Bonjour à toutes et à tous ! Vous écoutez Jane et le Château Enchanté, épisode 6.
Mesdames et messieurs, avez-vous déjà mis les pieds dans un véritable théâtre,
Élisabeth Hain ? En Angleterre peut-être, mais pas en France. Cela serait étonnant,
car il n'en existe qu'un seul sur tout le territoire français, et vous le trouverez au
château d'Ardeleau. Il a été inauguré dans les jardins du château en 2016.
Vous le reconnaîtrez à sa forme ronde, tout en bois.
Musique, théâtre, danse, récital, il accueille une programmation culturelle variée,
et composée en temps fort. Pour en savoir plus sur la programmation culturelle du château d'Ardeleau,
et peut-être venir assister à l'une des nombreuses représentations proposées au
sein du théâtre, rendez-vous sur le site du château. Bonne écoute !
Douze couds résonnent dans les couloirs du château. Douze couds d'horloge et les mystères s'enchaînent.
Dans le jardin, les roses endormues n'ont jamais semblé si belles. Mais quelque chose se réveille
quand sonne la grande horloge.
Jane et Elsa se regardent dans la lumière vacillante de la bougie. Elles ont marché depuis la
trappe dans les écuries et sont arrivées au bout du passage secret. Devant elles, sur la pierre,
les deux dessins de la fleur et du corps moron semblent briller doucement. L'émiolement
de Nix de l'autre côté de l'adal s'éloigne.
« Kitikat, reviens ! Psst, psst ! Minou, minou ! »
Appellent Jane et Elsa. Mais elles n'entendent plus un bruit. Jane lève les yeux vers le
plafond du couloir.
« Je me demande bien où on est. Je veux dire, quelle pièce du château peut bien en
être au-dessus de notre tête ? Je ne sais pas. J'ai l'impression que l'on a fait
des tours et des détours depuis les écuries. Faisons demi-tours. On réfléchira mieux à
la lumière du jour. »
Sugère Jane. Les deux enfants reprennent le couloir en sens inverse. Elles ressortent
par la petite trappe au fond de l'un des boxs des écuries. A Bigel, la palpheronnière
est occupée à curer les sabots d'une jument.
« Alors, qu'est-ce que vous avez trouvé ? »
Demande-t-elle en voyant Jane et Elsa revenir.
La grand chose. Il y a bien un passage de craie, mais il est fermé par une grosse
dalle.
« Mais ce qui est bizarre, c'est qu'on a entendu Onyx le chat, mais au-dessus
derrière. Ce qui veut dire que l'on peut forcément y accéder d'un autre côté. »
A Bigel, hoche la tête et souris.
« Oh, je suis certaine que vous allez trouver l'autre entrée. »
Jane se mort la lèvre. Elle aimerait en être aussi sûre, mais tout s'embroue dans
sa tête. Elle a l'intuition que quelque chose de très important se cache de l'autre
côté du passage. Quelque chose en lien avec les phénomènes étranges qui se passent
au château. Quelque chose qui expliquerait pourquoi elle trouve partout les deux dessins
de la fleur et de l'oiseau. Elle sortent des écuries. Dans la cour, c'est les fervessances.
Depuis que l'ordre clarque a décidé d'organiser une grande fête au château, tout le monde
est en ébullition. Les comies de cuisine au bras chargés de caisses de fruits et de
légumes croisent les servantes transportant des flambeaux pour illuminer les jardins et
des planches de bois pour dresser une estrade. Les valets se pressent de grandes corbeilles
de linge sous le bras. Tout ça sous le regard de William le majeur d'homme et Mary l'intendante
qui lance des instructions à la cantonade. Jane et Elsa se faux-filent discrètement
au milieu de ce broir. Mais elles n'échappent pas au regard assérée de William.
Miss Jane, Miss Jane, appelle le majeur d'homme. Miss Jane, come here please. Il faudrait
que vous essayiez votre tenue pour le bar, allez dans votre chambre. Jane lève les yeux au ciel.
Encore une nouvelle robe à frou frou et l'acé. En voyant la tête de son ami,
Elsa laissait chaper un éclat de rire. Mais William se tourne aussi tôt vers elle.
J'en ai aussi fait faire une pour vous, Miss Elsa. Puisque vous êtes inséparables toutes les deux,
j'imagine que vous allez accompagner Miss Jane au bar. Et il vous faut une tenue appropriée.
Une grimace vient remplacer le sourire d'Elsa et Jane se retient déclaté de rire à son tour.
Elles entrent dans le château et montent jusqu'à la chambre de Jane. De robes sont posées sur
le lit. Une jaune et une orange. Alors tu préfères ressembler à un citron ou un potirron ce soir ?
Je ne sais pas mais regarde ! Onyx préfère le citron, on voit sa queue qui déplace
dessous la robe jaune. Jane soulève la robe et tombe née à née avec le chat qui la fixe
d'un air moqueur en s'étirant de tout son nom. Tiens, il a des bouts de toile d'araignée accrochée à
la moustache. Observe Jane. S'il était dans le passage chocré, ça n'a rien d'étonnant.
Dis Onyx, tu ne voudrais pas nous montrer où est-ce que tu étais ce matin ? Le questionne Elsa.
Le châle est s'échapper un miolement puis il saute sur le bord de la fenêtre et se glisse
sur le toit. Il disparaît dans la gouttière. Évidemment. Sous pire Jane.
Cet animal n'en fait qu'à sa tête. Bon, il ne nous reste plus qu'à enfier ses robes.
Pendant plusieurs minutes, elles se contorsionnent entre les rubans et les jupons.
Ohlala mais je ne sais pas comment tu fais pour porter ce genre de robe.
Ça sert, ça colle, on ne peut pas respirer. J'ai l'impression d'être une mommie.
J'ai mis Elsa. Jane hauche la tête. Oui, ce n'est pas vraiment confortable.
Mais voyons le bon côté des choses. Ce soir tout le monde sera occupé avec la fête.
Et nous pourrons nous éclipser pour explorer le château et essayer de trouver l'autre entrée
du passage secret. La journée passe dans l'agitation de la fête qui se prépare et une scène
est dressée dans la cour pour accueillir la pièce de théâtre qui doit se jouer le soir même.
Édouard pourra la regarder depuis la fenêtre de sa chambre et Jane espère vraiment que ça lui
changera les idées. On vient le soir, tout est prêt. Lors des lédits clarques se tiennent sur
le péron du château. Lui dans son plus beau costume brodé et elle dans une grande robe de
satin blanc. Jane observe sa mère. Elle sourit en s'alluant poliment les invités qui commencent
à arriver. Mais elle a l'air de s'ennuyer un peu au fond. Son père au contraire est comme un poisson
dans l'eau. Il plaisante avec tout le monde et sautit avec en train. Une petite fille et un petit
garçon s'avance vers Jane. C'est Victoria et Henry, ses cousins venus de Londres. Jane sourit.
Elle est heureuse de voir des visages familiers au milieu de la foule des invités.
« Go to see Jane ! » sourit Victoria derrière ses boucles rousses.
« Comment vas-tu ? Est-ce que tu te plais dans ce château ?
« Euh oui, on peut dire ça » répond Jane en repensant à toutes les choses bizarres qui se sont
produites depuis qu'elle est arrivée au château. « Tu ne t'endrais pas loin dans la vie ? » demandent
« Déjà, je me suis faite une amie, je vous présente Elsa. »
Et puis, mais elle est interrompue par les dix clarques qui viennent vers eux.
« Ah Jane, my dear, vous êtes là, c'est parfait. Est-ce que je peux vous demander de surveiller
votre cousin et votre cousine ce soir ? Je ne voudrais pas qu'elle se perd dans les
recrowns de ce château. Je vous remercie mon enfant. » Jane n'a pas le temps de répondre que sa mère
tourne les talons pour rejoindre l'ordre clarque. Elle soupire et glisse à Elsa.
« Bon, eh bien nous qui voulions chercher le passage secret, on va plutôt se retrouver à jouer les nannies. »
Le spectacle est sur le point de commencer, deux comédiens entre sur scène. Jane regarde en
direction de la chambre des doigts. Elle aperçoit le visage de son frère à couder au bord de la fenêtre.
Il sourit et à l'air heureux. Pourtant, il ne regarde pas vraiment la scène. Intrigué,
elle suit son regard. Il se dirige vers les écuries. La pièce se déroule tranquillement à la lueur
des flambeaux. Jane est absorbée par le spectacle. Mais soudain, un chuchotement à sa droite lui fait
la chasse à côté de Victoria et Vyde. Appelle doucement Jane en regardant de tous les côtés.
« Il faut toujours qu'il s'échappe. » Jane y Victoria en se tordant les mains.
« N'hésitez pas, on va le retrouver. » Accompagnée d'Elsa, elle se vaut fil entre les rangées.
« Je suis sûre qu'elle allait voir le buffet. Il était dans le gourmand. » Affirme Victoria en se dirigeant vers
l'entrée du château. Jane, Elsa et Victoria arpentent la salle de réception. Mais pas de trace
d'Henry. Le boudoir et le fumeur aussi sont vides. Elles arrivent dans le petit salon.
« Henry, you're here. » Sécrit Victoria soulagée en apercevant son frère assis sur le parquet au
milieu du salon. Onyx est couché sur ses genoux immobile. Henry ne répond pas à sa sœur.
Il fixe l'horloge. Jane s'approche de lui doucement et lui tapote le bras.
Mais il ne bouge pas. Il semble être comme hypnotisé par le lend-balancier de l'horloge.
Soudain, celle-ci se met à sauter. Victoria, Jane et Elsa sursaute.
Mais Henry ne cligne pas d'un cile. Il a l'air étrangement paisible.
Les douze coups s'égraignent dans la pièce. Puis Henry se lève lentement,
en tenant toujours Onyx dans les bras et passe devant Jane, Elsa et Victoria comme s'ils ne les voyaient pas.
« Henry, retournons voir le spectacle. » Propose Elsa. Mais Henry se dirige vers les escaliers.
« Henry, qu'est-ce que tu fais ? » Il continue de grimper les marches.
« C'est l'horloge. Je t'expliquerai. Ne t'inquiète pas. Il est comme envouté.
Mais ça ne va pas durer. Suivons-le. » Henry passe devant les chambres et se dirige tout au bout du couloir.
« Mais où est-ce qu'il le voit ? » Je ne sais pas. Je crois qu'il est un cabinet de curiosité au fond du couloir.
Mais c'est plus un tas de vieilleries qu'autre chose.
Le petit enfant entre dans le cabinet de curiosité.
C'est une petite pièce sombre où sont entreposés toutes sortes d'objets.
Des papillons sous une cloche de verre, des sculptures représentant des animaux de vieux livres.
Henry s'arrête devant un crâne en marbre posé sur une étagère.
Jane s'approche. Elle a l'impression que le crâne brille légèrement dans la nuit.
Mais peut-être reste simplement le reflet de la lune sur le marbre.
Elle le prend entre ses mains.
Il dégage une douce chaleur.
Elle remarque deux petits dessins qui sont gravés sur les temples du crâne.
Une orquille de fâche et un corps morant.
Sans réfléchir, Jane pose ses index sur les dessins.
Et aussitôt, la pièce s'anime.
Un grondement se fait entendre et tout un pan de mûre se met à rouler sous leurs yeux.
Des escaliers apparaissent dans l'ombre.
Un passage secret.
Henry se coule à tête et cligne des yeux comme s'il sortait d'un rêve.
Onyx saute de ses bras et se glisseur de la pièce.
Mais, mais, parce qu'enfin ici...
Demande Henry d'une voix endormie.
Jane s'approche des marches.
Henry, je crois que tu as trouvé la deuxième entrée du passage secret.
Sourit elle.
Elle regarde Elsa et celle-ci hoche la tête.
Qu'importe ce qu'elles vont trouver au pied de ses marches.
Elles savent toutes les deux que le mystère du château n'en sera bientôt plus un.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté, une création originale écrite par Lucille Petit.
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