Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taises-e toi ! Taises-e toi ! Taises-e toi !
Est-ce que je peux avoir une histoire, s'il te plait ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ?
Vous avez été sage, vous êtes sûr ?
Bon d'accord. Je vais vous raconter l'histoire de Perguinthe.
Vous êtes prêts ?
Vous êtes bien installé ?
Alors, shh, plus de bruit ?
Parce que l'histoire va commencer.
Chabitre 1. Le Manteur
Il y a, tout en haut de la carte du monde,
pas très loin du Pôle Nord,
un pays de montagnes, de fiordes et de glaciers,
que l'on appelle la Norvège.
C'est dans ce pays-là,
que vivait autrefois, à la lisière de la forêt,
une pauvre femme, ridée comme une vieille pomme,
qui s'appelait Aze.
Elle n'était pas bien grande,
et elle habitait dans une petite cabane rouge,
tout en bois, blottie au milieu des grands sapins noirs,
au bord d'un torrent d'olympides,
qui dévalait la colline, en éclaboussant tout sur son passage.
La vieille Aze avait un fils,
un gaillard, solidement bâti,
à la tignia s'est buriffée,
qui lui causait bien du souci.
Car père était un garnement
qui ne faisait que des bêtises.
Jamais il ne l'aidaient à la ferme.
Il passait son temps à jouer,
à faire des pittreries,
à effrayer les poules
et à se battre avec les pirevoreliens de village.
Mais le pire, c'est que père Gind était un menteur.
Il disait tout ce qui lui passait par la tête,
et on avait bien du mal à démêler le vrai du faux.
Sa mère se fâchait de tout rouge et se plantait devant lui,
cette petite point sur les hanches pour le sermoner.
Où étais-tu, père ?
Regarde-moi ça, ta chemise est toute déchirée,
et ton pantalon, oh, tu t'es encore battu !
Ce n'est pas vrai, petite mêle, se défendait père.
Mais si je te disais la vérité, tu ne me croirais pas.
Quelle vérité ?
S'impatient à Aze, en tapant du pied.
C'est un règne qui a déchiré ma chemise,
un règne tellement gros,
que tu n'en as jamais vu de pareil.
Coro comment ?
Gros comme ça ?
Dis Aze, en écartant les bras.
Oh, mais beaucoup plus,
au moins comme un ours, et féroce comme un lion.
Wow !
Il avait des cornes acérées comme des couteaux,
et des yeux rouges injectés de sang.
Oh, ce n'est pas possible.
Si gros et si féroce ?
Dis Aze, en écartant les yeux.
Comme je te le dis, et peut-être même davantage.
Pour un peu, j'aurais pu croire que c'était le diable.
Écoute-moi bien, petite mère,
j'étais partie dans la forêt pour chasser.
Je vois ce reine, derrière un buisson.
Je me jette sur lui, et je l'attrape par la queue.
Crêpe ! Il se débat, paf !
J'évite de juster à son coup de sabot.
Ha ! Je le mors, et je saute sur son dos.
Le voilà, fou de rage !
Il se met à courir comme un diable vers le précipit,
et je m'accroche de toutes mes forces à sacrénière.
Oh, et qu'arrive-t-il ?
Il court, je vois ma dernière heure arrivée,
et le bondit dans le vide.
Alors, je prends mon courage à demain,
je saute, je rebondis sur un nuage,
et je tombe sur le dos d'un oiseau,
un gros aigle noir qui me dépose à terre,
et voilà, grâce à lui, je suis ici, sans essouffre.
Un aigle ?
Tu veux me faire croire ça ?
Mentheur, mentheur !
Dis Asse furieuse,
en martelant le dos de son fils avec ses petits points.
Tu n'es qu'un bon hargain père, un ventard et un parisseux.
Père Guind tira la langue.
Je me moque que tu ne me crois pas, tu le regretteras,
car un jour je serais prince, je serais roi, je serais empereur.
J'aurai de beaux habits, et tout le monde me respectera,
et tu n'oseras même plus me gronder.
Asse se tamponnait les yeux avec le coin de son tablier.
Prince ou empereur ?
Tu dis vraiment n'importe quoi.
Mauvais garçon, comment parle-tu à ta mère ?
Tu te tiens mal, tu es infééent,
plus personne ne veut t'inviter,
et tu fais fuir les filles du village,
et tu crois que tu vas devenir roi.
Mais quand vas-tu grandir et prendre tes responsabilités ?
En entendant ça, Père Guind se bouge à les oreilles.
Tais-toi, tais-toi, je ne veux plus t'entendre, d'ailleurs je m'en vais.
Père, reviens ici.
On verra bien si tu peux m'en empêcher.
Dis père.
Et hop, tu sais ce que fit ce voyou de Père Guind ?
En un tour de main, il souleva sa mère,
et il l'apposa sur le toit.
Mais oui, sur le toit, à côté de la cheminée,
et d'une nuit désirondelle.
« Essaye de m'attraper maintenant, petite mère,
» dit Père, en riant,
et il s'éloigna en s'effletant,
tandis que la pauvre ase rouge de colère s'époumonait en vin.
« Désends-moi de la paire, paire, paire, reviens ici.
Oh pauvre de moi, qui m'a donné un fils pareil !
Mais Père Guind était déjà loin.
»
Tu veux connaître la suite de l'histoire ?
Je te la raconterai plus tard tes promis.
À bientôt.
C'était Père Guind,
une histoire écrite et racontée par Iludy Fondaci
sur la musique de Grig d'après la pièce d'Ibsen.
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