Babouchka

Durée: 13m0s

Date de sortie: 27/12/2023

Auteur : conte russe adapté par Elodie Fondacci

Œuvre : Les saisons

Compositeur : Piotr Tchaïkovski

Âge : 4 ans

Par une froide nuit d’hiver, Baboucha est tranquillement installée devant le feu dans son isba, quand on frappe à sa porte. Trois hommes sont sur le seuil. Trois Rois venus d’Orient qui suivent une étoile à la recherche d’un petit prince qui vient de naître. Ils proposent à la viielle femme de les suivre. Un conte de Noël plein de grâce sur la musique de Tchaïkovski.


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Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Des histoires, des histoires, des histoires ! Est-ce que je peux avoir une histoire si elle te plaît ?
Tu m'as raconté une histoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sage, vous êtes sûr ?
Bon, d'accord. Je vais vous raconter l'histoire de Babushka et des trois rois mages.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chut ! Plus de bruit ? Parce que l'histoire va commencer ?
Babushka serra son châle contre ses vieilles épaules et se leva pour remettre une bûche dans l'âtre.
Dehors, le vent sifflait et faisait trembler les fenêtres de l'Isba.
La nuit était si noire qu'on ne distinguait plus les arbres de la plaine.
Il gelait à pierre fondre.
La vieille femme se rassit devant la cheminée en soupirandaises.
Elle avait travaillé tout le jour, coupé du bois, filé la laine,
cuisiné, nettoyé, en chantonnant comme à son habitude.
Et elle était contente de pouvoir enfin se reposer un peu.
Elle caressa le chat qui s'était blotti sur ses genoux
et se rend à la fin de la nuit.
Et regarda affectueusement son vieux chien qui somme nolette à ses pieds.
Babushka a laissé à soupir, quand un bruit léger la fit sur sauter.
Quelqu'un frappait à la porte.
Surprise, elle se leva avec effort, tout en se demandant
qu'il pouvait bien lui rendre visite par cette froide nuit de décembre.
Quand elle ouvrit la porte, la bourrasque s'engoufra dans la pièce
et avec elle, quelques flocons en forme d'étoiles.
Trois hommes se tenaient sur le seuil.
Bonjour Babushka, dit le premier.
Nous accorderais-tu l'hospitalité pour quelques instants ?
Nous venons d'un pays où le froid n'existe pas, et celui-ci nous a surpris.
Nous ne resterons pas longtemps en Babushka.
Surri le deuxième homme, nous avons encore une longue route à faire.
La vieille femme ouvrit grand la porte et laissa entrer les trois voyageurs.
Bien sûr, dit-elle, entrer donc, ce n'est pas un temps pour rester dehors.
Elle installa les trois étrangers devant le feu,
et ça fera pour préparer du thé, tout en les regardant à la dérobée.
Le premier homme était noir comme les baines.
Le second avait la peau dorée et les yeux noirs,
et portait aux oreilles des anneaux d'or étince l'an.
Le troisième avait un visage pâle et une longue barbe blanchie par le givre.
Tout trois étaient vêtus des toffres flambissantes et de long mentaux trempés par la neige.
Quand elle les eut servi, Babushka demanda avec curiosité,
« Où allez-vous ainsi par une nuit si terrible ? »
Nous cherchons le petit prince qui nous aînait cette nuit, Babushka,
répondit le plus vieux des trois.
Nous ne savons pas où il est, mais l'étoile nous guide.
Elle a senti qu'en nous sommes passés près de ton Isba,
aussi avant nous penser que tu savais peut-être quelque chose.
La vieille femme secoua la tête.
« Alors nous allons repartir, »
dit gravement le premier homme.
« Déjà, c'est Onaba Bushka.
Ne voulez-vous pas passer la nuit ici avec ce mauvais temps ? »
Le petit prince ne saurait nous attendre.
Répondit le deuxième homme.
Il est venu nous apporter un si grand cadet.
« C'est un cadeau que nous devons bien lui apporter les nôtres.
» Et la vieille femme remarqua alors
les coffres à des baines que les trois étrangers portaient avec eux.
« Comme j'aimerais moi aussi voir ce petit prince, » s'écria-t-elle.
« Et bien, Babushka, proposez-le troisième homme.
Tu n'as qu'à nous accompagner.
Veux-tu venir avec nous ? »
La vieille dame hésita.
Elle considéra un instant la vitre noire et les ténèbres du dehors.
Apprécie à la chaleur de Lisbà et secoua la tête.
« Oh non, m'irmura-t-elle.
Je suis bien trop vieille pour vous accompagner.
Alors adieu, dit le troisième homme en se levant.
Merci pour ton accueil.
»
Les trois voyageurs s'inclinèrent devant Babushka.
La porte se ferma et il s'éloigne, vite avalée par l'obscurité.
Babushka dormit mal cette nuit-là.
Elle se tourna et se retourna dans son lit jusqu'à l'aube.
Elle regrettait sa décision.
« Je n'ai même pas songeé alors demander qui était le petit prince qui le cherchait, » se disait-elle.
« Je n'aurais pas dû hésiter à les suivre.
»
Tout à coup, elle sauta sur ses pieds.
« Eh bien, je vais y aller. Je vais retrouver ces trois hommes et j'irai moi aussi saluer l'enfant avec eux.
Et rien ne pourra m'arrêter foi de Babushka.
»
En tout à hâte, Babushka s'en mit au flat dans sa chaude pelisse rouge.
Elle jeta sur sa tête son chat la fleur,
mit ses moufles de laine, puis elle songea qu'elle ne pouvait pas arriver les mains vides.
Vite, elle fourra dans un sac tous les petits trésors qu'elle possédait.
Les petits chevaux de bois qu'elle avait sculptés le soir à la veiller,
une vieille poupée,
quelques noix qu'elle avait peintes et de jolis pommes de pain qu'elle avait trouvés dans la forêt.
Elle claque à la porte d'Elisabeth et s'éloigne à son chien,
bondissant joyeusement devant elle dans la neige.
En se retournant, elle vit que son chat lui aussi l'avait suivi.
« Tu es venue toi aussi » sourit la vieille femme.
« Me voilà rassurée si vous m'accompagnez tous les deux dans ma quête.
Les animaux ont plus de flair que les humains.
»
Babouche casse mit en route.
Elle s'efforça de découvrir la direction presse par les voyageurs,
mais la neige fraîche avait effacé les traces de leur pas.
« A tu vu trois rois qui passaient par là ? » demanda-t-elle un paysan qu'elle croisât.
« Des rois par ici ? Mais quelle drôle d'idée, Babouche cas ?
C'est ce que la fait-il, et il s'éloigne à Henri-Yan.
Babouche casse continua à marcher, puis elle rencontre à De Berger.
« Avez-vous vu une étoile resplendir ? » leur demanda-t-elle avec empracement.
« Mais des milliers et des milliers d'étoiles brillent chaque soir, vieille femme,
laquelle cherchent-tu exactement ? » s'étonner-t-il.
Babouche casse ne se découragea pas. Elle marcha jusqu'au soir,
et la nuit venue parvint à un village.
Elle toqua à la porte d'une pauvre maison.
« Bonsoir ! » demanda-t-elle à la femme qui vient lui ouvrir.
« Je cherche à un petit enfant. Est-ce qu'un petit prince est né par ici ?
« Des enfants il y en a, s'exclame à la femme Henri-Yan, mais des petits princes je ne crois pas.
Voyez-vous même ! Et elle s'efface à ça pour laisser rentrer Babouche cas.
La vieille femme entera. Il n'y avait qu'une seule pièce.
Trois petits enfants au joupal dormaient sur une même payasse près du poil.
Babouche casse les regarda avec tendresse.
Elle glissa sa main dans son sac et en sortit trois petits jouets
qu'elle déposa au pied du lit.
« Ce n'est pas l'enfant que je cherche, m'irmura-t-elle,
mais permettez que je l'égate un peu.
Et la vieille femme sortit à pas de loup de la cabane et repartit dans la nuit.
On raconte que, depuis ce soir de décembre, Babouche cas marche.
Elle n'a pas encore trouvé l'enfant qu'elle cherchait, mais elle n'a pas renoncé pour autant.
On la voit parfois la nuit de Noël quand une neige épaisse recouvre le sol.
Marchant, son bâton dans sa main noueuse, son chien et son chat trottinant à ses pieds,
son gros sac jeté sur l'épaule.
Et partout où elle s'arrête, elle continue ta distribuée des jouets,
car son sac semble être inépuisable.
Qui sait quand elle s'arrêtera ?
C'était Babouche cas, un contrus adapté et raconté par Elodie Fondacci sur les saisons de Piotr Tchaikovsky.
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