L'Orchestre national du Capitole de Toulouse et Radio-Classique présente
La femme oiseau, une histoire en musique des Lodi-Fondaci.
Tésitoires, tésitoires, tésitoires !
Est-ce que je peux avoir une histoire, s'il te plaît ?
Tu me ravantes une histoire ?
Encore une histoire ?
Vous avez été sage, vous êtes sûr ?
Bon, d'accord.
Je vais vous raconter l'histoire de la femme oiseau.
Vous êtes prêts ?
Vous êtes bien installé ?
Alors, chuuut, plus de bruit ?
Parce que l'histoire va commencer.
Chapitre 1, l'agru.
Il était une fois...
un vieux couple qui habitait une petite maison à la campagne.
Il vivait très simplement.
Il n'avait pas d'enfants.
Ils auraient beaucoup aimé en avoir,
mais la nature leur avait refusé ce don.
Ils en avaient souffert, bien sûr.
Puis,
il avait bien fallu se résigner.
Chapitre 2, l'homme.
Un jour,
l'homme partit chercher du bois dans la forêt.
Alors qu'il traversait une glérière,
il entendit un cri d'oiseau.
On aurait dit un appel à l'aide.
Au, au.
L'homme s'approcha,
et il vit une grue blanche,
très belle,
allongée au sol.
Sa patte était attachée à un piège.
Au, au.
La grue se débattait en hurlant.
Elle ne parvenait pas à détacher sa patte.
Elle avait l'air
exténué
et découragée.
L'homme hôpitier,
il se rapprocha tout doucement
et murmura,
« N'ai pas peur,
je suis là,
je vais te sauver.
La voix de l'homme était si douce
et semblait si bienveillante
que la grue se calma.
Elle le regarda d'un air désespéré qui semblait dire
« S'il te plaît, aide-moi.
» L'homme s'agenouilla,
et avec un petit couteau,
il coupe à le piège.
Il fit de son mieux
pour ne faire aucun mal à l'oiseau.
La grue blanche se leva aussitôt.
Elle regarde à l'homme quelques instants,
déploya ses ailes
et les fit battre une fois deux fois.
La troisième fois,
elle décolla du sol
et s'éloigne un majestueusement dans le ciel.
L'homme était ébaillie par tant de grâce.
Il n'avait jamais vu un spectacle aussi beau.
Pour ne pas en perdre une miette,
il attendit de la voir disparaître à l'horizon.
Puis, il s'en pressa de rentrer
pour raconter à sa femme ce qui lui était arrivé.
Le lendemain,
on ne frappa à la porte.
La femme ouvrée,
une belle jeune fille se tenait devant elle.
Bonjour,
dit-elle,
d'une voix très douce.
Accepteriez-vous de m'offrir l'hospitalité ?
Je viens de loin
et je n'ai pas mangé depuis plusieurs jours.
Bien sûr, ma petite, entre !
La femme lui prépara du thé chaud
et un bol de riz avec des morceaux de poisson.
Merci,
dit la jeune fille en avalant la nourriture avec appétit.
D'où vient-tu, ma petite ?
Demande à l'homme.
As-tu une famille ?
Non, je n'ai personne.
Mais où comptes-tu aller ?
Je n'ai nulle part où aller.
Mermura la jeune fille.
Vous êtes si gentil,
accepteriez-vous de me garder avec vous ?
L'homme et la femme répondirent oui sans héditation.
Comment t'appelles-tu ?
Demanda la femme.
Je m'appelle Torico.
La jeune fille regarda autour d'elle et dit
« Je vois que vous avez un métier à tisser.
Est-ce que je pourrais m'en servir ?
Évidemment, répondit le vieil homme.
Tu es ici chez toi.
Mais il faudra que vous me promettiez
de ne jamais venir me voir quand je tisserai.
Le vieil homme et la vieille femme
remirent sans héditation,
un peu étonnés toutefois de cette demande.
Mais il ne nous a reposés aucune question.
Les jours passaient.
Mais les jours passaient.
Et le couple et la jeune fille
vivaient dans le bonheur.
La jeune fille était douce,
serviable, aimable.
L'homme et la femme savouraient chaque jour sa présence
et remercia le hasard de leur rencontre.
...
...
Tu veux connaître la suite de l'histoire ?
Je te la raconterai plus tard tes promis.
A bientôt.
...
C'était La Femme Oiseau,
un conte japonais adapté par Justine Portra,
raconté par Elodie Fondacci
sur le concerto en sol de Maurice Ravel,
enregistré à la Halle aux Grins
par l'Orchestre National du Capitale de Toulouse.
Radio classique des histoires aux musiques.