
[Calendrier de l'avent ☆ 11/12] Coppélia - Chapitre 1/5
Durée: 7m33s
Date de sortie: 11/12/2022
Affligé de ne jamais avoir eu d’enfant, l’horloger Coppélius décide de s’en fabriquer un...
Texte : Elodie Fondacci
Compositeur : Léo Delibes
Oeuvre : Coppélia
Interprètes: Orchestre du Théâtre National de l’Opéra de Paris, J.B.Mari
Âge : dès 4 ans
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Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Tais-étoile ! Tais-étoile ! Tais-étoile ! Est-ce que je peux avoir une histoire si elle te plait ?
Tu m'as ravonté, Nitoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sage, vous êtes sûr ?
Bon d'accord. Je vais vous raconter l'histoire de Coppelia sur la musique de Leo de Lib.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chut ! Plus de bruit ? Parce que l'histoire va commencer.
Chabitre 1, l'horlogé
Il y avait autrefois, par-delà l'écoleine, un petit ruisseau.
Quand j'embête un petit pont de bois.
Le petit pont de bois menait à une petite route.
Et s'il en empruntait cette petite route, tu sais où on arrivait.
On arrivait à un petit village peint-pant si joli et si pittoresque qu'on aurait dit de loin, un village de poupée.
De coquettes maison au toit rouge, étaient bloutis autour de l'église, comme des moutons autour d'une bergerre.
Et une foule des chocs alignait sagement leurs enseignes, le long des ruelles pavées.
Il y avait le forgeron, vêtue de son tablette de cuir, qui tapait tout le jour avec un marteau sur une grosse enclume, dans un jaillissement des tincelles.
Il y avait le cordonné, qui réparait les souliers en un tour de main, en siffletant des aires d'opéra.
Et le pharmacien, avec ses épaises blunettes, qui empilait sur les étagères de sa boutique, des élicies et des pommades miraculeuses.
Il y avait la marchande de fleurs, qui vendait aussi des oiseaux dans des petites cages en osier.
Et bien sûr, monsieur Levin le boulanger, le nez toujours blanc de farine, dont la boutique sentait bon, le pain chaud et la brioche.
Un peu à l'écart, dans la rue étroite et tortuuse qui menètre au vieux puits, se dressait une drôle de maison, tout de gangois.
Une maison à colombages, très haute et très étroite, surmontée d'un toit d'ardoise.
Juste au-dessus de la porte d'André, était suspendue une horloge, dont le cadran rouge et bleu était constellé de petites étoiles d'or.
A chaque heure, quand la grande aiguille touchait le chiffre 12, on entendait un grincement.
Et un petit automate coiffé d'un chapeau à plumes sortait de leur loge.
Est-ce qu'il se troie pas de danse et annonce d'une voix aigrelette ?
Il est 5 heures.
C'est dans cette extravagante maison que vivait l'horloge du village, le vieux copelius.
Un artisan si habile qu'on le connaissait dans tout le pays et même au-delà.
Copelius était un vieux bonhomme excendré qu'est singulier,
un bonhomme aux cheveux irsuts et grisonnants et aux épais sourcils broussailleux,
qui lui donnait l'air d'un hibou dépeneuillé.
Il était grand, sec et tellement voûté qu'on avait l'impression qu'il avait été cassé en deux.
On ne le voyait jamais autrement vêtus que d'une redingote grise démodée et de souliers à boucle d'argent,
avec, attaché à son gilet, une montre à gousset qu'il avait confectionné lui-même.
Car Copelius avait des doigts de fée et il fabriquait dans l'arrière boutique de son magasin
des horloges, des réveils, des carrions, des chronomètres et toutes sortes d'appareils étranges pour mesurer le temps.
Son atelier était une sorte de cafarnaume, où s'entassait tout un bric à bras étrange,
des ressorts, des rouages, des pinceaux, de drôles d'outils pointus, mais aussi des pendules
ou des coucou de toutes sortes qui étaient accrochés au mur.
Et à chaque heure, tous ces appareils se mettaient à carrionner, à teintinabuler, à sonner et faisaient un main-fernal vagarme.
Cet atelier était un endroit étonnant et pourtant, personne n'osait vraiment s'y avanger,
car Copelius faisait un peu peur.
On le soupçonnait d'être un peu magicien,
car chaque jour, à la tombée du soir, il fermait sa porte à double tour
et il s'enfermait dans son atelier.
Si on t'entendait l'oreille, on entendait de trôles de bruits étouffés,
des clics de type isard, des bruits de scie, des bruits de marteau.
La chandelle de Copelius restait allumée toute la nuit,
et à travers le carreau, on voyait la silhouette penchée
et des mesurément agrandis du vieil horlogé,
qui travaillait toute la nuit à une besogne secrète.
Mais personne ne savait ce qu'il fabriquait.
Tu veux connaître la suite de l'histoire ?
Je te la raconterai plus tard, tes promis.
À bientôt.
C'était Copélia, une histoire écrite et racontée par Elodie Fondaci
sur la musique de Leo Delibre.
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[Calendrier de l'avent ☆ 11/12] Coppélia - Chapitre 2/5