Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci
Tais-Etoire, Tais-Etoire, Tais-Etoire
Est-ce que je peux avoir une histoire si je te plais te me ravanter, Nitoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sages, vous êtes sûrs ?
Bon, d'accord. Je vais vous raconter l'histoire du petit bonhomme en pain d'épices.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chuuut, plus de bruit ? Parce que l'histoire va commencer.
Il était une fois, un petit vieux et une petite vieille qui habitait dans une petite maison près de la forêt.
Ils étaient mariés depuis très longtemps et ils continuaient à s'aimer tendrement et à prendre soin l'un de l'autre.
Un beau jour, la petite vieille eut une idée pour faire plaisir aux petits vieux.
Et si je lui faisais une surprise, se dit-elle, lui qui est si gourmand, je pourrais lui confectionner un bonhomme en pain d'épices.
Je suis sûre qu'il serait content.
La petite vieille était bonne cuisinière. Elle pétrit la pâte, l'étala soigneusement avec son rouleau à pâtisserie,
et de ses doigts à biel ne tardera pas à façonner un joli petit bonhomme en pain d'épices.
Elle lui met deux raisins secs à la place des yeux, une cerise qu'on fit bien rouge en guise de bouche,
puis elle lui arrangea un petit costume plein de fantaisies, orné de trois boutons de sucre candi.
Quand le petit bonhomme fut prêt, la petite vieille le mit à cuire et elle ala s'asseoir un moment dans son fauteuil pour se reposer.
Mais soudain, elle entendait tambouriner à l'intérieur du fourneau.
Elle ouvrait la porte du four, et à sa grande surprise, le bonhomme en pain d'épices en sortit d'un bout et s'enfuit à toute jambe par la fenêtre ouverte.
Mais sa folla, la petite vieille, est farée.
Reviens, on va-tu donc comme ça ?
Non, non, non.
Faitia le petit bonhomme par-dessus son épaule.
Jamais je ne reviendrai, je suis le bonhomme en pain d'épices.
Et il se mit à courir de plus belle.
Le petit vieux, qui travaillait au jardin,
écart qu'il y a les yeux envoyant passer un bonhomme en pain d'épices,
et il fut encore plus sidéré en voyant sa femme lancer à sa poursuite.
Il lâche à sa bêche et est là le bonhomme en pain d'épices.
Or, re-toi, voyons, où t'en vas-tu comme ça ?
Le petit bonhomme de pain d'épices se retournait,
mis ses deux petits points sur ses hanches de pain d'épices,
et chantonna d'un herbe au cœur.
Tu peux courir aussi vite que tu voudras,
jamais tu ne me rattraperas.
Je suis le bonhomme en pain d'épices.
Et il continua son chemin à tout allure,
le petit vieux et la petite vieille sur ses talons.
Au détour d'un sentier, il croisant une vache blanche
qui pèsait paisiblement dans son prê.
Mouh, arrête-toi ! me gla à la vache.
Où t'en vas-tu comme ça ?
Mais le petit bonhomme en pain d'épices fit la sourde oraine.
Arrête-toi !
Répète à la vache, en s'élance son assasuit.
Je voudrais bien te goûter.
Le petit bonhomme en pain d'épices éclate à de rire et il rétorqua.
Tu peux courir aussi vite que tu voudras,
jamais tu ne me rattraperas.
Je suis le bonhomme en pain d'épices.
Et rapide comme les clairs,
il s'en suit et dévala le chemin
avec à ses trousses le petit vieux,
la petite vieille et la vache
qui courait à perdre à l'aine.
Un peu plus loin,
le bonhomme en pain d'épices
se trouve à nez à nez avec un cochon.
Arrête-toi !
Grenia le cochon en cherchant à le saisir.
Tu m'alères bien apétissant.
Le petit bonhomme en pain d'épices
l'esquiva d'un bon et ses esclafas.
Tu peux courir aussi vite que tu voudras,
jamais tu ne me rattraperas.
Je suis le bonhomme en pain d'épices.
Et il reprit sa course folle.
Suivi par le petit vieux, la petite vieille,
la vache et le cochon qui criait
« Reviens ! Reviens ! »
En passant devant un champ,
le petit bonhomme en pain d'épices
rencontra un cheval.
« Hé ! Arrête-toi ! »
Ennie le cheval.
Où vas-tu donc comme ça ?
Le petit bonhomme en pain d'épices
ne ralentit même pas.
Tu peux courir aussi vite que tu voudras,
tu ne me rattraperas non plus.
Je suis déjà réussi à semer tous les autres.
Je suis le bonhomme en pain d'épices.
Et il se remit à courir de plus belle.
Laisse-on-là le cheval
qui s'élança à sa poursuite.
Le petit bonhomme courait, courait.
Mais soudain,
il s'arrête à net.
Il se trouvait face à une rivière,
large et profonde.
Oh !
Il ne savait pas nager.
Tu as besoin d'aide peut-être ?
Demanda un renard qui passait près de lui.
Certainement pas.
Répondis le bonhomme en pain d'épices.
Tu en profiterais pour me manger ?
Jamais tu ne m'attraperas.
Je suis le bonhomme en pain d'épices.
T'arrête-toi !
Dis le renard.
Je n'ai que faire d'un bonhomme en pain d'épices comme toi.
Et d'ailleurs je n'ai pas faim.
Je vous laisse simplement t'aider.
Mais à ta guise.
Et le renard fut mine de s'éloigner.
Le petit bonhomme en pain d'épices
jeta un coup d'œil vers le chemin.
La petite vieille, le petit vieux,
la vache, le cochon et le cheval
s'approchaient dangereusement,
criant toujours.
Reviens !
Reviens !
Reviens !
Mouh !
Bon. C'est d'accord.
Dis le bonhomme en pain d'épices un peu inquiet.
Renard, j'accepte ton aide.
Ah la bonneur !
Dis le renard.
Grimpes sur mon dos.
Je vais nager jusqu'à l'autre rive.
Le petit bonhomme en pain d'épices
grimpe pas sur son dos.
Et le renard commença à nager.
Mais l'eau montait.
Et elle arriva bientôt jusqu'au genou
de pain d'épices du petit bonhomme.
Grimpes sur mon cou.
Conseille à le renard.
Tu seras plus au sec.
Et le petit bonhomme de pain d'épices
grimpe pas sur son cou.
Mais l'eau montait encore.
Et à nouveau,
elle menaça de mouiller le petit bonhomme
en pain d'épices.
Grimpes sur mon miso.
Propose à le renard.
Tu seras plus au sec.
Et le petit bonhomme de pain d'épices
grimpe pas sur son miso.
Il jeta un coudeil trillonfall
sur le bord de la rivière.
Où la petite vieille,
le petit vieux,
la vache,
le cochon et le cheval,
dépité,
avait dû s'arrêter.
Il éclatait de rire.
Ha !
Il pouvait courir aussi vite qu'il voulait.
Il ne m'a pas rattrapé.
Je suis le bonhomme.
Mais
il ne pu en dire davantage.
Le renard l'avait croqué.
Il lui suffit d'une seule bouchée
pour la valer.
Et
ce fut la fin du bonhomme en pain d'épices.
C'était le petit bonhomme en pain d'épices
adapté et raconté par Elodie Fondacci
sur le quintet pour piano et vent
de Rimsky Korsakov.
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