Il était une fois des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taises-e toi ! Taises-e toi ! Taises-e toi ! Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plait ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ? Tu te souviens que le génie des eaux et le génie des montagnes voulaient
tous deux épouser la princesse ? Le roi leur avait proposé à chacun d'apporter un cadeau
afin de les départager. Et bien, voici ce qui arriva.
Chapitre 2 L'affrontement
Les deux génie regagnent leur domaine pour préparer leur présent.
Le génie de la montagne savait faire bouger les montagnes et déplacer des vallées.
Il prononça quelques incendations et les pierres précieuses les plus rares jaillirent des profondeurs de la terre.
Des diamants crouent comme le poing, des rubis beaux comme des larmes de sang,
des safirs, d'un bleu à faire pallir le ciel d'été.
D'un geste, il fit pousser des forêts profondes et il cueillit des fruits inconnus plus sucrés que le miel.
Puis, il convoqua les animaux des montagnes sur lesquels il régnait son partage.
Et le soir même, un cortège d'éléphant et de tigres blancs a l'abordé ses merveilles à la princesse.
De son côté, le génie des eaux plongea lui-même dans les abysses de l'océan pour y chercher des trésors dignes de sa puissance.
Dans les profondeurs, il cueillit des coraux vermeilles,
des nichas des étoiles de mer scintillantes comme du cristal et des perles grosses comme des ceux d'Irondel.
Mais avant de se rendre au château, il s'accorda à une nuit de repos, car toute cette quête l'avait fatiguée.
Le lendemain, lorsqu'il se présenta devant le roi, la princesse n'était plus là.
Le génie des montagnes était passé depuis longtemps,
et le roi, émerveillé par ses cadeaux son dieu, lui avait donné la main de sa fille.
Les deux époux étaient partis sur le dos de l'éléphant blanc qui se balançait lentement vers le plus haut sommet de la plus haute montagne,
où le génie avait son palais de marbre.
En apprenant la nouvelle, le génie des zoos entra dans une terrible colère.
Il était si épris de la princesse, si certain qu'elle lui était destinée, qu'il refusât d'accepter l'évidence.
Sans perdre une minute, il partit à l'asso des monts pour éliminer son adversaire.
Ils rendient son bâton vers le ciel et un typhon s'abattit sur la terre.
Une pluie diluvienne se mit à tomber.
Le ciel s'obscurcit et, pendant toute une semaine, le jour ne se leva à point.
Mais les montagnes ne furent pas ébranlées.
Alors, le génie souleva des tempêtes dans les mers et dans les océans.
Des vagues hautes de plusieurs mètres déferlèrent dans les vallées et s'inglèrent les flancs des montagnes dans des gerbes d'écume.
Mais les montagnes ne s'écroulèrent pas.
Le génie fit mente les zoos.
Des crudes terribles ravagèrent tout sur leur passage, des inombations moyères les récoltes, balayères des villages entiers.
Mais les montagnes ne s'édèrent pas.
Mivres de rage, le génie des mers leva une armée de créatures sous-marines pour l'aider à détruire ce qui ne l'était pas encore.
Des pieuvres au tentacule gigantesque, des serpents de mers, des monstres aveugles infestèrent la terre et ils se mèrent les froids.
Face à son aimu, le génie des montagnes combattit avec acharnement.
Il envoya les animaux de la terre livrer bataille, il édifia des digues, il fit abattre des arbres pour bâtir des barrages, il suréleva les montagnes à coups de gros blocs de pierre.
Il met les hommes à l'abri dans des grottes, les sauvants de l'eau et de la boue, il luta pied à pied avec son rival.
Et les montagnes tardent beaux.
Alors, le génie des mers, compris qu'il ne pourrait briser les montagnes, du moins pas en si peu de temps, il ordonna à ses troupes de se retirer et lui-même bâti ton retraite.
Le soleil revint. L'eau reflua dans le lit des fleuves et dans celui des rivières. La terre réapparaît, plus verte que jamais.
Pourtant, le génie des mers ne s'avoua pas vaincu.
Depuis cette époque, chaque année, il déclenche au début de l'automne des pluies insécentes et des crudes dévastatrices,
en espérant qu'un jour peut-être, il retrouvera sa princesse.
Chaque année, le monde tremble sous l'asso des eaux du ciel.
C'est ce qu'au Vietnam, on l'appelle l'Amoussin, l'éternel combat entre le génie des eaux et le génie des montagnes.
C'était le génie des eaux et le génie des montagnes.
Une légende vietnamienne adaptée et racontée par Elodie Fondaci sur Antar, de Nikolai Rimsky-Korsakov.
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