La startup française qui bouleverse l’informatique quantique — Alice & Bob (rediff)

Durée: 26m30s

Date de sortie: 22/01/2026

Que peuvent vraiment apporter les ordinateurs quantiques, et pourquoi est-ce si difficile d’en construire un qui fonctionne de bout en bout ? Avec Ulysse Réglade et Diego (Alice & Bob), on passe en revue les promesses (simulation de molécules, nouveaux matériaux, cryptanalyse) et les limites actuelles face aux erreurs, à la décohérence et à l’énorme complexité d’ingénierie. Ils expliquent concrètement ce qui distingue un calculateur quantique d’un ordinateur « classique » et ce qu’il faudra encore franchir pour le rendre utile.


Sources

En plateau

  • Michaël de Marliave — animateur
  • Ulysse Réglade — invité (Alice & Bob)
  • Diego — invité (Alice & Bob)

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Ça, c'est Nico qui pensait il y a encore 6 mois qu'il ne serait jamais proprio.
Ça, c'est Nico dans son appartement qui a découvert que grâce à Nexity,
on peut être proprio à partir de 534,17€ par mois pendant les 3 premières années.
Loup mon lapin, c'est maman, tu m'ouvres !
Et ça, c'est Odile, la maman de Nico qui l'a aidé à devenir proprio.
Mais bon, qui a quand même un peu de mal à couper le cordon.
Le montant de 534,17€ par mois est une estimation de l'effort d'épargne nécessaire
pendant la durée de l'offre de remboursement de 3 ans.
Voir conditions complètes sur nexity.fr
Vous avez sans doute déjà entendu parler d'informatique quantique,
sans peut-être trop comprendre concrètement en fait ce qui se cache derrière.
Et ces nouvelles capacités de calcul informatique pourraient changer pas mal de domaines de la vie.
Par exemple créer des nouveaux matériaux pour les batteries,
fabriquer des nouveaux médicaments encore inconnu,
peut-être casser les méthodes de chiffrement actuels qui c'est.
L'objectif en fait, c'est de comprendre une fois pour toutes pourquoi c'est si difficile
de faire ces ordinateurs quantiques.
On a la chance pour ça de recevoir deux experts du domaine qui nous viennent de l'entreprise Alice et Bob.
C'est une petite boîte qui fait légitimement concurrence avec les plus gros acteurs du marché
en ce moment sur la création d'un ordinateur quantique.
Et qui potentiellement en 4 ans pourrait faire ce que Google n'a pas réussi en 15.
Est-ce que pour commencer, vous pouvez nous expliquer à quoi ça sert un ordinateur quantique ?
Le but d'un ordinateur quantique, c'est de faire certains calculs en quelques heures ou quelques jours
qui prendraient éventuellement des dizaines de milliers d'années ou des millions d'années
ou même des milliards d'années sur des ordinateurs classiques.
Ça, c'est vraiment le terme qu'on utilise, ordinateur classique, c'est tout ce qu'on a à nos smartphones,
nos tablettes, les centres de calcul.
On appelle ça des ordinateurs classiques.
Le but, c'est vraiment de ramener certains calculs qui sont complètement intractables aujourd'hui
dans la sphère des calculs possibles.
Si tu veux simuler une molécule,
grosso modo, tu rajoutes un atome à cette molécule, tu vas doubler le temps de simulation par 2.
Et donc, c'est exponentiel et très vite, tu peux plus du tout calculer les propriétés de ta molécule.
Par contre, un ordinateur quantique, lui, il est câblé pour ça.
Je pense que ce qui sera la plus grosse application de l'ordinateur quantique,
c'est vraiment simuler la physique quantique.
Alors dit comme ça, ça a peut-être l'air de rien.
Alors, je ne vois pas gros d'heures de l'heure, quel point c'est important, en fait.
Voilà, on peut se dire que c'est un délire de physique.
En fait, tout est quantique en vrai,
mais par exemple, tu vois les propriétés d'un matériau,
c'est souvent des propriétés émergentes de la physique quantique.
Et donc, pour prédire les propriétés que va avoir un matériau,
en fait, c'est des simulations de physique quantique.
On avait parlé, alors il y a quelques années, du repliement des protéines
quand Google avait réussi avec AlphaFault à prédire le repliement des protéines.
Ça aussi, c'est un problème de physique quantique qui est hyper compliqué à simuler.
Aujourd'hui, pour faire une déterminée structure de protéines,
soit tu dois faire de la cristallographie à rayon X,
et c'est tout de suite des semaines de mesure.
Si tu avais un simulateur quantique pour replier la protéine
en quelques minutes de calcul, ça te permettrait, on imagine,
que l'industrie formacétique puisse yter bien plus vite pour trouver des protéines intéressantes.
C'est pas juste une optimisation, on est sur un changement de paradis.
Maintenant, la question d'après, c'est comment on fabrique un dinoteur quantique ?
En réalité, il n'y a pas qu'une seule stratégie aujourd'hui pour essayer de fabriquer cette machine.
Je pourrais citer les ions piégés, les atomes froids.
Ça me dit un peu...
– Fotonique.
– Fotonique, merci beaucoup.
Nous, c'est pas ce qu'on fait.
Nous, on est sur une techno qui est probablement l'une des plus représentées aujourd'hui
dans la course à l'ordinateur quantique qui s'appelle les circuits supraconducteurs.
C'est une plateforme sur laquelle on va venir essayer de stocker de l'information
en exploitant les propriétés de la matière.
Pour faire ça, on a besoin d'énormément, énormément refroidir.
Là, on voit un cryostat, c'est l'intérieur des frigos.
On les appelle comme ça au laboratoire dans lequel on met nos puces, on les met tout en bas.
Il faut bien voir que là, tout est doré, c'est du cuivre,
recouvert d'or pour faire d'excellent contact thermique.
Ces cryostats, ensuite, on les referme une fois qu'on a mis nos expériences.
On met plein de couches en poupérus pour nous isoler au maximum de l'environnement électromeiétique environnant
parce qu'on va travailler à des fréquences typiquement de la dizaine de gigaires.
Donc en fait, c'est exactement la fréquence des télécoms.
Donc si tu es mal isolé, tu vas le capter wifi sur tes types.
Et une fois que tu as fait ça, tu fais un très bon vide
et tu vas venir refroidir ton échantillon.
Et les températures que l'on travaille, c'est typiquement 10 000 de Kelvin.
C'est moins de 73,14 degrés.
Exactement.
Et il n'y a pas une histoire comme quoi c'est plus froid que dans l'espace, non ?
Bah l'espace, si tu veux lui donner une température critique,
c'est celle, enfin, typique, c'est celle du fond cosmologique diffuse,
un bon point de référence.
Et il est à genre, on a rediscuté, 3 degrés Kelvin.
C'est ce que dans l'espace, en fait, c'est vraiment ces boucliers
qui nous permettent de bloquer ce rayonnement.
Tout l'univers est plongé dans ce rayonnement.
Et nous, avec les boucliers, on bloque, donc on peut descendre plus bas.
Tout à fait.
Plus froid que l'univers.
Plus froid.
C'est une bonne façon de le dire.
Et donc, c'est circuit supraconducteur, c'est une boîte.
Et donc, si je ouvre la boîte, on va voir à l'intérieur un petit circuit
qui est lithographié, donc là, je ne sais pas si c'est du silicom ou du sapphire.
Et ce qu'on lithographie, c'est typiquement du néobiome ou de l'aluminium,
qui sont en fait des métaux tout à fait usuels.
Mais ce que les gens ne réalisent pas, c'est que la plupart des métaux usuels
sont supraconducteurs, il faut juste les refroidir suffisamment.
Ah oui, d'accord.
Donc, évidemment, mon CPU n'est pas à 0 degrés Kelvin.
Il n'est pas supraconducteur, tout à fait.
Et donc, tu vois, sur cette puce, on a plein de petites entrées sorties
qui nous permettent de greffer des lignes coaxiales
pour envoyer et recevoir des signaux micro-ondes
qu'on va venir contrôler avec une électronique à température ambiante.
Par des lignes de descente, on les voyait tout à l'heure,
on va pouvoir acheminer ces micro-ondes par des chemins qu'on a bien choisis
et qu'on a bien bien isolés pour pas qu'il n'importe quoi qui rentre dedans.
Et ces nos signaux, on va les récupérer et les analyser
avec typiquement l'électronique utilisée dans les télécoms.
Et alors, est-ce que ça, du coup, on peut appeler ça un ordinateur quantique ?
Non, c'est un peu ambitieux, celui-là, il a un petit...
C'est un prototype.
Mais du coup, tu vois, le petit carré argenté que Ulisse Montresse,
c'est vraiment ça le processeur.
Donc, c'est 1 cm par 1 cm.
Et du coup, dans ce processeur, il y a les fameux qubits,
donc pour quantum bits en anglais.
Dans un ordinateur, je vois si on zoom, c'est des zéro et des 1.
En informatique quantique, on utilise donc des qubits.
Donc, c'est ça qui retienne l'information quantique.
Et ils peuvent être dans 0, dans 1 ou dans une superposition des 2.
Si tu as plusieurs qubits, tu vois par exemple, c'est à 3 qubits,
en fait, tu pourras les mettre dans la superposition des 2 puissances 3 et ta possible.
Donc, c'est ce qu'on voit entre les petits crochets.
Donc, les petits...
La notation pour dire que c'est...
Ça veut dire que c'est quantique.
C'est quantique.
Tu vois, tu mets des...
Tu as des zéro et des 1, c'est normal.
Tu mets des crochets.
Tu mets des crochets, c'est quantique.
Là, ça marche plus sur mon ordinateur.
Et tu pourras avoir en même temps 0, 0, 0, 0, 0, 1 jusqu'à 1, 1, 1.
Tu vois.
Et l'intérêt, c'est qu'ensuite, tu vas faire une opération sur ton ordinateur quantique.
Donc, c'est vraiment des trucs, je sais pas, une porte O, une porte E.
Enfin, c'est vraiment l'équivalent...
Tu vois, les...
La procession normale, oui.
Ouais.
Les briques de base, elles vont s'appliquer en même temps sur toute ta superposition.
Tu as une espèce de paralysation inhérente à la physique quantique
qui fait que tu peux calculer sur tous les états en même temps.
Alors, il y a quand même une petite subtilité à ça,
c'est que, en sorti de ton ordinateur quantique,
tu vas mesurer qu'un seul résultat.
Tu vois, donc, tu auras une beat string de 0 et de 1.
Et tu vois, tu n'auras pas une superposition géante.
Ouais.
Donc, en fait, tout le jeu d'un algorithre quantique,
c'est d'arriver à exploiter au milieu de l'algorithme, tu vois, cette superposition.
Sachant qu'à la fin, tu veux quand même que ton truc converge vers la bonne réponse.
OK.
Mais tu vois, c'est en exploitant la paralysation au milieu.
Ouais, ouais.
Tu veux...
C'est une super raison.
Est-ce qu'on peut pas faire un parallèle en disant que
c'est un processus normal, par exemple, c'est un petit ruisseau,
on va dire qu'il y a une certaine largeur normale.
Et bien, un processus quantique, il permet de...
On entrait, tu as toujours le même petit ruisseau.
Au milieu, ça peut devenir un énorme torrent, en fait,
qui peut processer, entre guillemets, beaucoup plus d'informations.
Et en sorti, ça redevient un tout petit ruisseau.
Et tout le jeu, c'est de trouver comment profiter de cette puissance
au milieu de l'algorithme, tout en ayant qu'un input
et un output limité comme d'habitude.
Est-ce que c'est un parallèle que tu validais ?
C'est plutôt une image pas trop mauvaise.
Peut-être que je te la volerais.
J'irai plus, ouais, où c'est plein de petits ruisseaux au milieu.
C'est-à-dire, au milieu de l'algorithme, si tu as 100 qubits,
tu vois, tu as un peu de puissance sans ruisseaux,
il se t'arrive à bien les manipuler.
Tu auras l'infoc tu veux quand à la fin, ça reconverte vers un ruisseau.
Tu vois, c'est vraiment pour ça qu'on peut pas juste
prendre un algorithme classique, le passé dans la moulinette
et avoir un algorithme quantique qui marche 10 000 fois plus vite.
Tu vois, c'est des chercheurs qui trouvent des algorithmes quantiques
et on n'en trouve pas un toutes les deux semaines.
En fait, ce qui me fascine, c'est que les algos,
on les a depuis bien plus longtemps que le hardware pour les faire tourner.
Et je trouve que c'est, quand on le sait pas,
ça mind fuck, c'est-à-dire que c'est,
on sait déjà précisément quelle ligne de code,
entre guillemets, on va pouvoir exécuter sur ces processeurs
le jour ils vont arriver, mais ils ne sont pas là.
Ce que je vous propose maintenant,
qu'on a eu un petit peu en visuel de ce qu'il y a tout au coeur de la machine,
c'est de comprendre pourquoi on n'a pas beaucoup de résultats concluants
et qu'est-ce qui a été imaginé de votre côté pour surmonter ces difficultés-là.
Ça, c'est Nico qui pensait il y a encore 6 mois qu'il ne serait jamais proprio.
Ça, c'est Nico dans son appartement qui a découvert que grâce à Nexity,
on peut être proprio à partir de 534,17 euros par mois pendant les 3 premières années.
Ouh mon lapin, c'est maman, tu m'ouvres !
Et ça, c'est Odile, la maman de Nico, qui l'a aidé à devenir proprio.
Mais bon, qu'il y a quand même un peu de mal à couper le cordon.
Le montant de 534,17 euros par mois est une estimation de l'effort d'épargne nécessaire
pendant la durée de l'offre de remboursement de 3 ans.
Voix conditions complètes sur Nexity.fr.
Alors déjà pourquoi ça marche pas ?
En fait, la raison profonde, c'est que la physique quantique, c'est très fragile.
Tu aurais disait, par exemple, on refroidit à des températures très très froides,
mais dans votre ordinateur que vous avez chez vous,
par exemple, si le monde de 20°C, ça ne va rien changer,
le truc marche toujours, c'est hyper robuste en fait.
Un ordinateur quantique, si ça monte de 1°C, tout est cassé.
Si la température des frigos monte trop,
on voit que les performances des qubits se dégroundent.
Donc on est hyper sensible à toutes les conditions extérieures,
c'est pour ça qu'il y a assez hyper protégé, il y a plein de boucliers, etc.
Mais à la fin, ça fait que le temps de vie de l'information dans un ordinateur quantique,
aujourd'hui, dans les supraconducteurs,
c'est entre la microsegonde et la millisegonde.
Donc concrètement, tu vas pas dans 6 chevets, je ne sais pas, t'enregistres,
tu sauveras d'un film sur ton disque dur.
J'espère que quand tu reviens deux jours après,
les 0 et les 1 qui composent le film sont toujours là
et les 0 ne sont pas de changer en 1 et les 1 ne sont pas de changer en 0.
Et dans un ordinateur quantique, aujourd'hui, toutes les centaines de microsegonde,
un 0 se transforme en 1 ou un 1 en 0 sans que tu le veuilles.
Donc tu ne peux pas faire des calculs avec ça.
T'as autrement été en film et là, tout explose ou tu écrases,
Iron Man disparaît.
Putain du bruit blanc.
Et c'est pour ça que vraiment, quand Chor il a sorti son algorithme pour casser RSA.
RSA qui est derrière tous les algorithmes de chiffrement symétrique.
Donc globalement, ce qui fait toute la confiance sur Internet,
vos paiements en sécurité, tout ça, imaginez que tout ça est basé sur RSA derrière.
Ouais.
Je crois qu'il y a raconté qu'un an après, il y a un papier qui est sorti qui a dit
mais en fait, ce sera impossible parce qu'on n'arrivera jamais à construire des systèmes assez robustes.
Le temps d'exécution, pour faire l'algorithme de Chor,
il faut un truc qui survive pendant 8 heures.
Ok.
Et...
Avec le nombre de qubits que...
Avec beaucoup de qubits.
Donc les gens pensaient que c'était impossible.
Ils se sont dit bon, on n'y arrivera jamais.
Puis, en fait, c'est Chor qui a à nouveau inventé un clé qui est vraiment hyper fort,
je suis admiratif, qui a inventé ce qu'on appelle la correction d'erreurs quantiques.
Donc le premier truc que tu peux m'imaginer, c'est que...
Voilà, si mon 0 ou mon 1 est trop fragile,
je vais juste répéter l'information.
Je vais juste dire, mais en fait mon 0, c'est 3 0 et mon 1, c'est 3 1.
Et du coup, si j'ai 1 0 qui transforme en 1, tu vois que j'ai encore 2 0 qui retiennent mon information.
Et donc je peux faire un vote de majorité,
dire bah le 1, il est tout seul, il est louche, par contre j'ai encore 2 0.
À mon avis, c'était 0 0 0 et hop, le 0, je rentre transformant 1.
Et après tu vois, dans ton algorithme, ça voudrait dire que tu auras une étape où tu vas faire les opérations,
une étape où tu vas corriger les erreurs, une étape où tu vas faire les opérations.
À la fin, la machine que tu as, elle corrige autant les erreurs qu'elle fait des calculs.
Les deux seront l'un après l'autre en...
Autant d'énergie à corriger les bugs interpestifs qu'à calculer des trucs quoi.
Ouais, bah en fait, à la fin, si tu as 3 0, mais que tu as 2 0 qui se transforme en 1,
bah là, ça marche plus, tu vois.
Même ton vote de majorité, il va inverser le 0, le dernier qui restait qui était bon,
il va le mettre en 1 et tu t'auras ajouté néor avec ta correction.
Donc en fait, ce qu'on appelle le seuil de la correction d'erreur, donc c'est hyper important,
c'est le fait qu'en fait ta correction d'erreur, elle marche,
mais si de base tes qubits y sont assez bons.
En fait, si vous voulez un parallèle de ce que c'est quoi de la correction d'erreur,
c'est un QR code.
Si vous avez déjà vu un QR code et que vous scratcher un petit bout et que vous réessayez de le flasher,
ça marchera toujours en fait, parce qu'il y a une redondance d'information qui fait que,
même s'il y a un petit bout et pas là, bah, tout va bien.
Et parait dans les CD, si tu le rayes un CD, comme il y a de la correction d'erreur, c'est pareil.
C'est sûr avoir le film intact quand même.
Mais là, en fait, c'est vraiment important ce que tu dis.
C'est là où tout se joue en réalité, parce que c'est ce qui distingue un ordi qui sert à rien,
d'un ordi avec lequel on peut vraiment, vraiment faire des trucs.
Aujourd'hui, on n'a que des ordi qui servent à rien.
Servent pas tout à fait rien, à rien.
Non, c'est des très beaux objets de physique, c'est incroyable.
Par contre, on a fait, enfin, en fait, c'est Google qui a fait un calcul plus rapidement sur un ordinateur quantique.
Enfin, ils ont estimé qu'il aurait fallu 10 000 ans sur un ordinateur classique.
Mais en tout cas, ils ont appelé ça la suprématie quantique.
Mais en fait, le calcul était tellement, enfin, était choisi spécifiquement,
tu vois, c'était le seul calcul, à peu près, qu'il pouvait faire, qui marchait,
et c'est pas du tout un calcul utile, tu vois.
Et pour faire vraiment un calcul utile, le problème aujourd'hui, c'est vraiment que,
comme il y a beaucoup de bruit, il y a beaucoup d'erreurs, il faut beaucoup de renondance.
Et donc à la fin, des chargeurs toujours de chez Google ont estimé que pour faire tourner l'algorithme de Chor,
il faudrait 20 millions de qubits.
Et pour Denin Nord de grandeur, le record aujourd'hui, Google en a 70, IBM ils en ont 400, à peu près.
Il y a une entreprise qui a annoncé qu'ils en avaient 1000.
On est très, très loin du compte.
Effectivement, c'était un des rares moments où le grand public a entendu parler du quantique à nouveau.
C'était « C'est bon, Google a atteint la suprématie quantique ».
Suprématie quantique qui est censée être le point d'inflection où on a prouvé qu'on savait faire un truc mieux
avec un anticantique, avec un algorithme, enfin, c'est plus normal.
Et en fait, comme tu dis, bon, l'algorithme, il sert à rien là,
que la priori personne n'en a entendu parler à nouveau.
Et vous, vous n'êtes pas partis sur la même stratégie, c'est ce que j'ai compris.
Pour dire si Google le fait, a priori, c'est qu'ils ont des pains de raisons d'être sur cette voie-là.
Pourquoi vous ne faites pas comme Google ?
Et à quoi ressemble votre solution ?
Donc l'idée de Google et IBM, ils utilisent la même techno qu'on appelle les « Transmonds »
pour ceux qui voudront creuser.
Donc il y a un truc qui a été développé en 2008, je crois.
Et tu vois, l'expérience de suprématie quantique, même si en fait,
c'est qu'un point de départ dans l'histoire de l'ordinateur quantique,
ça montre quand même que Google, ils ont réussi à maîtriser 50 qubits de transmonds ensemble,
à faire ce qu'ils voulaient, etc.
C'est une expérience de physique absolument magnifique.
C'est un énorme exploit technique, déjà ce qu'ils ont fait.
Il faut rendre assez d'heures ce qui est très intéressant.
C'est une expérience incroyable ce qu'ils ont fait.
Et donc il y a un truc à expliquer d'abord.
Il y a du qubit.
C'est qu'en fait, il y a dans un ordinateur quantique,
donc non seulement il y a beaucoup d'erreurs,
mais en plus il y a deux types d'erreurs.
En fait, un qubit, son état, on peut le représenter comme une flèche qui pointe sur une sphère.
Donc tu vois, si elle pointe vers le nord, c'est zéro, si elle pointe vers le sud, c'est un.
Si elle est sur l'équateur, c'est qu'elle est en superposition de 0 et 1.
Tu vois qu'il y a un continuum d'état le long de la sphère.
Donc en fait, il y a deux types d'erreurs dans l'ordinateur quantique qu'il faut corriger.
Et c'est passer du Pôle Nord ou Pôle Sud.
Donc la première, on appelle ça un bit flip.
Mais après, tu peux aussi être sur l'équateur et drifter le long de l'équateur.
Tu vas passer de l'Afrique aux Amériques.
Et c'est aussi un problème.
Et c'est aussi une erreur qu'on doit corriger.
Donc c'est ce qu'on voit là.
Donc cette deuxième erreur où tu driftes le long de l'équateur, on appelle ça un face flip.
Donc c'est une erreur qui existe que en physique quantique.
Donc non seulement il y a beaucoup d'erreurs,
mais en plus il y a un nouveau type d'erreur qu'on doit corriger.
C'est fascinant.
C'est de découvrir le vocabulaire, c'est un monde à part retirer.
Alors c'est un vrai truc.
Quand tu arrives en thèse dans ce domaine et que tu n'es pas trop familier au début,
la première chose qui te choque, c'est que les gens au labo parlent.
Et tu comprends rien.
Et tu comprends vraiment rien.
Et tu n'as...
Il te manque les mots en fait.
C'est vraiment apprendre...
Enfin, se rentrer dans ce domaine profondément, c'est un peu apprendre un nouveau langage.
Il y a un programme qui n'existe.
Nul parièrent comme tu dirais.
Les zones boarding à Elisabeth Obs sont assez longs.
Et donc ce que typiquement Google fait,
ils utilisent en fait un code correcteur d'erreur qui est en 2D.
Donc on appelle ça un code de surface.
Donc une dimension pour corriger les zéro qui vont se transformer en 1.
Et une dimension pour corriger, donc les drifts selon l'équateur en fait,
c'est quand t'es en superposition de 0 et 1,
en fait mathématiquement t'es dans l'état 0 plus 1,
en fait tu peux passer dans l'état 0 moins 1,
genre le signe peut changer.
Et donc ils ont besoin de ces deux dimensions
pour corriger les deux types d'euro.
Et c'est pour ça qu'on arrive au chiffre de 20 millions.
Tu vois, parce qu'à la fin, chaque quubite qui manipulera,
ça sera en vrai 1000 quubites derrière.
Ouais, d'accord.
Vous n'avez pas choisi ce qu'ils vont, pourquoi, et qu'est-ce que vous avez fait ?
Donc l'histoire d'Alicebob, elle commence vers 2014-2015,
où en fait des chercheurs français ont inventé un nouveau type de quubite,
qui donc s'appelle le quubite de chat.
Donc c'est pour ça que sur les logos d'Alicebob, il y a des petits chats.
Donc c'est une référence au Schattsschrodinger,
donc il y a aussi un circuit supraconducteur,
mais où tu mets juste ton circuit câblé différemment.
Et ce quubite, il n'a en fait jamais de bitflip.
On supprime exponentiellement un des deux types d'erreurs,
il reste que l'autre type d'erreur à corriger.
Ok.
Et donc c'est ce qu'on voit assez bien visuellement,
qu'en fait à la place d'avoir un carré pour corriger des erreurs,
on a juste une ligne.
Quand on regarde les chiffres de 20 millions,
il se compare chez nous à une centaine de milliers de quubites,
c'est à dire une centaine de milliers de quubites de chats,
tu pourras faire la même chose que ce que fait Google avec 20 millions de quubites.
Donc c'est toujours gros, 100 000, mais ça reste quand même plus raisonnable.
Fais moins sursauter les expérimentateurs.
C'est sûr.
Parce que si tu mets un expérimentateur,
un mec qui branche des câbles,
qui passe sa vie à mesurer des quubites...
Et toi ?
Dans la même pièce.
Dans la même pièce qu'un mec qui dit oui, 20 millions de quubites,
ce sera facile.
Il fait une 5-cope.
Ça va peu près ça la situation aujourd'hui.
Et donc, quelle est cette magie ?
Je vais fâcher de vous expliquer comment on s'y prend pour faire nos quubites
telles qu'ils n'aient pas de bitflip.
Et donc pour ça, je vais prendre une analogie
qui a été proposée par Raphael Esken
un peu après sa soutenance de thèse,
donc l'un des deux fondateurs d'Alice & Bob.
Donc vous voyez un pendule.
Là j'ai superposé plein d'images de mon pendule en même temps
et je les as synchronisés.
Il y en a quatre.
Donc au début ça fait un peu n'importe quoi
quand je pars de l'état au repos.
Le système est dans un régime assez chaotique, tu vois.
Mais très vite, donc là ça commence à arriver, tu vois,
tu converges soit vers la trajectoire qui est dans un sens,
là c'est bon, on est bien synchronisés,
soit vers celle qui est dans l'autre sens.
Et alors là il y a une observation cruciale à faire,
c'est que si vous regardez la partie supérieure de l'image,
donc là où le pendule est ancré,
je sais pas si vous voyez, mais toutes les vidéos sont parfaitement superposées,
tu peux pas les discerner.
Au début tu peux, mais pas dans le régime permanent.
Alors pourquoi ça se passe ?
C'est parce que le ressort en haut,
je l'agite à deux fois la fréquence propre du pendule.
Tu peux rentrer dans un régime
ou si le pendule est en haut à gauche, mettons.
Je tire le ressort vers le haut,
ça compense l'accélération du pendule vers le bas,
et ensuite je redescends l'agitateur en haut
et le pendule arrive en haut à droite.
Du coup tu peux rentrer dans ce régime oscillatoire
ou quand le ressort fait une oscillation complète,
le pendule fait une demi oscillation.
Et là ce qu'il faut voir c'est que
si je commence depuis l'état d'équilibre,
depuis le vide, ce qu'on appelle le vide, on y reviendra,
et bien tu vois le pendule il doit faire un choix au début,
il doit choisir s'il part d'abord à droite
ou d'abord à gauche.
Et du coup si je te donne une référence de temps,
et bien la trajectoire où il est parti d'abord à droite
et la trajectoire où elle est partie d'abord à gauche,
c'est ce qu'on voyait dans l'inémation,
tu peux la discerner
et ça peut te servir de trucs binaire.
De quoi ?
Corriger.
D'un 0 et d'un 1.
Donc déjà je vais vous dire pourquoi ce système
est bien protégé contre les bitflips.
J'ai pris deux vidéos qui sont en phase
et vous voyez avec mon doigt je viens donner des coups dans le pendule.
Et ça vous pouvez imaginer que c'est le monde extérieur
qui vient perturber le système.
Je sais pas si vous voyez mais il s'auto stabilise,
il revient tout seul.
Ouais, tu vois.
Il passe pas dans l'autre état, il reste dans l'autre état.
C'est un système qui est extrêmement robuste aux perturbations.
Donc ça c'est enfin un bon candidat pour être un bit.
Je vais faire un tout petit détour mais je pense que ça a beaucoup.
Pour l'informatique classique,
vous voulez pas que vos ordinateurs aient des erreurs
et donc ce que ça veut dire c'est que le monde extérieur,
j'en sais rien, l'électricité statique,
les rayons cosmiques que vous voulez,
est transformé à un 0 ou un 1.
Et ça vous pouvez imaginer que c'est une porte non conditionnelle
à quelque chose d'extérieur.
Et bien en informatique quantique,
il y a un truc qui s'appelle la mesure,
qui a le mauvais goût de projeter les états.
Et en fait, pendant le calcul,
je ne veux pas que ton système puisse
faire fuir de l'information vers l'environnement.
Et il se trouve que,
étant donné la façon dont nos circuits sont designés,
le seul endroit où il y a un vrai gros point de fuite,
si je le montre sur le pendule, c'est ici.
Si tu regardes que ce truc, tu te caches le reste.
Tu ne peux pas savoir si le système est dans 0 ou dans 1.
Et ça, ça veut dire que,
évidemment ce serait plus dur que ça,
mais si je prends ce pendule
et que je le refroidis très très froid,
bien plus froid que l'énergie typique d'excitation de ce pendule
et que je l'agiter avec des états cohérents,
bref, sur le principe,
on pourrait imaginer le mettre dans une superposition cohérente
si il n'y avait pas du tout de frottement à cet endroit
et qu'il y reste.
Et en fait, c'est exactement ce qu'on fait dans nos circuits.
Seulement ce pendule dans nos circuits,
c'est évidemment pas un pendule,
c'est en réalité le champ électromagnétique
autour d'un petit raisonnateur.
Tu peux y penser comme une petite boîte dans laquelle on met des photons,
parce qu'au fond, ce qu'on travaille, c'est de la lumière,
c'est des modes bosoniques.
Et le champ électromagnétique dans ces boîtes,
la façon dont elle aussi,
c'est soit avec une phase nulle par rapport à ce qu'on appelle le drive,
soit avec une phase de pi,
et du coup, ça nous sert de 0 et de 1.
Du coup, ce qui fait que c'est à peu près équivalent
avec cette trajectoire en arc de cercle de ce truc.
Tout à fait.
Je vais essayer de résumer ce que tu viens de dire.
Tu me dis si je n'ai rien compris.
Il y a quelque chose dans la physique quantique
qui est hyper perturbant quand on découvre le concept de base,
qui est que la personne qui constate quelque chose,
qui vient faire une mesure,
peut avoir une action sur le système qu'elle mesure.
Si tu mesures la vitesse d'un ballon de foot,
ça ne va pas changer sa vitesse
juste parce que tu as pris une caméra et tu as filmé sa vitesse,
alors qu'on physique quantique, si.
Et donc, c'est pour ça que tu expliquais,
c'est qu'ici, il y a un système qui permet de faire cette synchronisation,
entre guillemets, et stabilisation.
Et pour autant, quand tu regardes l'endroit que tu as pinté,
quand tu regardes le milieu,
on ne peut pas savoir dans quel état il est,
juste en regardant cet endroit.
Et donc, tu ne peux pas niquer le calcul.
Tout à fait.
Est-ce qu'on ne ferait pas cette démo ?
Alors là, c'est le moment du roulement de tambour.
Déjà, le truc est sous tension.
Alors, si j'appuie là, normalement, ça va exploser.
Oh !
Ok, donc là, je commente ce qui se passe en temps réel.
Donc là, tu vois, on est en train de partir du vide,
et progressivement, on est en train d'injecter de l'énergie dans le pendule.
Ok.
Le pendule est à résonance, ça amplifie.
Et donc là, on va atteindre un régime stationnaire.
Alors, ça bouge un peu.
En fait, le problème de cette démonstration,
c'est que c'est beaucoup plus parlant de l'avoir en vidéo.
Mais tu vois, le mouvement est symétrique
que le pendule fâche gauche-droite ou droite-gauche.
Et du coup, ça marche.
Tu peux voir aussi que cette partie de la vidéo,
c'est qu'il faut super poser des...
Exactement.
À mon avis, tu vois que le truc m'a fait...
Je peux donner des piches nets, ou pas ?
Tu peux donner des piches nets.
Tout à fait.
Tu vois...
Ah, c'est bon, il est resté du même côté.
Il me semble bien que tout s'est bien passé.
Je vous fous avoir l'œil, mais là...
Ouais.
Un autre truc, c'est que c'est très dur de se rendre compte
si tu as vu un bit flip ou pas.
Il faut vraiment la vidéo en replay.
Je n'ai pas vu un bit flip, pardon, mais...
On dirait un move de skateboard.
Non mais, incroyable.
Est-ce que pourtant, vous êtes les seuls à travailler
à mettre en place ce système-là ?
Donc on fait des qubits de chats, donc ça,
c'est l'image qu'on vient de flasher.
Et la façon dont on les fait, c'est une stabilisation dissipative.
On a un peu les seuls à les faire,
mais on n'est pas les seuls à travailler avec des qubits de chats.
Il y a d'autres façons de les faire.
Il y a Amazon qui fait pareil.
Mais...
C'est pareil.
Mais ça, on ne le sait pas.
Du coup, en fait, c'est un peu les derniers à s'être lancés.
Google et IBM, ils sont lancés depuis 10 ans,
à peu près, même un peu plus maintenant.
Microsoft aussi, ils sont lancés depuis assez longtemps.
Et Amazon, ils ne s'étaient pas lancés.
Justement, ils ont annoncé qu'on va travailler sur ordinateurs quantiques.
Et en fait, ce qu'on a appris après,
c'est qu'ils ont recruté plein de chercheurs,
donc vraiment des gros stars aux États-Unis,
genre 50 chercheurs hyper connus.
Ils les ont fait travailler pendant un an pour savoir
quelle est la bonne voie pour construire un ordinateur quantique.
Et la conclusion, c'est qu'il faut faire comme Alice et Bob.
C'est...
Déjà, en fait, ça fait énormément de pub pour la technologie de Alice et Bob.
Et même en termes de validation, tu vois...
C'est une très bonne chose en réalité.
Quand notre CEO va présenter à des investisseurs
et que tu dis qu'il y a Amazon qui a validé notre technologie
et qui fait pareil,
tu vois, ça m'est un peu en confiance quand même.
On a pas mal parlé de projection, de ce qui sera possible.
Il faut atteindre 100 000 cubits de chats
pour résoudre tel ou tel algorithme.
Si on devait s'imaginer ce moment-là
où justement, la barre va être franchie,
vous pensez que c'est quand ?
Pour faire marcher la correction d'erreur...
Ah oui, ça, ça va être beaucoup plus court.
Je vois peut-être l'année prochaine.
Ah ouais, ah ouais !
Google est bien...
Pas loin, ouais.
Ils ont quasiment réussi.
En fait, c'est même dommage pour le...
Enfin, même, on sera contents
que si Alice et Bob y arrivent en promis pour le change général,
en vrai, ça aurait été cool qu'ils y arrivent.
Plutôt le mieux, quoi.
Mais c'est quand même le fait de se dire
que vous pourriez arriver à faire cette débo là avant Google
alors que ça fait 15 ans qu'ils sont sur le dos.
C'est quand même fou, non ?
On a eu un beau cours d'informatique quantique.
Grâce à vous deux, donc merci énormément.
Si le quantique vous intéresse,
mais que vous n'avez pas forcément tout compris de cette discussion,
ce qui peut se comprendre,
je vous invite fortement à aller voir cette vidéo
qu'on avait fait avec Vivien.
C'était moins théorique et beaucoup plus pratique
puisqu'il nous avait montré comment écrire du code quantique.
Si vous voulez voir à quoi ça ressemble,
c'était dans cette vidéo.
Salut, c'est Fanny Rouet du podcast Les gens qui doutent
qui fait partie de la sélection à caste recommande.
Les gens qui doutent, c'est un podcast d'interview
où je reçois plein d'artistes,
que ça soit en humour, en littérature, en musique,
et on parle de plein de choses.
Des fois, c'est hyper profond
et d'autres fois, on fait plein de jeux de mots sur le fromage.
Donc voilà, c'est une déa à mon image assez instable.
Parmi les précédents invités,
il y a eu Marina Rollman, Loudoyen, Augustin Trapenard,
Navo, Manon Bril, Sofie Marie Larouille,
Paul Miravelle et plein d'autres.
J'ai même reçu L'Ori.
Est-ce que c'est de le plus beau jour de ma vie ?
Peut-être.

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