L'Orchestre national du Capitole de Toulouse est radioclassique présente,
le chasseur maudit une histoire en musique d'Elodie Fondaci.
Té zétoire, té zétoire, té zétoire !
Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plaît ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ?
Bon, d'accord.
Tu t'es souviens que,
sans tenir compte des avertissements du cavalier blanc,
et n'écoutant que son bon plaisir et le cavalier noir,
le comte venait de ravager le champ d'un paysan pour poursuivre le cerf ?
Eh bien, voici ce qui arriva.
Chapitre 2 La Malédiction
Le cerf effrayait de voir que ses hommes étaient encore à sa poursuite,
avait repris sa course et perdu à travers les bois.
Ils finissent par arriver dans une vaste plaine,
où ils se mêlent, pour échapper à la mort,
à un troupeau qui pèsait tranquillement.
Cependant, de toute part,
la meute ardente se précipitait sur ses traces.
En voyant apparaître tous ces cavaliers,
le pauvre berger craignait pour son troupeau,
allant se jeter au pied du comte en criant,
« Pitié, Seigneur, pitié, faites grâce à mon pauvre troupeau.
Il est mon unique richesse.
S'il vous plaît, ne détruisez pas le bien du pauvre.
Le cavalier de droite se rapprocha encore une fois du comte
pour l'inciter à la compassion.
Conte, écoutez ce que dit cet enfant.
Mais le cavalier de gauche l'excita au contraire en disant,
« Oh, sûr, ne vous souciez pas des dommages,
quoi de plus doux que de satisfaire vos plaisirs.
»
Et le comte, une nouvelle fois, méprisa la vie du cavalier blanc.
Et il le va son foi vers le malheureux berger.
« Comment os-tu m'arrêter, imbécile hors de ma vue,
ou j'ordonne à mon cheval de deux piétinés ? En avant ! »
Et la meute s'élança à nouveau,
laissant derrière elle le petit berger en pleurs
et le troupeau mis en pièce.
Le serre avait profité de la bagarre pour s'échapper.
Sa vigueur s'était affaiblée.
Tout couvert d'écumes et de sang,
il s'enfonça dans la forêt sombre
et elle a trouvé refuge dans une petite chapelle de pierre.
La troupe ardente des chasseurs se précipita sur ses traces.
« Mais alors ? »
Le cavalier blanc s'adressa au comte.
« Abandonne ta poursuite, comte. Respecte ce qui est sacré.
Pour la dernière fois, suie mon conseil,
ou bien, du cours à ta perte. »
Mais le comte,
encouragé par les regards marquois que lui lançait le cavalier noir, répondit.
« Oh ! Toutes ces meules asse me causent peu d'effroi.
Je ne ferai certainement pas grâce à ce sel.
Que cela déplaise à Dieu ou à toi, peu m'importe. »
Et le comte fit retentir son fouet
et souffla dans son corps de chasse en criant.
« En avant, compagnons. En avant ! »
Mais soudain,
un grand silence se fit.
Étonné,
le comte regarda autour de lui.
La chapelle avait disparu.
Il jeta un coup d'œil en arrière.
Hommes, chiens et chevaux.
Sa tête évanouie eux aussi comme par enchantement.
Il se trouvait seul.
Au tour de lui,
le silence était total.
Épouvanté,
le comte voulait appeler.
Mais aucun son ne sortit de sa bouche.
Il porta son corps à ses lèvres.
Mais l'instrument aussi resta muet.
Saisi de terreur,
il voulait t'épreonner son cheval pour s'enfuir.
Mais son cheval
ne bougea pas.
Comme s'il était cloué sur le sol.
Et tout à coup,
un bruit sourd se rapprocha.
Puissant comme le fracas d'une tempête.
Et une voix surnomnante naturelle.
Monstre.
Toi,
qui n'est pas ni l'homme ni l'animal,
ni Dieu, mais
le cri de tes victimes t'accuses.
Fuis,
car à partir de maintenant,
le démon et sa meute infernale
te poursuivront pour l'éternité.
Et sous les yeux épouvantés du comte,
la forêt s'éclaira d'une lueur rougeoyante.
Il frissonna.
Des flammes rouges tournoyètes autour de lui.
Il était dans un assaillant de feu.
Il était dans un assaillant de feu.
Et il vit se dessiner à travers la vapeur.
Des figures grimacantes.
Une horde de démons
s'élevait de la bime
et se lancait à sa poursuite
avec des ciflements furieux.
Depuis ce jour,
et cela fait mille ans peut-être,
le comte Galop.
À travers les bois,
à travers les champs,
il fuit,
son visage tourné vers son dos,
mais
il ne s'est pas pu s'occuper de sa vie.
La meute infernale le poursuit sans relâche.
Le jour dans le sein de la Terre,
la nuit dans l'espace désert.
C'est la grande chasse infernale
qui durera jusqu'au jour dernier.
...
...
...
C'était le Chasseur Maudit.
Un comte adapté et raconté par Elodie Fondacci
sur le poème symphonique de César Franck,
enregistré à la Halle aux grains
par l'Orchestre national du Capitale de Toulouse.
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