Comment corrompre un fonctionnaire ? — Micode

Durée: 39m21s

Date de sortie: 08/01/2026

Enquête sur la corruption en France : des passe-droits locaux aux arrangements de haut niveau, nous reconstituons un mode d’emploi, ses techniques, ses acteurs et leurs motivations. Avec exemples concrets, chiffres clés et témoignages, l’épisode montre comment ces pratiques touchent les citoyens et offre des repères pour les repérer, sous la conduite de Michaël de Marliave.


Sources

En plateau

  • Michaël de Marliave — animateur

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Ça, c'est Nico qui pensait il y a encore 6 mois qu'il ne serait jamais proprio.
Ça, c'est Nico dans son appartement qui a découvert que grâce à Nexity,
on peut être proprio à partir de 534,17€ par mois pendant les 3 premières années.
Loup mon lapin, c'est maman, tu m'ouvres !
Et ça, c'est Odile, la maman de Nico qui l'a aidé à devenir proprio.
Mais bon, qui a quand même un peu de mal à couper le cordon.
Le montant de 534,17€ par mois est une estimation de l'effort d'épargne nécessaire
pendant la durée de l'offre de remboursement de 3 ans.
Voix conditions complètes sur Nexity.fr
Jusqu'à aujourd'hui, j'avais toujours écouté ça d'une oreille distraite.
Je sais pas ça, ça a toujours l'air abstrait.
Et puis, la récurrence a fini par m'intriguer.
La corruption, c'est une transaction secrète.
Vous donnez de l'argent et en échange, vous obtenez des faveurs.
Contre 1 million, vous avez le vote d'une députée.
Contre 5, la levée d'un mandat d'arrêt.
Je peux vous assurer que depuis quelques années,
la corruption en France est en train de monter à vitesse grand-v.
Moi, je n'ai jamais vu autant de corruption depuis 1958.
Mais ces gros titres ne sont que la surface de l'iceberg.
Quand on commence à creuser, on réalise que 25% des députés européens sont liés à une affaire.
Ou que 2500 maires et élus locaux sont poursuivis par la justice.
La corruption est proche.
Elle nous impacte au quotidien.
Si un polo quo a explosé cette année,
c'est peut-être que votre mère achète ses chaises à un pote à 700 euros.
Vous attendez un logement social depuis 3 ans,
quelqu'un a probablement payé pour vous passer devant.
En fait, on est tous victimes de la corruption.
Des victimes le plus souvent ignorantes parce qu'on ne voit pas ce qui se passe.
On ne le comprend pas.
Mais ça, c'est pas une fatalité.
Il existe un manuel non écrit, transmis de bouches à oreille,
un manuel qui combine les techniques de ceux qui agissent dans l'ombre.
Et nous, on a essayé de le reconstituer.
De la technique la plus basique, à la plus sophistiquée.
Laissez-moi vous présenter l'iceberg de la corruption.
Bon.
Comment on démarre une enquête sur la corruption ?
Quand on parle de criminalité, il y a un endroit où tout le monde se donne rendez-vous.
C'est Télégram.
Des dizaines de channels déballent les arnaques, les faux papiers, les comptes piratés.
Mais pour la corruption, les vrais magouilles, il n'y a rien.
Évidemment, si j'écris pacte de corruption en promo, je ne vais rien trouver.
En fait, la question c'est à quoi pourrait servir la corruption aujourd'hui ?
C'est quoi le passe droit dont tout le monde rêve ?
Et bah, regardez ce que j'ai trouvé.
Logement social, dispo dans l'Oise, paiement une fois le logement attribué.
Logement disponible, CDC Habitat, paiement en espèces uniquement.
En apparence, ces messages ressemblent à de banales annonces de logement.
À un détail près, le paiement dont il parle, c'est pas un loyer, c'est un pot de vin.
Contre 4000 euros, vous obtenez le droit à un logement social.
En France, les logements sociaux, c'est une sorte de grâle.
C'est la garantie de louer un appartenant pas cher pendant des années.
Wouah !
Je reste hyper d'éner.
Wouah !
Mais le problème, c'est que les temps d'attente sont monstrueux.
Aujourd'hui, 70% des Français sont éligibles.
4 millions attendent leur tour, et en face, il n'y a que 400 000 nouveaux logements par an.
Donc, si vous en voulez un, vous devez patienter pendant des années.
À moins de faire, comme cette dame.
Cette dame se vende d'avoir trouvé le raccourci.
Elle a payé la bonne personne, au bon endroit.
Visiblement, c'est pas un cas isolé.
En continuant nos recherches, on tombe sur des dizaines de groupes.
Il y a des offres d'apartes dans Loise, les Sones, le Val de Marne, Paris,
et même des publicités.
C'est un marché noir du HLM, à ciel ouvert.
Et, moi perso, un loyer pas cher, ça m'intéresse.
Mon interlocuteur va me faire comprendre que, lui, il n'est qu'un intermédiaire.
Il joue le rabateur pour un chargé de clientèle véreux,
qui bosse chez un bailleur social.
C'est ce qui construise et loue les HLM.
Et ce gars m'explique le mode d'emploi.
D'abord, je dois remplir un dossier,
qui vient alimenter une gigantesque base de données,
où sont déjà échoués 4 millions de dossiers en attente.
Ensuite, c'est chez le bailleur social que ça se passe.
Normalement, quand un logement se libère dans son parc,
il est censé suivre un processus de sélection bien cadré.
Un chargé de clientèle pêche 3 dossiers dans la masse,
il les présente devant une commission de 6 personnes,
et c'est cette commission qui va faire le choix final.
Moi, quand j'ai examiné les dossiers hier,
ce dossier ne m'a pas convaincu.
Regardez le reste à vivre,
le taux d'effort ne lui rend pas service.
Ça, c'est sur le papier.
Mais si vous glissez 4000 balles en cash à la bonne personne,
magie, tout s'accélère.
L'employé véreux, chaque semaine, va envoyer à son rabatteur
la liste des apparts dispos.
Et ce dernier va en faire la pub sur Telegram.
Premier arrivé, premier servi.
Ensuite, direction la présélection.
Sauf que la surprise, un seul dossier sera pioché.
Et la fameuse commission de validation, vous allez dire,
et bien en fait, ils sont aussi dans le coup.
Donc, un mois plus tard, vous avez vos clés.
On n'est pas allé plus loin dans le processus,
parce qu'il y a quelques mois, il y a un journaliste qui a fait le job.
Il a rencontré le rabatteur, lui a donné l'argent et a tout filmé.
En côté, ça doit faire 3 700 en tout.
Moi, là, je suis bâtigé à moi aussi.
C'est comme mon loger. Ça, ça le joue à 9.
Et là, moi, quand il m'a donné, j'ai payé 4 500 euros.
Mais au moins, ça s'est fait.
Parce que mon domaine, ça le joue à 7.
Attends, je fais ça.
Parce que normalement, c'est combien de temps d'attente ?
C'est plusieurs années.
Non, c'est pas plusieurs années.
Pour quoi tu fais normalement ?
Normalement, oui.
De fois en fois même plusieurs années, tu l'as pas.
C'est normal que tu l'as pas, parce qu'il le vend aux gens.
Tu arrive, tu en doces avec quelqu'un,
tu tombes sur moi, moi, j'ai payé, ils vont te donner un mois.
Toi, ton dossier, tu en mets avec quelqu'un, ils l'ont donné à toi.
C'est pour ça que les gens qui payent pas, ils attendent.
Non, non, tout simplement.
De nos jours en France, il y en a beaucoup de galères,
parce qu'ils savent pas que tout se paye.
C'est comme en Afrique maintenant, en France.
Si tu payes un service, et tu l'as tout de suite.
Si on en croit les rapports de l'Encols,
le 13 officiel gendarme des HLM,
50% des bailleurs sociaux audités ont des pratiques irrégulières.
Un bailleur sur deux.
Autant dire qu'il y a un petit trou dans la raquette.
4000 euros pour un appart, c'est déjà pas mal.
Et au fond, est-ce que cette mère célibataire,
avec ses trois enfants à qui vous avez gris et l'appriot,
avait vraiment besoin d'un toit.
Mais choper un appart, ça reste anecdotique.
C'est pas ça qui va changer notre vie.
Nous, dans le fond, ce qu'on voudrait, c'est devenir riche.
Et justement, l'an dernier,
un homme a été jugé pour une stratégie de corruption
d'une toute autre envergueuse.
Il a pas juste gagné un appartement,
il est devenu millionnaire.
Et cet homme, au départ, c'était un peintre.
Réalisé par la Côte d'Alberta
L'Ile de France se transforme.
Les villes nouvelles surgissent de terre
et avec elle, une rue est vers l'or d'un nouveau genre.
Notre homme s'appelle Antonio de Souça
et il décide de se reconvertir
dans la promotion immobilière.
Son business est un peu plus grand,





le business modèle est simple.
Acheter des terrains, construire dessus,
revendre à la découpe.
Mais la concurrence est féroce.
Pour récupérer les meilleurs parcelles,
c'est la guerre.
Alors, Souça a une idée.
Une idée qui, si elle fonctionne,
pourrait lui rapporter des millions.
Il va corrompre des mers.
Sur le papier, un air de petite commune,
ça paraît pas très puissant.
À part nous trouver une place en crèche
ou célébrer un mariage blanc,
on voit pas forcément ce qu'il pourrait faire pour nous.
Et pourtant, depuis les années 80,
les mers ont récupéré de l'état
un super pouvoir.
Le plan local d'urbanisme.
Il s'agit d'une carte
qui dicte quelles terrains sont constructibles.
Ici, par exemple, en jaune,
c'est des terres agricoles
et en vert, des zones naturelles.
Interdiction de construire
quoi que ce soit.
Vous pouvez peut-être exploiter du bois
ou faire pousser des pommiers, mais c'est tout.
Résultat, le prix au mètre carré
est dérisois.
Ce verger, par exemple,
en 2005, il vaut 50 000 euros.
3 euros le mètre carré.
Les seules terrains constructibles
se trouvent ici, en rouge.
Forcément, comme on peut construire
dessus, il se vend 20 fois plus cher.
Et vous l'aurez compris,
il y a une personne qui est capable
de changer les pommiers
en or.
Aux jours, la ferrière nous offre
ce cadre unique.
Cette identité brillarde qui a tout pour plaire,
une richesse
qu'il nous faut absolument préserver.
Je souhaite bien évidemment
que nous menions ensemble
dans les années à venir, encore et toujours.
Le même combat, on défend du cible.
Ma seule ambition n'est pas de
me servir de mon jour,
mais bien de servir mon jour.
Vous servir.
Ces hommes ont l'air intègres et attachés à leur ville.
Rien ne dit qu'ils seront prêts
à trahir leurs idéaux.
Mais sous ça a peut-être trouvé une faille.
Ils sont pauvres.
Ils gagnent quoi ? 1500, 2000 euros par mois ?
Alors que sous ça
peut leur offrir 100 fois plus.
Dévirement, évidemment, ce serait
regris. Mais il y a une autre technique
bien connue, qui sont les travaux clandestins.
Ils pourraient envoyer ces ouvriers,
creuser une piscine,
agrandir une maison,
ou rénover un appart.
En toute discrétion.
Et de fait,
les maires signent tous.
Grâce au changement de PLU
de ses amis maires,
sous ça voit son patrimoine exploser.
Ce verger, dont on a parlé tout à l'heure,
sous ça l'avait acheté pour
50 000 euros.
Ça faisait 3 euros le mètre carré.
Il en vaut désormais 11 millions.
D'intérêt sur la carte.
Le maire a multiplié son prix
par 200.
Et sur ces zones naturelles protégées,
ces parcs, et ces bois
réputés untouchables,
sous ça va bétonner comme jamais.
Celui qui était autrefois,
un simple peintre en bâtiment, génère désormais
250 millions
de chiffres d'affaires.
Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que depuis
plusieurs années déjà, des enquêteurs
sont sur sa trace.
En 2007, dans une commune de Lissonne,
une adjointe au maire découvre des permis
de construire irréguliers.
Elle va voir le maire qui lui dit de fermer
les yeux.
La adjointe dénonce son chef au conseil municipal
mais la majorité resserre
les rangs. Elle est virée sur le champ
pour proximité
avec l'opposition.
Mais en partant, elle emporte avec elle
les permis de construire frauduleux.
L'extrême concomitance des événements
va déclencher une enquête
qui, combinée à d'autres signalements,
va vite progresser. Les maires
sont mis en examen.
Mais en public, ils s'enfoncent dans le déni.
Certains ont même le culot
de se représenter aux élections.
Nous avons tous gagné.
Voilà, c'est ça.
Nous avons tous gagné.
Parce que j'ai toujours été persuadé
que le bien
trille en toujours sur le mal.
Et que la vérité
trille en toujours sur le mentant.
Lui, ce qu'il ne sait pas,
c'est qu'il va être acculé par l'épreuve.
Il n'avait qu'un société immobilière
et un compte caché en Californie.
Il avait reçu environ
de 500 000 euros
pour s'acheter une villa en corse.
Et, ceré sur le gâteau,
il avait embauché sa fille en emploi fictif.
Cinq ans plus tard, toute la clique
va être jugée lors d'un méga procès.
Donc, bizarrement, je n'ai jamais entendu parler.
Sous ça, va être interdit d'exercer dans le BTP
et condamner à 50 prisons.
Quatre maires seront privées de mandats
électifs et condamnées à des peines
de 6 mois à 3 ans.
Il n'y a pas à dire,
le sous-ça, il s'est servi grassement.
Mais, il a un peu touché un plafond.
Une fois que le terrain est vendu,
l'affaire est pliée.
En fait, pour s'enrichir vallant,
il faudrait qu'on trouve un flux continu.
Une source qui ne tarie jamais.
Et cette source, elle existe.
Ça, c'est Nico,
qui pensait il y a encore 6 mois qu'il ne serait jamais propriaux.
Ça, c'est Nico dans son appartement
qui a découvert que, grâce à Nexity,
on peut être propriaux à partir de 534,17 par mois
pendant les 3 premières années.
Oh mon lapin, c'est maman, tu m'ouvres !
Et ça, c'est Odile, la maman de Nico,
qui l'a aidé à devenir propriaux.
Mais bon, qui a quand même un peu de mal à couper le cordon.
Le montant de 534,17 par mois
est une estimation de l'effort d'épargne nécessaire
pendant la durée de l'offre de remboursement de 3 ans.
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Elle s'appelle les marchés publics.
...
Que ce soit pour construire une route,
équiper une école en mobilier,
moderniser un système informatique,
dès qu'une collectivité a besoin de quelque chose,
elle passe des contrats avec des entreprises privées.
Comme c'est pas son argent qu'elle utilise,
mais celui du contribuable,
elle doit emprunter un canal spécifique.
Elle doit faire une mise en concurrence.
Or, l'Etat, c'est le premier acheteur du pays.
Donc, ces marchés publics, quand on les gagne,
c'est le jackpot.
Alors, comment on douille le système ?
Comment on s'assure de gagner à tous les coûts ?
Eh ben, c'est simple.
Vous allez payer celui qui organise les appels d'offre.
Et, en échange, vous décrochez les contrats sans concurrence.
Vous êtes le seul à soumissionner,
ou alors les autres sont disqualifiés pour une raison à la compte.
Et au final, en fait,
quasiment l'ensemble des agents du SIAPE,
c'est avant même qu'un marché soit lancé,
que ce marché-là, de toute façon,
y ira à tel candidat.
Mais voilà le problème.
Si vous remportez tous les marchés d'une ville,
à un moment, ça va se voir.
Les gens vont commencer à se poser des questions.
Et c'est là qu'intervient une technique beaucoup plus sophistiquée.
Une technique qui va vous permettre de rester inconnite.
Le cartel de corruption.
Le principe, c'est que vous allez voir vos concurrents.
Ceux à qui vous faites normalement la guerre.
Et vous leur proposez un pacte.
Vous leur dites,
« Écoutez, au lieu de se battre,
on va gagner chacun son tour.
On va se partager le gâteau. »
Mais ça, c'est juste le début.
Une fois que vous avez sécurisé les contrats,
vous pouvez passer à l'objectif réel du cartel,
qui est d'augmenter les prix.
Vous allez voir le maire et vous lui dites,
« On a fait un cartel.
Et maintenant, en toute illégalité,
on va augmenter nos prix.
Et toi, en échange de ta discrétion,
on te propose un pourcentage sur chaque facture.
C'est le fonctionnement de base du cartel de corruption.
Ils font tous des systèmes de commissions en pourcent.
Tous.
Parce que ça aligne les intérêts.
Plus le fonctionnaire signe des deux vies importants,
plus sa rétribution sera élevée.
Et là, vous pourriez vous dire,
« Attends, si les chaîses de la mairie
commencent à coûter 700 euros pièces,
ça va forcément se voir.
Et bien, tout est une question de dosage.
Une première option,
c'est de ne pas trop s'éloigner du prix du marché.
Mais en réalité,
la plupart des corrupteurs peuvent augmenter la facture
de 20% au 30% sans complexe.
Et ce, pour une raison, qui tient en trois lettres.
BTP.
Le BTP, c'est deux tiers des marchés des collectivités.
C'est la part du lieu.
Et la chance qu'on a, c'est que c'est aussi un domaine
où les prix sont pifométriques.
Les projets sont complexes et les deux vies difficiles à comparer.
Par exemple, si vous construisez un pont,
personne sera capable de dire qu'il n'aurait pas dû coûter 120 millions,
mais 80.
Personne.
Maintenant, vous allez peut-être me dire,
« OK, mais les cartels, c'est dans les pays de gros mafieux.
Ça n'existe pas en France. »
C'est un procès fleuve qui s'est ouvert cet après-midi
devant le tribunal correctionnel de Paris,
celui des marchés publics d'Ile-de-France.
47 personnes vont comparer, donc quatre anciens ministres.
En fait, le système aurait permis le financement occulte
de plusieurs partis politiques.
Dans les années 90, au Conseil Régional,
tous les partis se sont mis d'accord
pour racketter les entreprises du BTP.
Ils prenaient 2% sur chaque contrat
pour financer leur casse d'occulte.
Le cartel a prospéré pendant dix ans,
jusqu'à ce que les verres, qui étaient exclus du deal,
dénoncent le compleux.
Et l'affaire est remontée haut.
Très haut.
« Aujourd'hui, on rapporte une histoire abracalabantes.
On dit certes, sur des faits un vrai semblard.
Ces allégations sont indignes et mensongènes. »
Bon, aussi, à l'époque, c'était une autre histoire.
Les partis n'étaient pas encore financés par l'État,
selon les votes, donc ils cherchaient des solutions.
Beaucoup ont fait de la corruption dans leur fief locaux.
« Nous avons été nombreux à droite comme à gauche,
dans tous les partis politiques,
y compris au Fonds National.
Il n'y a pas de leçon.
Je veux dire que personne n'avait pas pu donner leçon à personne. »
Certains estimentent que c'était pas vraiment de la corruption.
C'était une solution que les partis avaient trouvé
pour se financer.
Une corruption gentille.
Mais les cartels de corruption modernes, eux,
ils ont rien de gentil.
Et c'est là que se révèle le problème fondamental de Gotam City.
Une ville saturée de corruption dans un état de droit,
ça peut pas durer éternellement.
Il y a toujours un moment où quelqu'un dénonce et fait exploser le système.
Et ça, certains l'ont bien compris.
Et plus tôt que se concentrer sur une ville,
ou un territoire,
ils ont développé un autre secteur.

Un autre modèle.
Plus sophistiqué.
Plus insaisissable.
Un modèle qui leur a fait gagner non plus des millions,
mais des milliards.
Mais on a une grande chance d'être un grand art.
Imaginez une multinationale tentaculaire.
Energie, pétrochimie, BTP.
C'est une sorte d'évile corp.
À sa tête, il y a une famille depuis trois générations,
les Hauts de Brecht.
Ils pratiquent la corruption depuis toujours,
mais dans les années 2000, ils ont une intuition.
Contrairement à Montréal,
ils vont pas arroser les fonctionnaires à tout va.
Ils vont faire de la corruption chirurgicale.
Ils vont cibler les 1% des 1%.
Les hommes de pouvoir,
capables de débloquer les contrats les plus monumentaux.
Un aéroport, un parc olympique,
ou une centrale électrique.
À la clé, des milliards de dollars.
La difficulté, à priori, c'est que ces 1% des 1%,
ce sont des chefs d'État.
Ultra surveillés.
Et un chef d'État, ça coûte cher.
On parle plus de pôtes de vin à 10 000 euros,
mais à 10 millions.
Alors, comment faire pour que tout ça reste sous les écrans radars ?
Eh bien, c'est là que le génie d'Odobrecht intervient.
Ils vont créé une direction secrète.
Un département à l'intérieur même de l'entreprise.
Et dans ce département,
ils vont décomposer le problème en 2 étapes.
Le premier objectif, c'est de transformer l'argent officiel
en argent invisible.
Par un tour de magie,
passer de l'argent propre à l'argent sale.
C'est le processus inverse du blanchiment.
Et on appelle ça le noircissement d'argent.
Pour ça, Odobrecht va créer des dizaines de sociétés écrans
qui vont lui facturer des prestations bidon.
Des sous-traitants qu'on ne sous-traitent pas,
des consultants qui ne consultent pas
et des entreprises de construction qui ne construisent rien.
Grâce à ça, Odobrecht exfiltre des centaines de millions
et constitue de précieuses réserves occultes.
Dans le jargon, c'est ce qu'on appelle des caisses noires,
de l'argent pour corrompre à la demande.
Maintenant, il y a la deuxième phase.
Comment verser cet argent aux fonctionnaires ?
Beaucoup de chefs d'État réclament du cash.
Or, sortir 6 millions en cash,
c'est pas pareil que sortir 20 000.
Personne dans l'économie légale
n'a 6 millions en liquide à sortir de sa poche.
Et c'est là que Odobrecht va trouver une méthode
pour le moins improbable.
La triangulation.
A Sao Paulo, il y a un marché noir.
Et sur ce marché, il y a des tas de gens
qui rêvent de se débarrasser de leurs gros billets.
Imaginez un quartier qui grouille de vendeurs chinois.
Pas une grosse boîte, mais des centaines de petits commerçants
qui vendent de l'électronique douteuse,
des jouets en plastique et des gadgets importés.
Ces marchands, ils veulent absolument éviter la douane et les impôts.
Donc ils font tout en cash.
Sauf que voilà, ils ont un grand plan de transport.
Ils doivent payer les fournisseurs qui sont en Chine.
Or ils peuvent pas faire transiter cet argent par le circuit légal.
Donc ils sont coincés avec des piscines de billets.
À moins qu'Odobrecht ne les aide.
Grâce à leur société écran,
ils peuvent payer des fournisseurs à Hong Kong
et en échange, récupérer le cash des commerçants par camion.
C'est absolument brillant,
mais surtout ça va donner lieu à des scènes surréalistes
où des policiers à l'artrette vont être payés
pour faire le tour des boutiques en fourgon,
entreposer les billets dans un bunker
qui seront livrés ensuite dans tout le pays.
Et là, vous voyez la beauté du système.
D'un côté, on a des marchands véreux
qui ont de l'argent sale et qui cherchent à le blanchir.
Et de l'autre, des entreprises légales qui ont de l'argent propre
et qui cherchent à le noircir.
Blanchiment et nordissement sont les deux faces d'une même pièce.
Grâce à ce modèle,
Odobrecht enchaîne les succès sur le continent.
Un pont de 10 000 mètres au Venezuela,
une méga centrale à charbon en République dominicaine,
un aéroport international en Angola,
au global, sur 15 ans,
ils vont distribuer plus de 788 millions de dollars de pot de vin.
Ils en tirent 4 fois plus.
On peut dire qu'ils ont créé le système de corruption
le plus abouti au monde.
Mais si on sait tout ça,
c'est que ça a fini par être découvert.
Alors, quelle était la faille ?
Qu'est-ce qui a précipité la chute des Odobrecht ?
Eh ben, c'est un truc de merde.
Tout ce montage offistiqué va tomber à cause d'un truc de merde.
Tout part d'une plainte qui n'a rien à voir avec eux.
Un petit commerçant du sud du Brésil
dénonce un banquier clandestin
qui lui-même va révéler un cartel de corruption brésilien,
dont fait partie une certaine multinationale.
Marcelo de Brecht,
il a été pris en juin de 2015,
un an et 3 meses
après la déflagration de l'opération Lavajato.
Donc, le PDG, Marcelo Odobrecht,
est arrêté à son domicile.
À ce stade, les juges ne savent rien du système de corruption.
Tout ce qu'ils ont, c'est cette histoire de cartel.
Donc, a priori, pour le système ultra-camouflé de la multinationale,
l'espoir est permis.
Sauf que, de leur côté, les juges brésiliens ont une arme imbattable.
Et elle s'appelle la délation récompensée.
C'est une justice négociée
où un homme, pour sauver sa peau,
peut tout faire s'effondrer.
Et c'est exactement ce qui se passe avec le fils Odobrecht.
Les juges le condamnent à 19 ans de prison
et ensuite, ils obtiennent de lui une collaboration totale.
Marcelo parle, il entraîne dans sa chute 77 cadres,
qui vont eux-mêmes dénoncer 415 politiciens.
La presse parle de délation de la fin du monde.
Au Brésil, le parti de la présidente, Dilmar Rousseff,
est accablé par les témoignages.
Mais cette dernière s'accroche au pouvoir.
Exéder, des millions de Brésiliens descendent dans la rue.
Je me sens coupable de cette femme.
J'ai cru en eux comme tous les Brésiliens.
Et qu'est-ce que nous avons aujourd'hui de la corruption ?
Alors, nous voulons voir tous les corrompus dehors.
Les parlementaires lancent une procédure pour la destituer.
Elles dénoncent un coup d'État.
Je vais lutter contre ce PD du d'impeachement.
Mais la pression est trop forte.
Au Pérou, tous les présidents élus depuis 2001 sont poursuivis.
Nous répartions un centavre, nous avons fait mal de l'utilisation
pour le gouvernement pour enrichir-moi comme un autre.
Demoîtes-le, les prêts.
Comble du scandale, le procureur général
vire ses subordonnés pour stopper les investigations.
Mais le peuple n'est pas dup.
Devant le tolée, le président Pérou vient serrant dû
dans le bâtiment du congrès, dans une rue de Lima,
pour présenter le projet de loi, suivie par une foule d'environ 2000 partisans
afin de préparer le renvoi de Chavarri.
Les quatre chefs d'État sont finalement condamnés.
Partout ailleurs, c'est la débendade.
En écoiteur, le vice-président croit pouvoir se cacher
à l'ambassade du Mexique.
En théorie, c'est un endroit inviolable.
Mais c'est sans compter sur les coronesses du nouveau président élu.
Il envoie une voiture bélier et il foule VIP dans une prison haute sécurité.
Quant à Evil Corp, ils perdent tout leur contrat public.
Ils doivent licencier 94% de leurs employés
et cinq ans plus tard, ils déposent le bilan.
Bon, là, a priori, on pourrait se dire que c'est bon.
On a atteint le système ultime.
Le niveau le plus profond de corruption jamais conçu.
Et ben, détrompez-vous.
La dernière histoire que je m'apprête à vous raconter,
dépasse tout ce que vous pourriez imaginer.
Une histoire où trois frères vont détourner le PIB d'un pays tout entier.
Ils s'appellent les frères Gupta.
Ils viennent d'une famille modeste du nord de l'Inde.
Et leur père possédait des petites épiceries locales.
Ils vivaient correctement et rien ne les présageait à un grand avenir.
Mais ils n'étaient pas là.







Quand ces fils atteignent l'âge adulte, il a une vision pour eux.
L'Afrique, c'est le nouvel Amérique.
C'est là-bas qu'il faut aller.
Les frères Gupta vont choisir l'Afrique du Sud.
Mais pendant quatre ans, ils enchaînent les échecs.
Des magasins de chaussures qui ne décollent jamais, des tentatives avortées.
Puis, ils se tournent vers l'informatique.
Candidate a des appels d'offre pour installer des parcs informatiques dans les écoles et il est lycée.
Et là, mystérieusement, tout bascule.
Ils gagnent contre des géants comme DEL et HP.
Et en quelques années, ils dépassent 100 millions de fives d'affaires.
Ils comprennent vite que travailler avec les élus s'apaye.
Mais contrairement à d'autres, ils ne vont pas s'arrêter au marché public.
Non, ils vont bâtir un plan sur 20 ans pour détourner l'économie du pays.
Un Paris complètement fou.
Ils vont essayer de deviner qui sera le futur président du pays.
A la fin des années 90, ils croisent la route d'un homme politique du nom de Jacob Zuma.
Ce type, c'est une figure montante du parti de Mandela.
Il est vice-président du pays et surtout, c'est un pourri.
Zuma reçoit un salaire de fonctionnaire, mais vu tout ce qu'il a enduré pendant l'apartheid,
il estime que c'est pas assez.
Donc maintenant, ils refusent de payer ses impôts,
ils signent des chèques en bois pour acheter des barraques,
et ils se cherchent des amis pour renflouer ses caisses.
Voyant ça, les coptes à se disent,
parfait, nous aussi, on veut être son ami.
On va le corrompre, mais à une nuance près.
Pour l'instant, on ne demande rien de retour.
Parce que ce gars-là, il pourrait ne le rendre au centuple.
Si on calcule bien, dans 10 ans, le président actuel aura fait deux mandats.
Or, il n'a pas de poulain, et donc Zuma a toutes les chances de lui succéder.
Mais attention, il faut qu'on la joue finement,
parce que le jour où il arrive au sommet,
on ne voudra pas seulement quelques petites faveurs,
on voudra qu'il fasse tout pour nous,
qu'il soit notre marionnette pour qu'on puisse détourner des milliards.
La question maintenant, c'est, comment il pourrait s'assurer d'une telle chose ?
Une fois au pouvoir, Zuma, après avoir pris toute leur thune,
pourrait très bien les envoyer balader.
Et ben, c'est justement là où ils ont eu une idée de génie.
L'alignement des intérêts.
À votre avis, c'est quoi le meilleur moyen de s'assurer que quelqu'un serve vos intérêts ?
Sans pour autant le mêler directement à vos magouilles.
Et ben, vous allez trouver quelqu'un qui compte beaucoup pour lui.
Par exemple, son fils préféré.
Même si c'est un incompétent sans la moindre expérience professionnelle.
Ensuite, vous allez le propulser à votre conseil d'administration
et lui céder 45% de la holding secrète qui détient tout votre empire.
Vous avez versé aucun pot de vin, fait aucune malversation
et pourtant, vous vous êtes assuré à un soutien indéfectible.
Et le 6 mai 2009, les guptas ont dû passer une excellente journée.
Je me convaincre à l'aide de notre nation
avec la dédication, le commettement, la discipline, la intégrité, le travail et la passion.
Zuma accède au pouvoir.
Leurs pari-fous a margé.
Et tous leurs investissements vont enfin payer.
Et leurs premières cibles, ce sont les entreprises publiques.
En Afrique du Sud, un peu comme en France,
des pans entiers de l'économie sont trustés par des géants.
Le transport n'est rien, les trains ou l'électricité.
Ils ont des budgets qui se comptent en milliards.
Et pour les guptas, c'est synonyme de jackpot.
Bien sûr, le président contrôle pas tout.
Mais il dispose d'un pouvoir unique que les guptas vont utiliser comme cheval de droits.
Le pouvoir de nomination.
Le président nomme ses ministres.
Par exemple, celui des entreprises publiques.
Ministres qui va lui-même nommer à un terrel régulier
des gens dans les conseils d'administration des sociétés de l'État.
Ainsi par contamination, les guptas vont un à un faire basculer les bordes en leur faveur.
Les trains, les avions, l'électricité.
Notre petite famille d'épiciers indiens
va prendre le contrôle des plus grandes entreprises du pays
dans le plus grand calme sans que personne ne voit rien.
Une fois dans la place, ils mettent en place un raquette systématique.
Chaque fournisseur doit désormais surfacturer de 10 ou 20%
et exfiltrer la différence sur des comptes secrets à Hong Kong ou à Dubaï.
Ils s'en mettent plein les fouilles
en oubliant légèrement le concept d'un service public.
Leurs trains, ils ne sont pas entretenus, donc 5 ans plus tard, ils sont tous à l'arrêt.
Leurs avions, c'est pareil. Ils seront tous vendus et la compagnie fermée.
Quant à leur réseau d'électricité, ils le laissent pourrir.
Si bien que même aujourd'hui, il y a toujours des coupures dans le pays
jusqu'à 12 heures par jour.
Devant ce désastre, la presse va commencer à relayer des soupçons de coulions.
Donc les guptas font ce que n'importe qui ferait.
Ils lancent leur propre chaîne de propagande.
Les mecs ne se mettent aucune limite.
Leur partie finira avec le plus délirant des projets,
à savoir construire des centrales nucléaires.
Sur le papier, ça n'a aucun sens.
L'Afrique du Sud a des centrales à charbon qui tournent.
L'État est au bord du gouffre financier.
Donc ce projet pharaonique va juste le transformer en Nouvelle-Grèce.
Sauf que c'est Asman, là, qu'il va y avoir un grand nombre de projets.
Il va y avoir un grain de sable dans l'engrenage.
Le ministre des Finances va s'opposer publiquement au projet.
Là, les trois frères se disent qu'il faut qu'on le dégage et qu'on lui trouve un remplissant.
Son adjoint, par exemple, un certain Jonas.
Et Jonas, il n'est absolument pas prêt pour la réunion qu'il va vivre.
Quand il rencontre les guptas, dont il ne savait rien,
il voit devant lui trois indiens élus par personne
qu'il lui annonce qu'ils vont virer un ministre.
Alors Jonas pète un câble, mais il va vite réaliser à qui il a affaire.
Les guptas menacent le liquider et ils lui disent cette phrase incroyable.
Vous devez comprendre qu'on contrôle tout et que le vieux fera tout ce qu'on lui dit de fer.
Alors il sort de là, sidéré.
Pour la première fois, quelqu'un de sans-d'esprit vient de se rendre compte
qu'il y a trois indiens complètement tarés au manette de tout un pays.
Or six mois plus tard, à visage découvert, il balance tout.
Je ne sais rien de ce qui se passe.
Je n'ai pas d'idée de ce qui se passe ici.
Il y a un plan pour me tuer.
Je me suis regardé comme un pays de corruption.
Je veux juste dire à l'hôpital, je ne suis pas corrupt.
Je ne prends pas de mon money de tout.
Quatre ans et cinq mille pages d'enquête plus tard, le constat est terrible.
Les Guptas ont détourné au gaspiller plus de 100 milliards de dollars d'argent public.
L'équivalent de 3% du PIB par an pendant dix ans.
Ils auraient fait perdre à l'Afrique du Sud une décennie de développement.
Zuma est arrêté, mais à cause de son âge, il ne passera qu'un an en prison.
Quant aux Guptas, dès que ça a commencé à chauffer, ils ont vendu leur entreprise,
exfiltré les fonds et quitté le pays en jet privé.
On les retrouve quelques mois plus tard dans un magnifique palais à Dubaï vivant leur meilleur vie.
Vous pourriez vous dire que tout ça, c'est loin de nous.
Des histoires qui appartiennent à d'autres époques, à d'autres pays.
Détrompez-vous.
En France, jusque dans les années 90, la corruption était tellement admise par le système
que l'État lui-même défiscalisait les pots de vin.
Les entreprises venaient déclarer chaque versement à un bureau secret du FISC, le C3F,
qui n'apparaissait sur aucun organigramme.
Ils passaient les commissions en charge dans un poste discret appelé « frais commerciaux exceptionnels ».
Une ligne comptable innocente pour masquer des milliers de pots de vin.
Aujourd'hui, si la corruption reste massive, ces histoires nous montrent aussi la faille.
Il suffit que une personne parle pour que les dominos commencent à tomber.
Un témoignage et tout s'effondre.
En 2025, 200 000 Français déclarent avoir vu une situation de corruption,
mais seulement 1% d'entre eux ont porté plainte.
Et d'une certaine manière, on les comprend.
Dénoncer, c'est toujours s'exposer.
Il n'y a pas une histoire où les lanceurs d'alerte ne sont pas licenciés, menacés de mort, ou cambriolis.
Et pourtant, certains le font quand même.
Ils s'obstinent peut-être parce qu'ils savent que c'est eux ou rien.
Ils sont le dernier espoir de la justice.
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