
Le moineau à la langue coupée
Durée: 8m33s
Date de sortie: 01/04/2020
Un pauvre homme recueille un moineau.
Mais sa femme, une épouvantable mégère, prend l'oiseau en grippe.
Une légende japonaise qui prouve que la bonté est toujours récompensée,
magnifiée par la mystérieuse musique de Schumann.
Texte : Conte du Japon adaptée par Elodie Fondacci
Compositeur : Robert Schumann
Oeuvre : Les Scènes de la forêt
Âge : 6 ans
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taisitoire, taisitoire, taisitoire ! Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plait ?
Tu m'as raconté une histoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sage, vous êtes sûr ?
Bon, d'accord. Je vais vous raconter l'histoire du moineau à la langue coupée.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chute, plus de bruit, parce que l'histoire va commencer.
Il était une fois, un grand-père et une grand-mère.
Le vieil homme était bon et doux, mais sa femme était aussi acariâtre qu'il était charitable.
Elle passait son temps à se plaindre et jamais rien ne la satisfaisait.
Tous les jours, le grand-père allait dans la montagne ramasser du petit bois pour faire des fagots.
Il accrochait le baluchon qui contenait son repas à son épaule et il partait au premier rayon du soleil.
Un jour, qu'il était occupé à travailler, il entendit des pépiments épuisés,
un faible cri de détresse.
Il regarda autour de lui et il vit sur le sol un minuscule moineau blessé.
Il était tombé d'une île et il s'était cassé l'Èle.
Le grand-père se penchât et il recueillit l'oiseau dans sa vieille main.
Pauvre petit, dit-il en lui garissant la tête, ne t'inquiète pas, je vais te soigner.
Le grand-père mis le moineau dans son mouchoir pour qu'il ait bien chaud et le soir venu,
il rentrait à la maison et l'emporta avec lui.
Mais quand sa femme vit le petit oiseau, elle se mit très en colère.
Il faut que tu sois fou, nous chargez de ce souci, mais comment allons-nous faire avec une bouche de pluie à nourrir ?
Son mari lapaisa, ne te fâche pas, je ne pouvais tout de même pas le laisser mourir,
je m'en occuperai moi-même et je partagerai avec lui mes repas.
La grand-mère hubo mogré, le grand-père tombon et le moineau resta avec lui.
Il s'en occupe à si bien, qu'au bout de quelques semaines, le petit oiseau fut guéri.
Très vite, le vieil homme et le moineau devinrent inséparables.
Pendant la journée, le moineau voltaient toujours autour du grand-père
et il se perchait sur son épaule, sifflant un air joyeux dès qu'il avait du chagrin.
...
Un jour, le grand-père du Talais à la ville et il laissa l'oiseau à la maison.
Il lui recommanda de se tenir bien sage jusqu'à son retour.
Mais, ce soir-là, le vieil homme tarda à rentrer.
Le petit oiseau commençait à avoir faim.
Or, il se trouvait que la grand-mère avait mis du ria cuir.
Le moineau ne put résister à la tentation et il en piquera quelques grains.
Quand la grand-mère s'en aperçut, elle entra dans une colère noire.
Elle saisit d'une paire de ciseaux et elle coupe à la langue du pauvre moineau,
en criant « Vintance, albette, et que je ne te vois plus ! »
Le pauvre oiseau, tout en pleur, s'enfuit attir d'elle dans le ciel noir
et il disparaît bientôt.
Quand le grand-père rendra, il chercha partout son petit moineau, en vain.
Alors, au désespoir, il saisit son bâton et, prenant un chemin au hasard,
il partit à sa recherche.
Le vieil homme marcha des jours et des nuits.
Il gravit des montagnes, il passa des rivières,
il traversa des forêts de bambou, jusqu'à ce qu'enfin, il trouve à l'univers du moineau.
Il fure si heureux de se retrouver, qu'il verra faire tous les deux quelques larmes de joie.
« Moineau, » dit le vieil homme, « grand-mère a été bien méchante avec toi.
Pardonne-moi, je t'en prie. »
Mais le moineau avait grand cœur et il avait déjà pardonné.
Le grand-père resta quelques jours auprès de son fidèle compagnon,
puis l'heure vint de regagner sa demeure.
Au moment de son départ, le moineau lui apporta deux coffres,
un grand coffre au coulure et glatante et un petit coffre gris.
« Mon ami, » dit le moineau, « tu as été bon et patient envers moi.
Je souhaite te faire un cadeau.
Je t'offre un de ces deux coffres en souvenir,
lequel veux-tu, le grand ou le petit ? »
Le vieil homme remercia le moineau et il lui dit qu'il allait prendre le petit.
Il était âgé et fatigué et il ne pourrait certainement pas ramener le plus gros sur ses épaules jusqu'au village.
Il repartit donc avec la petite malle sur le dos et il ne l'ouvrit qu'une fois rentré chez lui.
Qu'elle ne fut pas sa surprise d'y trouver des diamants et des objets d'or et d'argent.
Le vieil homme était émerveillé, mais la grand-mère rentra dans une terrible rage.
« Tout cela pour toi ! » baisse ta telle.
« Et pour moi, rien ! »
Alors que j'y accueillis ce moineau sous mon toit, quel ingrat !
Et, en claquant la porte, la vieille se metta en route vers la maison du moineau.
Elle marcha des jours et des nuits.
Elle gravit des montagnes, elle passa des rivières, elle traversa des forêts de bambou,
et enfin, elle arriva au nid du moineau.
Le moineau avait bon cœur et il accueillit la vieille femme avec gentillesse,
lui offrit même le repas et l'hospitalité.
Mais il lui demanda, « Grand-mère, pourquoi es-tu venu me voir ? »
La vieille lui répondit, « Je t'ai accueilli, je t'ai nourri, je t'ai loger,
je me suis imposé beaucoup de sacrifices pour toi.
Donne-moi mon cadeau ! »
Le moineau à la longue coupée ne dit rien et il apporta deux coffres à la grand-mère.
« Lequel veux-tu ? » demanda-t-il, le grand ou le petit.
Bien entendu, la grand-mère choisit le grand coffre.
Et, sans un mot de remerciement, elle partit en portant la lourde mâle sur son dos.
« Ne l'ouvre pas avant d'être chez toi ! » l'avertit le moineau.
Mais la grand-mère avait tellement hâte de contempler ses trésors
qu'elle ne teint pas jusqu'à chez elle.
Elle s'assit sur une pierre et elle ouvrit le coffre.
Elle ne t'a pas n'ouvert qu'une nuée de démons, de monstres et de serpents en jaune.
La grand-mère eut si peur qu'elle s'enfuit à toute jambe.
Et à ce qu'on raconte, elle court encore.
C'était le moineau à la langue coupée.
Une légende japonaise racontée par Elodie Fondacci
sur les Seines de la Forêt de Robert Schumann.
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aux éditions Gauthier Langroup et Tous les Quartiers.
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