
"Luna à Manhattan"
Durée: 12m26s
Date de sortie: 18/02/2020
durée : 00:12:26 - Une histoire et... Oli - Parmi les auteurs d'Oli, notre podcast original destiné aux enfants, voici la poétesse et romancière Zoé Valdès, pour laquelle "écrire, c'est avoir un pied dans la Lune, un pied sur la Terre".
Bonjour, je suis Soë Valdes et je vais vous raconter l'histoire de Luna à Manhattan.
Il faisait un froid de canard ce matin-là dans les Nujersets. Grand-père Gustavo avait beau avoir
promis à Luna de la mener voir l'Estatut de la liberté. Il lui a un moment de citation car
ni se sentait pas en grande forme. Luna avait fait le voyage avec ses parents de
Paris pour rendre visite à grand-père qui était soudainement tombé malade. Mais pour grand-père
Gustavo, pas question d'équiter ces mondes avant de avoir pu montrer des prêts à sa petite fille
l'Estatut de la liberté. Alors, oncle Marc et oncle Gus, promire qu'un peu plus tard dans la matinée,
il est conduiré en voiture jusqu'au fameux monument, non seulement l'un des plus emblématiques de la
ville et du pays, mais aussi l'un des plus importants au monde. Luna prie en ban et grand-père l'a
coiffé après avoir séché et démêlé ses cheveux. Puis les dades habillées. Elle porterait un ensemble
en laine, robe, chapeau, confectionnée dans un tissu léopard. Luna, t'es légentie léopard, toi,
c'est ce que l'a ma grand-père. Tu connais l'histoire de gentil et du méchant léopard ? La petite
fille s'y nomme de la tête. Il était une fois en Afrique un léopard qui avait très mauvais
caractère et qui passait son temps à faire peur aux animaux de la forêt. Il s'appelait méchant. Un
beau jour, il rencontre un gentil et au pas qui avait très bon caractère et il tombe amoureux de lui.
Si tout va être aimé en retour, tout va devoir renoncer à ses mauvais caractères. Il va falloir
que tout est calme et que tout devienne bon. Lui répondit les gentil et au pas qui s'appelait sourire.
Parce qu'il souriait toujours à tout le monde. Méchant qui était drôlement
ranchant n'échange pas tout de suite, mais il était si amoureux qu'il finit tout de même par
devenir aimable. Méchant et sourire, ces marières, eturent plusieurs pétillés au part. Et depuis
cet an-là, les animaux de la forêt sont moins inquiets et vivent heureux.
Dis donc, grand-père, elle est vraiment courte ton histoire, suppira la petite fille. Et puis je suis
un peu grande pour ça maintenant. C'est pour les tout-petits. A tristé, grand-père suppira son tour.
Maman appelle discrètement Luna depuis la chambre. Elle l'a pris par les bras et à genusier devant
elle, lui dit. Luna, grand-père est malade. Elle ne peut pas travailler. Il a besoin de se rendre
utile. C'est pour ça qu'il a imaginé cette histoire. Et toi, tout l'a envoyé promener. Je n'ai pas
bien. Mais maman, c'est juste que tout n'a pas été gentil. C'est tout, lui dit maman. Je m'en
rêve. Je t'étais désagréable comme méchant le léopard. Dis Luna au bord de l'arme.
Comme même pas, ma fille, mais quand quelqu'un est malade, il a baissant qu'on l'écoute, qu'on
fasse attention à lui. Est-ce que grand-père va mourir ? Demande à la petite fille. Les cieux
tout humides. Personne n'en sait rien pour le moment, ma fille. Ils se sont très malades,
mais il est suivi par un beau médecin. Luna s'échasse à ses larmes et se précipita vers les salons
où elle retrouvera grand-père assis sur les gros fauteuils. Elle grimpe pas sur ses genoux et l'embrasse
sur les joues. À cet instant précis, oncle Marc et oncle Mousse plaquent sonnerre depuis la rue. Luna
prit son grand-père par la main et descendit les escaliers en réglant son pas sur les pâles
longs et laborieux du vieil homme. C'est fut une promenade merveilleuse. Il parcourit presque
tout New York admirant les grâtes-ciel, les boutiques, les larges àvenue, les taxis jaunes et cette
foule tantôt arrêtée à en fait rouge tantôt en troncant de traverser les rues, un troupeau. Il s'alère
voir des librairies, puis arriveront au port. Après avoir marché les longs du queue, il fallait faire
une pause pour que grand-père se réchauffe avec un bon chocolat chaud. Tout le monde mangeat des gâteaux
et des fruits. Devant l'estatout de la liberté, grand-père s'arrête à... Ça, Luna, c'est mon symbole
préféré dans cette ville. De milliers, de milliers, de migrés, d'excilés sont venus dans cette ville,
dans ces pays, des gens comme moi. Comme moi, ils recherchaient la liberté et nous l'avons trouvé.
C'était des Irlandais, des Anglais, des Italiens, des Européens, la plus pervenue d'Europe pendant la
seconde guerre mondiale. Des gens parsecoutés qui fuyaient l'horreur de la guerre, du fascisme.
Ensuite, il y a eu d'autres vagues d'excilés fuyant d'autres horreurs, les communismes. Ils
ont reçu ici l'accueil dont ils avaient soins et puis ils ont trouvé un réfuge enfoyé du travail.
New York est une ville chargée d'histoire et cette histoire vient des quatre couettes du monde
car nous allions tous apporter une partie avec nous. Tant d'artistes se sont retrouvés à Manhattan,
tant d'hommes et des femmes brillantes qui ne pouvaient pas créer chez ceux qui ne pouvaient pas
réaliser leur œuvre. Ils ne sont plus les faire ici grâce à la liberté qui sont trouvées dans ces pays.
Sans perdre une miette de ce qui lui racontait son grand-père, Luna observait au moyen de la longue vue
installée dans les murs, les gigantesques monuments. Cette femme au visage pécible fait tout d'une toge
et torche en main pour faire briller la vérité et la justice, la liberté et la vie.
Grand-père, pourquoi est-ce que tu as vécu dans la nuit hier ? C'est pas Manhattan ? Demande la petite fille.
Parce que c'est dans la nuit hier que j'ai trouvé du travail. Manhattan est une ville formidable,
très grande, c'est une belle ville mais la vie n'est pas toujours aussi merveilleuse et confortable que dans les films.
Comme la nuit tombait, oncle Marc et oncle Gus amèner grand-père et Luna manger dans un restaurant de sexilé cuban
d'origine chinoise. Les restaurants s'appelaient Chinita Linda, jolie petite chinoise.
Les grands-pères de Luna réponsent au père de son ex-femme, la arrière grand-père de Luna,
un chinois, chanteur d'opéra, qui avait atterri à Cuba comme émigré lui aussi.
À quoi pense-t-il grand-père ? La petite fille posa sa main sur celle du vieil homme.
À notre famille, la petite fille, toute une famille d'émigrés et d'exilés,
notre famille est parcourue presque à la terre entière.
Demain, je devrais découvrir les quartiers chinois de New York.
J'avais dit ?
La petite fille acquiesça tout important à sa bouche une cuillère de fiole.
Il échangeait tous les deux un regard rempli de bonheur et grand-père adresse un clin d'œil complice à sa petite fille.
Tu veux bien que je te raconte une histoire à mon tour ?
La petite fille lui demanda Luna.
Et l'adresse en regard à sa mère pour chercher son approbation, sa mère la lui donne.
Là-bas, à Cuba, il y a ce qu'on appelle les guigesses.
Ce sont comme des lutins qui vivent dans les troncs d'arbres, des enfants qui ont la couleur de la terre,
de leurs nombrils coulent de la confiture des goyavins.
Parce que le nombril ressemble à de petits bouts de goyave mûres.
Elle tourna les yeux en direction d'un son oncle gus qui lui sourit.
La petite fille continue.
Et puis les guigesses grandissent et une fois adulte, ils deviennent les gardiens de la forêt.
Chaque un d'entre eux veille sur chaque branche, de chaque arbre, de chaque forêt.
Je n'en ai pas toujours été facile parce qu'on les a abandonnés.
Mais malgré tout, ils ont réussi à sauver des vastes territoires,
en suivant les conseils des vieillards, les gardiens de la sagesse de la montagne,
qui pendant des années ont demandé le respect de la faune et de la flore.
Ces petits grands-pères, ces petites grandes-mères,
ils tombent malades aussi comme toi maintenant.
Alors les guigesses, leurs enfants et leurs petits-enfants prennent soin d'eux avec amour.
Ils laissent à long, je souris une couche mouleuse,
faite d'herbes médicinales qui sont bons.
Réunis autour d'eux, ils leur chantent de verseuse pour enfants,
et ils restaient là à chanter un entendant qui l'a guérisse,
ou bien, l'une a fait un grave silence.
Oncle Buse termina sa place, ou bien qu'il meurt,
il pose un bras sur son père.
C'est une histoire que je racontais à Luna il n'y a pas très longtemps,
et l'a voulu la prendre par coeur.
C'est une très belle histoire, ma petite fille répondit,
les vieux hommes d'un ton convaincu.
Et alors, que se passe-t-il, ma chère enfant,
lorsque ces vieux sages de guille se meurent,
on les couche tout en haut des arbres pour que les soleils absorbent le rame.
Ensuite, on attend que les corps s'édecomposent sur l'effet du vent
et que leur cendres recouvrent l'île toute entière.
Quand nous serons rentrés à la maison,
pendant que je ferai une sieste bien méritée,
promets-moi que tu m'échanteras une de ces chansons.
Lui dit grand-père,
« D'accord grand-père, j'en connais deux,
tu dormiras et tout guérira. »
Et il en fout ainsi.
Luna imaginait qu'un jour,
et par piller au vent,
les cendres de grand-père survoleraient,
cet autre île qu'on l'appelle Manhattan.
Mais ces jours-là n'étaient pas encore venus.
Et voilà l'histoire est signée,
et maintenant, au lit.
Non, une autre.
Au lit.
Episode suivant:
Les infos glanées
Oli
Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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