Salut les enfants ! On a besoin de vous.
Voilà, on est en train d'imaginer de nouveaux épisodes rien pour vous.
Mais cette fois-ci, on ne va pas y raconter des bêtises.
On va raconter des beurs, des frousses, des trouilles.
Des adultes vont revenir sur le moment où ils ont eu le plus peur quand ils étaient petits.
Et c'est là qu'on a besoin de votre aide.
Demandez aux adultes autour de vous,
s'ils se souviennent de leurs plus grandes frayeurs d'enfance.
Et ensuite, dites-leur d'écrire à notre adresse
www.bêtises.aupluriel.com
A bientôt !
Bonjour, je m'appelle Danielle.
J'étais directrice d'école et maintenant je suis à la retraite.
Et quand j'étais petite, j'ai fait une grosse bêtise.
Petite, je vivais avec ma soeur et mes parents à Paris.
Et j'avais un défaut. J'étais gourmande.
Oh du chocolat ! Miam, j'en prends très bien un petit carré.
Très gourmand même.
C'est incroyable.
Vers l'âge de 10 ans, j'ai pris un peu de poids
et ma mère s'est mise à surveiller le leger en bon point qui me gagnait.
Mais mon petit bouchon, ne me dis pas que tu t'es encore enfilé tout un paquet de bonbons.
Tu le sais pourtant que ce n'est pas bon pour ta santé.
Je sais maman, mais t'achètes plein de sucrerie tout le temps.
Danielle, ne fais pas l'innocente.
Tu sais très bien que ce n'est pas que pour toi.
Comme ma sœur mangeait peu, comme un tout petit oiseau,
ma mère avait pris l'habitude d'acheter des gâteaux en tout genre
genre chette au béin, gofrette, sablé, pour la rembourrer un peu.
T'as touché rien dans ton assiette.
Mais maman, j'ai déjà avalé au moins 40 de grinderies et un petit suisse.
Elle l'est rangée dans le placard de la cuisine
avec deux grands tiroirs à couvert et en dessous deux étagères fermés par deux grandes portes.
Tu peux en prendre quand tu veux ma poussinette.
Comme tu n'as que la peau sur les eaux, tu peux bien te permettre ce petit extra.
Par contre, Danielle, ce serait bien de ne pas trop te servir.
Pour le goûter, comme nous étions toutes seules,
évidemment, en rentrant à la maison, j'avais faim.
Youpie ! Allons voir ce que maman nous a préparé.
Oh, il y a juste un peu de baguette avec du frontage.
Quoi ? Un quart de baguette ? Mais je vais jamais pouvoir manger tout ça.
Tu veux dire, j'en aurais jamais assez.
J'en piochais dans la réserve du placard.
Des madeleines, trop bons !
Oh, il y a même de cookies au chocolat.
Avec un petit peu de beurre et un petit peu de confiture, ça devrait bien passer.
Mais maman a fini par s'apercevoir que la réserve de gâteau diminuait sacrément.
Tiens tiens, bizarre.
Et elle nous a cuisiné pour avoir des explications.
Nicole, ma poussinette, c'est toi qui a mangé les biscuits dans l'armoire.
Mais nous voyons...
Danielle, c'est toi qui a englouti tout le contenu de l'armoire à sucrerie ?
Euh... Oui, c'est possible.
Mon petit bouchon, tu exagères.
À partir de maintenant, tu es interdite de placard. C'est compris ?
Oui, c'est compris.
Mais, cela ne s'est pas arrêté là.
Elle a aussi posé un cadenas aux deux poignets du placard.
Voilà. Comme ça, tu ne pourras plus jamais l'ouvrir.
C'était vraiment un régime restreint.
Plus de bonbons, plus de gâteau.
Non, pourquoi ?
Évidemment, j'ai cherché comment faire pour attraper ces gâteaux.
Hum, je pourrais peut-être casser le cadenas ?
Ou voler mes clés à ma main.
Ou faire un coup à l'arrière du meuble.
Non, c'est trop compliqué.
Et un jour, j'ai trouvé...
Ça, Pristis, pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt ?
J'ai enlevé les curoirs.
C'est lourd.
Et j'ai glissé ma main en allongeant le bras le plus possible pour atteindre le gâteau.
Miréfic ! Des mâches malo !
Enfin, je pouvais me régaler à nouveau.
Et c'est pour qu'il n'est spéculoz recouvert d'une haute pâte de noisette
à grémonter d'une petite touche de miel.
C'est pour le petit bouchon.
Cette technique a bien fonctionné pendant plusieurs jours.
Et une fois que je remets des tiroirs,
magie !
C'est comme si de rien n'était.
Mais un jour, j'ai lâché le tiroir à couvert
et tout s'est retrouvé par terre.
Oh non !
Mais qu'est-ce qui se passe, Daniel ? C'est quoi tout se rafut ?
Rien grave, ne t'inquiète pas, Jujer.
Je commençais à tout ramasser
quand soudain j'ai entendu la clé tourner dans la porte de l'appartement.
Vous pouvez m'ajouter, je suis de retour !
Déjà ?
C'était juste ce jour-là que ma mère avait choisie pour rentrer plus tôt.
Bah tu tombes bien maman, il y a justement Daniel qui a tout fait tomber dans la cuisine.
Quoi ? Mais Daniel ? Mais qu'est-ce que tu fais avec ce tiroir en main ?
Prise sur le fait, j'ai eu le droit à un serment sur les méfaits des sucreries.
Mon petit bouchon, cette fois-ci il faut vraiment que tu arrêtes.
Tu as vu ce que ces sucreries te poussent à faire ?
En plus c'est très mauvais pour ta santé et pour tes dents !
Non pitié, pas identiste !
D'accord, d'accord, j'arrête de chipper des trucs dans l'armoire.
Promis !
Le katana est resté en place assez longtemps.
Mais les gâteaux sont descendus à l'étage en-dessous.
Oh, flûte et reflûte !
Même quand j'enlève le tiroir, plus moyen d'attendre les biscuits.
Adieu gâteaux, bonbon, bonjour, fruits et baguettes.
Allez, raconte-moi encore une bêtise.