
OLI en concert : "Idriss et le secret du poulpe", par Simon Johannin
Durée: 16m30s
Date de sortie: 07/02/2024
durée : 00:16:30 - Une histoire et... Oli - Pour se glisser dans la peau d’Idriss, il faut imaginer l’animation qu’offre le Vieux-Port de Marseille un jour de marché sous le regard bienveillant de Notre-Dame-de-la-Garde, et replonger dans ses souvenirs d’enfance.
C'est Oli, en concert, avec des vrais musiciens.
La bibliothèque des petits.
Je suis pas petit.
Oli.
Bonjour.
Je suis Simon Joannin, et je vais vous raconter l'histoire d'Hydriss et le secret du poule.
C'est le premier jour des vacances, et le petit Hydriss accompagne sa maman au marché au poisson, sur le vieux port de Marseille.
Sur l'eau calme, les bateaux flottent tout doucement, comme endormis par le percement des vagues.
Et Hydriss n'est pas rassuré partout au monde venu profiter du soleil et se promener sur les quais.
Alors pour ne pas se perdre, il ne lâche pas la robe de maman.
Il sait que tant qu'il tient dans sa main gauche un peu du tissu doux, il ne risque rien.
Et encore moins de se perdre au milieu de toutes ses longues jambes, de toutes ses grandes personnes qui forment comme une forêt devant lui.
Une drôle de forêt qui n'arrête pas de bouger.
Il peut laisser aller son nez aux odeurs de la mer et des petites charrettes des vendeurs de boissons fraîches et de thé à la menthe.
Autour de lui, des femmes au regard tendre proposent de faire des tresses à celles qui passent devant elles, et Hydriss se dit que s'il avait les cheveux longs, il aimerait bien lui aussi avoir des tresses.
Mais il se rappelle bien vite que quand sa grande soeur Yasmin se fait des tresses, ça prend beaucoup de temps.
Hydriss est impatient et ne tient jamais en place. Alors il oublie bien vite cette idée et continue à avancer, enivré par le ciel bleu.
La mer est ses couleurs en direction des étales des péchants.
Le plus grand de la mer est la mer.
La mer est sa main.
La mer est sa main.
La mer est sa main.
La mer est sa main.
Il rêva son corps au bord de l'eau pendant que sa maman choisit de belle dorade pour le repas du midi.
Il est tout occupé à observer une tâche d'huile entre deux barques, quand il entend un bruit étrange.
Tiens, mais qu'est-ce que c'est ce demandi d'Hydriss en tournant la tête vers l'étal de la poissonnière ?
Hydriss est tout petit et ne voit pas qu'au-dessus de l'étal, pourtant devant lui, quelque chose pan et semble bouger.
Hydriss lâche la robe de sa maman, se rapproche et observe intrigué. On dirait une lignane un peu visqueuse qui tré saute de temps en temps.
Curieux comme le sont les enfants, il approche sa main sans réfléchir et tire dessus.
Il regarde vers le haut et voit du bord de l'étal une forme molle bondir devant le soleil avant de lui tomber sur la tête, puis dans les bras, dans un drôle de splot.
Hydriss s'envoie, se rend compte que ce qu'il avait pris pour une plante est en fait le tentacule d'un poulep qu'il a maintenant tout entier dans les bras.
Heureusement, Hydriss est tout petit, alors personne n'a vu qu'il a fait une bêtise.
Ce glissant sous l'étal, il regarde l'animal qui tout à coup se réveille et le regarde à son tour.
Hydriss n'en croit pas ses yeux, le poulep est vivant et il lui fait un clin d'œil.
Hydriss est boujbé et fait de grands urons. Vraiment, la vie est pleine de surprises.
Le poulep semble vouloir lui dire quelque chose, mais Hydriss ne comprend pas.
Il le regarde faire tout un tas de gestes étranges et rigolos avec ses tentacules, des ronds, des carrés, des vagues, des vagues et encore des vagues.
Mais oui, bien sûr, ça y est, il comprend tout.
Le poulep lui demande tout simplement de le remettre à l'eau maintenant qu'il est sauvé du marché.
Hydriss se prend pour un agent secret. Il glisse le poulep sous son t-shirt et marche comme si de rien n'était vers le bord du quai.
Il soulève le tissu et fait semblant d'éternuer un grand coup pour couvrir le bruit que fait le poulep lorsqu'il le jette à l'eau.
Hydriss se penche au-dessus du bord, mais ne le voit plus. Il a tout à coup un doute.
Peut-être qu'il a mal compris, peut-être qu'en fait c'est un poulep qui ne s'est pas nager et qu'il est en train de se noyer.
Mais Hydriss n'a pas le temps d'avoir peur bien longtemps, car il voit, tout doucement, les yeux du poulep qui remontent à la surface et lui font à nouveau un grand cling d'œil avant de redescendre dans l'obscurité des eaux du porc.
Hydriss est soulagé et se rend compte qu'en sauvant le poulep, sa bêtise est devenue une bonne action.
Il se retourne, satisfait d'avoir accompli sa mission pour retrouver l'étal de la marchande.
Mais sa maman a disparu et la marchande remballe toutes ses affaires. Le marché est fini.
Oh non, se dit Hydriss, j'ai perdu ma maman. Comme elle va être inquiète et moi je suis tout seul.
Hydriss sait qu'il va pleurer lorsqu'il sent tout à coup quelques gouttes lui asperger la nuque.
Il se retourne en direction de l'eau mais ne voit rien. Il s'avance un peu et c'est le poulep qui est là et lui fait des clins d'œil.
Hydriss est désemparé. Aussi, dans sa tristesse, il dit au poulep, j'ai perdu ma maman. Le poulep reste silencieux et continue ses clins d'œil malicieux.
Il fait même un cœur avec deux de ses tentacules pour assurer Hydriss et en fait marcher deux autres sur l'eau, comme quand on fait un bonhomme avec ses doigts pour lui dire de le suivre.
Il a l'air de se faire rassurer que le poulep nage pas.
Un peu rassuré, Hydriss suit le poulep le long du quai, pendant qu'à côté le petit animal nage paisiblement.
Il a l'air si insouciant dansant avec l'apothée du porc, Hydriss en oublie un peu son chagrin et lui qui avait si peur tout à l'heure de perdre sa maman.
Ce dit que si aujourd'hui il a pu sauver un poulep, il devrait pouvoir la retrouver sans trop de soucis, surtout avec l'aide de son nouvel ami.
D'ailleurs, ce qu'aucun de poulep n'en est pas à sa dernière surprise, puisque sans prévenir, le voilà qui saute hors de l'eau pour atterrir sur les épaules d'Hydriss et se cacher dans son col en un éclair.
Il tapote sur les épaules d'Hydriss pour le guider. C'est facile. Un coup sur l'épaule droite pour aller à droite et un coup sur l'épaule gauche pour aller à gauche.
Hydriss se laisse faire mais voit bien que le poulep lui fait faire de drôles de zigzag et que les gens commencent à le regarder bizarrement.
Allons petit poulep, arrête de faire des blagues et aide moi à retrouver ma maman avant qu'on se doute de quelque chose autour de nous, chuchotte Hydriss.
Alors le poulep prend son air le plus sérieux et dirige Hydriss 3 sur la grande roue tout au bout du quai.
Il appuie sur la tête d'Hydriss avec un tentacule pour lui dire de se baisser et les voilà qui se fauffillent ni vu ni connu, dans une des cabines de la grande roue qui se met à décoller.
Oh là là, c'est haut ce dit Hydriss qui a un peu de vertige. Et puis d'abord, qu'est-ce qu'on fait là ?
Sans trop oser regarder ailleurs que ses pieds. Le poulep lui place délicatement un tentacule sous le monton pour qu'il redresse la tête.
Et c'est tout le paysage de la mer, de la ville et des collines qui s'étalent à ses pieds.
Comme c'est beau, comme c'est grand ce dit Hydriss. Regarde, on voit même la bonne mer tout en haut de la basilique qui brille au soleil.
Elle tient son enfant dans les bras, tu penses que ça veut dire que je vais retrouver ma maman petit poulep ?
Le poulep lui refait un de ses incorrigibles clins d'œil et invite Hydriss a descendre son regard sur le port.
C'est maman ! Hydriss saute de joie dans la cabine en attendant qu'elle ne descende et une fois en bas, il s'empresse de courir vers elle.
Hydriss, tu m'as fait une peur bleue ? Où était-tu passé lui dit sa maman en le prenant dans ses bras ?
Maman, j'étais sur la grande roue, j'ai vu toute la ville et je t'ai vu en bas. Si j'ai pu te retrouver c'est grâce au poulep, c'était son idée.
Au poulep ? Mais de quoi tu parles ? répond sa mère dans un sourire de soulagement.
Mais oui le poulep, il est là, regarde. Ah bah ça alors ? Il a disparu. Il était dans mon t-shirt mais il s'est envolé.
Un poulep qui s'envole, tu es vraiment un magicien, Hydriss, répond sa maman en rigolant. Allons, arrête de raconter des bêtises et s'il te plaît, la prochaine fois ne t'éloigne pas comme ça. Il est temps d'entrer à la maison.
Longant une dernière fois le quai, Hydriss se demande s'il n'a pas rêvé toute cette histoire et s'il a bien sauvé ce poulep qui l'a aidé en retour à retrouver son chemin.
Non mais vraiment se dit Hydriss, Yasmine ma grande sœur a raison, j'ai bien trop d'imagination.
Mais pile quand il croyait avoir tout inventé, Hydriss sans quelque goût de venir du bord du quai et la rosé.
Il tend la tête et voit le poulep lui faire coucou avec son tentacule.
Ça n'était donc pas un rêve ? Toute cette histoire est réelle ? Peu lui importe maintenant qu'on le croit au nom, Hydriss sait que son imagination est aussi vraie que les bonbons.
Mais il ne s'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Il n'est pas fait de l'imagination.
Et voilà. L'histoire est finie et maintenant au lit.
Non, une autre.
On lit un concert
avec les musiciens de l'orchestre
Philharmonique de Radio France
Anna Mille et Jou du violon
Renault Guilleux joue du violon celles
et Ima Santacreux joue du piano
et c'est Raphaël Lucas qui a composé la musique de cette histoire
Musiciens metteurs en monde et tiennent pis par
Directeur du son Cédric Châtelou
Pense production Kevin Delcourt
Sur une idée de Cécile Couffmanegre, producteur délégué
Léonard Bio, réalisation Le Lac Constantiné
Episode suivant:
Les infos glanées
Oli
Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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