
"Ignatus le Dragon"
Durée: 10m43s
Date de sortie: 23/04/2021
durée : 00:10:43 - Une histoire et... Oli - Pour OLI, Anne Pauly partage une histoire que sa tante Viviane comme la fée, lui racontait quand elle était petite. Un conte qui l'emmenait très loin, dans le pays du sommeil.
Prends-vous un père ?
C'est Oli, O, L, I, O, C.
La bibli des petits ?
Je suis pas petit !
Je crois !
Bonjour, je m'appelle Anne-Pauly et je vais vous raconter l'histoire d'Ignatius, le dragon.
Il était une fois un enfant-dragon aux écaillers aimaux des yeux d'or qui s'appelaient Ignatius.
Ignatius aimait rire avec ses amis, faire griller en un souffle des petites brochettes de Chamalot ou du chou de Bruxelles,
chasser les papillons, sentir la douce odeur des pivones,
regarder le clair de lune percher sur les branches bleues des cèdres géants et, par-dessus tout,
faire de longs vols planés entre la Falesse-Brune et les vagues frétillantes de la mer d'Aesan qui entouraient son île.
Un soir, alors que ses parents, ses amis et tous les habitants de son village s'étaient retrouvés sur la Falesse
pour fêter l'arrivée de l'été, des coquins en armes les attaquèrent.
Sous les ordres du sorcier noir grelin, ils mirent le feu aux abris,
capturèrent tous les dragons avec d'immenses filets et volèrent le trésor que, depuis des temps immémeriaux,
ces derniers protégeaient, les cinq pierres de Galatée.
Des pierres au pouvoir si considérable qu'elles permettaient à qui conclait possédait de devenir le maître incontesté du monde.
Désormais, au main du cruel noir grelin, elles assuraient aux sorciers à la peau blanchâtre et aux cheveux dégoutants
le pouvoir de régner seul sur le pays de Luscan.
Ignatius, l'enfant dragon, qui ce soir-là s'était attardé à la cime d'incèdre,
fut le seul survivant de l'attaque de son village.
Abbas sourdit, terrorisé, il se cachât dans un trou de granites où il pleura comme jamais encore il n'avait pleuré.
Et n'en sorti que quand il l'entendit plus imboui.
Alors qu'il se dirigeait vers Ngrote pour y trouver quelques nourritures,
il fut capturé par noir grelin en personne qui décida d'en faire son dragon personnel.
Dès lors, le titignatus fut mis en cage au sous-sol du château de noir grelin.
Muselé, affamé et maltraité, il était forcé chaque jour de se servir de sa flamme
pour incendier tout ce qui déplaisait au cruel sorcier.
Ses ennemis, ses serviteurs trop lents et plus généralement toutes les belles choses de ce monde.
Le coeur dignatus se déchira des centaines de fois de devoir, malgré lui, faire tout cela.
Mais au fond de son âme, l'espoir persista.
Quand il lui est un peu grandit, il trouve enfin le courage de se rebeller.
Un jour que le sorcier venait l'extraire de sa joule pour le forcer à brûler un récent de papillon,
Ignatus attendit que le coquin ait ouvert la porte et soit rentré dans sa cage pour l'assoumer avec sa queue.
Libre mais toujours muselé, il monte à quatre à quatre les escaliers qui menènt à la surface,
puis s'envola précipitamment vers un fleuve voisin dont la légende voulait que le fond mène vers un autre monde.
Il retint sa respiration, plongea, nagea vers le fond du fleuve, puis soudain se sentit emporté dans le tourbillon et perdit connaissance.
Ignatus se réveilla à la tombée du jour, en bord d'une autre rivière, au coeur d'une ville qu'il ne connaissait pas.
Il était épuisé, croté de vase mais soulagé. Il ne verrait jamais plus noir-grolin.
Il s'ébrouait sur la berge des airs, t'es s'envola péniblement dans le ciel bleuté pour trouver une cachette.
Voler dans cette ville n'était pas chose aisée, car de drôle le construction pointue, orner de croix, manquait à tout moment de le blesser.
Heureusement, assez vite, il repéra une petite forêt qui n'était pas vraiment une forêt, mais le jardin des tuileries.
Alors qu'il venait d'atterrir le plus près possible des arbres et qu'il se dirigeait maladroitement vers eux,
il croisait un homme avec un képi sur la tête, engoncé dans un uniforme bleu, qui, quand il le vit, hurla avant de détaler à toute jambe, en soufflant dans un cifleste ridon.
Effrayé, Ignatus se tapis dans les bosquets pendant très longtemps, frissonnant de peur et de fatigue.
Après une demi-heure peut-être, ce qui est très long, entendra bon, une vieille dame en tailleur violet l'entendit claquer des dents.
Elle s'approcha de lui sans crainte et grimpe avec adresse sur son aile repliée pour caresser doucement son fond.
« Que t'arrives-tu, mon jeune ami ? Comment es-tu arrivé ici ? » lui demanda-t-elle doucement alors que d'un geste habile,
elle actionnait le loc et de la muselière qui tomba aussitôt au sol avec un horrible bruit.
Ignatus, le muse où tout blessait, frissonna encore un peu et dans un souffle chaud lui raconta tous ses malheurs.
L'attaque, l'enlèvement, la cruauté de Noir-Grelin et enfin, sa fuite vers le fleuve.
La vieille dame était en réalité une fée à la retrait.
Elle s'appelait Tudil et avait, elle aussi, quitté le royaume de Noir-Grelin qu'elle trouvait trop cruel pour s'installer à Paris.
Il est une ville tout aussi cruel, mais comme elle adorait la Seine, la Tour Eiffel et par-dessus tout, faire du bateau-mouche, cela lui convenait tout de même.
Elle écoutait Ignatus en continuant à Luccaress et le front, Tudil lui dit, « Noir-Grelin est le sorcier le plus cruel que je connaisse.
Tu ne peux pas retourner là-bas, il te tuerait. Mais tu ne peux pas non plus rester ici, je veux dire.
Les tuileries, ce n'est pas un endroit pour un dragon. Ne t'inquiète pas mon enfant, je vais t'aider.
Aussitôt, Tudil claquait des doigts, fit un petit tour sur elle-même en marmonnant quelque chose et, ouf, Ignatus devint à peine plus grand qu'un carambat.
Alors qu'arrivait au pas de course une dizaine d'hommes avec des képis et des uniformes bleues, Tudil glisse à Ignatus dans sa poche, dans laquelle le jeune dragon s'endormit immédiatement.
Tudil vivait dans le quatorzième arrondissement, au fond d'une impasse fleurie, dans un petit appartement coquet, juste au-dessus d'un minuscule café fermé depuis des lustres.
Ignatus se réveilla, bien calé dans des coussins roses, sur un petit divan verbal.
Il avait retrouvé sa taille normale, si bien que le divan semblait bien petit et que ses grands pieds de dragon touchaient presque le guéridon,
où s'épanouissait dans un vase ornée de papillon de belle pivouenne blanche.
Il entend Tudil chanter dans la cuisine d'où s'échappait une bonne odeur de soup à la tomate.
« À table, mon grand, il faut que tu reprennes des forces ! »
Ignatus se leva et marcha avec précaution, car il ne voulait rien casser dans cette si jolie maison.
Il dute aussi se faire tout petit pour s'asseoir sur le tabouret jaune que lui désignait Tudil.
« Excuse-moi, j'avais oublié que tu étais si grand, s'exclamât-elle. »
Et aussitôt, elle claque à des doigts pour ajuster la taille de sa cuisine au dimension du jeune dragon,
qui put enfin redéplier ses belles ailes couleurs d'émeraudes.
D'ailleurs, elle ajouta aux unes chambres avec un très grand lit, une baignoire et des livres de poésie pour qu'Ignatus puisse vivre ici à l'avenir.
J'ai réfléchi pour suivre-t-elle. Il faut que nous tout trouvions une couverture pour t'éviter les ennuis,
et quelque chose d'intéressant à faire pour que tu puisses oublier ton passé.
À sa mort, ma cousine Hortense m'a légué le café juste en dessous,
et je suis sûre qu'elle aimerait que nous en fassions quelque chose.
Puis, elle lui tendit un bel anneau doré.
Voici un anneau qui te permettra d'avoir une apparence humaine.
Passe-le à ton doigt, haute-le quand bon te semblera, mais surtout ne le perds pas. Je n'en ai pas d'autre.
Ignatus enfile à l'anneau, et c'est ainsi qu'il puisse vivre ici,
pendant de longues années, heureux, loin du sorcier noir grellin.
Et voilà, l'histoire est finie, et maintenant, au lit, au lit, jeune fille !
Voici comment ma tante Viviane terminait ce compte.
Mais à cette histoire, il y a une suite, et là, voici.
Parmi les livres que m'a légué ma tante Viviane, j'ai trouvé récemment,
pointée entre des herbiers et des recueils de poésie,
un vieux guide touristique de Paris datant de l'année 1992.
Par curiosité, je l'ai fêté et j'ai trouvé, dans le chapitre qui parle du 14e,
un paragraphe cerclé plusieurs fois de rose.
Le minuscule restaurant El Fuego, détaillé à l'olide,
est caché tout au fond de l'impasse buvère,
où surgissent chaque printemps des massifs de pivouettes blanches.
On y sert le soir de succulents de brochettes qui font la joie des habitants du quartier.
Depuis des années, M. Ignace, un petit homme trapué et souriant,
dont la main experte est tornée d'un anodor, s'active derrière son barbecue.
Il s'est retiré, grillé et cuir à la perfection à peu près tout ce qui est possible de manger.
De la viande, des saucisses, des légumes, mais aussi plus étonnant,
de la barbe à papa et les chamalons.
Il a même, précisait le guide, une recette très spéciale de brochettes de chute Bruxelles.
Des chutes Bruxelles, quelle drôle idée, M. Giggy.
Mais le guide conclué, il faut absolument y aller.
C'était bizarre, mais tout à coup je me suis mise à avoir faim.
Alors j'ai enfilé mon par dessus et j'ai marché vers l'impasse du verre
et son petit restaurant El Fuego.
Et voilà, cette fois c'est vraiment fini.
Et maintenant, Oli.
Non, il n'y a autre.
Oli.
Un livre ludique et déjanté disponible en librairie.
Episode suivant:
Les infos glanées
Oli
Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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