
"La fourmi et le croque-monsieur"
Durée: 13m33s
Date de sortie: 23/04/2021
durée : 00:13:33 - Une histoire et... Oli - Yann Queffelec adore écrire et raconter des histoires, pour les grands et pour les petits. Grâce à OLI, vous ferez la connaissance d'un très gentil petit garçon qui avait hâte d'être à demain.
Prends-femme père.
C'est Oli.
O-L-U-R-I.
La bibliothée des petits.
Je suis pas petit.
Je crois.
Bonjour, je m'appelle Yann Kefélec.
Je vais vous raconter l'histoire de la fourmiée du croque-monsieur.
Le soir où Léon mangeait une fourmiée.
Il aurait avalé un cauchemar qu'il n'aurait pas créé plus fort.
Maman !
J'arrive !
Vite ! Maman !
Le temps d'enfiler un vague peignoir et la maman surgissait dans la cuisine.
Les cheveux plein de mousse.
Le temps de la fêche de la cuisine.
Elle avait dû s'assoupir dans son bain. Elle cherchait ses mots.
Ouh ! Tu as mal, mon chéri ! Ouh ! Tu t'es coupé le doigt !
Rouge, comme du sang.
Léon tremblait devant son assiette de lyon oire au tomate.
J'ai mangé une, maman, j'ai mangé une !
Tais-toi !
Dites alors une petite voix dans son ventre.
Une petite voix de fourmi.
Ou d'ogre.
Une de ses voix débiles.
Qui font pleurer les enfants.
Tu as mangé une quoi ?
Qu'est-ce que tu aurais encore inventé pour ne pas manger ?
J'ai mangé une f...
J'ai mangé une f...
J'ai mangé un...
J'ai mangé un chute, maman.
J'ai mangé un secret.
Bonne réponse, des la petites voix.
Un secret, demandant la maman.
Quel secret as-tu donc mangé ?
Un secret en chocolat ?
Chute, j'ai dit !
La cervelle en feu, Léon ne savait plus s'il avait avalé une fourmi ou un oeuvre.
Il aurait préféré une fourmi.
Non. Un oeuvre.
Non, une fourmi.
Non, un oeuvre.
Non, une !
Mais vas-y, Léon, pleure un bon coup si tu as du chagrin.
Les mamans ne comprennent rien.
Pleurer ?
Regarde son pleur plus, voyons, à cinq ans et demi.
Il ne salit plus ses draps,
il ne met plus ses doigts dans son nez,
ni dans ses oreilles.
Il fait pipi debout, comme son papa.
Et quand il avale un oeuvre pas plus épais qu'une fourmi,
craque, il le croque.
Bien fait pour toi, vilain pabot.
T'aimes, et tu partiras avec les toilettes.
Ah, tu meurs en folle, Léon, j'émicé la maman.
Foll !
Ça doit être la lune des rameaux.
Hier tu n'as pas mangé ta pizza.
Avant hier ta crêpe, la veille, tes spaghettis bolo.
Non, mais tu t'es vu ?
Gra comme un clou rouillé.
Je suis pas un clou.
Eh bien prouve-le, Montre-Neon, mange !
Oh non, pense, Léon,
moi pas manger,
moi pas faim, pas soif, pas sommeil,
moi triste à mourir.
T'as mis le peignoir de papa, dit-il,
et ses larmes lui bouchent la vue.
Il est juste deux fois trop grand, répond la maman.
J'ai l'air d'une vieille chauve-souris,
il revient quand à la maison, mon papa ?
La maman a eu l'air d'avoir froid soudain.
Elle se droit pas dans l'immense peignoir rouge
et déclara, demain mon chéri,
sûr, sûr qu'il revient demain.
Le narval est un sacré sous-marin d'attaque, tu sais,
et ton papa, un sacré marin,
une sacrée oreille d'or, Bougainaléon.
Je sais d'or, une oreille d'or,
depuis le temps que maman répétait ça.
Ton papa est l'oreille du sous-marin d'attaque narval,
c'est son métier.
Il entend les sifflements des loups ennemis sous la mer
et lui seul pour les entendre, et dire au capitaine,
des loups hostiles s'approchent, attention.
Mais ça ne veut pas dire que son oreille est en or
et l'asse, comme les deux molaires de ta grand-mère
et qu'il va nous payer un aspirateur sans sac
ou des vacances à la neige.
Leur mission en Chine est terminée pour suivre la maman
et demain, tu pourras glisser ton secret toi-même
dans l'oreille de ton papa.
Déjà, finis-moi ton poisson et au lit.
Oost, cessa, pense Léon, demain.
J'en ai marre, qu'elle me dise demain.
Demain avec elle, c'est jamais.
Sa maman sortit.
Léon repoussa le lion noir au tomate avec sa fourchette
et le sous-marin d'attaque narval se détacha
sur fond bleu dans l'assiette.
Son fier canon pointait vers lui.
Il est si beau, pense Léon.
C'est son papa qui lui a donné l'assiette bleue
avant de partir en mer de Chine.
Il a même dit,
« Huit ans de malheur, si tu la casses, fiston, pire qu'un miroir.
Il voulu se lever, mais la petite voix lui dit alors,
« J'ai faim.
Mange et saisissant sa fourchette,
Léon se mit à manger, manger, manger en pleurant
sur le fier sous-marin d'attaque de son papa.
Quand il remonta dans sa chambre ou de la maison,
il fut comme ébloui par un tour de magie.
La lune des rameaux était collée tout entière au Velux.
Une grosse lune sans bras ni jambes, sans oreilles
et pas un cheveu sur la tête.
Elle était si près qu'on aurait pu faire coucou aux habitants,
mais il se cachait dans les trous.
À qui pouvait-elle bien sourire comme ça ?
À lui.
Est-ce qu'elle souriait l'un-store d'avant ?
Est-ce qu'elle avait démolé en or,
comme sa vieille mémée, dans sa grosse bouche ?
Il se dépêchait à réactionner le store en prononçant les mots,
« Ardoise magique ! »
Et la lune s'effaçait.
Dès qu'il se fut couché tout habillé,
sa maman va lui faire un bisou,
un seul bisou entre les sourcils.
Et encore d'une petite bouche pincée.
Ça t'est par dix les bisous d'habitude, par mille.
Mais ce soir elle était fâchée.
Tu m'as flancé une de ses trouilles quand tu hurlais tout à l'heure ?
J'ai cru qu'on t'avait planté ta fourchette dans l'œil.
Encore un bisou, maman.
Je m'ai tellement que tu manges, mon petit garçon.
Je m'inquiète, moi.
Je mangerai quand demain ce sera aujourd'hui, penseléon.
Tu ne veux pas me dire ton secret ?
Mon secret, c'est mon papa, penseléon.
C'est demain.
Non, dit-il, chute !
Les secrets ont des oreilles comme les sous-marins.
Et ta maman n'a pas des oreilles peut-être.
Elle ne peut pas tout entendre.
Une maman chérie.
Dis-moi ton secret si tu veux un bisou.
Demain, sous pire alléon,
et le cœur lourd, il se tourne vers le mur.
Sa maman lui massa la tente avec le pouce,
et il s'endormit dans la seconde.
Se réveiller.
En tout cas, il rêva qu'il se réveillait.
Pose un bruit dans la maison.
Oh si, la petite voix bizarre qui chuchotait.
Descendre dans le jardin, alléon.
Maintenant, je t'attends.
Il y a là.
Ces pieds nus l'amenerent au muret qui dominait la mer dans la baie.
Quelque chose de vivant rampait sur le muret.
C'était sans bras nigeantes, sans oreilles, sans cheveux,
couleur de lune.
Téki, une mandaléon.
Un cauchemar.
Dis-le quelque chose de rampant.
Un monstre.
Pose un monstre, espèce de pomme.
Un cauchemar super cool.
Léon s'acite à côté du cauchemar face à la baie.
Même pas peur.
Super cool, ça m'étonnerait, dit-il.
Ces vilains comme la gale, les cauchemars.
Et ça sent mauvais.
Ils me détestent.
À ces pieds, la mer roulaitre de battre des paupières
et de remuer les oreilles.
Eh bien moi, comme tu vois, je suis un gentil méchant.
Méchant quand la lune est noire
et gentil quand elle, tu sais,
quand elle vient ronronner comme un petit chat sur ton oreiller.
Poucheur mon oreiller, menteur, dit Léon.
Sur mon Vélux.
C'est kif kif buriko pour moi.
C'est kif kif buriko.
Ton nom, demande à Léon.
Appelle-moi super cool, ça ira très bien.
Ça ira, dit la meurre à Léon.
Ça ira, dit la lune.
Ça ira, ça ira, ça ira.
Dis donc super cool.
C'est pas toi que j'ai mangé hier soir.
Dans mon lacier de la mer,
tu m'as pris pour une fourmi,
espèce de pomme et tu as pété les plombs.
Oh, ça va, dit Léon, vexé.
Je ne m'appelle pas espèce de pomme.
Tu préfères espèce de clourouillet,
dit super cool.
Ou scolette pourrie.
La mer s'est mise à grince et dédant.
La lune a ricané avec une phase de scolette.
Et Léon terrifié s'écria.
Ah ben non, alors !
Non, surtout pas beurreque !
Tu peux m'appeler pomme,
ou banane, tant que tu veux,
ou même citron vert.
N'oublie pas que tu es gentil, super cool.
Un sucre,
un amour,
dit le cauchemar.
Il avait beau être minuscule ce cauchemar.
Il prenait bien de la place.
Comme si Léon avait eu quelqu'un à côté de lui.
Comme si la nuit était quelqu'un
qui pouvait s'asseoir sur un muret
en compagnie d'un enfant.
Et regarder la mer avec lui.
Et pourquoi tu m'as réveillé ?
Mais pour te rendre l'appétit, patate douce.
Reflechis.
C'est moi qui t'évolais ta faim,
je ne sais plus quand.
Je t'en ai à m'excuser hier soir,
avec un bon dîner, jambon, fromage et pain grillé,
mais Léon éclatadrier.
La mer aussi,
exhibant ses larges dents,
couleur de lune.
J'adore super cool.
En fait, tu es en train de me dire
que je vais manger un cauchemar dans mon assiette bleue ?
Et même ton premier cauchemar, oui.
D'ailleurs, tu dois faire un vœu,
je l'exhausserai.
J'aimerais voir mon papa, maintenant, dit Léon.
Soit.
A condition que tu ne confondes plus
jamais les fourmis et les crocs-monsieur.
Sinon, tant pis pour toi.
Tu seras changé en chasse d'eau chez les monstres
pendant 100 ans.
Je veux voir mon papa.
Soit.
Rodis super cool,
tourné vers la baie.
Et soudain,
plus grand qu'une baleine illuminée
le soir de Noël,
le sous-marin arval se déploya sous la lune.
Son fier canon pointé vers Léon.
Yopi, or la Léon,
Yopi, c'est lui,
mais comment te remercier ?
Tu moi,
dit le cauchemar.
...
A ses mots, le jour fut.
Et Léon se réveilla
pour de vrai dans son lit.
Une main douce, lui,
tirait l'Oreille.
Un souffle le parfumait.
Un sourire,
lui souriait.
Papa, dit-il,
fou d'émotion.
Oh mon papa, moi.
Je savais bien, moi,
qu'aujourd'hui c'était demain.
J'ai faim.
Et voilà,
l'histoire est finie.
Et maintenant, au lit.
Non, inaudible.
...
...
...
Au lit, c'est aussi une collection de livres illustrés
à retrouver en librairie.
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Oli
Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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