matelas.
Avec dessus, une couche importante de feuilles de bananier.
Un lit tout confort donc.
Et Lucy a utilisé la même technique pour faire un petit coin à filibère,
afin qu'il puisse lui aussi dormir sereinement.
Les enfants s'installent dans le petit salon de la cabane, et Marcel lance à Lucy.
C'est impressionnant ta cabane, très impressionnant, ça donnerait presque envie de rester là.
Écoute, au bout de quelques jours, je me suis dit, soit je déprime,
et je me laisse mourir de faim, soit je me prends en main et je m'organise.
T'as une telle raison.
Maintenant, la question c'est de savoir comment je vais rentrer.
Victor s'avance et se lance.
Je pense qu'on devrait tenter de réparer le catamaran.
Il faut qu'on réussisse à réparer le matelas, ou alors carrément à le changer, en en créant à nous-mêmes.
Oui, c'est sûr, c'est ce qu'il faut faire.
Et le jour où le bateau sera prêt, on se mettra en route.
Je suis d'accord, ça paraît être un plan parfait.
Mais j'ai quand même une question.
Vas-y, je t'écoute.
Quand on sera dans le catamaran, on va vers où ?
Si j'ai bien compris, aucun de nous n'a de GPS ni de boussole,
encore moins de plans.
Dans tous les cas, on ne sait même pas où on est.
Donc je repose ma question, dans quelle direction on va ?
Oh oui, les enfants vont devoir se creuser la tête, s'ils veulent réussir à partir des ci.
Ce qui, je vous le dis tout de suite, les enfants, va s'avérer beaucoup plus complexes que ce que l'on nous imaginait.
Voilà, c'était l'épisode 3 des enfants naufragés.
Histoire écrite par Benjamin Muller, raconté par Céline Calman,
et réalisée par Alexandre Ferréra.
Avec la participation exceptionnelle de Juliette Lola,
et Zachary Logro.
Les enfants, si vous qui nous écoutez, vous habitez,
ou vous êtes dans la région de Besançon, vers Besançon,
notez bien que ce samedi 16 septembre et le dimanche 17 septembre,
Céline Calman et moi-même, Benjamin, et même peut-être Alexandre Ferréra, à ce qu'on m'a dit,
nous serons présents au festival du Livre dans la boucle.
C'est le grand festival du Livre, en plein centre de Besançon.
N'hésitez pas à venir nous voir pour nous rencontrer,
et nous aurons le grand plaisir de faire des dédicaces de nos différents livres.
Même Tommy de Mouton sera là, vous vous rendez compte ?
Donc, samedi 16 septembre, dimanche 17 septembre, si vous êtes à Besançon, venez nous voir.
Salut tout le monde !