Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Karine Arnaud, on va vous raconter le fantôme du Grenier, une histoire d'Andorris.
Aujourd'hui, c'est le premier jour des vacances de la Toussaint.
Iris et Octave ont pris le train tôt ce matin pour se rendre en Normandie, chez Papillou
et Mamini, leurs grands-parents paternels qui vivent dans une grande ferme au milieu
du bocage.
Les enfants sont tout excitées, car c'est la première fois qu'ils viennent s'échouer
à la campagne pour une semaine sans leurs parents.
Dès la sortie de la gare, ils sont émerveillés par ce qu'ils découvrent.
Regarde, Iris, des bœufs !
Ce sont des vaches, mon gamin !
Les vaches aussi, elles ont des cornes, alors ?
Oui, je vous prie net.
Le temps d'installer leurs affaires dans l'ancienne chambre de papa transformé en dortoir, et
voilà Iris et Octave, partis à l'aventure.
Les occupations ne manquent pas.
Dénichez les escargots dans le verger.
Ramassez les dernières pommes, nourris les poules, les oies et les canards.
Construis un joli bateau avec un bout d'écor, c'est une feuille dérable, pour le voir dévaler
le petit ruit en bas de la pente.
Le soir tombe, avant que les enfants aient eu le temps de parcourir la propriété comme
ils le souhaitaient.
D'aie doucement, mes petits chats, doucement ! Vous avez encore toute une semaine à passer
ici ! Vous avez bien le temps de vous ennuyer !
C'est ennuyer ici ? Impossible !
On verra ça quand ils pleuvent à des cordes.
Ils annoncent un peu de vent pour cette nuit.
Faudra bien fermer les contre-vents.
Oui, Mamilly, promis !
Après avoir fini le repas, et étant dit que les enfants débarassent leurs couverts,
Mamilly prépare une assiette supplémentaire, avec des restes de choux et de carottes qu'ils
ont délaissés.
Mais on a pris notre dessert, Mamilly.
Elle est pour qui cette assiette ?
Oh, ça, ma petite.
C'est pour faire plaisir aux visiteurs qui protègent mon potager.
Avant qu'ils aient pu ajouter quoi que ce soit, leur grand-mère quitte la cuisine
par la porte du jardin.
Papillou tape dans ses mains.
Oh les mécheteaux, il est très tard, et c'est largement l'heure d'aller se coucher.
On va se brosser les dons et se mettre en pyjama.
Et plus vite que ça !
Les enfants protestent pour la forme, car la journée les a bien fatiguées.
Et même si Papillou et Mamilly leur ont donné le droit de lire un peu avant de s'endormir,
ils ne tardent pas à éteindre la lumière tant ils sentent que leurs paupières se ferment
toutes seules.
Ah, bonne nuit, Octave.
Dors bien, Iris.
Pourtant, au milieu de la nuit, Octave réveille sa soeur.
Iris, j'attends un bruit au grenier, j'ai peur.
Quoi ?
Mais non, c'est que le vent.
Mamilly avait raison.
La tempête s'est levée dehors.
La pluie tambourine sur les tuiles du toit, et le vent fait gémir les branches des arbres
autour de la maison.
Cependant, Octave n'en démore pas.
Non, non, c'est en haut, c'est dans le grenier.
Écoute.
Tiens, t'as entendu ?
Oh oui !
Au-delà des sifflements du vent, du craquement des arbres et du champ des tuiles, un autre
bruit leur parvient, comme un feulement roc immédiatement suivi d'un tri aigu.
Le frère et la soeur se blottissent l'un contre l'autre.
Dans le grenier, des raclements retentissent, comme si quelqu'un griffait le bois.
Iris, il y a un monstre dans le grenier, j'ai peur.
Oh non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
Ça existe pas, les monstres.
Ah, non, non, non, non, non, non, non.
C'est sans doute rien du tout.
Mais un claquement retentit, et les enfants sursautent dans leur lit,
peinant à retenir un cri des froids.
À l'extérieur, la pluie redouble, venant couvrir tous les autres sons.
Les enfants tendent l'oreille aux agais, à l'affût du moindre son,
mais seuls les battements de leur cœur zaffolés perturbent le silence.
Ni Octave ni Iris n'osent murmurer le moindre mot.
Ils sont bien certains qu'ils ne fermeront plus l'œil de la nuit,
et pourtant, à force de guetter la créature du grenier,
la fatigue facécieuse les emporte une seconde fois.
Lorsque vient le matin, ce sont deux enfants chiffonnés
qui se présentent à la table du petit déjeuner.
Bah alors mes bijoux, bien dormi ?
Ah non, pas du tout ! Il y avait été pruit dans le croquet,
quelqu'un qui cratait le plancher.
Oui, il est mouchant.
Mais rien de guettant.
Ça devait être la dame blanche.
La dame blanche ? C'est un fantôme, papyrou.
Ça poussait des cris, mais terrible.
Mais non, n'importe quoi.
C'est rien du tout.
Allez, prenez votre chocolat,
il y a de raconter des sornettes là.
Y a rien là-haut, à part de la vaisselle cassée et des vieux journaux.
Mais Mamilly, je te jure qu'on a entendu des bruits.
Bon, c'est une deuxième maison, c'est normal qu'elle gratte un peu.
Allez, mangez maintenant, ensuite on ira aux vaches.
Les enfants obéissent, mais le cœur n'y est pas.
Il y avait bien quelque chose dans le grenier, la nuit dernière.
Et pas question de passer une nuit supplémentaire dans cette maison,
s'il doit y avoir un fantôme qui marche au-dessus de leur tête.
Ils veulent en avoir le cœur net.
Cet après-midi, pendant la sieste, papyrou et Mamilly, on ira là-haut.
T'es sûr ?
D'accord, mais si tu penses que c'est une bonne idée.
Aussitôt dit, aussitôt fait.
A peine le déjeuner a chefé, les grands-parents parties dans le canapé
s'endormir devant la rémission préférée, Iris et Octave gravissent
le vieil escalier qui mène à la porte sombre du grenier.
C'est peut-être hierouillé.
Mais non, ça s'ouvre, t'inquiète pas.
Regarde-moi tout ça.
Pendant un temps, les enfants oublient pour quelle raison ils sont venus.
Dans le grenier, qui n'est pas du tout aussi grand qu'ils l'auraient cru,
il y a tout un amas de vieilles affaires merveilleuses rangées le long des vieilles poutres.
Ici, une toute petite étagère pleine de tasse ébréchée.
Et là, un coffre-pain rempli de dentelles de chamarrée qui sentent la poussière.
Dans un coin, un monsieur moustachu en costume militaire les regarde avec sévérité.
Tu sais d'avouer toi ?
Oh, aucune idée.
Mais on pourra peut-être demander à Papillou.
Et lui avouer qu'on est venus ici ? Jamais !
Ah ben oui, t'as raison.
En poursuivant leurs investigations, les deux enfants tombent bientôt sur une malle remplie de photos en noir et blanc.
Des photos d'enfants, de la ferme autrefois quand les arbres étaient beaucoup moins impressionnants qu'aujourd'hui,
et des photos de mariage aussi.
Regarde, Octave !
Entre les mains d'Iris, le portrait d'une femme habillée de blanc interpelle les enfants.
Elle est très belle, la dame, mais elle fait un peu peur.
Enfin, c'est juste une mariée !
Ah mais c'est vrai que Papillou parlait d'une dame blanche.
Tu penses que c'est elle ?
Tu crois que Papillou et Mamélie savent qu'il y a un fantôme ici et qu'ils n'osent pas nous l'avouer ?
Ah, c'est peut-être pour ça que Mamélie, elle parlait d'un visiteur.
Un visiteur, c'est un fantôme, c'est ça ?
Regarde, Iris, dans la malle, cette dentelle, c'est aussi celle d'une robe de mariée.
Oh là là, t'as raison, ça peut pas être une coïncidence.
Oh, Papillou et Mamélie nous cachent quelque chose.
Il faut qu'on sache la vérité.
Aussi, au moment du dîner, les enfants sont prêts.
Ils observent leurs grands-parents, mais ceux-ci se comportent comme d'habitude et discutent des arbres,
de la tempête, des vaches et du potager.
Comme Octave fait des signes à sa sœur, Iris dessine de ce jeu térallot.
Papillou, Mamélie, on sait que vous cachez un fantôme dans le grenier.
Après un instant de surprise, les grands-parents éclatent de rire.
Un fantôme dans le grenier, pfff, mais enfin, tu vous as mis cette idée en tête.
On vous a dit qu'il n'y avait rien là-haut.
On a vu les photos, c'est une dame blanche, comme a dit Papillou.
C'est une mariée, n'est-ce pas ?
On a trouvé la malle avec la dentelle.
Et toi, Mamélie, tu as dit qu'un visiteur protége ton potager,
alors vous voyez bien, il y a un fantôme, vous pouvez nous le dire maintenant.
Après avoir ri, les grands-parents se coulent à tête.
Même mes poussins, le visiteur du potager, c'est mon hérisson.
Quand je pose les restes de légumes, les escargots et les maçons s'y précipitent,
et mon hérisson les mange.
Vous comprenez ? C'est lui le protecteur de mon potager.
C'est lui le visiteur ?
Mais ça explique pas les bruits dans le grenier, il y a autre chose que vous ne nous dites pas.
Oui les ch'tios, mais c'est pas un fantôme.
Vraiment ? Alors c'est quoi ?
Allez, venez avec moi.
Tandis que Mamélie emporte les restes du repas dans le jardin,
Papielou emmène les enfants sous les pommiers.
Il s'assoit sur la balançoire, Iris et Octave à ses côtés.
La nuit est douce, et Papielou allume sa pipe, mais Iris s'amassiante.
Qu'est-ce qu'on fait ici, Papielou ?
Chut ! Il faut pas faire de bruit si vous voulez voir la dame blanche.
Alors, elle existe vraiment ?
Bien sûr, et elle va plus tarder.
Les enfants se taisent.
Soudain, dans les immobiles de la nuit retenties à un chaintement qu'ils reconnaissent bien,
à la lucarne du grenier, une silhouette se meut, déposant un halo clair sur l'obscurité.
Ni Iris, ni Octave n'ose respirer.
La voilà, elle arrive.
A la lucarne, la silhouette blanche bat des ailes pour pousser de nouveau son cri à la faveur du crépuscule.
Puis, dans un bruit se mandèle, elle s'élève et disparaît dans le verger.
Iris et Octave sont médusés.
Papielou, c'est elle le fantôme alors ?
Eh oui, ma jolie, c'est elle que vous avez entendu l'autre nuit.
On voulait pas vous le dire pour que vous alliez pas déranger son lit.
Et pas de quoi fouetter un spectre et un espoir.
Mais Papielou, c'était quoi ?
Une chouette effraie.
Notre dame blanche à nous qui chante dès la tombée de la nuit.
Et demain, je vous montrerai où sont ces petits, si vous promettez de ne pas approcher.
Ah oui, oui, oui, Papielou !
Maintenant que leur peur est passé, les enfants sont plein de questions.
Comment se fait-il qu'il y ait une chouette effrée dans la maison, à quoi ressoncle-t-elle,
depuis qu'on était là, Papielou rit devant leur curiosité ?
Eh bien mes choupilles, si j'avais su qu'une chouette causerait tous Charriverie,
je vous aurais dit qu'elle était là dès le début.
C'est pas grave, Papie, comme ça on a pu fouiller le grenier.
C'était quand même une super après-midi.
Ah oui, et puis si tu nous l'avais dit, peut-être que ça aurait été moins chouette de la découvrir par nous-mêmes.
Moins chouette ?
Allez bien avance, celle-là.
Et tous trois rentrent en riant jusqu'à la ferme en se promettant d'être de nouveau là le lendemain
pour voir s'envoler une nouvelle fois le fantôme du grenier.
Voilà, l'histoire est terminée.
Dites-moi ce que vous en avez pensé.
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Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.