Salut les enfants ! On a besoin de vous.
Voilà, on est en train d'imaginer de nouveaux épisodes rien pour vous.
Mais cette fois-ci, on ne va pas y raconter des bêtises.
On va raconter des beurs, des frousses, des trouilles.
Des adultes vont revenir sur le moment où ils ont eu le plus peur quand ils étaient petits.
Et c'est là qu'on a besoin de votre aide.
Demandez aux adultes autour de vous,
s'ils se souviennent de leurs plus grandes frayeurs d'enfance.
Et ensuite, dites-leur d'écrire à notre adresse
www.bêtises.aupluriel.com
A bientôt !
Ma voix ça, c'est une grosse bêtise.
C'est le pssss, c'est très stupide.
C'est pas moi.
Bonjour, je m'appelle Lucas. Je suis maçon.
Et quand j'étais petit, j'ai fait une grosse bêtise.
Je devais avoir douze-tres ans.
J'étais chez mon grand-père, une petite maison au milieu de la forêt,
dans le centre de la France, en Solen.
A côté de cette maison, il y avait un étend.
Dans cet étend, j'adore épaîcher.
Allez hop !
Et pendant les vacances de Noël, il faisait très froid.
Il y avait de la neige.
C'est tout blanc !
Je suis allé à cet étang en marchant tout seul.
Et il y avait plein de glaces sur cet étang.
En général, la glace ne m'empêchait pas de pécher, qu'il pleuf, qu'il vente.
J'adorais aller à la pêche et je prenais la barque
et je venais casser la glace sur la barque.
Un peu comme des gros bateaux, les brises glaces dans le Grand Nord, près des banquises.
Sauf que cette fois-ci, la glace était très, très dure.
Impossible de la casser celle-là.
Alors je suis retourné avec mon petit barda dans la maison de mon grand-père,
cherché mon papa.
Papa, j'ai un médic !
Et nous sommes retournés en voiture pour mesurer l'épaisseur de la glace.
Ouais, ça m'a l'air bon, fiston.
Tu peux marcher dessus, sans problème.
J'ai pris une pelle, ma canapèche, mon petit tabouret,
et j'ai marché au milieu de l'étang.
Bon, je crois qu'on est pas molles.
Je suis allé tout seul sur l'étang, mon papa a été bien plus intéressé
à apprendre la plus belle des photos de son petit garçon au milieu de la glace,
comme un petit inuit sur la banquise.
Un sourire s'il te plait !
Et donc je me suis assis, j'ai mes montes tout abourrées,
j'ai commencé à casser la glace.
Des gros poudre-pels pour faire un trou.
Une fois que le trou était assez gros,
j'ai pris ma canapèche, ma ligne, et j'ai accroché à ma ligne un petit vif.
Tiens là toi mon petit !
Un vif, c'est un petit poisson vivant, et ça permet de faire croire au brocher
qui est sous la glace et qui a très froid,
qu'il y a peut-être un petit poisson qui est un petit peu endangé,
qui est pas capable de fuir, alors lui il est très intéressé.
Petit petit petit, à taaaam !
Et voilà, je me suis assis et j'ai attendu que le brocher
vienne s'intéresser à mon petit poisson.
Le brocher c'est le requin des eaux douces,
c'est un poisson qui a 700 dents.
Mais tout d'un coup,
j'ai entendu la glace se fendre.
Qu'est-ce que c'est que ce bruit ?
Cracqué.
Oh là, c'est bizarre ça.
Presque comme un miroir qui se brisait.
Je vois comme des éclairs dans la glace.
Et là j'ai très peur.
Je pense à un film que je regardais quand j'étais petit qui s'appelait Croblanc.
C'est un film avec un homme et un loup.
Et un jour, il marche sur un étang de glace
et le héros
tombe dans la glace.
Et j'ai pensé à ça, j'ai eu peur et j'ai commencé à marcher doucement,
mais plus je marchais, plus ça craqulait.
Donc j'ai commencé à accélérer mon pas,
sans glisser.
J'ai fini par presque couvrir sur la glace
et j'ai sauté sur la berge.
C'était une sacrée grosse bêtise qui aurait pu être extrêmement dangereuse,
mais mon papa était là pourtant.
Du coup, est-ce que les bêtises c'est les enfants qui en font,
ou les grands aussi,
ou est-ce que les enfants comme les grands
ont du mal à mesurer le danger parfois ?