Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taises-e toi ! Taises-e toi ! Taises-e toi !
Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plaît ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ?
Bon d'accord.
Tu t'es souviens que le petit vieux et la petite vieille avaient secouru à un automobiliste accidenté ?
En échange de leur générosité, l'étranger qui était fumiste avait offert de chauffer leur maison.
Eh bien, voici ce qui arriva.
Chapitre 2 Le bout de Chandelle
Le petit vieux et la petite vieille n'avaient plus jamais froid dans leur belle maison.
Mais, il n'avait toujours qu'une petite mif et un petit bout de Chandelle.
Ah oui, j'allais oublier. Le pétrole.
Bon, il n'en restait qu'une seule goutte au fond de la lampe.
Pour économiser le pétrole, il se couchait en même temps que les poules.
Or, il arrive à qu'une nuit, il ressent en dire crier sur la route.
Au voleur, au voleur !
Le temps de sauter au bas du lit, de se vêtir à moitié et de chausser leur sabon.
Et voilà le petit vieux et la petite vieille courant au secours de celui qui les appelait.
C'était un voyageur, qui portait une sacoche pleine d'argent.
Des voleurs l'avaient arrêté et voulaient lui enlever la sacoche.
Le petit vieux et la petite vieille n'avaient point d'arme et ils ne étaient pas forts du tout.
Mais, ils menaient grand bruit en courant sur la route avec leur sabon.
Et les voleurs creurent que c'était les gendarmes qui arrivaient.
Donc ils se sauvaient.
Le voyageur dit,
« Vous avez sauvé ma bourse et peut-être même ma vie. »
Et il les suivit et se réfugiait dans leur maison.
La petite vieille mit la miche sur la table et elle alluma la lampe.
Le petit vieux, qui de sa vie n'avait jamais fait peur à personne,
était bien content d'avoir effrayé les voleurs.
Il riait dans sa barbe.
Mais bientôt, la lampe s'est énie.
Le voyageur dit, « Il faudrait mettre du pétrole dans la lampe. »
« Nous n'en avons plus une goutte. »
Avouez le petit vieux.
« Mais nous avons encore un petit bout de chandelle, »
dit la petite vieille.
Et elle se leva pour aller chercher le chandelier.
Mais le voyageur l'arrêta et il dit,
« Je veux vous rendre service à mon tour. Figurez-vous que je suis électricien.
Alors je vous promets que votre maison sera bien éclairée. »
Quand à votre petit bout de chandelle, gardez-le, on ne sait jamais,
il pourra vous servir un jour.
Le surlanguin, le voyageur revint avec des ouvridies.
Et il posa des lampes électriques dans toutes les pièces de la maison.
Le petit vieux et la petite vieille avaient à présent une belle maison,
bien chauffée et bien éclairée.
Mais, ils n'avaient toujours qu'une toute petite miche dans leur buffet.
Ah oui, je l'ai oublié, ils gardaient encore leur bout de chandelle.
Pourquoi garder un bout de chandelle quand on a l'électricité ?
Moi, je l'aurais acheté, mais bon, eux le gardaient.
Ils économisaient beaucoup la petite miche.
Car, lorsqu'il fallait la remplacer,
ils avaient de la peine à rassembler l'argent nécessaire.
Un jour, comme ils déjeunaient,
ils viraient qu'ils ne restaient plus que des miettes.
Ils avaient encore faim, pourtant ils diraient,
gardons ces miettes, nous en ferons un iso pour notre dîner.
Oh, comme ils acheveraient de ramasser les miettes,
deux petits oiseaux jaunes vinrent sur le seuil de la porte.
C'était deux serins échappés de l'orcage,
ils mouraient de faim, ils furent...
Ce qui était aussi leur façon de demander la charité.
Le petit vieux dit aussitôt,
« Donnons leur les miettes que nous gardions pour notre dîner.
C'est ce que je voulais faire, » dit la petite vieille.
Et elle jeta les miettes aux deux oiseaux qui se mirent à manger.
À ce moment-là, survint la fille du boulanger.
Les serins lui appartenaient et elle fut bien contente de les retrouver là.
Les serins qui avaient mangé toutes les miettes ne semblaient pas rassasiés.
« Je crois qu'ils en voudraient d'autres, » dit la fille du boulanger.
« Oh, c'est que nous n'en avons plus. »
Avoit la petite vieille en baissant la tête.
La fille du boulanger vit qu'en effet, le buffet était vide.
Elle eut grand pitié.
Elle attrapa ses oiseaux et s'en alla sans rien dire.
Mais aussitôt qu'elle arrivait chez son père, elle lui expliqua ce qui s'était passé.
Alors, le boulanger choisit la miche la plus dorée.
Et tout de suite, il la porta aux petits vieux et à la petite vieille.
« Je veux, » dit-il, « que chaque jour vous mangeiez le meilleur pain de ma fournée.
Et si vous ne m'acceptez pas, eh bien je serai très fâchée contre vous. »
Le petit vieux et la petite vieille ne manquaient plus de rien.
Ils étaient très gais.
Chacun les aimait et était content de leur bonheur si bien mérité.
Un soir, ils voulaient lui redonner un souper.
Tous leurs amis furent de la fête, la maison se trouva même trop petite.
Chacun vité avait apporté son cadeau, le tailleur de beaux alibres des d'argent,
le coordonnier de beaux souliers luisants, l'aubergiste du vin et la limonade,
l'épicier du sucre et du café, le pâtissier des gâteaux feuilletés,
la fermière du perfait et du fromage et le boucher, un gigot de mouton.
La maison était bien chauffée.
Et les lampes électriques brillaient comme des petits soleils.
On se mit à table ?
Mais tout à coup, il y a eu une panne d'électricité.
Et chacun se mit à rire et à crier parce qu'elle faisait très noir dans la maison.
Alors, la petite vieille dit,
« Vous voyez bien que j'ai eu raison de garder mon petit bout de chardel ? »
Et elle allume à son bout de chandelle.
Et alors, nous avons saupé.
C'était la fête chez le petit vieux et la petite vieille.
Un des cons des cent à un matin d'Erneste Pérochon,
raconté par Elodie Fondacci sur les variations symphoniques d'Antonine Vorjac.
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