Bonjour à toutes et à tous ! Depuis cet été, le podcast est en pause et vous êtes beaucoup
à nous demander qu'en sortira la prochaine histoire. Nous vous remercions pour tous vos
messages, mais peut-être que l'information n'est pas passée partout. Le podcast est
actuellement en pause car Lucille, qui écrit nos histoires, a eu un bébé dernièrement.
Ceci dit, nous travaillons en sous-marin à la préparation des prochaines histoires et nous
avons hâte de vous les partager. En attendant, nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir
une aventure de notre très cher sorcière. La pique puse est le lutin de Noël. Bonne écoute !
C'est un soir divers comme un autre dans le manoir des bois verts. Le gifre a blanchi les tuiles du toit
et toutes les feuilles sont tombées des arbres. Les derniers rayons du soleil se glissent à
travers les toiles d'araignée. La pique puse est dans son laboratoire de potion. Elle touille avec
attention un mélange verdâtre à l'odeur de salsifie moisie. Fébus, couché sur une étagère,
fonce les moustaches et lance un miolement plaintif. Le chat hérisse sa queue et feule en
réponse. Eh bien, prends tes moustaches et vas voir là-bas si je suis. Ce qui sera peut-être le
cas car cette potion doit me donner le pouvoir de me dédoubler. Vexé, Fébus saute de son étagère
et sort de la pièce. Bon alors, qu'est-ce qui manque ? Marmonne la pique puse en feuilletant un
vieux grimoire. Ah oui, de l'extrait de Cocheneille. La pique puse attrape un petit bocal et saut
poudre ou ne pince de poussière jaune dans sa potion. Aussitôt, cette dernière se met à bouillonner
et à fumer comme du charbon. Et voilà que la mixture verte déporte de l'amarmite et se répand
partout sur le sol. Rattatoil de caraviste ouille de pique d'ic d'ouille. Ça a encore loupé. Je suis
maudite du chaudron, ma parole. Alors qu'elle essuie péniblement la potion étalée par terre,
un énorme bruit retentit et fait trembler les toiles d'araignée accrochées au plafond.
Mais qu'est-ce qui se passe là-haut ? Fébus, qu'est-ce que tu as encore fait ?
s'écrit la pique puse en grimpeant les escaliers quatre à quatre. Son chat latent en haut des marches,
le poil tellement hérissé qu'il ressemble à un porc épique. La pique puse déboule en trompe dans
son salon et s'arrête net. Devant elle, allongée sur le sol au milieu de débris de verre,
il y a une drôle de petite personne chauve habillée d'un costume vert et rouge.
Par la barbe de Merlin ? Mais qu'est-ce que c'est que ce cirque ? Il est carrément passé à
travers la fenêtre et il a reversé brussement Cactus. Héructe la pique puse en rodressant le
peau du Cactus. Tramblote le petit bonhomme. Remarque la pique puse en se penchant sur le
petit-être. Fait la pique puse entraînant le petit homme habillé en vert jusqu'au canapé. Elle
la longe et le recouvre d'une couverture rongée par les mites. Soudain, celui-ci se redresse,
se touche la tête et se met à crier d'une voix suraigu. La pique puse regarde autour d'elle
et aperçoit un petit bonnet vert surmonté d'un gros lot doré posé sur le sol. Elle la trappe
et le tend au petit homme. Soufle-t-il en posant son bonnet sur sa tête.
Demande la pique puse. Mais pour toute réponse, elle n'obtient qu'un léger ronflement. Le
petit-être s'est endormi. La pique puse le regarde avec son drôle de bonnet à gros lot.
Elle attrape son téléphone goquillage et compose le numéro de sa copine.
La voie ténante de cette dernière ne tarde pas à se faire entendre.
Ah oui, si pas bête j'écoute.
Bien y chouette, c'est la pique puse. J'ai besoin de toi, il m'arrive à drôle des trucs.
Y a une sorte de lutin qui a débarqué dans mon salon et qui tourne par on.
Un lutin ? Qu'est-ce que tu me chantes là ?
Ramène tes fesses de sorcière et viens voir par toi-même.
Bon j'arrive.
La pique puse raccroche. Le petit lutin est toujours endormi sur le canapé et fait but
celui renifle le bonnet d'un air dégoûté.
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il sent ?
La pique puse se penche sur la tête du lutin. Une odeur un peu sucrée.
Un mélange de miel et de cannelle semble accroché au gros lot.
Bair ! On dirait du pain des pices.
Marmonne la pique puse. On toque à la porte.
Pique puse va ouvrir.
Babette est là et elle n'est pas venue seule.
Ah tu as ramené cette vieille bique de Monique.
Bonne idée. On ne sera pas trop de trois pour éclaircir ce mystère.
Entrez, entrez.
Nour de cactus, pique puse. On se légèle chez toi.
Remarque Monique en s'enroulant dans son boubou d'Afrique.
Ben oui. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, il y a un trou dans le mur.
S'écrit la pique puse en pointant du doigt la fenêtre prisée en morceaux.
Et c'est lui qui a fait ça ?
Demande Babette en remarquant le petit lutin endormi sur le canapé.
Il n'a pas l'air bien drôle pauvre bichon.
En même temps, s'il vient de passer par la fenêtre, c'est normal qu'il soit un peu sonné.
Avance Monique. Elle s'approche du lutin.
Bonjour.
Hé ho, vous m'entendez ?
Mais le lutin dort à point fermé.
Attends, on va essayer autre chose.
Sugère Babette.
Et elle secoue doucement le gros lourd au bout du bonnet du lutin.
Aussitôt, celui-ci se redresse comme un piqué.
Quoi ?
Mais où en suis-je ?
D'affaut-il en écartiant les yeux ?
Chez moi, au manoir des bois verts.
Et j'aimerais bien savoir comment tu as atterri ici.
Je... Je... Je... Je... Je... Je n'en sais rien.
Le pauvre chou est complètement secoué.
Est-ce que tu peux nous dire comment tu t'appelles ?
Euh... Père...
Un p... P... P... P... P... P... P... P... P...
Euh... Père la papa.
Père l'un-papa, c'est ça ?
Le lutin hoche la tête.
Bon. Père l'un-papa.
Est-ce que tu t'appelles, chez qu'il s'est passé ?
Comment es-tu arrivé ici ?
Le lutin secoue la tête et se mettais bégayé.
No... No... No... No...
No quoi ?
No... No... No...
No qui ?
M... No... No... No...
No comment ?
Noël !
Noël ?
Reprennent les trois sorcières en cœur.
Mais oui !
C'est le soir de Noël aujourd'hui.
Nous sommes le 24 décembre.
Fémonique d'une voie surexcité.
Ah bon ?
Déjà, cette fête ridicule !
Rongéon de la pique-puce.
Mais alors...
Ça voudrait dire que Père l'un-papa est un lutin des Noël ?
Mais bien sûr que c'est un lutin de Noël.
Regarde comme il est en train de hocher du gros lot.
Et ses habits rougés verts.
C'est incroyable !
Mais comment as-tu la théri chez toi ?
Aucune idée.
Mais ça ne me dit pas ce que je vais bien pouvoir faire dans l'utin amnésique.
Non ! Non ! Noël !
Le pauvre.
Il doit bien y avoir un moyen de lui faire retrouver la mémoire
pour qu'il puisse rentrer chez lui quand même.
Mais oui !
La voilà la solution.
Une potion de remémoration.
Je vais tout de suite chercher mon grimoire à potion.
S'écrit la pique-puce.
Elle revient avec un épée manuscrit sous le bras.
Les trois sorcières se penchent sur l'ouvrage.
Alors voilà, c'est cette page.
De pâtes de sauterelle.
Une langue de grenouille.
Attends.
Il y a quelque chose d'écrit tout en bas de la page.
La pique-puce plisse les yeux.
Ah oui, tu as raison.
Attention.
Ne jamais utiliser cette potion sur les fées farfadées et lutins.
Elle produirait l'effet inverse
et effacerait complètement leur mémoire à tout jamais.
Eh ben, nous voilà bien avancés.
Je suis sûre qu'il y a un autre moyen.
Mur-mur-babette.
Quand j'étais petite, j'avais souvent des trous de mémoire
à cause d'un sortilège qui avait raté.
Et bref, c'est une longue histoire.
Mais quand je perdais la boule,
ma tante Berth au grand pied
me faisait mon plat préféré pour me rendre mis souvenir.
Peut-être que ça marcherait pour lui.
On peut toujours essayer.
A tiesse monique.
Et ça serait quoi le plat préféré de père l'impappin
à ton avis ?
Moi, j'adore les pâtes de poulet frits avec une sauce aux escargots.
Fait la pide puce en salivant.
À ses mots, père l'impappin devient tout pâle
et France le nez d'un air écœuré.
Je pense qu'on devrait essayer quelque chose de plus... noël.
Sugère Babette.
Oui, pourquoi pas une dingue au marron ?
propose monique.
Hein, quoi ?
Une dingue au marron ?
Et vous êtes venu dingue au ma parole.
Et pourquoi pas des pommes d'eau fine ?
Une bûche au chocolat
et des papillotes pour un rognet.
Vous voulez vous intoxiquer ?
Mais regarde, comme il a l'air d'aller mieux.
Rien qu'en entendant le mot papillote.
Souris Babette en désignant le lutin.
Un large sourire s'étale sur le visage de père l'impappin
et il a repris des couleurs.
La pique puce s'oupir.
Moi, eh bien,
allons-y pour un repas de noël.
Mais je vous préviens.
Hors de question que j'en avale une miette.
Et les trois sorcières et père l'impappin se mettent au travail.
Tout les cas de la pique,
les quatre et plus,
tranches, touilles et retouilles,
font bouillir et réduire.
Babette Chanton et Monique Siflotte.
La pique puce refuse de l'admettre,
mais elle trouverait presque cela amusant
de cuisiner tous ensemble.
Et puis, ça commence à sentir drôlement bon
dans la cuisine.
Père l'impappin virevolte devant les fourneaux
et le gros fœbus se frotte contre ses molets.
Bon, et maintenant que ça m'y jote,
occupons-nous de la table !
Propose Monique.
Elle claque des doigts et une grande nappe dorée
vient recouvrir la vieille table poussiereuse.
Des bougies multicolores se mettent à briller
et des branches de ou se glissent entre les assiettes.
Hum, il manque quelque chose.
Marmonne Babette.
Ah, bien sûr.
Le sapin.
Elle frotte ses deux mains l'une contre l'autre
et voilà que Bruce le Cactus
se transforme en un magnifique sapin
couvert de boules et de guirlandes.
Pas oublier l'étoile.
Sourit la pique puce.
Et d'un claquement de langue,
elle fait apparaître une étoile
scintillante tout en haut du sapin.
Les yeux de Père Limpimpin se mettent
à briller aussi fort que l'étoile.
Le repas est prêt.
Les quatre se mettent à table
et retiennent leur souffle.
Père Limpimpin sourit et,
tranquillement, il avale une châtaigne fondante.
Il ferme les yeux
et la pique puce croit deviner
une petite étincelle qui s'envole
de sa fourchette.
Il rouvre les yeux.
Ah, merci infiniment.
Je m'en souviens de tout.
J'étais parti
pour aider le Père Noël
dans sa distribution de canoës.
Et bim bam boom.
Je suis tombé
du traineau et j'ai attiré ici.
Le Père Noël?
Et ben voilà autre chose.
On aura tout entendu.
Oui, oui.
Et je n'aurai qu'à secouer
mon gros loup pour qu'il me retrouve
et bien me chercher.
Mais avant,
je compte bien manger
cette bûche au chocolat.
La pique puce
regarde la bûche qui trône sur la table.
Son magnifique glissage brillant
à la lueur des bougies.
Discrètement, elle en découpe un petit morceau
et le porte à sa bouche.
Mais, mais,
c'est incroyable ce truc!
Marmontel tout bas.
Bah, mais, et maintenant,
on danse!
S'écrit le lutin en sautant de sa chaise.
Un air de musique remplit la pièce
et voilà que les sorcières sont prises
d'une furieuse envie de se trémousser.
La pique puce se lance dans un roc condiablé
avec babette,
tandis que Monique fait valcer
perlint un pain.
Fébus lui avollait un bout de bûche
et il le savoure tranquillement dans un coin.
Toute la soirée,
les quatre mangent dans ses riguémants.
Épuisé par toute cette agitation,
la pique puce finit par s'endormir
au petit matin, au pied de son sapin.
Un miol m'enroque la réveille.
Hum, Fébus?
Gromelle la pique puce.
Le jour est déjà bien levé.
Babette et Monique conflent encore
à faller sur le canapé.
La pique puce a des courbatures
d'avoir dansé toute la nuit
et le chapeau de travers.
Elle cherche par l'un pimpin du regard.
Mais le lutin a disparu.
C'est alors que son regard se pose
sur trois petits paquets brillants
au pied du sapin.
Ça alors?
Est-ce que ce serait des cadeaux?
Un large sourire éclaire son visage
et Fébus se met à ronronner.
C'est un matin d'hiver
presque comme un autre dans le manoir des bois verts.
Un matin de Noël.
...
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté,
une création originale écrite par Lucille Petit.
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