Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez Jane et le château enchanté épisode 7 et
dernier épisode. Jane et Elsa arrivent au bout de leur aventure, mais pour vous,
l'aventure ne s'arrête pas là, car il y a encore plein de choses à découvrir autour du château
d'Ardeleau. Outre la réserve naturelle régionale du marais de Condette qui comportent de nombreuses
espèces protégées, la forêt d'Ardeleau promet aussi de belles balades et surtout la côte
d'Opal n'est qu'à quelques kilomètres avec ses magnifiques plages. Par beau temps,
ce qui arrive plus souvent qu'on ne le croit dans le Pas de Calais,
vous pourrez même apercevoir les côtes anglaises. Pour explorer les environs du château et aller
humer l'air de la manche, rendez-vous sur www.châteaoutiréArdeleau.fr. Bonne écoute !
12 couds résonnent dans les couloirs du château. 12 couds d'horloge et les mystères s'enchaînent.
Dans le jardin, les roses endormues n'ont jamais semblé si belles. Mais quelque chose se réveille
quand sonne la grande horloge.
Alors, la deuxième entrée du passage chocré par du cabinet de curiosité.
Murmurelza en regardant l'escalier qui s'ouvre devant elle. Jane, Elsa et les cousins de Jane,
Henry et Victoria, sont entrés dans le cabinet de curiosité du château. En touchant le crâne
en marbre, Jane a découvert un passage secret derrière un mur.
Oui, et on ne l'aurait jamais trouvé sans l'aide d'Henri. C'est un mur coulissant.
Observe Jane. Henry se froide les yeux.
Je n'essaye toujours pas ce que l'on fait ici. Je me rappelle juste être entrée dans le château
pour chercher quelque chose à manger. Puis j'ai vu un gros château noir et c'est tout.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui se passe ?
Demande Victoria. Jane regardait Elsa. Elle ne sait pas trop par où commencer.
Bon, alors, en fait, on pense que le château est hanté. Enfin, pas vraiment hanté par des fantômes,
mais plutôt enchanté. Quand leur horloge sonne, il se passe des choses étranges.
Les objets changent de place, les animaux et les plantes réagissent bizarrement.
Et puis, on a trouvé les deux mêmes dessins à plusieurs endroits.
Ils représentent une fleur très rare et un corps moron.
On pense qu'ils sont liés à ce qui se passe dans le château.
Il y a un secret bien gardé entre ces murs et on est bien décidé à le découvrir.
Victoria et Henry les regardent avec des urons.
Et le mur qui coulisse ?
Interrogent Henry.
C'est un passage secret qui est censé déboucher dans les écuries,
sauf qu'il a été bouché par une dalle.
On ne sait pas ce que l'on va trouver en bas de ces escaliers.
Allez-y, nous on fait le guet avec Henry.
Les encourage Victoria.
Jane prend une petite bougie posée sur une console en marbre et s'avance vers les marches.
Elsa la suit et elle commence à descendre.
Les escaliers en pierre tournent et s'enfoncent dans les profondeurs du château.
Elles finissent par arriver devant une petite porte en bois.
Regarde !
Chuchotelza en pointant deux signes gravées sur la porte.
Évidemment, l'orquis de fouches et le corps mourant.
Jane pousse la porte.
Celle-ci s'ouvre dans un grincement.
Les deux enfants regardent autour d'elle.
La bougie éclaire les murs d'une lueur orangée.
Tout le long des murs, il y a des étagères avec de vieux grimoires, des flacons et des bocots.
Au milieu de la pièce, un grand chaudron est posé sur une table.
Tu penses à ce que je pense ?
Sauf le Jane.
Oui, on dirait une sorte d'atelier de sorcière.
Des sorcières auraient vécu ici alors ?
C'est possible, le château est très ancien.
Elles se sont peut-être réfugiées ici à une époque.
Jane jette un coup d'œil au grimoire.
Précide carte au massis, arrête dix-huit natoires,
potions et sortilèges.
Il n'y a pas de doute, c'était bien des sorcières.
Regarde celui-ci !
fait remarquer Elsa en pointant un très vieux livre sur une étagère.
Recept secrète de la guêle de des forêts.
Elle prend précautionneusement le livre entre ses mains.
Sur sa couverture, les deux dessins de l'orquide fèche et du corps moron sont représentés.
Les pages sont si fines et si usées qu'elles pourraient s'effriter entre ses doigts.
Elles allient la première page.
Les plantes mystérieuses, les secrets des sorcières,
le pouvoir de la guérison,
dans le creux de nos coeurs, les formules essentielles.
Rappelle-toi, les livres dans la bibliothèque, c'était les mêmes mots.
Se souvient Jane.
Oui, c'est vrai ! Et il y a une suite.
La nature a ses savoirs,
la goutte de rosé qui glisse sur le pétale d'une fleur,
la plume de l'oiseau se balance en dans l'air.
En protégeant la nature, les papels se protègent.
Plantée, aimée, prenez en soin.
C'est dans votre cœur que poussera la magie.
Car la nature aime partager ses secrets avec celles et ceux qui veillent sur cette résort.
Un petit silence flotte dans la pièce.
Elsa, tu crois que ces sorcières avaient réellement des pouvoirs ?
Je ne sais pas, mais elles avaient l'air de vraiment bien connaître les plantées et les animaux.
Regarde, il y a des livres entiers sur le pouvoir des plantes.
C'est sans doute pour ça qu'elles ont choisi une fleur et un oiseau comme en blème de leur guide.
Elsa tourne les pages du vieux livre.
Tiens, il y a tout un chapitre sur l'orquide-feu justement.
Jane se penche par-dessus l'épaule de son ami et ses yeux parcourent la page.
Un frisson la traverse.
Les mots qu'elle lit résonnent dans son cœur.
Ça alors, la rosée prévlée sur la fleur le petit matin est utilisée comme un remède miraculeux
pour soigner des maladies mystérieuses.
La potion doit être appliquée sur le cœur, les paupières et les chevilles de la personne malade.
A l'aide d'une plume de corps morant,
ce doit être fait par quelqu'un dont l'amour est aussi pur et vivant que l'eau dérive d'air.
Jane sent une vague d'espoir la submerger.
Étoile.
Murmure-t-elle.
Tu crois que ça pourrait le guérir ?
Demande Elsa.
Personne ne sait quelle maladie souffre mon frère.
Depuis trois ans, il est enseigné à son vie.
Quelques gouttes de rosée ne peuvent pas lui faire plus de mal.
Oui mais tu oublies que cette fleur est introuvable.
Le livre de Botanique dans la bibliothèque expliquait qu'elle était extrêmement rare.
Jane fronce les sourcils.
Elle sent au fond elle-même que cette plante pourrait guérir son frère.
Mais comment faire pour la trouver ?
Un petit frottement doux contre sa cheville la fait sursauter.
Onyx est assis à ses pieds, il la regarde.
Puis il s'élance et saute sur une étagère soulevant un nuage de poussière.
Il pose sa patte sur une petite boîte en bois noir.
Jane s'approche et prend la boîte entre ses mains.
Elle soulève délicatement le couvercle et son cœur s'accélère.
À l'intérieur de la boîte, il y a une dizaine de petites graines.
Douze jours ont passé depuis que Jane et Elsa ont découvert l'atelier des sorcières au cœur du château.
La fête n'a pas éloigné les fantômes comme le pensait Lord Clark.
Mais les phénomènes étranges se sont atténués.
Henry et Victoria sont rentrés chez eux en Angleterre.
Dans un coin des jardins, Jane et Elsa ont planté les graines qu'elles ont trouvées dans la petite boîte des baignes.
Et chaque matin, elles vont voir si elles ont enfin germé.
Ce matin-là, justement, une minuscule pointe verte jaillit de terre.
Jane, regarde ! J'ai l'impression que ça commence à pousser.
Remarque Elsa.
Mais oui, tu as raison. Encore quelques jours et on pourra voir que mes premières fleurs.
S'écrit Jane en sautillant.
Enfin, si ce sont bien des fleurs, si ça se trouve, on a planté des courgettes.
Après tout, c'est Onix qui nous a fait découvrir ses graines.
Et ce chat est capable de tout.
Jane sourit en secouant la tête.
Non, ce sont les orquilles de fouges, j'en suis sûre.
Et les jours qui passent, ils donnent raison.
Bientôt, de petites fleurs mauves, striées de fines rayures violettes écloses.
Un matin, alors que le soleil effleure à peine les cimes des chênes,
Jane et Elsa s'en vont cueillir la rosée.
Il faut faire glisser chaque goutte de la fleur à un petit récipient.
C'est un travail si minutieux.
Elle finisse, enfin, par recueillir quelques précieux millilitres au fond d'une petite fiol.
Jane couvre vers le château en serrant la fiol contre son cœur.
Dans les plis de sa robe, il y a une petite plume de corps moron qu'elle a ramassée sur la plage.
Suivi de Préparéza, elle monte à l'étage.
Edouard est allongé dans son lit, s'y pâle qu'il a presque l'air transparent.
C'est comme s'ils étaient en train de s'évaporer, jour après jour.
Pense Jane. Elle s'approche de son frère et lui prend doucement la main.
Tu vas sans doute trouver ça très bizarre, mais j'aimerais essayer quelque chose pour te soigner.
Murmure-t-elle. Edouard sourit péniblement.
On peut dire ça.
C'est une longue histoire, mais je vais juste mettre au quelques gouttes de rosée sur tes peaux biaires,
donc cœur et tes chevilles, si tu es d'accord.
Un éclat de rire secoue le corps maigre du jeune homme.
En voilà un jour, les deux. Mais après deux, s'en poire pas ma fête de mal.
Jane trempe doucement la plume de corps moron dans la rosée.
Ferme les yeux.
Mais alors qu'elle s'apprête à déposer les gouttes sur les paupières de son frère,
un souffle devant entre dans la chambre et arrête son geste.
Quelque chose d'apène perceptible flotte dans l'air.
Comme un doute.
Ce doit être fait par quelqu'un dont l'amour est aussi pur et vivant que le désert.
Se souvient Jane. Elle recule.
Hum. Ce n'est pas moi qui dois le faire.
C'est quelqu'un qui t'aime encore plus que moi.
Edouard rouvre les yeux. Il rougit un peu et murmure.
Va chercher Abigail.
Jane court aux écuries.
Elle prend la main d'Abigail qui la suit sans poser de questions,
comme si elle savait ce qu'elle avait à faire.
Abigail entre dans la chambre d'Edouard et change avec lui un long et dos regard.
Puis elle prend la plume de corps moron entre ses doigts
et fait délicatement tomber quelques gouttes sur les paupières, le cœur et les chevilles d'Edouard.
Aussitôt, un éclat de lumière remplit la pièce et leur loge se met à sonner.
Tout le monde se fige.
Les coups de leur loge semblent raisonner pendant une éternité dans la chambre.
Ils ricochent sur les murs puis s'enfuient par la fenêtre.
Edouard rouvre les yeux. Il pétille.
Doucement, il se lève de son lit, prend la main d'Abigail et se met à genoux.
Je suis Gary. Je le sais. Je le sens fondre mon cœur. Le mal qui me rongait parti.
C'est grâce à toi, Jeanne et Elsa.
Abigail, est-ce que tu veux me poser ?
Demande-t-il la voix un peu tremblante.
Abigail osse les sourcils.
Ah, euh, ben non. Enfin, je veux dire, moi aussi, je t'aime, Edouard,
mais je préférais qu'on parte en voyage ou qu'on fasse le tour du monde
et qu'on s'amuse maintenant que tu vas mieux.
Et puis on verra bien plus tard si on a envie de se marier.
Edouard éclate de rire.
Eh bien, eh bien faisons cela. Partons.
Et tous les deux tourbillons dans la chambre.
Jeanne et Elsa se regardent.
Le bonheur d'Edouard et d'Abigail leur donnent envie de danser aussi.
Elles s'attrapent par les mains et se mettent à tourner en riant.
Doucement, un courant d'air se glisse dans la pièce et fait s'envoler la petite plume de Cormoran.
Celle-ci virevolte un instant dans la chambre puis elle s'échappe par la fenêtre.
Les sons derrière elles une traînée de magie et le rire silencieux d'une assemblée de sorcières.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comptée écrite par Lucille Petit.
Et aujourd'hui, on souhaite un très joyeux anniversaire à Brise et Isse
qui incarne de nombreux rôles dans nos histoires comme celui de Jane.
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A très vite !