Bonjour à toutes et tous, aujourd'hui vous allez écouter le troisième et dernier épisode
de Marley et la mer de glace.
Connaissez-vous le pouvoir que partagent tous les enfants de l'école des glaciers ? C'est
celui de protéger la nature et de prendre soin des espèces qui vivent dans la montagne.
Parce qu'à l'école des glaciers, on a une devise.
Quand on aime, on protège.
Et en vivant et apprenant au milieu de la nature, on ne peut que s'en émerveiller chaque jour.
Dans cette école, les courses déroulent une bonne partie du temps dehors.
Outre le chalet, qui est le cœur de l'école, un tipi a été aménagé dans la forêt pour
apprendre plus près de la nature.
Alors, est-ce que vous aussi, vous avez envie de déménager à Chamonix maintenant ?
En attendant de faire vos cartons, je vous laisse rejoindre Marley, qui est sur le point
de faire une drôle de rencontre.
Bonne écoute !
Niche au creux des montagnes, comme un oiseau dans son lit.
Il est un endroit où des cristaux magiques donnent des pouvoirs fantastiques et les rires
des enfants les font briller de mille feux.
À mesure que le train grimpe dans les montagnes, le paysage change.
La voie de Giselle, la conductrice du train, grésille dans les hauts parleurs.
Chers passagers, passagers, voici venir les neiges éternels.
Les dernières notes de la musique entraînante s'éteignent et un petit air de piano tout
doux la remplace.
Marley colle son néo vitre.
Une immensité blanche s'étend tout autour du train.
Seules deux lignes sombres se détachent dans la neige.
Ce sont les rails du train.
Wow, c'est magnifique ! souffle Marley.
Oui.
À Qui est-ce l'année ? Pourtant, son regard s'assombrit.
Mais pour combien de temps encore ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
Le glacier fonds peu à peu.
Les neiges ne seront bientôt plus éternels.
Même ici, au sommet des montagnes, la nature est abimée.
Marley sent la tristesse de son amie qui la submerge comme une vague.
Elle pose doucement sa main sur la sienne.
Ça te rend triste ?
Oui, parce que je me sens appuissante.
Les cristaux nous donnent des pouvoirs magnifiques, comme visiter les autres dans les rêves.
Parler aux animaux, soigner des blessures.
Mais nous n'avons pas le pouvoir de réparer la nature.
Si la magie ne peut pas nous aider, alors la seule solution, c'est de changer notre façon de vivre.
Tu n'es pas en puissance, Lani.
Au contraire, nous pouvons faire plein de choses pour protéger la nature.
Réponds Marley. Lani hoche la tête.
Nous arrivons au gare. Enfilez vos bonnets et vos gants. La mer de glace vous attend.
S'exclame Giselle.
À mesure que le train ralentit, Marley sent son coeur qui s'accélère.
Le train s'arrête devant une toute petite gare en pierre.
Les enfants autour d'elles s'agitent mettre leur écharpe et leurs mentaux.
Mais elles se sont comme paralysées.
Aujourd'hui, elle est censée trouver son cristal et découvrir son pouvoir magique.
Chaque élève de l'école des glaciers est venue ici et s'est révélée.
Mais Marley doute.
Et si Lani, Mehdi et les autres s'étaient trompés ?
Et si je n'avais pas de pouvoir en moi ?
Elle sort du train et l'air glacé en pluie ses poumons.
Tout autour d'elle, la nature est un sel sous les rayons du soleil.
Elles se sentent tout à coup très calmes,
comme si elles se fondaient dans chaque petit détail du paysage.
L'ugifre habillant les épines des sapins, la roche brune pointant sous la glace.
Un large chemin blanc serpentte et s'enfonce entre les montagnes, juste devant elle.
C'est la mer de glace !
s'écri Romane.
Marley pose précautionneusement ses pieds sur le chemin.
Une fine pellicule blanche se soulève alors qu'elle avance sur le sol glacé.
Lani vient se glisser à côté de Marley et lui sourit.
Pourquoi est-ce qu'on va ?
demande Marley.
Alors ça, j'en ai aucune idée.
répond Lani.
Mais, comment est-ce que je vais faire pour trouver mon cristal ?
Mehdi, l'éducateur s'approche d'elle.
Le cristal viendra à toi Marley.
Nous sommes sur un glacier.
Cet endroit est magique.
Le sol sur lequel nous posons nos pieds est si fragile.
Ce n'est que de l'eau gelée après tout.
Mais il est là depuis des dizaines de milliers d'années.
Alors, on marche, on observe et les choses se feront toutes seules.
Explique-t-il de sa voix douce ?
C'est confiance ?
résume Lani dans un sourire.
Marley et les autres avancent dans l'immensité blanche.
Tout est calme et silencieux autour des enfants.
Soudain, un coup de vent s'engouffre dans le manteau de Marley.
Elle lève les yeux.
De gros nuages s'amoncèlent dans le ciel.
Tiens, ça se couvre.
Remarque Mehdi.
Quand dit-tu Roman ?
Ajoute-t-il en se tournant vers le petit garçon.
Celui-ci ferme les yeux et inspire profondément.
Le petit cristal à son poignet se met à scintiller.
Qu'est-ce qu'il fait ?
demande Marley.
Il respire le vent.
Celui-ci lui dit que le toit il va faire.
C'est comme une petite antenne météo en fait.
La neige arrive !
souffle Roman.
Beaucoup de neige, beaucoup de vent.
Mehdi fronce les sourcils.
Bon, nous ferions mieux de retourner à la gare pour nous mettre à l'abri.
Le groupe fait demi-tour alors que de gros floucons se mettent à tomber.
En quelques minutes, la neige recouvre la roche autour d'eux et un épais brouillard s'installe.
Le vent tourbillonne comme s'il voulait entraîner les enfants dans sa danse.
Marley se rapproche de la nuit et Roman se presse à leur côté.
La neige leur proue, il a vu.
Le vent siffle à leurs oreilles.
Il peine ta avancée dans le blizzard.
Les autres ne sont plus que des ombres lointaines dans la tempête.
« On n'arrive on plus à avancer ! »
crie Lani.
« Il y a un gros rocher juste là.
Mette-on-nous à l'abri le temps que ça passe. »
suggère Roman.
Tous les trois se glissent sous le rocher et se blottissent les uns contre les autres.
Les bourrasques glacées se déchaînent encore un moment, puis tout se calme.
Marley sort de la cachette et époussait de son manteau.
La neige continue de tomber doucement.
Elle regarde autour d'elle, mais elle ne voit rien que du blanc.
Le reste du groupe semble avoir disparu.
« Ouh, y a quelqu'un ? »
Seul l'écho des montagnes lui répond.
« Mais où sont passés les autres ? »
demande Lani.
« Ils sont sans doute retournés à la gare. »
suggère Roman.
« C'est par là je crois.
« Euh, tu es sûre ou moi j'aurais dit que c'était de l'autre côté ?
Qu'est-ce que tu en penses Marley ? »
« Difficile à dire. Tout est si semblable et si blanc. »
Elle scrute le paysage autour d'elle dans l'espoir d'apercevoir un indice,
quelque chose qui pourrait lui indiquer le chemin.
Soudain, une petite ombre brunée blanche se pose sur la neige à quelques pas de Marley.
« Chut ! »
« Regardez juste là, y a un tout petit oiseau. »
murmure Marley.
« C'est une livre-rolle Alpine. »
Les trois enfants observent la petite oiselle qui brave la tempête de son minuscule bec jaune.
La livre-rolle volette autour d'eux et se pose sur un rocher un peu plus loin.
Sans réfléchir, Marley marche dans sa direction.
Loiselle s'envole, ses plumes noires et blanches frôlant les flocons
et va se poser à quelques pas.
Marley avance vers elle.
« Marley où est-ce que tu vas ?
Si vous là, elle va nous ramener près des autres. Je le sens. »
La nuit romane échange un regard et envoie le pas de Marley.
Mais le paysage reste désespérément blanc,
pas la moindre trace de la gare ou du train du montant vert.
La neige tombe toujours et le jour descend doucement derrière les montagnes.
Pourtant, Marley ne cesse de suivre Loiselle.
Celle-ci vole de rocher en rocher sans se soucier de la nuit qui approche.
« Marley je sais que tu veux suivre cette Toiselle,
mais il va bientôt faire nuit et nous sommes complètement perdues dans la mer de glace.
J'ai confiance en elle, elle est arrivée de nulle part dans la tempête et regarde,
elle nous attend. Je suis sûre qu'elle nous emmène quelque part.
Je suis d'accord, de toute façon nous n'avons pas vraiment d'autre choix que de la suivre.
Il est trop tard pour faire demi-tour. »
Les enfants avancent dans le brouillard glacé,
quand soudain, Marley aperçoit des volutes de fumée qui s'élèvent derrière un rocher.
« Là-bas, il se minait ! » s'écrit-elle.
Elle se met à courir suivi de l'anie romane.
Au détour d'une paroi rocheuse, un petit refuge en pierre se dessine à travers le rideau de neige.
Marley toque à la lourde porte en bois. Celle-ci s'en trouve redoussement.
« Bonsoir Marley » fait une voix chantante.
« Tu peux entrer avec tes amis. Venez vite pour réchauffer au coin du feu. »
Marley, sans son cœur, battre dans sa poitrine et ses mains deviennent moites.
« Qui est cette personne dans le refuge ? Et comment connaît-elle son nom ? »
Elle entre.
Dans la lumière chatoyante du feu de cheminée, elle découvre un visage sans âge.
Deux yeux ryeurs et des cheveux blancs tombant sur des épaules recouvertes d'un grand chalver emerald.
À son oreille gauche, un petit cristal s'intille doucement.
« Je suis Tam et je suis ravie de faire enfin ta connaissance.
Cela fait plusieurs jours que je t'attends. »
« Mais… Mais comment c'est possible ? »
« Brodouille Marley stupéfète. »
« C'est mon cristal qui m'a transmis le message.
Les cristaux nous relient les uns aux autres.
Comme toi et tes amis, j'ai été élève à l'école des glaciers
et je suis venue sur ce glacier il y a bien des années pour découvrir mon pouvoir magique.
En découvrant mon pouvoir, j'ai aussi découvert qui j'étais réellement.
J'ai arrêté de douter de mon reflet dans le miroir chaque matin.
J'ai compris que celui-ci n'avait que peu d'importance.
« Comment ça ? »
« C'est qui nous nous sentons être qui fait de nous ce que nous sommes.
Bien plus qu'une simple apparence.
Viens, approche-toi du feu si tu veux bien. »
Propose Tam.
Marley retire son manteau gelé et se rapproche de la cheminée.
Une fac de chaleur l'envahit.
L'année et Roman se glissent à ses côtés.
Tous les trois sont fatigués d'avoir marché de longues heures dans le froid et la neige.
Roman touche le cristal à son poignet et un petit couron d'air traverse la pièce.
Marley comprend que c'est sa façon d'envoyer un message à Mehdi pour lui dire qu'ils sont en sécurité.
La danse des flammes sur la pierre berce le regard.
L'année et Roman ne tardent pas à s'endormir devant la cheminée.
Tam vient s'asseoir à côté de Marley et lui tend une tasse de tisanes brûlantes.
« Le feu a le pouvoir de réchauffer jusqu'à nos coeurs.
C'est un pouvoir immense quand on y pense. »
Marley regarde les flammes orangées qui y oscillent.
Elles se sentent calmes, apaisées.
« C'est vrai.
Dis, Tam, comment as-tu appuies pour savoir qui tu étais ?
Moi, je ne sais pas.
»
« Les choses ne sont pas toutes blanches ou toutes noires.
C'est un long voyage sur le chemin de son cœur.
Mais si tu es arrivée jusqu'ici aujourd'hui, c'est que tu as ta place parmi les autres. »
« C'est pour toi, Marley.
Bienvenue dans ta nouvelle vie.
Et bienvenue à l'école des glaciers. »
Marley prend délicatement le petit cristal entre ses doigts.
Il dégage une douce chaleur, comme une petite flamme.
Elle le pose contre son cœur et ferme les yeux.
Elle s'endort, épuisée.
Le lendemain matin, un soleil éclatant élumine les montagnes.
Tam raccompagne les enfants à la gare de Mont-en-verre.
Tous les élèves de l'école sont là avec Mehdi.
Avec la tempête, ils n'ont pas pu redescendre au village.
Ils ont passé la nuit dans la gare.
Mehdi court à leur rencontre.
« Ah ! Je suis tellement content de vous retrouver.
Le vent m'a transmis ton message hier soir, Roman.
Mais je n'étais quand même pas très rassuré.
Nous allons pouvoir rentrer à l'école. »
Puis il se tourne vers Tam et pose sa main sur son cœur en signe de remerciement.
Marley croise le regard de Tam, un sourire éclaire son visage.
« Merci ! » souffle Marley.
Tam hoche la tête et son cristal s'intit à son oreille.
Giselle, la conductrice du train, grimpe dans sa locomotive.
« Allez, en voiture ! Dis-toi au revoir au gros glaçon ! »
Marley grimpe à bord du train et s'assoit à côté de la nuit.
« Alors, c'est quoi ton pouvoir ? » lui demande celle-ci.
« Je ne sais pas encore... »
Au même moment, un petit garçon devant elle se met à pleurer.
La nuit a été longue et il se sent un peu désemparé.
Sans réfléchir, Marley pose sa main sur son épaule.
Une douce chaleur la traverse aussitôt et traverse aussi l'enfant.
Le petit garçon se calme et lève vers Marley des yeux reconnaissants.
« Je crois que c'est le pouvoir du feu ! » souffle Marley.
Ce bruit de réchauffée, jusque dans les coeurs.
Le train file entre les montagnes et Marley regarde son reflet dans la vitre.
Doucement, elle se sourit.
« Je crois que c'est le pouvoir du feu ! »
Le petit garçon se calme et lève vers Marley.
Le petit garçon se calme et lève vers Marley.
Le petit garçon se calme et lève vers Marley.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté,
une création originale écrite par Lucille Petit.
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À très vite !