OLI - Les histoires de Noel : "Les bonnes résolutions du Père Noël"

Durée: 10m37s

Date de sortie: 13/12/2018

durée : 00:10:37 - Une histoire et... Oli - Le Père Noël est inquiet. Il a beau scruter le ciel chaque matin. La neige se fait attendre. La faute à la hausse des températures.... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

François-Père, c'est Oli, O-L-I-O-S.
La bibli, les petits.
Je suis pas petit.
Je crois.
Bonjour, je suis François-Morel,
et je vais vous parler d'un père Noël qui a pris des bonnes résolutions.
Le père Noël était embêté.
Comme tous les matins depuis le début de l'automne,
il regardait par la fenêtre,
levé les yeux vers le ciel,
et comme tous les matins depuis la fin de l'été,
il était déçu.
Pas un flocon de neige,
le soleil brillait,
les vallons étaient verts.
En bas, coulait une rivière joyeuse,
légère, insouciante.
On entendait les oiseaux.
Non, mais je ne vous le dis pas.
Je ne vous ment pas.
On entend les oiseaux.
Le père Noël était mrossade.
La neige avait décidé de ne pas tomber.
D'habitude, à cette période,
tout était blanc.
Les prêts, les arbres, les chemins,
les toits des maisons, les cheveux.
D'habitude, dans cette saison,
on avait déjà sorti les manteaux, les gants, les mouffles,
les écharpes et les calçons longs.
Ce jour-là,
alors que le calendrier indiquait,
sans discussion possible,
qu'on était déjà en hiver,
c'était incroyable.
Le père Noël, dans son chalet,
se promenait en short, t-shirt et tongue.
Je ne vous ment pas.
On entend ces tongues.
Sa houplande rouge, bien trop chaude,
était restée dans l'armoire.
Passant devant le miroir de la salle de bain,
le père Noël se demandait
s'il n'allait pas se raser la barbe.
Ça serait une bonne idée.
Ça me rajeunirait.
Et puis, j'aurais moins chaud.
N'importe quoi, s'exclama la mère Noël,
tu ne peux pas faire ça.
La barbe, c'est ta signature,
c'est ta marque de fabrique.
Si tu coupes ta barbe, tu as un bonne mine,
plus aucun enfant te reconnaîtra sur la planète.
J'ai pourtant dit, tu seras joli.
Le père Noël m'augraient à quelques paroles renfrognées
que personne n'entendit.
Et ça tombait bien puisque parmi ces paroles,
quelques gros mots s'étaient glissés.
Moi, je vais rafraiser si rien ne vient de me rafraiser.
Je ne veux rien rafraiser.
Je vais rafraiser si rien ne vient de me rafraiser.
Le père Noël de Mouvez Grasse
du bien convenir qu'une fois de plus,
la mère Noël n'avait pas complètement tort.
Un père Noël sans barbe, c'est Paris sans la toureffelle,
c'est un carambard sans blague, c'est...
Enfin, il y a d'autres exemples que vous trouverez.
Enfin, ce que je veux dire, c'est que ça n'a pas de sens.
La mère Noël saisit une serviette de bain,
enfilasse les lunettes de soleil et son maillot de bain.
Je vais me baigner, tu viens avec moi ?
Bien, répondis le père Noël, j'ai à faire,
« Port comme tu veux, fila mère Noël,
mais tu as tort, le soleil est radieux,
et puis ça ne te propend pas de mal, un petit peu d'exercice,
t'as pris des bourrées,
tu as du vent pour que tu sois en forme pour le réveillon. »
Elle claque à la porte
et le père Noël reste à seul dans le chalet.
Dehors, les reines batifolées.
Les reines étaient au nombre de huit,
comètes, cupidons, danseurs, éclairs, fringants,
furis, tonnerres et tornades.
Et ces comètes, cupidons, danseurs,
éclairs, fringants, furis, tonnerres et tornades,
qui, la nuit de Noël,
entraînaient le chariot du père Noël dans le ciel
quand ils faisaient la distribution des cadeaux.
Pour le moment, les reines s'amusaient entre eux,
jouant de leurs bois, d'autres pécées,
tranquillement d'autres encore.
Le poil couvert de crêpes solaires,
couchés sur le sol, se prélacé,
paraissueusement.
Le père Noël sortit du chalet et convoqua les reines.
« Comètes, cupidons, danseurs, éclairs, fringants,
furis, tonnerres, tornades,
approchez, j'ai à vous parler. »
La délicatesse du père Noël, qui, lorsqu'il s'adressait à son troupeau,
utilisait toujours l'ordre alphabétique,
afin qu'aucun d'entre eux ne se sente défavorisé.
Les reines approchèrent, légèrement méfiant.
Généralement, quand le père Noël les convoquait,
c'est qu'il avait des reproches à leur faire.
« Qu'est-ce qu'il fait, Père Noël ? »
Interrogea tonnerre.
« On a rien fait de mal ! »
Se défendit tornade.
« Ah, on quand même bien le droit de s'amuser,
» fit valoir commettre.
« Mais bien sûr ! »
N'a répondit le père Noël.
« Ne vous inquiétez pas si je vous réunis ce matin.
Ce n'est pas pour vous faire des reproches. »
« Tant mieux ! » s'exclama et claire.
On était en train de s'amuser avec fringants,
à essayer de se faire tomber.
« Oh oui ! » confirme un fringant.
C'est un deux très, très, très amusant.
C'est-à-dire le principe des luléreilles,
c'est pour ça que je peux l'expliquer.
C'est-à-dire qu'on se met l'un face à l'autre.
Rennes comme ça, on se met l'un face à l'autre,
avec les bois comme ça.
Et puis on se pousse.
Et puis on se pousse.
Il y en a un qui trompe.
Quand il y en a un qui trompe, l'autre y a gagné.
« Non, pardon, mais j'aimerais bien que vous me consacriez un peu de temps.
J'ai à vous parler une déclaration solennelle, l'heure est grave.
« Que s'agit-il ? » demanda danseur.
« Eh bien, voilà ! » répondit le père Noël.
Vous avez remarqué que les températures sont au-dessus des normales sézonnières.
Ça veut dire quoi ?
Demande à furie.
Ça veut dire qu'il fait trop chaud, explique à Cupidon,
qui jamais ne ratait aucun bulletin météo de Marie-Pierre Planchon.
Marie-Pierre Planchon, ce matin il fait extrêmement doux.
Oui, dans certaines régions,
Mathilde on se croirait même en mois de juin,
ou dans une fin d'été, comme à Paris, vers 51,
où il fait plus de 14° battant le record de 1989, qui était de 12°.
Allez, il fait 13, battant le record.
L'enregistrait de vous des bulletins météo de Marie-Pierre Planchon
et le soir, avant de s'endormir, il les écoutait.
Ah ! Marie-Pierre.
Il fait trop chaud, exactement, confirma le père Noël.
Regardez autour de vous, il devrait neiger et il ne neige pas.
On devrait faire du feu dans la cheminée,
et au lieu de ça, on dort sans pyjama et les fenêtres ouvertes.
Ce n'est pas normal ! Cupidon prit à nouveau la parole.
C'est à cause du réchauffement climatique, on consomme trop de tout,
si bien que les glaciers fondent et que les ours,
ils ont du souci à se faire.
C'est vrai ! À qui est ça le père Noël ?
Cupidon a raison, c'est pourquoi j'ai décidé qu'ici,
nous devons donner l'exemple.
J'ai donc pris un certain nombre de décisions
que je veux vous soumettre.
Les reines, comète Cupidon, danseur, éclair, fringant,
furie, tonnerre, étaient captivées.
Le père Noël poursuivit.
Je propose que la nuit de Noël,
nous n'empruntions aucune voiture motorisée,
aucun avion, aucun hélicoptère,
afin d'assurer la livraison des cadeaux.
Oui, très bien, très bien !
Eh oui, très bien !
Oui, super, ça c'est une bonne idée.
Ah oui, formidable, oui, moi, j'avais pensé d'ailleurs.
À qui est-ce que les huit reines ont cœur ?
J'ai décidé que nous n'allions rouler
ni au diesel, ni à l'essence,
mais grâce à votre seule force motrice,
animale et physique.
Parfait, excellent !
Ça c'est une bonne idée.
Oui, super, top, top !
Oui, j'ai le « like » et moi,
et immédiatement je le « like ».
Ah oui, trop fort !
Ah oui, super, oui !
Approuvert les huit reines comme un seul homme.
Ce voyage sera parfaitement écologique.
Le bilan carbone sera nul.
Aucune émission de gaz à effet de serre
ne pourra nous être reprochée.
Nous allons traverser les continents dans le ciel étoilé,
de la façon la moins polluante qui soit.
Formidable, génial !
Vive le Père Noël !
Ouais, ouais, le Père Noël, Président !
Ouais, trop fort, Président !
Oh, c'est qui fraude, Père Noël ?
Oui ? Ho, ho, troupette !
Sans tout cas, ce maire, les huit reines,
tous parfaitement emballés par le discours du Père Noël.
Oui bien, mes chers amis,
je vous remercie de m'avoir écouté.
Et je suis heureux que mes dispositions
aient reçu votre assentiment avec autant de chaleur.
Des reines retournèrent tranquillement
vers leurs joyeuses occupations
quand Cupidon se retourna.
Mais euh...
Dites-moi, Père Noël, vous voulez vous demander...
Excusez-moi de vous déranger, mais en fait,
par rapport aux années précédentes,
en fait, ça change rien.
Non, parce que toujours vous êtes déplacés
sur votre trénau qui n'a jamais été motorisé,
puisque ce sont toujours mes copains et moi
qui l'avons entraîné depuis le début.
Si vous vous souvenez bien.
En effet, en effet, convainc le Père Noël.
Donc, non, parce que ce que je voulais dire,
c'est que, finalement,
par rapport à l'année précédente
et à celle juste avant,
et à toutes celles qui l'ont précédée,
en fait, on fait comme d'habitude.
C'est ça ?
Oui, c'est ça, en effet.
Oui, on ne change rien.
On fait tout pareil, voilà.
Cupidon espéra que, partout sur la Terre,
d'autres humains allaient prendre d'aussi bonnes résolutions
que celles du Père Noël,
mais de façon plus efficace.
Et bien, maintenant, l'histoire est finie
et il est temps de se mettre au lit.
Oui, il est tard déjà.
Oui, allez, on ferme les écoutilles.
Non, non, non, vous écouterez Marie-Pierre Planchon demain.
Il est temps de fermer la lumière.
Bonne nuit.
Non, une autre.
Oui.

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Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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