Le petit Poucet - Chapitre 1/3

Durée: 8m19s

Date de sortie: 06/02/2019

Un bûcheron et sa femme ont sept fils. Le plus jeune est si petit, pas plus gros qu’un pouce, qu’on le surnomme le Petit Poucet. Un soir, les parents trop pauvres pour nourrir leurs enfants prennent la décision de les perdre dans les bois.


Texte : Charles Perrault (adaptation Elodie Fondacci)

Compositeur : Modeste Moussorgsky

Oeuvre : Les Tableaux d'une exposition

âge : dès 6 ans (!)


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Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Tais-e-toire, tais-e-toire, tais-e-toire ! Est-ce que je peux avoir une histoire,
si elle te plait ? Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sage, vous êtes sûre ?
Bon, d'accord. Je vais vous raconter l'histoire du petit poussé.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chut ! Plus de bruit, parce que l'histoire va commencer.
CHAPITRE 1 LES PETIT CAILLOS
CHAPITRE 2 LES PETITS CAILLOS
Il était une fois, un bûcheron et une bûcheronne, qui avaient sept enfants, tous garçons.
Les nains n'avaient que dix ans, et le plus jeune n'en avait que sept.
On s'étonnera que le bûcheron a eu tant d'enfants en si peu de temps,
mais c'est que sa femme allait vite en besogne et n'en faisait pas moins de deux à la fois.
Ils étaient forts pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup,
parce qu'aucun d'eux ne pouvait encore gagner sa vie.
Ce qui les chagrimait encore, c'est que le plus jeune était fort délicat et ne disait mot,
prenant pour bêtises ce qui était une marque de la bonté de son esprit.
Il était fort petit, et quand il vint au monde, il n'était guère plus gros que le pouss,
ce qui fit, que l'on l'appela, le petit poussé.
Ce pauvre enfant était le souffre d'houleur de la maison, et on lui donnait toujours tort.
Cependant, il était le plus fin et le plus astucieux de tous ses frères,
et s'il parlait peu, il écoutait beaucoup.
Il vint une année très fâcheuse, et la famine fut si grande que ces pauvres gens résolurent de se défaire de leurs enfants.
Un soir que les enfants étaient couchés et que le bûcheron était auprès du feu avec sa femme,
il lui dit, le cœur serré par la douleur.
« Tu vois bien que nous ne pouvons plus nourrir nos enfants.
Je ne saurais les voir mourir de fin devant mes yeux, et je suis résolue à les emmener demain, se perdre dans la forêt.
Ce sera facile. Tandis qu'ils s'amuseront à ramasser du bois, nous n'aurons qu'à nous enfuire sans qu'ils nous voient.
« Que dis-tu ? » s'écria la bûcheronne.
« Pourrais-tu toi-même emmener, se perdre tes enfants ? »
Son mari avait beau lui représenter leur grande pauvreté, elle ne pouvait y consentir.
Elle était pauvre, mais elle était leur mère.
Cependant, ayant considéré quelle douleur cela serait de les voir mourir de fin,
elle y consentit, et elle a la secouchée en pleurant.
Le petit poussé avait tout écouté.
De son lit, il avait entendu que ses parents parlaient à voix basse.
Il s'était levé tout doucement, et s'était glissé derrière la porte pour les écouter sans être vu.
Il alla secoucher, mais il ne dormit point le reste de la nuit.
Il réfléchissait de toutes ses forces à ce qu'il allait faire.
Il se leva de bon matin et se rendit au bord du ruisseau.
Il remplit ses poches de petits cailloux blancs, et ensuite, il revint à la maison.
On partit, et le petit poussé ne révélât rien de tout ce qu'il savait à ses frères.
Mais, tandis qu'il marchait, il laissa tomber le long du chemin
les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches.
Il marchait longtemps.
Leur père les emmena dans une forêt si épaisse
qu'on ne se voyait pas à dit pas de distance.
Le bûcheron se mit à couper du bois, et ses enfants a ramassé les brindilles pour faire de petits fagots.
Le père et la mère, les voyants occupés à travailler, s'éloignèrent d'eux insensiblement,
et puis ils s'enfuirent tout à coup par un petit sentier détourné.
Lorsque ses enfants se virent seuls, ils se mirent à crier et à pleurer de toutes leurs forces.
Le petit poussé les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison.
Ils leur disent, ne craignez rien à mes frères, je vais vous ramener à la maison.
Ils le suivirent et ils les menaient jusqu'à leur maison
par le même chemin qu'ils avaient emprunté pour venir dans la forêt.
Ils nous airent d'abord entrer, mais ils se mirent tous contre la porte
pour écouter ce que disait leur père et leur mère.
Or, il se trouve qu'au moment où le boucheron et sa femme étaient rentrés chez eux,
le seigneur du village leur avait envoyé dix écus qu'il leur devait depuis longtemps
et qu'il n'espérait plus recevoir.
Cela avait redonné la vie à ces pauvres gens qui mouraient de faim.
Le boucheron avait été à la boucherie pour acheter une grande quantité de viande,
bien plus qu'il n'en fallait pour deux.
Lorsque le boucheron et sa femme furent rassasiés,
la boucheron éclata ensemble.
« Hélas, dit-elle, où sont maintenant nos pauvres enfants ?
Ils pourraient manger s'ils étaient là, c'est toi qui les a voulu perdre.
J'avais bien dit que nous nous en repensirions.
Qu'offrent-ils maintenant dans cette forêt ?
Les loups les ont peut-être mangés ? »
La boucheron était en pleurs et elle répétait en sangletant.
« Où sont mes enfants ? Où sont mes pauvres enfants ? »
Les enfants, qui étaient à la porte, se mirent à crier tous ensemble.
« Nous sommes là ! »
Fol de joie, la boucheron courut leur ouvrir la porte
et elle leur dit en les embrassant
« Que je suis heureuse de vous revoir mes chers enfants.
Vous êtes fatiguées, vous avez faim, et toi, Pierre-Haut,
comme te vois la crotter, viens voir que je te débarbouille. »
Les enfants se mirent à table et ils mangèrent
dans un apétit qui faisait plaisir aux pères et à la mère,
à qui ils racontaient la peur qu'ils avaient tué dans la forêt
en parlant presque toujours ensemble.
Ces bonnes gens étaient ravis de revoir leurs enfants avec eux
et cette joie durera tant que les 10 écues du raire.
Mais lorsque l'argent fut dépensé,
ils leur tombèrent dans leur premier chacrin
et ils résolurent de les perdre encore
et pour ne pas manquer leurs coups,
de les emmener encore plus loin que la première fois.
Tu veux connaître la suite de l'histoire ?
Je te la raconterai plus tard, les premiers.
À bientôt.
C'était le petit pousset, un conte de perros
raconté par Elodie Fondaci
sur les tableaux d'une exposition de Modeste Mossorski.
Retrouvez la suite du conte en podcast sur radioclassique.fr

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