Bonjour à tous, bonjour les enfants. Je vous raconte ici les enfants une histoire extraordinaire,
ça s'appelle les aventures de Tom Sawyer écrit par Mark Twain, c'est un livre qui existe et donc
que je vous lis pour encore une histoire. L'histoire en intégralité vous pouvez la retrouver en tapant
les histoires cultes par encore une histoire. Voici donc le chapitre 1 des aventures de Tom Sawyer.
Dans cette histoire les enfants il peut y avoir des scènes choquantes, il est très important que
vos parents écoutent cette histoire avec vous ou même qu'ils l'écoutent avant pour savoir si vous
êtes assez grand pour l'écouter. Je recommande cette histoire à partir de 8 ans.
La plupart des aventures relatées dans ce livre sont vécues,
une ou deux me sont personnelles, les autres sont arrivés à mes camarades d'école,
Huck Finn est décrit d'après nature. Tom Sawyer aussi. Les traits de ce personnage sont
toutefois empruntés à trois garçons de ma connaissance, il appartient par conséquent à ce que
les architectes nomment l'ordre composite. Les superstitions plus ou moins bizarres dont il est
question ici étaient fréquemment à l'honneur chez les enfants comme chez les esclaves de l'ouest,
à l'époque de ce récit, c'est-à-dire il y a 30 ou 40 ans. Bien que ce livre est surtout pour but
de divertir jeune gens et jeunes filles, j'espère qu'il n'en sera pas moins apprécié par des grandes
personnes auxquelles je me suis également proposé de remémorer pour leur agrément l'ambiance dans
laquelle elles ont vécu, leur sentiment, leur mentalité d'alors et les entreprises parfois
étranges auxquelles elles ont pu se trouver mêlées.
Chapitre 1
Tom ! Pas de réponse.
Tom ! Pas de réponse.
Où est-il encore passé ? Voyons, Tom ! Pas de réponse.
La vieille dame a baissé ses lunettes et, regardant par-dessus, inspecta la pièce.
Je n'ai jamais vu un galopin pareil !
Elle se dirigea vers la porte ouverte.
Du seuil, elle examina les pieds de tomates et les mauvaises herbes qui constituaient son jardin.
Pas de Tom.
Élevant la voix de façon à se faire entendre à distance, elle cria.
Ouh ! Ouh ! Tom !
Elle perçut alors un léger bruit dans son dos et se retourna juste à temps pour attraper par le
revers de sa veste un jeune garnement qu'elle arrêta dans sa fuite.
Évidemment, j'aurais dû penser à ce placard.
Qu'est-ce que tu fais là-dedans ? Rien ? Rien ? Regarde tes mains, regarde ta bouche.
Avec quoi t'es-tu barbouillé comme ça ?
Je ne sais pas, tante.
Eh bien moi, je sais.
C'est de la confiture.
Voilà ce que c'est.
Je t'ai dit 36 fois que si tu touchais à la confiture, tu aurais à faire à moi.
Passe-moi cette baguette.
La baguette tournoia dans l'air.
L'heure était grave.
Oh mon Dieu !
Regarde donc derrière toi ma tante.
La vieille dame, fie brusque, m'envolte face et sert à ses jupes pour paraît à toute éventualité.
Aussitôt, le gamin s'échappa, escalada la haute clôture en planche et disparut de l'autre côté.
Sa tante polie resta un instant interloqué, puis se mit à rire.
Ha ha ! Diable de gosse ! Je m'y laisserai donc toujours prendre.
On ne sait jamais quel tour il va jouer.
On dirait qu'il sait jusqu'où il peut aller sans que je me mette en colère et que,
s'il détourne en attention, s'il me fait rire, c'est fini.
Je suis désarmée.
Dieu mettez-moi.
Je ne remplis pas mon devoir vis-à-vis de cet enfant.
C'est le fils de ma pauvre sœur qui n'est plus et je n'ai pas le courage de le corriger.
Il va sûrement faire l'école buissonnière cet après-médit et il faudra pour le punir que je le fasse travailler demain.
C'est rudement dur de le faire travailler le samedi quand tous ses camarades sont en congé.
Mais ce qu'ils détestent par-dessus tout, c'est le travail.
Et il faut que j'accomplisse mon devoir envers lui.
Sinon, je mène cet enfant à sa perte.
Tom fitte effectivement l'école buissonnière et s'amusa beaucoup.
Il rentra juste à temps pour aider Jim à cier les bûches pour le lendemain
et affendre le petit bois avant le dîner.
C'est-à-dire juste à temps pour raconter à Jim ses aventures du jour
pendant que ce dernier a batté les trois quarts de la besogne.
Quand Acide, son frère, plutôt demi-frère, cadet,
il s'était déjà acquitté de sa tâche, ramassé les copots.
C'était un garçon tranquille et qui ne cherchait ni l'aventure ni les ennuis.
Pendant que tout en dînant, Tom profitait de chaque occasion pour chipper un morceau de sucre,
Tante Poli lui posa des questions rusées et pénétrantes
dans l'intention de lui extorquer de dangereuses révélations.
Comme beaucoup d'âmes simples, elle s'imaginait volontiers
à voir des dons pour une diplomatie sombre et tortuueuse
et se plaisait à considérer ses stratagèmes les plus cousus de fils blanc
comme des merveilles d'astuces.
« Tom, il faisait assez chaud à l'école, dis-moi.
— Oui. — Très chaud ? — Oui.
— Tu n'as pas eu envie de te baigner ?
Un soupçon désagréable traversa Tom.
Il répondit. — Non, enfin, pas tellement.
La vieille dame étendit la main pour tâter la chemise de Tom.
Elle dit. — Mais tu n'as pas trop chaud maintenant, en tout cas.
Elle se flattat d'avoir constaté que la chemise était sèche
sans que personne ait deviné que tel était son intention.
Malgré cela, Tom sentit d'où venait le vent.
Il devansa donc la prochaine attaque.
— Il y en a qui nous ont jeté de l'eau sur la tête à la pompe.
J'ai encore les cheveux mouillés. — Tu vois ?
Tante Poli fut fâchée de constater que ce détail lui avait échappé.
Alors elle eut une autre idée.
— Tom, pour qu'on te mouille la tête,
tu n'as pas dû enlever le col que j'avais cousu à ta chemise, dis-moi.
Débutonne ta veste. Le visage de Tom se fit serein.
Il déboutonne à sa veste.
Le col était bel et bien cousu à la chemise.
— Mince ! J'étais pourtant sûre que tu avais fait l'école buissonnière
et que tu avais été de baignée.
— Mais je te pardonne, Tom. Va pour cette fois.
— Seulement ? Sydney intervint.
Je croyais que tu avais cousu son col avec du fil blanc, et maintenant il est noir.
— Mais oui ! J'avais pris du fil blanc, Tom !
Tom ne demanda pas son reste.
Arrivé à la porte, il lança.
— Sid ! Tu me le paieras !
— Tom n'était pas l'enfant modèle du village.
Il connaissait très bien l'enfant modèle, et il le détestait.
Mais au bout de deux minutes à peine, il avait oublié tous ses soucis.
Non qu'il lui était été moins lourd à porter que des soucis d'adultes
ne le sont à un adulte, mais un intérêt nouveau les éclipsait
et les lui faisaient momentanément oubliés.
Cet intérêt de fraîche date, c'était une nouvelle façon de siffler,
qu'un gamin venait de lui apprendre, et il était impatient de s'y exercer
sans être dérangé.
C'était un étrange gazouillis d'oiseau,
une sorte de trile cristallin obtenu en plaçant la langue
contre le palais à intervalle rapprochée.
À force d'aciduité et d'application, il ne tarda pas à prendre le coup,
déambulant dans la rue, avec des harmonies plein la bouche
et de la gratitude plein le cœur.
Il se sentait comme un astronome qui vient de découvrir une nouvelle planète.
Les soirées d'été étaient longues, la nuit ne tombait pas encore.
Tout à coup, Tom cessa de gasouiller.
Un inconnu se dressait devant lui, un gars à peine plus grand que lui.
Dans le pauvre petit village de Saint-Petersburg,
un nouveau venu de l'un ou l'autre sexe et quel que soit son âge, faisait sensation.
De plus, le garçon était bien habillé, bien habillé un jour de semaine.
C'était tout simplement stupéfiant.
Sa casquette était mignonne, sa veste bleue bien boutonné
était neuve et trachique, tout comme sa culotte.
Il avait des chaussures, alors qu'on n'était que vendredi.
Il portait même une cravate.
Il avait un air citadin qui retourna Tom.
Ni l'un ni l'autre n'ouvrait la bouche.
Il ne se quittait pas des yeux.
Tom finit par dire.
« Je peux te flanquer une raclée ? — Je voudrais bien voir ça.
— J'en suis capable ? — Non, sûrement pas.
— Si ? — Non.
Suivi un silence gêné, puis Tom reprit.
— Ah ! Tu te crois drôlement malin, pas vrai ?
Je te donnerai cette raclée d'une seulement si je voulais.
— Alors qu'est-ce que t'attends ? — Espèce de bêcher, tu te crois malin, hein ?
— Oh, quel chapeau ! — Tu vas devoir t'y faire, ce chapeau.
Je te mets au défi de me l'enlever.
Et le premier qui y touchera, il verra ce qu'il va prendre.
— Manteur ! — Manteur soi-même.
— Si tu la boucles pas, je t'assomme. — Que tu dis ?
— Je vais le faire ! — Alors pourquoi tu le fais pas ?
Tu dis tout le temps que tu vas le faire et tu le fais pas ? T'as les jetons ?
— Non, j'ai pas les jetons ! — Si.
Nouveau silence, nouveau regard.
À présent, les garçons étaient épaule contre épaule.
Tom reprit.
— Tire-toi de là ! — Tire-toi toi-même.
— Je partirai pas ! — Moi non plus.
Tous deux arcs boutés sur une jambe,
ils se poussaient l'un l'autre de toutes leurs forces
en se jetant des regards haineux, mais aucun ne puent prendre l'avantage.
Après une lutte qui leur empou reprend le visage,
ils relâchèrent leur effort avec prudence et vigilance.
Du gros orteil, Tom tracint très dans la poussière et dit
« Je te mets au défi de passer cette ligne.
Si tu le fais, je te casse la figure jusqu'à ce que tu puisses plus te relever ».
Le nouveau venu s'empressa de franchir la ligne.
T'as dit que tu le ferais, y'a plus qu'à ?
— Mais cherchez pas, fais gaffe !
— Alors ? T'as dit que tu le ferais, pourquoi tu le fais pas ?
— Bon sang ! Pour dessous, je le fais !
Le nouveau sortit dessous de sa poche et l'étendit à Tom d'un air moqueur.
Tom les jeta par terre.
L'instant d'après, bientôt, la mélettré forme et du brouillard de la bataille.
Pendant une bonne minute, ils se tirent à les cheveux,
les vêtements échangèrent coups de poing sur le nez et griffurent
et se couvrir de poussière et d'auploit.
Tom émergea à Califourchon sur le nouveau, qu'il marre-t-lait de ses poules.
— Allez, gueule ! Encez !
L'autre se débattait pour se dégager.
Il pleurait de rage surtout.
Les coups de poing redoblèrent.
L'inconnu finit par émettre un…
— Encez !
— Étouffé. Tom le relâcha et dit…
— Ça t'apprendra ! La prochaine fois ?
— Gaffa qui t'a à faire !
Le nouveau partit en époustant ses habits.
Il pleurait, reniflait et se retournait de temps en temps en secouant la tête
pour menacer Tom de lui faire sa fête la prochaine fois.
À quoi Tom répondit par des moqueries, avant de s'éloigner,
fier comme artaban.
Il rentra tard ce soir-là
et, comme il passait prudemment par la fenêtre,
il tomba dans une embuscade tendue par sa tante.
Quand elle vit l'état de ses vêtements,
sa résolution de transformer le samedi de Tom
en un jour de captivité et de travaux forcés,
de vingt inébranlables.
...
Voilà ! C'était le chapitre 1 des aventures de Tom Sawyer.
Les enfants, si cet épisode vous a plu
et que vous avez hâte d'entendre la suite,
n'oubliez pas de mettre cinq étoiles sur les plateformes de podcast,
mais aussi de nous laisser un commentaire
et pourquoi pas sur notre compte Instagram,
le compte Instagram d'encore une histoire
on vous répond dès qu'en a le temps.
Je vous dis à très vite pour la suite des aventures de Tom Sawyer.
Un livre écrit par Mark Twain
et que vous pouvez évidemment lire tout en écoutant ce podcast.
Encore une histoire et un podcast réalisé par Alexandre Ferreira,
produit par Benjamin Muller
et raconté par moi, Céline Calman.
À très vite !
...