Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Des histoires, des histoires, des histoires! Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plait?
Tu m'as rassemblé une histoire?
Encore une histoire? Vous avez été sages, vous êtes sûrs?
Bon d'accord. Je vais vous raconter l'histoire du petit bonhomme en pain d'épices.
Vous êtes prêts? Vous êtes bien installés?
Alors... chuuut! Plus de bruit? Parce que l'histoire va commencer.
Il était une fois un petit vieux et une petite vieille qui habitait dans une petite maison près de la forêt.
Ils étaient mariés depuis très longtemps et ils continuaient à s'aimer tendrement et à prendre soin l'un de l'autre.
Un beau jour, la petite vieille eut une idée pour faire plaisir aux petits vieux.
Et si je lui faisais une surprise?
Se dit-elle, lui qui est si gourmand, je pourrais lui confectionner un bonhomme en pain d'épices. Je suis sûre qu'il serait content.
La petite vieille était bonne cuisinière. Elle pétrit la pâte, l'étala soigneusement avec son rouleau à pâtisserie et, de ses doigts à biel,
ne tardera pas à façonner un joli petit bonhomme en pain d'épices.
Elle lui met deux raisins secs à la place des yeux, une cerise qu'on fit bien rouge en guise de bouche,
puis elle lui arrangea un petit costume plein de fantaisies, orné de trois boutons de sucre candi.
Quand le petit bonhomme fut prêt, la petite vieille le mit à cuire et elle ala s'asseoir un moment dans son fauteuil pour se reposer.
Mais soudain, elle entendait tambouriner à l'intérieur du fourno.
Elle ouvrait la porte du four et, à sa grande surprise, le bonhomme en pain d'épices en sortit d'un bout et s'enfuit à toute jambe par la fenêtre ouverte.
Mais sa folla, la petite vieille, est farée.
Reviens, on va-tu donc comme ça ?
Non, non, non ! fit ya le petit bonhomme par-dessus son épaule.
Jamais je ne reviendrai, je suis le bonhomme en pain d'épices.
Et il se mit à courir de plus belle.
Le petit vieux, qui travaillait au jardin, écarquilla les yeux en voyant passer un bonhomme en pain d'épices,
et il fut encore plus idéré en voyant sa femme lancer à sa poursuite.
Il lâche à sa bêche et est là le bonhomme en pain d'épices.
Arrête-toi, voyons ! Où t'en vas-tu comme ça ?
Le petit bonhomme de pain d'épices se retournait,
mis ses deux petits points sur ses hanches de pain d'épices et chantonna d'un hermoqueur.
Tu peux courir aussi vite que tu voudras, jamais tu ne me rattraperas.
Je suis le bonhomme en pain d'épices.
Et il continue à son chemin, à toute allure.
Le petit vieux et la petite vieille sur cet alo.
Au détour d'un sentier, il croisa une vache blanche qui pèsait paisiblement dans son prê.
Mouh ! Arrête-toi ! me gla à la vache.
Où t'en vas-tu comme ça ?
Mais le petit bonhomme en pain d'épices fit la sourde oreille.
Arrête-toi ! répète à la vache, en s'élance son assasuit.
Je voudrais bien te goûter.
Le petit bonhomme en pain d'épices éclate à de rire et il rétorqua.
Tu peux courir aussi vite que tu voudras, jamais tu ne me rattraperas.
Je suis le bonhomme en pain d'épices.
Et rapide comme l'éclair, il s'en suit et dévala le chemin,
avec à ses trousses le petit vieux, la petite vieille et la vache, qui courait ta perpre-ralaine.
Un peu plus loin, le bonhomme en pain d'épices se trouve année à année avec un cochon.
Arrête-toi ! grenia le cochon en cherchant à le saisir.
Tu m'alères bien appétissant.
Le petit bonhomme en pain d'épices l'esquiva d'un bon et ses esclafas.
Tu peux courir aussi vite que tu voudras, jamais tu ne me rattraperas.
Je suis le bonhomme en pain d'épices.
Et il reprit sa course folle, suivie par le petit vieux, la petite vieille, la vache et le cochon qui criait.
Reviens, reviens, reviens.
En passant devant un champ, le petit bonhomme en pain d'épices rencontre un cheval.
Arrête-toi ! ennie le cheval, ou vas-tu donc comme ça ?
Le petit bonhomme en pain d'épices ne ralentit même pas.
Tu peux courir aussi vite que tu voudras toi aussi, tu ne me rattraperas pas non plus.
Je suis déjà réussi à semer tous les autres.
Je suis le bonhomme en pain d'épices.
Et il se remit à courir de plus belle.
Laisse-on-là le cheval qui s'élança à sa poursuite.
Le petit bonhomme courait, courait.
Mais soudain, il s'arrête à l'aide.
Il se trouvait face à une rivière, large et profonde.
Oh, il ne savait pas nager.
Tu as besoin d'aide peut-être ?
Demanda un renard qui passait près de lui.
Certes, n'est-ce pas ?
Répondis le bonhomme en pain d'épices.
Tu en profiterais pour me manger ?
Jamais tu ne me rattraperas.
Je suis le bonhomme en pain d'épices.
T'arrête-t-t-en ?
Dis le renard.
Je n'ai que faire d'un bonhomme en pain d'épices comme toi, et d'ailleurs je n'ai pas faim.
Je voulais simplement t'aider, mais à ta guise.
Et le renard finit de s'éloigner.
Le petit bonhomme en pain d'épices jeta un coudail vers le chemin.
La petite vieille, le petit vieux, la vache, le cochon et le cheval s'approchaient dangereusement, c'est toujours.
Reviens !
Reviens !
Bon, c'est d'accord.
Dis le bonhomme en pain d'épices un peu inquiet.
Renard, j'accepte ton maide.
La bonneur.
Dis le renard.
Grimpes sur mon dos.
Je vais nager jusqu'à l'autre rive.
Le petit bonhomme en pain d'épices grimpe pas sur son dos, et le renard commence à nager.
Mais l'eau montait, et elle arriva bientôt jusqu'au genou de pain d'épices du petit bonhomme.
Grimpes sur mon cou.
Conseillez le renard.
Tu seras plus au sec.
Et le petit bonhomme de pain d'épices grimpe pas sur son cou.
Mais l'eau montait encore.
Et à nouveau, elle menaça de mouiller le petit bonhomme en pain d'épices.
Grimpes sur mon museau.
Propose alors Renard.
Tu seras plus au sec.
Et le petit bonhomme de pain d'épices grimpe pas sur son museau.
Il jeta un coudeil trillon-fall sur le bord de la rivière,
où la petite vieille, le petit vieux, la vache, le cochon et le cheval,
dépité, avaient dû s'arrêter.
Et il éclata de rire.
Ha ! Il pouvait courir aussi vite qu'il voulait.
Il ne m'a pas rattrapé.
Je suis le bonhomme.
Mais il ne pu en dire davantage.
Le Renard l'avait croqué.
Il lui suffit d'une seule bouchée pour la valer.
Et ce fut la fin du bonhomme en pain d'épices.
C'était le petit bonhomme en pain d'épices,
adapté et raconté par Elodie Fondacci
sur le quintet pour piano et vent de Rimsky Korsakov.
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