Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Des histoires, des histoires, des histoires! Est-ce que je peux avoir une histoire si elle te plait de me raconter une histoire?
Encore une histoire? Vous avez été ça, je vous êtes sûr?
Bon d'accord, je vais vous raconter l'histoire du lutin prisonnier.
Vous êtes prêts? Vous êtes bien installés?
Alors, chuuut! Plus de bruit, parce que l'histoire va commencer.
Ernest avait un rêve. Il voulait voir le père Noël.
Mais il avait eu beau échafauder des stratagèmes de plus en plus élaborés au fil des années.
Il n'avait jamais réussi.
L'année de ses cinq ans, il avait creusé un trou dans le jardin.
Qu'il avait recouvert de branchages en espérant que le père Noël s'y coince et qu'il puisse enfin lui parler.
Mais le père Noël n'était pas tombé dans le piège.
L'année de ses six ans, il s'était caché dans le couloir, avec une paire de jumelles braquées sur le salon
pour surveiller la cheminée toute la nuit.
Mais il avait fini par s'endormir.
L'année de ses sept ans, il s'était installé avec des provisions au pied de la cheminée,
dans l'espoir de tenir jusqu'à l'aube.
Mais cette fois encore, il avait sombré dans le sommeil.
Sa maman l'avait retrouvé le lendemain matin, endormie, peut l'autoner au milieu des cadeaux arrivés comme par magie.
Ernest avait fini par acquérir la certitude que le père Noël avait un pouvoir magique,
une poudre de perlimparment, ou je ne sais quel autre tour dans sa haute pour empêcher les enfants de la percevoir.
Aussi, avait-il décidé de changer le stratégie ?
Puisque c'était peine perdu de chercher à voir le père Noël, il avait décidé de capturer un lutin.
Un lutin, se disait Ernest, finirait bien par le conduire au père Noël.
Pendant de longues semaines, le petit garçon mit au point son piège.
Il perça du trou une boîte en carton, Taïa avec son canif, une petite branche de noisetier,
et le soir du 24 décembre, après avoir soigneusement rangé ses souliers au pied du sapin,
il pose à la boîte en équilibre sur le bâton et glissa en dessous un délicieux biscuit à la cannelle que son papa avait fait cuire le matin même.
Si, comme il le supposait, le lutin était gourmand, il ne manquerait pas de se faux filer sous la boîte pour aller goûter le gâteau.
Et alors, clac, la boîte tomberait sur lui et l'empêcherait de repartir.
Ernest, à la se coucher, le cœur plein d'espoir.
Le lendemain matin, le petit garçon se réveilla aux horreurs.
Son papa et sa maman dormentent encore.
Ils se faux filent à dans le salon sur la pointe des pieds pour ne pas les réveiller.
Au pied du sapin qui s'intignait dans l'obscurité, il y avait une montagne de cadeaux emballés dans leur papier brillant.
Mais, pour une fois, Ernest les regarda à peine.
Il fila directement vers la cheminée, là où il avait posé son piège.
Ernest s'arrête à nette.
Quelque chose remuait dans la boîte.
En retenant son souffle, le petit garçon se pencha et regarda par un des trous qu'il avait percé.
Et il poussa un cri de surprise.
Un lutin grand comme le pouce était en train de pousser de toutes ses forces sur les parois de la boîte pour essayer de se dégager.
Adroitement, Ernest souleva le couvercle du piège et, attrapant le lutin par la pointe de son bonnet, il le posa dans le creux de ses paumes.
« Bonjour ? » dis-t-il avec un grand sourire.
« Je m'appelle Ernest et je suis vraiment très content de te rencontrer.
Mais le lutin, lui, n'avait pas l'air content du tout. Il était rouge de colère, aussi rouge que les rayures de ses chaussettes.
Mais enfin, qu'est-ce qui t'est passé par la tête ?
Voici fératile de sa petite voix pointue, enfronçant ses sourcils minuscules.
« Mais pourquoi es-tu si fâché ? » demanda timidement Ernest.
« Tu n'as pas aimé le biscuit à la cannelle ? »
« Mais tu m'as kidnappé ! Voilà pourquoi ! »
« Regis le lutin. »
« J'espère que tu es content de toi ! »
« Je... Je suis désolé ? » murmura Ernest, qui commençait à comprendre qu'il avait fait une grosse bêtise.
« Je ne voulais pas te faire de mal. Je voulais juste voir le Père Noël. »
« Voir le Père Noël, mais enfin Ernest, le Père Noël est occupé, surtout ce soir.
Il n'a pas le temps de s'occuper de tous les enfants qui veulent le voir.
A-tu seulement pensé une seconde que tu aurais pu mettre en péril sa tournée ?
Je suis le lutin topographe, figure-toi. Celui qui est chargé de lire les cartes et de guider le traîneau.
Sans moi à ses côtés, le Père Noël aurait pu se tromper de chemin et se perdre. Il n'a aucun sens de l'orientation.
Oh, heureusement que ta maison était la dernière de notre liste ! On est passé à deux doigts de la catastrophe ! »
« Je n'y avais pas pensé. A voix Ernest de tout Peno.
Mais... Où est le Père Noël, à présent ? Tu crois qu'il s'est perdu à cause de moi ? »
Et le petit garçon faillit fonds grand larme, en imaginant le Père Noël sur son traîneau, perdu au milieu de nulle part, dans cette nuit si glacée.
« Ne t'inquiète pas, Ernest. Le rassura le lutin qui sera doucite un peu.
Les reines connaissent le chemin par cœur. Je suis certain qu'ils l'ont ramené à bon port. Nous allons vérifier cela ensemble.
Le lutin fouilla dans sa poche et il en sortit un objet tourron et brillant.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Demanda Ernest avec curiosité.
« C'est mon monocle magique. »
Répondit le lutin.
« Il me permet de voir le Père Noël, où qu'il soit et de lui venir en aide le casse et chéon.
Vas-y. Mets-le sur ton œil. Toi qui voulait voir le Père Noël, tu vas être servi.
En fermant l'œil gauche, Ernest pose à le monocle sur son œil droit.
Il distingue à une large silhouette allongée sur un lit sous un gros édredon de plume.
Le Père Noël, son bonnet de nuit tout rouge enfoncé sur la tête, ronflait comme un bienheureux.
« Je fous le Père Noël ! » s'écria Ernest et merveillez, il dort.
« Le lutin éclate à de rire. »
« Et bien sûr qu'il dort. Il a passé une nuit blanche, figure-toi.
700 millions de cadeaux à distribuer, ce n'est pas de tout repos.
Et dormir, eh bien c'est ce que j'aimerais faire aussi, d'ailleurs. Nous avons beaucoup travaillé.
« Je te prie de m'excuser. Murmura Ernest. J'ai vraiment été égoïste.
« Allez, n'en parlons plus. » dit le lutin en bayant.
« Maintenant je vais rentrer chez moi.
Au revoir Ernest. Et tâche de tenir ta promesse. Plus de pièges l'année prochaine.
Notre tâche est déjà bien assez compliquée comme ça.
« C'est promis. Murmura Ernest. Encore merci. Grâce à toi. J'ai enfin pu voir le Père Noël.
« De rien Ernest » dit le lutin.
Et en claquant des doigts, il disparut d'un seul coup, avec un bruit de grûlot.
சthenos
C'était le lutin prisonnier, un con de第lo difondacci rし.
et compté sur la danse des heures d'Amel Kare Pongyeli.
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