Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Tais-e-toire, tais-e-toire, tais-e-toire !
Est-ce que je peux avoir une histoire si je te plais te me ravanter, n'y-toit ?
Encore une histoire ? Vous avez été sages, vous êtes sûr ?
Bon, d'accord. Je vais vous raconter l'histoire du pêcheur et du petit poisson d'or.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chut ! Plus de bruit, parce que l'histoire va commencer.
Chapitre 1 Le poisson d'or
Il était une fois, un pêcheur, qui vivait avec sa femme dans une misérable mesure.
Ils étaient extrêmement pauvres, mais ils ne se plaignaient pas.
Chaque jour, le pêcheur allait jeter son filet dans la mer,
mais il restait parfois des jours entiers sans ne rien prendre.
Un jour qu'il tirait son filet hors de l'eau,
il vit frétillé au milieu des mailles un tout petit poisson d'or, pas plus gros que le petit doigt.
À sa grande surprise, le poisson se mit à parler.
« Je t'en supplie, laisse-moi la vie sauve, laisse-moi retourner dans la mer, dit le petit poisson.
Je te récompenserai en exoçant tout tes voeux. »
Le pêcheur était un brave homme.
« Eh bien, soit, va-t-en, nage ou bon te semble, dit-il.
De toute façon, tu es bien trop petit et bien trop joli pour être mangé.
Et, saisissant délicatement le petit poisson d'or entre ses vieilles mains,
il le relacha dans les vagues bleues.
Quand le pêcheur rentra chez lui,
il raconta à sa femme sa rencontre avec le joli petit poisson d'or.
« Et tu ne lui as rien demandé ? »
dit sa femme d'un ton aigre.
Le pêcheur le va des yeux surpris.
« Que veux-tu dire ?
Ce n'était pas un bien grand service que je lui rendais.
Un poisson d'or te propose d'exoçer tes voeux et toi, pauvre saut,
tu ne lui demandes rien alors que nous n'avons même pas de quoi dîner ce soir ?
Voici ferra la vieille furieuse.
Retourne au bord de l'eau et demande lui un bon repas.
Le vieil homme retourna donc sur le rivage
et, arrivé au bord de l'eau, il se mit à appeler en direction des vagues.
« Poisson ! Joli petit poisson d'orais !
Viens, je t'en prie, je dois te parler.
La mer s'agit-à
et le petit poisson d'or sortit des profondeurs.
« Ne te fâche pas, dit le vieil homme.
Ma femme n'est pas contente.
Elle dit que nous n'avons rien à manger pour ce soir et que j'aurais dû te demander un repas.
« Ne t'inquiète pas, dit le poisson d'or.
Je t'ai donné ma parole et je la tiendrai.
Et il a disparu dans les flots.
Quand le vieil homme arriva chez lui,
une délicieuse odeur deviant des deux pains chauds flottés dans l'air.
Mais, à sa grande surprise, sa femme, loin d'être contente,
l'attendait sur le péron furieuse.
« Pauvre idiot, pauvre rane, pauvre pompe à rien !
» hurla-t-elle en le voyant.
« Qu'est-ce qui t'arrive ? » demanda le vieil homme stupéfait.
« Tais-toi, triple saut !
Tais-toi, tu la demandes rien d'autre qu'un bon repas !
Tu ne pouvais pas au moins demander une jolie chaumière.
J'en ai plus cassé d'habiter dans cette pitoillable cabane.
Le vieil homme s'opiera et il retourna lentement au bord de la mer.
« Poisson, joli petit poisson d'or, murmur a-t-il.
Que me veux-tu ? » demanda le poisson.
« Je suis désolé, gentil poisson, bredoye à le vieil homme,
mais ma femme désire une maison neuve.
Elle me traite d'idiot et elle me casse les oreilles avec ses cris.
« Tu m'as sauvé la vie, » répondit gentiment le poisson,
« et je t'ai fait une promesse.
Rentre chez toi.
Le vieux pécheur se dépêchât de rentrer.
Quelle ne fût pas ça stupor,
de voir, à la place de leur vieille cabane qui prenait l'eau,
une belle maison de bois, avec un toit solide,
une cave, un grenier et un coquet jardin rempli de légumes et de fleurs.
Il bondit de joie, mais en le voyant, sa femme se mit à glappir.
« N'as-tu donc pas de cervelle ?
« Mais qu'ai-je donc fait ? » s'étonna le pécheur.
« N'as-tu pas ce que tu voulais ?
« Tu n'es qu'un nigo, demandé au poisson une maison,
alors qu'il t'a dit qu'il exaucerait n'importe lequel de tes vœux.
« Quel garde sa maison ? Moi, c'est un château que je veux.
« Retourne sur la plage et ne t'avise pas de revenir avant que je l'ai.
« Et elle regarda son mari avec tant de méchanceté
qu'il retourna en tremble envers la mer.
« Tu veux connaître la suite de l'histoire ?
« Je te la raconterai plus tard, t'es promis.
« À bientôt.