
"Reiko et l'Ourson"
Durée: 9m34s
Date de sortie: 20/02/2019
durée : 00:09:34 - Une histoire et... Oli - Il était une fois, sur une île lointaine, un petit garçon appelé Reiko. Cette île se situait tout au bout du monde, là où la mer s’arrête, là où les montagnes ouvrent sur le vide et les étoiles. La vie était rude sur l’île et les ressources y étaient rares.
François-Père, c'est O-L-I-O-C.
La bibli, les petits.
Je suis pas petit.
Je crois.
Bonjour, je suis Leila Slimani.
Je vais vous raconter l'histoire de Rayco, les braconniers et l'oursan.
Il était une fois, sur une île lointaine, un petit garçon appelé Rayco.
C'est-il se situer tout au bout du monde, là où la mer s'arrête, là où les montagnes
ouvrent sur le vide et les étoiles.
La vie était rude sur l'île et les ressources y étaient rares.
C'est pour cela que les parents de Rayco avaient décidé de se rendre sur le continent
pour trouver du travail dans la grande ville.
Chaque mois, ils envoyaient un peu d'argent à Ronnie et Maya, leurs voisins, à qui
ils avaient confié leurs fils.
Ils se tuaient à la tâche et espéraient rentrer le plus vite possible.
Mais Ronnie et Maya étaient des gens cruels.
Ils gardaient l'argent qu'envoyaient les parents de Rayco et traités le petit garçon
avec dureté.
Au lieu d'aller à l'école, Rayco passait ses journées à travailler.
Il cherchait l'eau au puits, portait des fagots de bois et faisait le ménage dans la maison
crasseuse.
La nuit, il dormait dans une petite chambre sous-sol, sur un matelas aussi dur qu'une
planche de bois.
Rayco était un petit garçon courageux et il en durait sans se plaindre cette solitude
et cette méchanceté.
Mais ce qu'il ne pouvait supporter, c'était les expéditions dans lesquelles ses maudits
voisins l'entraînaient deux fois par an.
Car Ronnie et Maya étaient des bras cognés, qui gagnaient leur vie en pillant les ressources
de l'île.
Au printemps, ils s'installaient sur les rivages et obligeaient le jeune Rayco à ramasser
des coquillages rares ou à détérer des oeufs de tortues qu'ils vendaient ensuite
à prix d'or.
En hiver, ils le trainaient de force dans la forêt bleue sur le versant glacé de la
montagne.
Ils y chassaient les jeunes oursons dont les pattes et les oreilles avaient disait-on
des vertus magiques.
Les femmes stériles, désespérées de ne pouvoir donner d'enfants à leur mari, étaient
prêtes à payer des fortunes.
On racontait aussi que les arbres étaient faits d'un bois magique, dont le simple contact
pouvait suffire à rendre la jeunesse au vieillard, la joie aux taciturnes, la santé aux souffreuteux.
Un matin glacé, Rayco fut réveillé avec brutalité.
En route, lui dit Maïa, pendant deux jours et deux nuits, il marchèrent sur des chemins
déserts en direction de la forêt.
Un brouillard de plus en plus opaque les enveloppait.
Si l'un d'eux tendait le bras, il avait du mal à apercevoir le bout de ses doigts
tant la brume était dense.
Rayco était terrorisé et quand il sursautait ou que les larmes lui montaient aux yeux,
ses tuteurs réagissaient avec violence.
« Avant, ces spèces d'idiot ! » criait Ronny.
« Tu n'as donc aucun courage ? » se moquait Maïa.
Arrivé aux abords de la forêt, le couple installa un campement.
Il déballèrent les terribles pièges qu'ils avaient fabriqués pour les oursons.
Alors que la nuit tombait, ils obligèrent l'enfant à grimper à un arbre pour y observer
les ours qui gardaient l'entrée du bois.
Rayco parvint avec difficulté à se hisser sur une des plus hautes branches d'un pain.
« Je ne vois rien, il fait trop noir ! »
Et bien, à temps que le jour se lève, triplit dio.
Rayco passe à la nuit allongée sur la branche.
À l'aube, il était gelé et terrorisé.
Alors que les premiers rayons transperçaient les feuilles de l'arbre, il entendit du
mouvement dans les broussailles.
Un ours énorme, au pelage noir comme de la suie, tenait dans ses bras, à la fin,
un bébé ourson.
Rayco se mit à trembler.
Il ne voulait rien dire, mais Ronnie avait entendu le bruit lui aussi.
Muni de sa longue vue, le braconier repéra les animaux.
Lentement, il attrapa son fusil, ce mitage en nous, prêt à tirer.
Maillarié, elle se frottait les mains, elle pensait au merveilleux manteau qu'elle allait
pouvoir coudre avec la fourrure de l'animal et à l'argent qu'ils allaient gagner.
Mais au moment où Ronnie posa la main sur la gâchette, Rayco poussa un hurlement pour
prévenir l'ours.
« Attention ! »
Et il aurait juré qu'avant de s'enfuir, la bête s'était tournée vers lui et l'avait
regardée.
Ronnie et Maillar étaient fous de rage.
Il voulait donner à Rayco une bonne correction, mais le garçon ne descendait pas de sa branche.
Et quand les deux chasseurs essayèrent de monter à l'arbre, le bois du tronc de
vin lisse et glissant.
Dès que Ronnie posait le pied sur une branche, celle-ci devenait aussi molle que du marche
malo.
Brusquement, l'arbre se mit à grandir et Rayco s'est le va de plus en plus haut au-dessus
des feuilles, là où l'écrit de Ronnie et Maillar n'était plus qu'un lointain souvenir.
Les deux braconiers, qui étaient superstitieux, coururent vers leur village.
Quand les autres habitants s'étonneraient de l'absence du petit garçon, Ronnie et
Maillar se mirent à verser des larmes de crocodiles.
Ils racontèrent toutes sortes de mensonges, prétendant qu'ils s'étaient battus contre
un ours féroce pour défendre leurs petits protégés.
Mais nous n'avons rien pu faire et l'ours se l'a mangé.
Tout le monde les félicita pour leur courage et ont tenté de les consoler de leurs pertes.
En secret, Ronnie et Maillar se réjouissaient.
Mais au bout de quelques jours, des phénomènes étranges se produisirent.
La nuit, ils ne trouvaient pas le sommeil.
Leur cœur était comme serré dans un étau et dès qu'ils fermaient les yeux, de
terribles cauchemars les assaillait.
Dans l'âtre, le feu devenait subitement glacé et le couple se mettait à claquer des dents.
Maillar perdit ses cheveux, Ronnie avait dans la bouche un goût de cendres.
À l'aube, il leur semblait parfois que le vent qui soufflait et faisait vibrer les
vitres de leur petite maison charriait avec lui le nom de Rayco.
Rayco, Rayco, Rayco, Rayco.
Mais qu'était-il arrivé aux petits garçons ?
La forêt, reconnaissante qu'il est protégé l'un des leurs, lui avait offert l'asile
avec tout son cœur.
Les arbres, qui ne sont ni immobiles ni silencieux, se passaient le mot.
Lorsque Rayco marchait dans la forêt, les racines énormes et effrayantes se poussaient
sous ses pas.
Des normes champignons aux couleurs chatoillantes lui servaient de l'huile.
Les baies les plus sucrées lui tombaient directement dans les mains et calmaient sa
faim.
Lorsque le vent soufflait ou que la pluie tombait, les ours l'accueillaient dans leurs grottes
creusés à flancs de montagnes.
Malgré toutes ses attentions, Rayco se sentait seule et triste.
Ses parents lui manquaient terriblement.
Les baisers de sa mère, la voix douce et grave de son père, ils pensaient sans cesse
à eux et désespérés de les revoir un jour.
Une nuit où la neige s'était mise à tomber, Rayco se réfugiait dans la grotte et il s'endormit
contre le ventre du Nourson.
Bien au chaud, il fut emporté dans un rêve magnifique.
Il y escaladait la montagne, agile comme un boucetin, insensible au froid et au vent
qui soufflait sur les hauteurs.
Des rapaces volaient au-dessus de sa tête pour lui montrer le chemin.
Le ciel d'un bleu extraordinaire lui donnait du courage.
Sur le sommet recouvert de glace, toute l'île s'offrait à son regard.
Il voyait la mère et sur les vagues un bateau qui portait ses parents vers lui.
De son petit torse d'enfants, j'allais alors un cri extraordinaire.
Il a placé parents et il su au plus profond de son cœur qu'il l'avait entendu et qu'avant
le printemps, il serait réuni.
Voilà, l'histoire est finie et maintenant, Oli.
Non, il n'autre.
Oli.
Episode suivant:
Les infos glanées
Oli
Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Tags
Card title
[{'term': 'Kids & Family', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]
Go somewhere
"Boule de Neige, Roi des Alakaloufs"