"Nansen, celui qui voulait être tout en haut"

Durée: 9m47s

Date de sortie: 22/11/2022

durée : 00:09:47 - Une histoire et... Oli - L'écrivain Alexis Jenni sait par goût et par expérience, raconter des histoires pour les grands, pour les petits, et pour Oli. La preuve avec cette extraordinaire et vraie vie d'un explorateur pas comme les autres.

Tu vas écouter Oli ? Tu aimes donc les histoires.
Mais est-ce que tu connais Tudou ?
Tudou est un podcast pour les enfants à partir de deux ans.
Des histoires pour jouer avec les sons et le langage.
A très bientôt sur la plire radio France et franceinter.fr
France & Père
C'est Oli, O, L, I, O, I
La bibli, les petits
Mais je suis pas petit.
Je suis grand.
Bonjour, je m'appelle Alexigénie
et je vais vous raconter l'histoire de Nansen,
celui qui voulait être tout en haut.
Nansen était grand.
Fort comme un viking, il était norvégien.
Il portait de belles moustaches blondes,
il avait des yeux terribles
et il faisait tout très très bien.
Très bien, il trouvait ça pas assez.
Et seulement bien,
il trouvait que ça ne valait pas la peine
et il faisait autre chose.
Comme la Norvège est un pays de neige,
il avait appris très jeune le patin à glace.
Il en faisait très très bien.
Il devint champion du monde de course en patin.
Il faisait du ski aussi.
Il en faisait très très bien.
Il devint champion de Norvège,
seulement de Norvège,
parce qu'à l'époque,
personne d'autre que les Norvégiens
ne faisait du ski.
Il aimait beaucoup les sciences,
ça les permettait d'être dehors,
de skier l'hiver,
de se promener l'été
et d'observer la nature.
Il travaillait dans un musée,
il étudia les poissons
que l'on trouvait facilement en Norvège,
puisque beaucoup de gens étaient pêcheurs.
Et il étudia aussi avec un microscope
des animaux minuscules
qui vivaient accrocher aux poissons.
Il dessinait ce qu'il voyait dans son microscope,
il écrivait des articles
qui étaient lus par d'autres scientifiques.
Il faisait ça très bien.
Mais très bien,
ce n'était pas suffisant,
il arrêta.
Il se demanda
ce qu'il pourrait faire très très bien dans sa vie.
Alors il pensait à Oskie
et au globe terrestre
dans le bureau de son père.
Il aimait le regarder en silence
pendant que son père travaillait.
C'était une grosse boule
où était dessinée la terre.
On voyait les continents,
tous les pays
et en bleu, les océans.
Il y avait un grand cercle
qui s'appelait l'équateur
et qui faisait comme une ceinture
autour du ventre de la terre.
Si on suivait la rondille
vers le sommet de la boule,
on allait vers le nord.
On finissait par atteindre la Norvège
et si on continuait encore,
l'océan devenait blanc.
Les continents devenaient blancs,
il n'y avait plus rien de dessiné.
Tout était blanc jusqu'au sommet du globe,
jusqu'au sommet de la terre
d'où sortait la tige métallique
qui fixait la grosse boule à son support
pour qu'il reste en place
et qu'elle ne roule pas n'importe où.
Nansen avait demandé pourquoi tout était blanc
au sommet de la terre.
Ah parce que tout est couvert de neige et de glace
qui ne fondent jamais ?
Pourquoi rien ne les est dessiné sur le blanc ?
Pourquoi plus de côtes,
plus de continents, plus d'îles ?
Bah parce qu'on ne sait pas
ce qu'il y a là-bas, personne n'y va.
Il fait vraiment très froid.
Et qu'est-ce qu'il y a tout au sommet ?
Bah on ne sait pas.
Nansen se dit que ce serait vraiment
très très bien d'aller justement là.
Il n'était pas le seul à vouloir aller
là où la tige métallique traversait le globe.
L'endroit était unique.
C'était l'endroit le plus difficile à atteindre
de toute la terre.
C'était le Pôle Nord.
Il y avait bien aussi un Pôle Sud
mais c'était trop loin d'un orveige.
Il y avait aussi la montagne à plus haute
mais Nansen ne montait pas au montagne.
Et puis il y avait l'océan le plus brefond.
Mais le sous-marin n'était pas encore inventé.
Donc ce sera le Pôle Nord
que plusieurs expéditions avaient tenté d'atteindre
sans succès.
On partait en bateau.
La mer gelait et la glace brisait le bateau.
On n'y arrivait pas.
Nansen pensait au Groenland
qui est une grande île toute couverte de glace
que personne jamais n'avait traversé.
Il décida d'essayer à ski.
Il engagea cinq compagnons,
pris des skis, une tente,
des sacs de couchage et de quoi manger.
Et il se fire déposer sur la côte.
Il rencontrait airs des inuits,
des gens très sympathiques et drôles
qui vivaient en chassant le foc
qui servait à tout.
La viande pour manger,
la graisse pour se chauffer,
la peau pour s'habiller.
Mais eux non plus n'avaient jamais traversé
la grand île.
Les Norvégiens y allaient rasquits
en tirant leurs trinaux.
C'était tout blanc, tout vide,
plus froid qu'un congélateur.
Il n'y avait vraiment rien.
Cela durera plusieurs semaines
et c'était assez ennuyeux.
Quand il rentrait en Norvège,
Nansen écrivait un livre
pour raconter son voyage.
Et on se dit que c'était un homme
très fort et très courageux.
C'était vraiment très bien ce qu'il avait fait.
Mais très bien,
pour Nansen,
ce n'était pas assez.
Il voulait aller au pôle,
ce point tout en haut du monde.
Il voulait être le premier à y aller.
Et ça seulement ça,
ce serait très très bien.
Pour y aller,
il eut une très bonne idée.
Puisque les bateaux qui y allaient
se faisaient prendre par la glace,
eh bien il suffisait de se les effaire
et de rester dans le bateau,
puisque la glace bougeait toute seule.
Il ficonçait un bateau,
le charge a de provisions,
il engagea 12 compagnons et il partit.
Il les a l'air jusqu'en Sibérie.
La mer gela autour d'eux,
et ils attendirent qu'elles les emportent au pôle.
Eux tranquillement dans leur bateau bien solide
et bien chauffé.
Ils attendirent pendant deux ans,
mais ça n'allait pas très bien,
parce que la glace zigzaggaient un peu,
s'approchaient du pôle, puis s'éloignaient.
Il n'y arriverait jamais.
Nansen, qui voulait faire les choses
très très bien, s'énerva.
Il décidait de finir à pied,
avec un seul compagnon et un traîneau
tiré par des chiens.
Mais ça n'allait pas non plus.
La glace était froissée,
cassée, fendue,
impossible d'y aller en traîneau,
et même à pied.
Il n'y arriverait pas.
Il décidait de rentrer.
Ça leur prit un an encore.
Nansen était heureux de ne pas être mort de froid,
et un peu déçu de ne pas être arrivé au pôle.
Mais quand il rentra en Norvège,
on le félicita, on l'applaudit,
on lui fait un triomphe,
car on trouvait qu'il était un héros.
Mais je ne suis pas arrivé au pôle.
Vous avez essayé,
vous avez vécu trois ans dans les glaces
d'être revenus, c'est vraiment bien.
Oui, mais ce n'est pas très très bien.
Ces derniers mots, Nansen ne les disait que pour lui-même.
Personne ne les entendait.
Il écrivait encore un livre pour raconter
son aventure un peu ratée,
et tout le monde lu son livre,
en le félicitant encore plus,
en pensant qu'il était encore plus un héros.
Lui acceptait les félicitations,
mais il pensait qu'il lui manquait quelque chose.
Il était tellement connu
qu'il devait ambassadeur de Norwell,
devait ami du roi d'Angleterre,
et tous ceux qui voulaient aller au pôle nord
venaient chez lui pour qu'il leur donne des conseils.
Il y eut la guerre en Europe,
et quand la guerre fut finie,
de grands empires avaient disparu.
De nouveaux pays apparaissaient,
c'était très compliqué.
Beaucoup de gens ne savaient pas
dans quel pays être,
et personne ne souhaitait les accueillir.
Dans ce désordre,
plusieurs millions de personnes
n'avaient plus de patrie,
ils ne savaient pas où aller,
les frontières leur étaient fermées.
Ils attendaient dans des campements,
ils avaient faim.
Parce qu'il était très connu,
parce qu'il était ambassadeur,
on appelait Nansen pour s'en occuper.
Il s'en occuper très très bien.
Il fit fabriquer un nouveau passeport,
qui n'était d'aucun pays,
un passeport pour ceux qui n'avaient pas de patrie,
qui signifiaient que ceux qui l'avaient
étaient quand même citoyens,
pas d'un pays, mais du monde entier,
et qu'ils avaient le droit de passer
les frontières et de s'installer quelque part.
Tous les pays acceptèrent,
et les apatrides
purent aller où ils voulaient.
On donna à Nansen le prix Nobel de la Paix.
Il était vieux déjà.
Il regrettait un peu le pôle,
la science,
mais il était très très content
d'avoir sauvé tous ces gens.
C'était quand même mieux que d'être tout seul,
tout en haut du monde.
Et voilà,
l'histoire est finie.
Et maintenant, au lit.
Non, il n'autre.
Oui.

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Oli

Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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