Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui vous allez écouter la vingt deuxième histoire d'envoler
Comté, Léonore et la Fontaine de Juvance. Pour cette nouvelle aventure, nous vous emmenons
dans le village Normand de Forge-les-Ous, situé à seulement une heure trente de Paris. Cette
destination bucolique est idéale pour un week-end en famille. D'avril à octobre,
l'Office de Tourisme de Forge-les-Ous a mis en place de nombreuses animations,
les rendez-vous découvertes pour découvrir Forge-les-Ous et ses alentours. En été,
les enfants sont chouchoutés avec des activités spécialement conçues pour L.A. et eux.
Aventures médiévales dans une ferme pédagogique, jeux de pistes à l'intérieur d'un labyrinthe,
escape game, ateliers d'éveil corporel, rallye découverte, balades à peau dé ou à cheval,
en quête au château, etc. L'été à Forge-les-Ous promet d'être palpitant,
tout comme le premier épisode de Léonore et la Fontaine de Juvance. Bonne écoute !
Dans les profondeurs de la Terre, coulut nos millénaires. Preciose et guérisseuse,
l'eau vive se fait soudain qu'apprécieuse. Quel est donc cet étrange mystère ?
Martin ! Hého ! Martin !
Des valons la pente qui mènent au potager du couvres des capucins, Léonore essaye d'attirer
l'attention de l'apprenti jardinier. Comme il n'est pas bien grand, seul sa chevelure est
bourrifiée des passes de l'aé. Ce n'est que lorsque Léonore arrive près de lui,
qu'il s'aperçoit enfin de sa présence.
Salut Martin ! Je ne pensais pas que tu étais déjà rentrée !
dit Léonore heureuse de retrouver son ami.
Salut Léonore ! Oui, nous ne devions revenir que la semaine prochaine,
mais Frère Ortus a avancé notre départ de l'Abi de mortemère. Il se sentait fatigué,
mais moi je crois plutôt qu'il ne voulait pas manquer la saison des eaux à forge et surtout
la venue du roi et de la reine.
dit Martin d'un ton malicieux.
Je comprends. Depuis quelques jours, le village est en fait. Je n'ai jamais vu autant de monde.
Des gens, des villages, d'un entour, mais aussi des duchesses, des contes et même des marquises.
as-tu déjà vu le roi et la reine ? demande Martin curieux.
seulement de loin. sous Pierre Léonore.
Mais tiens-toi Bzen, notre maison leur a été prêtée pendant toute la durée de leurs séjours.
Est-ce que tu te rends compte ? La reine Anne de Triche dort dans ma chambre, dans mon lit.
Est-ce que ce n'est pas incroyable ?
S'entousiasme Léonore devant un Martin ébaillit.
Bon, je dois te laisser. J'ai promis aux frères de les aider.
Un déjeuner au jardin est prévu. Suivez une pièce de théâtre dans l'après-midi.
Ça va être fantastique. Il faut absolument que tu viennes.
Promis, juré, craché.
Assure Martin.
Mais avant cela, Frère Ortus m'a demandé de cueillir quelques plantes pour préparer des remèdes.
Il en a besoin pour soigner les malades du dispensaire. J'ai aussi de nouvelles graines à étudier.
Regarde ce que j'ai ramené de la baie de mortemère.
Les moines m'ont donné de la camomille pour calmer les démangaisons et des coquelicots contre la toux.
Léonore s'extasie elle aussi devant ses minuscules trésors de la nature.
Elle partage l'intérêt de son ami pour les plantes et leurs bienfaits.
Elles ont déjà guéri tant de fois les malades du couvent de Capucin.
En remontant valet jardin, Léonore aperçoit son oncle sortir du couvent et s'aventurer sur le chemin qui mène à la fontaine de Juvance.
Avec son long menton brun, dont la capuche dissimule une partie de son visage barbu,
Frère Mathieu ressemble à n'importe quel autre religieux du couvent.
Mais à sa façon de marcher à grandes engendées comme si un démon était à ses trousses, Léonore reconnaîtrait son oncle entre mille.
Depuis ce matin, celui-ci a un comportement curieux.
Il a ordonné que les eaux de la fontaine se prennent au couvent,
alors que d'habitude il est recommandé de les voir directement à la source pour plus d'efficacité.
Mais personne à part Léonore ne s'en est étonné, bien au contraire.
Les malades trouvent plus agréable de se promener dans les jardins aménagés du couvent que de patogers sur le sentier boueux qui mène aux sources.
Pendant une grande partie de la matinée, Léonore s'affaire pour aider les frères.
Elle revisite aux malades du dispensaire, assure la distribution de l'eau, puis dresses les tables dans les jardins.
Sur chacune d'elles, elles posent du pain, du fromage de chèvre et du miel produit par les frères, ainsi que des myrtilles qu'elle est allée cuire la veille.
Le repas est simple car les visiteurs doivent suivre un régime très strict pendant leur séjour.
Pas question de faire des excès de nourriture au risque d'annuler les biens faits miraculeux des eaux de forges.
Avant l'heure du déjeuner, Léonore s'accorde une pause bien méritée en allant se promener dans les jardins.
S'assurons que personne ne la regarde, elles grimpe sur un vieux platade aux branches solides et aux feuillages tout fues.
De là-haut, elle peut observer ni une iconnue les allées et venues des promeneurs.
Deux médecins du roi qui se disputent au sujet des eaux de forges passent justement par là.
Et moi, je vous assure mon cher collègue, qu'à moins de huit verres par jour, le remède ne fonctionne pas.
Et moi, je vous rétorque, mon cher confrère, que la conteste de la vrière de la tour de la Motte a retrouvé santé et jeunesse après seulement trois verres d'eau par jour.
C'est autour de trois jeunes hommes, au long cheveux frisé de s'approcher ensuite du platade.
Léonore prête une oreille curieuse et amusée au comérage de ses courtisans.
Elle apprend ainsi que le roi Louis XIII souffre de terribles douleurs au ventre,
que la reine Anne d'Autriche manque de fer et que le cardinal de Richelieu, principal ministre du roi, est atteint de la Gravel,
une maladie qui forme de minuscules cailloux dans les reins.
Oui ! Décidément, tout ce petit monde fait bien de venir se soigner à forges, se dit Léonore.
Son attention se porte ensuite sur un groupe de femmes qui cheminent vers elle.
Léonore manque de tomber à la renverse de la branche sur laquelle elle est assise à Califourchon.
C'est la reine elle-même accompagnée de ses dames de compagnie.
La jeune fille n'a jamais vu de femmes aussi élégantes.
Sa majesté, la reine Anne d'Autriche, porte une robe de soie verte brodée d'or,
fermée par une broche fleurie sur le devant de son corsage.
Une robe manteau noire ouverte sur le devant complète sa tenue.
Son teint est aussi blanc que le lait, tout comme ses longues mains fines qui dépassent
de manches bouffantes aux poignées de dentelles. La troupe passe à petit parappine près d'elle,
étant dit que Léonore suit ses dames d'un regard émerveillé, la reine se retourne discrètement,
lève les yeux vers l'arbre et adresse un clin d'œil complice à Léonore.
Aussitôt, les joues de la jeune fille deviennent aussi colorées que des pêches bien mûres.
Léonore attend que les battements de son cœur se calment,
puis elle saute à terre en direction de la chapelle du couvent.
Elle vient de se rappeler qu'elle a pour mission de récupérer des bougies pour la représentation
théâtrale de l'après-midi. Toute transpirante d'avoir pressé le pas, Léonore apprécie la
fraîcheur de la petite chapelle lorsqu'elle pénètre à l'intérieur. Le soleil de joint,
dont les rayons entrent par le vitrail, projette des ombres colorées et mouvantes sur le sol,
comme si de petits poissons nageaient entre les pieds de Léonore.
A genouillé devant l'hôtel, Frère Mathieu se retourne en entendant le grincement de la porte
d'entrée. Devant son visage tourmenté, Léonore ne peut retenir un cri.
Frère Mathieu essaie de prononcer quelques mots, mais aucun son ne sort de sa bouche.
Abattu, il prend son visage entre ses mains. Léonore s'agenouille près de lui.
Mon oncle, que se passe-t-il ? Vous m'effrayez.
Léonore, je… Balbusi, Frère Mathieu, il s'est passé quelque chose d'inimaginable,
quelque chose… défroyable.
Dites-moi de quoi il s'agit, je vous en supplie, mon oncle. Frère Mathieu semble alors reprendre
ses esprits. Il s'assoit sur l'un des bancs de la chapelle, regarde Léonore avec gravité,
et commence son récit. Hier soir, comme tous les soirs,
je suis allé me promener près de la fontaine. La nuit était sombre, le ciel voilé,
et la lune n'éclairait pas bien le chemin. Il me fallut quelque temps pour comprendre que
quelque chose clochait. Et'est-ce un bruit ? Je prêtais l'oreille. Seul me parvenait le
ululement d'une chouette et le bruit sement des feuilles des arbres. Je m'aperçois alors que
ce n'était pas un bruit, mais l'absence de bruit qui m'avait étonné. Je n'entendais pas couler l'eau
de la source. Je m'approchais de la fontaine, glissais ma main sous le robinet et… rien.
Rien ? répète Léonore. Rien ? Pas une goutte d'eau. La terreur me prit.
J'attendis nerveusement près de la source, longtemps, très longtemps, mais toujours pas d'eau.
Je remontais au couvent, me coucher, mais ne dormis pas de la nuit,
attendant avec impatience les premières lueurs du jour. Dès l'aube, je courus à la fontaine.
Et alors mon oncle ? Rien. Rien ? Rien. Pas une goutte d'eau.
Mais comment est-ce possible ?
Je ne sais pas, Léonore. Je n'ai encore rien dit au frère. Je ne sais pas comment
leur annoncer que notre source aussi précieuse s'étarrille. Que vont devenir nos malades ?
Que va devenir notre couvent ? Ce terrain nous a été donné par le Gouverneur de Normandie
pour soigner les malades. Sans nos eaux bienfaitrices, nous ne sommes plus d'aucune utilité.
Et puis que va dire le roi ? Notre village va être la risée de la cour.
C'est une malédiction. Quelle est vous faire, mon oncle ?
S'inquiète, Léonore.
Je vais essayer de gagner du temps ce matin en ordonnant la distribution de l'eau au couvent.
Heureusement, il nous restait quelques tonneaux en réserve pour les malades qui ne peuvent pas se
déplacer. Mais si la fontaine de juvance ne coule pas à nouveau d'ici demain, nous sommes perdus.
Alors que Frère Mathieu replonge dans un silence méditatif, Léonore réfléchit à toute vitesse.
Contrairement à son oncle, elle ne croit pas à une malédiction.
Il y a forcément une explication logique rationnelle. Seule solution pour elle, mener l'enquête à la place
de son oncle qui préfère s'en remettre uniquement à la prière.
Mais il faut faire vite. Le temps est compté pour l'avenir de forge.
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