Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Taises-e toi ! Taises-e toi ! Taises-e toi !
Est-ce que je peux avoir une histoire si elle te plait ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ?
Vous avez des sages, vous êtes sûr ?
Bon d'accord. Je vais vous raconter la légende du premier sapin.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chut ! Plus de bruit ? Parce que l'histoire va commencer ?
Les histoires et les histoires
Il était une fois, par une rue de nuit d'hiver, un tout petit oiseau, tout transit de froid.
Il avait l'aile brisée et il n'avait pas pu partir à Tiredel avec sa famille vers des pays où l'hiver n'existe pas.
Il était resté tout seul et maintenant il gralotait dans la forêt enneigée.
Pour ne pas mourir de froid, le pauvre petit oiseau se mit à chercher un arbre où il pourrait trouver refuge.
Volant avec peine contre les bourrasques glacées, il réussit à se poser sur la cime d'un grand chêne majestueux.
Et il pépia timidement.
Grand chêne, roi des arbres, pourrais-tu me laisser une toute petite place entre tes branches ?
Il fait si froid, je ne peux plus voler.
Mais le grand chêne le regarda avec mépris.
Que fais-tu ici ?
Va-t-on !
Je t'interdis de venir picorer mes gulons.
T'offres-y son nom ?
Le petit oiseau quitte à le chêne.
Et tant bien que mal, il l'a se posé sur un platane.
Mais...
celui-ci, Bougonna.
Hum, tu me déranges. Je suis complet.
Il y a déjà une famille d'écureuils qui habite ici.
Fil de là !
Tout triste ?
Le petit oiseau vole ta vers un boulot ?
Mais celui-ci ne fait pas plus aimable.
Ah non ! Tu vas salir mes branches et mes feuilles.
Je n'ai pas besoin de toi, va-t'en !
S'il vous plaît.
Répétez le petit oiseau de plus en plus faiblement.
Si vous ne m'aidez pas, je vais périr de froid.
Mais ni l'érable, ni l'arrogant noyé,
ni même le modeste noisotier, ne voulure l'accueillir.
Alors, le petit oiseau se posa dans la neige.
Les ailes douloureuses d'avoir tant volé.
Il essayait de réchauffer ses petites pattes glacées.
Quand tout à coup, il entendait un chuchotement.
Petit oiseau, petit oiseau, glisse-toi entre mes branches.
L'oiseau ouvrit les yeux avec effort.
C'était le sapin qui lui faisait signe.
Viens, petit oiseau, n'aies pas peur.
Installe-toi chez moi, bien au chaud.
Je vais soigner tes ailes avec ma cèvre, et tu pourras attendre le printemps.
Tout reconnaissant, le petit oiseau se dépêchât de grimper
et du mieux qu'il pu, sur une grosse branche confortable.
Et, se nichant au cœur du sapin, il s'endormit aussitôt.
Mais au milieu de la nuit, l'orage se déchaîna.
La pluie tomba violemment et la tempête se mit à gronder.
Et il arrive à tout à coup, quelque chose qui n'était jamais arrivé jusqu'alors.
Le vent souffle à Sifort, qui l'emporta les feuilles du Grand Gêne.
Sifort, qui l'aissant le platane tourner et tremblant de froid.
Sifort, que le boulot, l'érable, le noyer et même le modeste noisotier,
perdirent leurs feuilles, dont ils étaient si fiers.
Seul le sapin, qui avait accueilli le petit oiseau blessé,
garda ses belles épines vertes.
Essaye depuis ce jour, que, chaque année en hiver, les arbres perdent leurs feuilles.
Tous soufflent le sapin, à cause d'un petit oiseau.
C'était la légende du sapin, un compte écrit et raconté par Elodie Fontachi
sur StenChen de Franz Schubert.
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