Bonjour, je suis Sammy D'Azoni, je suis cadre dirigeant, entrepreneur et auteur et aujourd'hui
on va plonger dans le lexique des belles valeurs de mon invité et mon invité du jour,
c'est Nadej. Nadej, mon gérard morale alias Nadej Sangène. Bonjour Nadej. Bonjour. Alors Nadej,
tu es humoriste, tu es très influente, très présente sur les réseaux sociaux, tu revendis qu'à
un féminisme positif, il y a en deux ans, tu as imposé une marque et ta marque c'est la décharge
mentale. Alors pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Nadej, c'est ça. On ne sait pas si
tu es 100% gênante ou 0% gênée. Rappat ! Rappat ! Si mon fils écoute ça dans 15 ans déjà,
je voudrais te dire que je t'aime à la folie mon amour. On t'a invité parce que tu nous inspire,
parce qu'on t'admire un peu. Oh, arrêter, je vais rougir. Je faut que je change ça d'ailleurs,
parce que depuis j'ai fait des squats. Mon fils est frais comme mon boue. Alors pour résumer ton
univers Nadej, on peut dire qu'avec toi, le quotidien devin punchline, Instagram c'est un feuilleton
carrément et la scène c'est un vrai rendez-vous avec ton public. Est-ce que j'ai bien saisis le
projet ? Tu as tout bien résumé, tout bien saisis comme projet. Dans tout ça, le lien c'est la
joie. J'aime beaucoup, j'adore cette valeur. Alors sur Instagram, tu écris que ton fid est
je cite éclaté comme ton boule. Alors, est-ce que tu te souviens du moment où tu t'es dit bon
allez, on va assumer un niveau total de te dérégion. Je faut que je change ça d'ailleurs,
parce que depuis j'ai fait des squats. Mon fid est frais comme mon boue. Tu me mettra que
je vais faire ça. Avant je disais que j'étais hyper décomplexé. Je pense que je l'ai dit pour le
croire. J'ai fait des kits. Maintenant je mets des kits. Vraiment je suis complètement décomplexé.
Mon petit frère hier me disait, j'ai mis sur Snapchat une vidéo où je balance mon sac et je
t'en faisais. Tu n'as pas peur. En fait, tu t'en fous de ça. Oui, c'est exactement ça.
C'est les anglo-saxons qui ont ce concept de fake it, un teddy bear kit. Tu vas pitcher des
investisseurs, mais tu n'as rien. Tu n'as pas d'IA. C'est ton pote qui envoie des messages. Tu lèves
l'argent et tu recrutes les meilleurs ingénieurs et après tu as ton IA. Et ça, c'est comme ça
que les anglo-saxons font. Ça marche. Oui, ça marche. Ma mère elle l'a fait.
Ma mère, elle l'a fait. Pourquoi elle l'a fait comment ? Déjà, elle est venue sur le territoire,
excusez-moi, de manière irrégulière et elle a fait... Pardon ? Depuis, elle est régularisée.
Elle a laissé expirer son visa en due. Exactement. C'est exactement ça. Non,
j'ai ce modèle de parent qui, elle était déjà dans le après, comme si elle l'était.
Donc j'ai toujours marché comme ça. Alors, j'ai obligé d'interroger ton pseudo,
la délige sangéenne. Alors, qui a eu l'idée de ce jeu de mots un peu cruelle parce qu'on
ne sait pas si tu es 100% gênante ou 0% gêné ? Ça va, tu vois. J'ai été piraté d'un ancien
compte en 2020, en janvier 2020. J'étais avec ma mère à Barcelone quand c'est arrivé et je
ne sais plus ce que ça s'est passé. Je commence à recréer un compte et là, elle me dit,
mais d'asante, tu peux, tu es 100 gênes. Et j'ai dit, ah, j'ai 100 gênes. Et je n'ai pas voulu écrire SNS
parce que je suis un peu complexe comme fille. Je me suis dit, allez, ça fait 100 gènes,
100 légènes, 100 gènes, 100... Voilà, je vous ai perdu. Par ailleurs, je pense que le 100 gènes
SNS doit être pris. Je me reviendrai bien, elle va regarder sur Instagram. Je n'ai pas,
bien naturellement, je ne l'ai même pas fait. Tu veux qu'on regarde ? Vas-y. On va regarder.
Nadège sans gènes SNS. On va la rendre famous. Je pense qu'elle va percer dès maintenant en fait.
Nadège sans gènes. Alors, attend, Nadège sans gènes, et bien ça n'existe.
Voilà, j'aurais pu. Donc vous pouvez cyber squatter. Je l'annonce officiellement le
compte de Nadège sans gènes qui peut valoir très cher. Alors, on va commencer sur tes valeurs
parce que ça nous tient à coeur au centre de ce podcast, de parler des valeurs qui à la fois
sont importantes pour ceux qui habitent les banlieues, ceux qui habitent nos quartiers et qui
résonnent particulièrement chez toi avec ton parcours. La première valeur, elle est vraiment
très belle, presque poétique, c'est le droit de rêver. Alors, tu le dis d'une manière un peu
amusante à la manière de Nadège sans gènes. Tu te dis, en fait, dans la vie, c'est fake it,
tu te dis, make it pour réussir. Et particulièrement dans les quartiers, il faut oser avoir une petite
part du mytho. Tu peux développer ça ? Oui, moi, déjà, dès mon plus jeune âge, donc j'habitais
dans 93, quelle chemin représente. Mon frère avait tendance à mytho lui sur le fait qu'on était
super nombreux à la maison et tout. Et moi, au contraire, j'avais plutôt le mensonge inverse
de oui, mais on est là pour le moment parce que ma mère... Conscevait des plans pour la transition.
Exactement pour le moment, c'est pour nous intégrer parce que voilà, j'ai toujours, moi, je suis la
fille de quelqu'un, aimé de quelqu'un de haut placé dans ma tête, en fait, peut-être. Donc c'était
transitoire, en réalité, votre passage. C'était un transitoire, je sais pas. Et après, c'est pas,
pour moi, c'est pas un frein d'avoir été dans ces quartiers, bien au contraire. Ça m'a permis aussi
de me dire ce que je ne voulais pas, en fait. Moi, dans ma vie, j'ai pas envie de galérer, j'ai pas
envie de me contraindre, j'ai envie de rêver et je rêve tous les jours qu'aujourd'hui. J'ai la chance
de pouvoir rêver et de réaliser les rêves que je rêve, en fait. Et dans ta famille, tes parents,
c'est quoi leur vision du rêve ? Est-ce qu'ils te transmettez ça, en réalité, ou c'est quelque
chose que tu as acquis par toi-même parce que c'est ta personnalité intime ? C'était pas évident,
cette notion de rêve au sein de la famille parce que par la complexité de bâquante émigrée,
je pense qu'ils viennent, ils ont pas envie de rêver, ils veulent s'en sortir pour pouvoir
justement... Tu crois pas que justement, on émigre parce qu'on rêve ? Oui, c'est vrai,
c'est vrai. On veut une vie meilleure pour ses enfants, pour soi-même peut-être. Mais la
différence, c'est qu'on rêve souvent pour ses enfants, pas pour cela, tu crois pas ? Oui, à la
différence de aujourd'hui, moi je rêve pour moi, vraiment. Et ma mère finalement, elle arrivait
pour ses enfants quand elle en a eu et avant, elle arrivait pour ses parents. Quand elle est
arrivée sa mission première à elle, c'était de trouver un job pour pouvoir justement faire
vivre mieux sa famille. Et après, quand on est arrivés, c'est effectivement nous faire vivre
mieux nous et pas galérer comme sa mère et son père avaient pu galérer. Alors toi, tu as assez
vite fait tes rêves, tes réalités puisque tu as travaillé dans des grands groupes ou un grand
groupe. C'était une entreprise américaine, je crois ? Oui, tout à fait. Je me trompe pas. Tu as
un bon salaire, un bon comité d'entreprise, la teteuelle sécurité et je crois que la
mythuelle était pas mal en plus. Mais alors, qu'est-ce qui t'a gassé le plus dans cette
ville-là pour l'avoir abandonné ? C'était le batch de cantines, c'est les réunions Teams en
permanence ou c'est Team Building ? Moi, je crois que j'ai arrêté, ça m'a embêté quand j'ai eu mon
fils et que je me disais alors c'est génial du premier audice, j'avais beaucoup d'argent à dépenser,
je pouvais rêver de grands voyages et puis au trois ans du petit, je me suis dit oh,
ça m'embête en fait d'être dans le travailler pour le rêve d'un autre. Parce que oui,
j'avais mon salaire mais il ne bougeait pas, heureusement que je l'ai bien négocié au
début, mais il ne bougeait pas plus que ça en fait tout au long de ces années dans ce groupe et
je me suis dit en fait c'est pas ça que je veux. Je ne veux pas rentrer à 19h30, à 19h45, c'est le bain,
à 20h il faut qu'il ait mangé, à 20h15 et ensuite reprend les dossiers parce que comme je suis
partie vite du boulot, j'avais pas fini de closer des trucs, il fallait que je reprenne,
finalement il est 10h30, bisous, allez bonne nuit et on recommence revelotte demain.
T'as conscience que tous les parents qui travaillent entreprise sont en PLS total ?
Après, c'est leur vie en réalité ? Oui, moi c'est pas celle que je vous
je conscientise que c'est la vie de beaucoup de personnes et il y en a qui le vivent très bien,
il y en a qui le vivent non et moi le plan était... C'était pas toi. Et tu te souviens d'ailleurs de ce
moment précis où tu as eu cette idée de te dire je pourrais tout plaquer pour l'humour ?
Alors j'ai pas fait, moi j'ai fait en plusieurs étapes, j'ai pas tout plaqué pour l'humour,
j'ai tout plaqué pour pouvoir être heureuse déjà à la base, j'ai pas convaincu mais
je suis avec un mec formidable où je lui ai dit écoute j'en peux plus, on a la chance de pouvoir
avoir une rupture conventionnelle et avoir deux ans pour me chercher, est-ce que tu m'autorises à me chercher ?
Et il m'a dit bah écoute, on va perdre, tu aurais quand même un sonnerre ?
Ok, moins qu'avant mais quand même, il me dit bah vas-y allez, et je me suis cherché pendant...
Très bonne imitation, il y a une voix bizarre. Alors je te propose de passer à une séquence un peu différente,
on t'a invité parce que tu nous inspire parce qu'on t'admire un peu.
Oh arrêter, je suis à Rougir.
Et t'as un parcours de vie qui est assez exceptionnel, est-ce que tu pourrais nous confier,
tes trois petits secrets, tes trois conseils, finalement à ceux qui nous écoutent ou qui nous regardent,
alors ceux qui nous écoutent, ça n'a pas l'air de savoir grand chose, mais pour ceux qui nous regardent,
la caméra est juste là.
Alors moi si j'avais trois conseils à vous donner pour pouvoir vous lancer et aller vers vos rêves,
ça serait de ne laisser personne, mais je dis bien personne vous dire que vous n'êtes pas capable,
d'accord.
Le deuxième conseil, on peut tout être à condition de vouloir l'être vraiment, c'est-à-dire de travailler.
Et ensuite, le rêve, il se passe sur l'oreiller mais il se passe aussi dans la vraie vie, voilà.
Rien à ajouter, je partage le moindre mot que tu as prononcé.
Alors quand on parle des racines, il y a une racine particulière qui est un peu plus grosse que les autres,
souvent dans le cœur des gens, c'est celle de la maman.
Et alors c'est drôle parce que j'étais entendu parler de ta maman et j'étais entendu raconter
qu'elle t'empêchait de regarder des bisous à la télé par exemple quand elle était enfant.
J'ai l'impression qu'on a complètement la même.
C'est aussi la maman qui s'est gardée le cap même quand le monde autour d'elle change,
qu'elle ne le comprend pas complètement, mais on ne sait pas,
elle a une force comme ça qui la pousse vers l'avant et qui tire tout le monde.
Est-ce que c'est vraiment ça qu'on a la même maman ?
C'est exactement ça, tu as décrit parfaitement ma mère,
parce que je vois qu'à travers les modes, elle est là,
elle tient la mode de du déopard quand il faut, etc.
Ah c'est pas la mienne là.
On va pas où elle marche.
On va pas où elle marche.
Bref, ma mère, elle sait.
Ni au même soirée, mais de plus en plus.
En vrai tu sais quoi, elle met du déopard aussi,
mais je ne comprends pas pourquoi.
Pardon maman, je t'adore.
Donc tu vois, elle essaie de s'accommoder, de ne pas se traverser,
mais voilà, elle est dans son...
Mais je vois bien qu'il y a des choses où elle est, tu vois,
mais elle suit et surtout, c'est qu'elle veut garder le...
Moi je trouve que ma mère, elle est formidable,
pas parce que c'est ma mère, mais parce que c'est une bonne humaine,
c'est une personne qui est à l'écoute des gens,
pas que de ses enfants, tu vois.
Et rien que pour ça, tu vois, quand j'ai arrêté,
moi j'étais...
J'avais peur d'arrêter ce que je faisais,
parce que je me suis dit que, ben...
Elle a tout quitté pour que j'ai un bon job,
elle est contente quand je la voyais au bus.
Ma fille, c'est ma fille, elle a pas plus cinq ans.
Elle était contente de le dire,
et maintenant je devais dire, c'est ma fille,
elle ne sait pas ce qu'elle fait.
On a la même.
Bon alors Nadé, si on parle des codes qu'on admet
communément dans les quartiers, dans les banlieues,
c'est quoi pour toi la fausse piste
ou la fausse croyance qu'il faut déminer?
Pour moi, on n'a pas besoin de...
Déjà, on doit adapter,
plus ou moins le langage,
l'environnement dans lequel on est,
où on doit évoluer,
et on n'a pas besoin de parler forcément
tout le temps en mode caïra, quoi.
Ouais, je suis complètement d'accord avec toi.
Tu sais, j'ai même un fantasme,
c'est d'écrire un très sérieux dictionnaire
Thiek Académie Française pour faire le pont
et distribuer dans le 6e,
mais aussi dans le Maldemar.
Pas mal.
Et je suis sérieux en plus.
J'ai envie de te proposer un jeu,
je vais te donner un mot du Thiek
et tu me le traduis en français de l'Académie Française
ou alors du français de l'Académie Française
que tu me traduis en anglais du Thiek.
Mais c'est pas facile, t'inquiète pas.
Alors on commence très, très simplement.
D'ailleurs, si vous ne l'avez pas chez vous,
inquiétez-vous. Avoir le somme.
Avoir le somme, c'est être
dégoûté.
Alors comme je te sens assez calé,
on va oser un peu le niveau du...
Allez, on commence pour la Coupillonaya.
Qu'est-ce que ça veut dire être en ça ?
En ça, et ça...
S.
C'est pas forcément être en ça,
ça peut être en ça ou en ça ?
Ça.
Bah je sais pas.
En ça, ça veut dire pour de vrai.
Ah ouais, je savais pas du tout.
Ah ouais, je savais pas du tout.
Bah écoute.
Alors maintenant, dans le autre
sens, comment on dit
en langage un peu banlieue
festoyer de manière très arrosée ?
Festoyer de manière
très arrosée en...
Ouais, je vois, asie,
je fais un truc.
Je suis en train de festoyer de manière
d'être ça.
T'as vu que j'étais pas du tout dans...
Je suis en...
Je suis en...
A l'esthèd, c'est
Euse L'enfoiré qui a beaucoup popularisé
cette expression.
Je râpe ça ?
Ah, râpe ça !
Je veux pas.
On a vu que tu es beaucoup plus à l'aide
avec le quai de Conti.
Mais non, mais ça c'est des mots de maintenant.
Nous on disait pas ça, je suis dans 1992.
On disait jamais râper ça.
Et bah les deux autres c'est pareil.
Qu'est-ce que ça veut dire quand on dit de quelqu'un, c'est un pain ?
Bah parce que c'est un...
C'est un pince.
Mais elle a l'air assez calée, sinon elle
se l'intervue.
C'est un pince, ça veut dire c'est quelqu'un
de bon.
Non, très joli.
Ah ouais ? Bah arrêter...
Une fille qui a un pince est vraiment...
Tu sais, c'est sublime quoi.
Bah bah, tu vois, grâce à tes squads, t'es devenu un pain.
Ah ouais ? Bah bah tu faut arrêter, hein.
T'es un pince, ça veut dire t'es très belle.
Ouais.
Je te promets.
Dédicace à ce mot.
Un skate, je pense, qu'il y a moyen de faire une pastille.
Pourquoi on est de la bouffe, nous ?
Allez, le dernier.
Alors là, je suis en français,
et tu me le traduis en être sous influence idéologique.
Être sous l'emprise.
Quelqu'un qui est complètement sous l'emprise,
qui voit plus le monde normalement, qui a des fausses croyances.
En version tesse.
Waouh.
Vas-y, il est complètement...
J'ai perce pas mal.
Il est tuba.
Non, il est...
Est-ce que j'attendais, il est matrix.
Ah ouais, c'est vrai.
C'est un ancien.
Bon, magnifique. Écoutez pas mal, t'es pas mal.
Et Dédicace, question juste pour moi.
Tu penses quoi des gens qui appellent leur mère frère ?
Non. Un peu de respect quand même.
On est d'accord.
Moi, baliètes.
Je suis pas ton frère, ok.
Moi, je... non.
Frère avec tes collègues dehors.
Frère pas à la maison, d'accord ?
Alors, on en revient au valeur.
La troisième valeur qui t'anime,
c'est plutôt un principe en réalité.
Tu dis, il faut savoir sortir du cadre.
Il faut savoir refuser les cases.
Et ça, bon, c'est très évident,
en réalité, lorsqu'on a grandi dans une banlieue,
lorsqu'on connaît les quartiers.
C'est un des enjeux important.
Ça veut dire quoi refuser les cases pour toi ?
C'est refuser de se contraindre à ce que la société,
peut-être, ou qu'un type de personne attend de nous,
en fait.
Moi, je suis dans l'attente
de ce que moi, je veux.
Et pas forcément dans l'attente des autres.
Si ça ne va pas, je quitte le moule,
simplement.
Tu peux me raconter un moment
où on a voulu tranger dans une case
et que tu l'as complètement refusé ?
Dans ma condition de mère,
entre guillemets,
aujourd'hui, je sais que
des personnes de ma famille sans en citer
n'attendent pas forcément de moi
ce que je fais aujourd'hui.
Une mère, ça fait si.
Une mère, ça rend pas, ça ne sort pas tous les soirs.
Ça ne va pas dans les comédies.
Voilà, non.
En vrai, ma parentalité, elle est entre moi
et mon enfant.
Il comprend. Je pense que quand on est pas heureux,
ça se sent dans le groupe
dans lequel on est.
Et en fait, ça gagne graine.
Il suffit d'une allumette
allumée pour pourrir le paquet.
Alors, tu as changé de vie, on le sait.
Tu as une famille migrée, tu es maman,
tu as été confronté à des drames, on n'a pas parlé,
mais un déni de grossesse,
une maladie grave.
Sur le papier, autant d'hostacres pour s'accomplir.
Et moi, j'ai envie de savoir, c'est quoi ton secret
pour transformer tout ça en joie
et en énergie positive,
parce que tu en débordes, en fait ?
J'aime la vie, tout simplement.
Je suis boulimique de vivre.
J'aime rire.
Je crois que je n'ai pas de
recette miracle à donner.
J'ai juste envie de m'accomplir
en fait, en tant qu'humain,
avant de partir.
J'ai envie de laisser ma petite trace,
ma petite pierre à l'édifice.
Pour moi et pour les autres.
On fait une petite pause,
un petit intermède.
Je vais te proposer dans cette séquence
des aphorismes, des punchlines, si tu veux.
Et tu vas me dire si tu penses que c'est vrai
ou faux, ce que je dis, c'était d'accord
ou pas d'accord en réalité.
Certaines relations sont néfastes,
parfois les chemins se séparent,
mais les erreurs se répartent,
et la ligne d'arrivée est souvent la ligne de départ.
Certaines relations sont néfastes,
mais les chemins se séparent,
et ils peuvent se retrouver.
J'ai pas encore expérimenté le truc,
mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
oui, les certaines relations méritent
d'être arrêtées.
La ligne de départ est la...
Oui et non, oui et non, j'avais...
Donc c'était plutôt pour le mauvais passé,
en gros, tu es l'équipe, je parle pas à mes axes.
Ah ouais, je...
Ah, t'es la team, je parle pas à mes axes.
Parce que tu les aimes.
Ouais mais c'est fini, c'est fini.
On peut se recroiser dans la rue, je dirais bonjour,
c'est pas des gens que j'ai pas...
Mais non, on fait pas des tuofes, pas des raclette.
Ok, pas de raclette.
Et alors, à ton avis, c'est de
Jean-Jacques Rousseau ou de Rael Sann ?
Ça c'est Rael Sann.
Tu es la seule à l'avoir trouvé jusque là,
c'est dans Epilogue, dans la comité, tu es fini.
Alors, deuxième phrase,
fais de ta vie un rêve et d'un rêve
une réalité, d'accord ou pas d'accord ?
Tout à fait d'accord, ma philosophie de vie.
Ouais, je crois que ça te fait correspondre très bien.
Et Diams ou Sainte-Exupéry ?
Ok, on l'attribue souvent à Sainte-Exupéry
dans le Petit Prince, mais c'est Pierre Curie,
mais effectivement, c'est un petit piège.
Dernière citation, alors,
je vais te poser une question un peu polissonne,
parce que j'ai entendu dans une interview
que tu revendiquais des conquêtes multiples
à un moment de ta vie.
Ah ouais, mais tu as entendu ça, ou ?
Faut que je fasse attention.
Ah ouais, oh là là, faut que je fasse attention.
Ouais.
En gros, t'as dit que tu t'étais amusé.
Oui, à un moment donné.
Mais vraiment, ouais.
J'ai tout condensé dans cette période-là.
C'est pour ça que tu ne te rappelles plus tes ailes.
Tu peux pas les revoir.
Revois que ma mère elle écoute pas ce genre de choses.
Quand bah, il est envoyé.
Et alors, j'ai une citation pour toi,
le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est de céder.
Ah ça, c'est l'illettona tentation.
Ouais, ouais.
Est-ce que c'est le seul moyen...
Ouais, parce que tout ce qui interdit,
t'as envie d'y aller en vrai.
Donc oui, je suis d'accord sur ça.
Alors, Caris ou Oscar Wilde ?
Je crois que c'est Oscar Wilde.
C'est Caris qui a sorti ça.
C'est Oscar Wilde.
Ah ouais, est-ce que j'allais dire...
Mais Caris a sorti de choses vraiment pas mal.
Oui, oui, oui.
Alors, écoute, t'as fait 100 fois de bravo.
On va maintenant bouger à la dernière séquence.
Ta dernière valeur.
La transmission, le passage de témoins, le relais.
Alors, on parle souvent de la figure
du grand frère dans les cités.
Mais je crois que c'est aussi
parce qu'il incarne cette valeur en réalité.
C'est pas que le protecteur ou celui
qui a fait des bêtises avant et qui s'est rangé.
Un relais, ça se court en équipe.
Et dans une équipe, tu es plutôt la première,
la dernière, la stratége,
dans une course de relais.
Moi, dans une équipe,
je vais peut-être être celle qui va
commencer à courir.
Et puis ensuite, je vais regarder derrière moi
mais je crois que ça ne se fait pas.
De regarder et de
les pousser pour qu'ils avancent
plus que moi-même.
Je suis plutôt celle qui va pousser
mais je vais quand même peut-être commencer au début.
Mais je crois que ça n'existe pas, ça, dans la forme de relais.
Alors non, parce que si tu regardes
en arrière, c'est que c'est toi qui est en train de courir.
Mais merci pour cette réalité sportive.
Alors la transmission,
pas seulement ce qu'on a reçu,
c'est aussi ce qu'on donne.
Est-ce qu'il y a un message
que tu as reçu une rencontre
avec un spectateur
à la fin d'une pièce,
par exemple, d'un stand-up
qui t'as particulièrement touché,
parce que tu lui aurais transmis quelque chose.
Là, aujourd'hui,
elle était là,
en plus, mon ami, en bas,
j'ai une abonnée qui est venue me voir
sur un stand-up
et elle allait divorcer.
Alors je me rappelle plus,
plus tout ce que je lui ai dit, mais vraiment plus.
Et là, elle m'a dit,
c'est grâce à toi que je n'ai pas quitté mon mari.
Je te promets, elle l'a dit.
Et elle m'a dit, tu m'as dit quelque chose,
et puis finalement, j'ai essayé,
et la magie est repartie.
Donc aujourd'hui,
parce qu'en fait, je trouve qu'aujourd'hui,
on a envie de vite abandonner, on a envie de vite d'arrêter les choses.
On n'essaye pas de réparer
comme avant ou pas,
j'en sais rien.
Et je pense qu'il y a des solutions avant de vraiment
mettre un terme.
Moi, je tente tout.
Et si effectivement, ça ne marche pas,
bien, on arrête, tu vois.
Je sais que ton fils compte beaucoup pour toi.
Que l'amour est une vertu que tu cultives.
Si ton fils écoute cet épisode dans 15 ans,
pas maintenant.
Qu'est-ce que tu veux qu'il comprenne des choix que tu as faits dans ta vie.
Pour toi, mais aussi pour lui.
Je vais pleurer.
Si mon fils écoute ça dans 15 ans,
déjà, je voudrais te dire que je t'aime à la folie, mon amour.
Je voulais te dire aussi que
que j'ai fait ça parce que je me suis...
Je suis heureuse, en fait.
Qu'il faut toujours suivre son coeur.
Qu'il faut toujours aller là où on se sent attendu,
aimé, désiré.
Que personne ne peut empêcher de faire ce que t'as envie de faire.
Si t'as vraiment envie de le faire.
Voilà. Fonce bébé.
C'est un beau message.
Alors, merci pour ce joli voyage.
En tant que télégraphe,
à�e de wrinkles,
je tiens notre échange des quatre principes quitanimes.
Le droit de rêver, le refus des cases,
la base mobile, celle de sémenciper,
de serrascine, mais en les respectant
et la transmission.
Alors ces principes, ils n'appartiennent pas à la banlieue
mais je trouve qu'ils sont intéressants
parce qu'ils trouvent des raisonnances
particulières
sur ces territoires, avec ses profils
de personnes qui y vivent.
Je suis convaincu que au delà des banlieues
on trouvera aussi notre compte
et en particulier les entrepreneurs, ce qui sont en quête de clés de réussite et de
manière de vivre mieux.
Alors comme le veut la tradition, je vais te laisser conclure, mais pas n'importe comment,
je veux que tu puisses conclure à la manière d'un stand-up.
– Oula, ben c'est toi pour moi.
– Merci.