L'Orchestre national du Capitole de Toulouse et radio classique présente
La femme oiseau, une histoire en musique dès le dit Fondaci.
Taises-e toi ! Taises-e toi ! Taises-e toi !
Est-ce que je peux avoir une histoire, s'il te plaît ?
Tu me ravantes une histoire ?
Encore une histoire ?
Bon d'accord.
Tu te souviens que Torico vivait désormais chez le vieil homme et la vieille femme ?
Elle leur avait simplement fait promettre de ne jamais chercher à l'avoir quand elle tissait.
Eh bien, voici ce qui arriva.
Chapitre 2 Le métiatissé
L'hiver arriva.
Il fut particulièrement rude cette année-là.
Il n'y avait plus de bois pour se chauffer et la nourriture commençait à manquer.
Torico proposa, je vais tisser.
Mais vous vous souvenez, il ne faut pas me déranger quand je travaille.
N'entrez sous aucun prétexte.
Et disant ces mots, elle partie s'enfermer dans la pièce où était disposé le métier à tisser.
L'hiver s'enfermerait.
Elle y resta toute la journée.
Le couple entendit la machine fonctionner en continu.
Il les attendait à la porte, de plus en plus inquiet.
Mais la jeune fille ne s'arrêtait pas.
L'hiver s'enfermerait.
A la fin de la journée seulement, Torico sortit.
Elle était toute pâle.
Oh, ma chérie, se précipita la vieille dame pour la soutenir.
Torico était sur le point de chanceller.
Tout en s'appuyant sur la vieille dame, elle lui tendit une étoffe extraordinaire.
Elle représentait un paysage au clair de lune.
Les étoiles semblaient sentillées pour de vrai.
La lune se mirait sur une étendue d'eau d'un bleu noir profond.
Le couple avait rarement vu quelque chose d'aussi beau.
Aller vendre ce tissu, dit Torico.
Nous devrions pouvoir vivre tranquillement pendant longtemps.
L'homme partit aussitôt à la ville la plus proche.
Il lui tapait une poser le tissu sur l'étalage,
qu'un acheteur en proposa trois pièces d'or.
Il revint, fou de joie,
aussi vite que ses vieilles jambes le lui permettaient.
En arrivant devant la maison, il s'écria
« Regardez, regardez, nous avons de quoi passer l'hiver sans aucun souci.
»
Et en effet, le couple et la jeune fille,
virent les jours s'écouler sans jamais ne manquer de rien.
Ils mangeaient, s'habillaient, se chauffaient et se divertissaient sans compter.
Ils vécurent aussi pendant une année entière.
Mais le temps passant, et l'argent vint à manquer de nouveau.
»
Mais le temps passant,
et l'argent vint à manquer de nouveau.
Un matin, Torico leur dit,
« Je vais tisser.
Souvenez-vous de votre promesse ?
« Tu es sûre, Torico ? »
Lui dit la vieille femme.
« La dernière fois, tu étais épuisée à la fin de la journée.
»
Mais la jeune femme la regarda de ses yeux ardents,
et au chat simplement la tête.
Sans rien dire, elle partit dans la chambre.
On entendait la porte claquer, et le métier a tissé s'actionné.
Le vieil homme et la vieille femme regardaient la porte avec anxiété,
et écoutaient le bruit qui venait de la pièce close.
Mais Torico ne revenait pas.
»
La nuit était déjà tombée, depuis plusieurs heures,
quand la jeune fille sortit en fin de la pièce.
Elle était levide.
La main tremblante,
elle tendit aux couples,
une étoffe encore plus belle que la foi précédente.
Des cerisiers en fleurs étaient dessinés avec un raffinement extrême.
Le vent faisait frémir leur pétale.
L'homme et la femme étaient interdits par ce spectacle.
Il n'avait jamais rien vu d'aussi beau.
« Prenez-la, » dit la jeune femme avec un sourire pâle.
Cela devrait nous aider quelque temps.
L'homme partit encore une fois à la ville la plus proche pour vendre l'étoffe.
À nouveau, il n'eut aucun mal à trouver un acheteur.
Il fit même monter les enchères.
« Regardez, » dit-il à son retour.
« J'ai obtenu 20 pièces d'or. »
Ils organisèrent un grand festin pour célébrer cela.
Ils étaient à l'abri pour un bon moment.
Le temps va intapasser.
Et l'argent a manqué.
Je vais tisser.
Dis-la, je vais tirer.
Non.
Dis la vieille femme en essayant de la retenir.
Cela t'est puise.
Ce vrai, ce n'est pas la peine.
Nous nous débrouillerons.
Ajoutes à l'homme.
Mais la jeune fille, sans les écouter,
se dirigea vers la chambre et claque à la porte.
Le bruit du métier a dissé se fit entendre.
Au bout d'un moment,
le couple n'est un plus.
Faisant fi de leur promesse,
l'homme et la femme s'approchèrent doucement de la porte
et regardèrent par un interstisse.
Qu'elle ne fut pas leur surprise
de voir une grue blanche,
magnifique, avec de grandes ailes,
en train de tisser.
Elle utilisait ses propres plumes,
qu'elle arrachait avec son bec.
Soudain,
la grue regarda dans leur direction.
Le couple se reculade un coup,
mais il était trop tard.
Je vous avais pourtant prévenu.
Dites une voix à l'intérieur.
Maintenant, je dois partir.
L'homme et la femme ont rire dans la chambre.
Non, non, dire-t-il.
Nos témoins, tu es comme notre fille.
Peu nous importe que tu sois un oiseau.
Reste.
C'est impossible, dit doucement la grue.
Elle ajouta en regardant l'homme.
C'est moi que tu as souvé il y a plusieurs années.
Je voulais te remercier.
Maintenant, nous sommes quittes.
Je vais m'en aller.
Le ciel, le vent et la forêt m'appellent.
La grue déploya ses ailes grandiose,
et elle s'envola par la fenêtre ouverte.
Le couple la regarda s'éloigner dans le ciel.
Il se rassurait en pensant que Torico avait retrouvé la liberté.
Il s'est remis à la fin de sa vie.
...
...
...
...
A partir de ce jour, à chaque printemps,
il se rendira la clairière, admirer le vol des grus qui était de retour.
Il disposait chaque jour des graines sur le pas de leur porte
qu'une grue élégante venait picorer à la tombée de la nuit.
...
...