Pourquoi WhatsApp est un bijou technologique — Benjamin Code (rediff)

Durée: 16m14s

Date de sortie: 22/12/2025

On retrace la trajectoire de Jan Koum et Brian Acton, des débuts difficiles jusqu’à la création et l’explosion mondiale de WhatsApp. Avec Benjamin Code, on revient sur les obstacles, les choix techniques et l’éthique de la messagerie chiffrée qui ont façonné leur succès. L’épisode se conclut sur le rachat par Facebook et le départ des fondateurs, leurs désaccords sur la monétisation et la protection de la vie privée.


En plateau

  • Michaël de Marliave — animateur
  • Benjamin Code — invité
  • Manu — invité

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Ça, c'est Nico qui pensait il y a encore 6 mois qu'il ne serait jamais proprio.
Ça, c'est Nico dans son appartement qui a découvert que grâce à Nexity,
on peut être proprio à partir de 534,17€ par mois pendant les 3 premières années.
Loup mon lapin, c'est maman, tu m'ouvres !
Et ça, c'est Odile, la maman de Nico qui l'a aidé à devenir proprio.
Mais bon, qui a quand même un peu de mal à couper le cordon.
Le montant de 534,17€ par mois est une estimation de l'effort d'épargne nécessaire
pendant la durée de l'offre de remboursement de 3 ans.
Voix conditions complètes sur Nexity.fr
Je vais vous parler de l'histoire de Yann Coombe et Brian Acton,
deux gars qui ont fait un pied de nez au destin,
qui se sont accrochés à la vie et ça leur a été plutôt bénéfique.
Mais on va voir pourquoi.
Ce sont des anciens développeurs de chez Yahoo.
En 2007, ils étaient chez Yahoo les man.
Et ça allait bien et tout, mais c'est l'exode rural à la Silicon Valley.
Il y a des trucs dans tous les sens.
Il y a des énormes groupes qui sont en train de péter tout le game.
Donc les deux gars se disent,
bon allez on va sortir de Yahoo, dans lequel on était bien, mais tranquille.
Et on va aller se mettre des nouveaux challenges.
Et ils vont te toquer à la porte du plus gros monstre de la Silicon Valley du moment.
C'était Facebook.
Voilà, c'était en train de vraiment tout déglinguer sur son passage.
Et donc les deux gars qui ont tout quitté, ils font leurs entretiens, c'est cool.
Ils font les tests techniques, c'est cool etc.
Mais recaler les deux gars.
Recaler de Facebook.
Ça donne surtout une idée de à quoi ça ressemble Facebook à l'époque.
C'est vraiment ils attirent les plus gros cerveaux de la Terre entière.
Donc la concurrence est tellement rude que même deux gars assez stylés de chez Yahoo se font têche.
Et ils rentrent dans ce fameux club des recalés de Facebook.
C'est les gros ingéos qui finalement n'ont pas été pris.
Donc à partir de là, c'est un peu la désillusion, la douche froide, j'ai envie de dire.
Et ça en suit une deux endérances pour ces deux gars là.
Pendant deux ans, ils ne savent pas trop quoi faire.
Ils n'ont pas envie de rentrer dans la première boîte qui passe.
Ils n'ont pas envie de créer un produit de merde etc.
Donc voilà, pendant deux ans, ils se cherchent un petit peu.
Et ils vont faire plusieurs réalisations pendant ces deux ans
qui vont les mener à un nouveau projet sur lequel ils vont se lancer.
En primo, le gars, il s'appelle Yann Koum, il est ukrainien.
Et il a en mémoire le fait que ses parents, à ce moment-là,
ils n'osent pas trop se parler au téléphone
parce qu'ils ont peur de se faire écouter par le gouvernement russe.
À ce moment-là, dans Yann, il y a un peu cette idée de la sécurité,
le chiffrement ou tout ça.
Enfin, c'est un truc sur lequel on aimerait bien bosser.
Mais bon, pas suffisant pour se lancer dans une aventure ou faire quoi que ce soit.
Il y a aussi le fait que s'envoyer des textos, ça coûte cher, c'est chiant à travers les pays.
En tout cas, quand il nous a décrit à ses parents, ça lui coûte une couille.
Ça, ça les nerve quoi.
Donc il y a ça qui est là.
Mais surtout, la giga révolution, le gros truc qui arrive,
est vraiment qu'il leur met le dernier coup de fouet qu'il leur fallait pour s'y mettre.
Il y a l'iPhone qui sort.
Et surtout, il y a Apple qui arrive et qui dit,
« On va créer une Marketplace d'applications. »
Et là, les deux manis disent, « Bon, d'accord, là, il y a un truc à jouer.
Il faut qu'on crée une app quoi, en gros. »
Donc, voilà, c'est tout.
Cette végétation pendant deux ans, toutes ces idées-là qui bouillons comme ça et tout,
et qui nous amène en 2009,
ils créent le premier WhatsApp.
C'est juste une application pour mettre à jour des statues.
Genre en train de faire des courses,
genre en train de mettre plus de batterie.
Voilà, tu mets à jour tes statues un peu comme ce que tu faisais sur MSN à l'époque.
Mais bon, très vite, c'est pas mal, ça prend un petit peu.
Mais très vite, là, il y a les notifications push de l'iPhone qui débarquent.
Et là, à ce moment-là, ils disent, « Il y a un truc aussi à jouer sur les notifications push, etc. »
Et voilà, très vite, ils arrivent à transformer, laisser et à créer un système de messagerie,
ce qui va devenir le WhatsApp que l'on connaît tous,
qui propose du coup une messagerie sécurisée,
la vieille idée pour arrêter de se faire...
Il y a assez révolutionnaire à l'époque.
Il y a assez révolutionnaire, tout à fait,
et qui permet enfin de plus se faire espionner par Kikonk.
Pas de stockage sur des gros serveurs de WhatsApp, etc.
Pas de pub, pas de vente dans les personnels.
Le seul truc que ça te demande, c'est un numéro de téléphone pour t'inscrire.
Donc à ce moment-là, il débarque avec cet offre qui est complètement folle et inégalé.
Toujours est-il qu'ils ont trouvé l'offre et la croche pertinente à ce moment-là,
ce qui fait que le bouche à oreilles s'est mis en branle, ça a été un succès immédiat.
Et très vite, dès 2009, ils se sont retrouvés avec un million d'inscrits par jour.
Par jour.
La conséquence de tout ça, c'est que WhatsApp, en 2009,
c'est 32 personnes...
Attends, c'est rien.
C'est très peu.
C'est peu.
C'est peu.
Surtout pour du 1 million d'inscrits par jour, c'est très peu.
Et 32 personnes qui ont littéralement tué le SMS en un an.
Alors là, on est dans la successe de WhatsApp, on se dit que c'est trop bien, etc.
Mais comme toute boîte qui grossit trop vite,
ou qui grossit très très vite, il y a le risque de scale,
comme de la merde, et de faire n'importe quoi et de te planter.
C'est un moment très important, ouais.
C'est très important.
T'as de l'or entre les mains, mais il faut pas en faire de la merde.
Et les opportunités d'en faire de la merde sont nombreuses.
Qu'est-ce qu'on fait WhatsApp pour éviter le naufrage
et pour gérer une telle croissance ?
Pour remettre les choses dans le contexte, à ce moment-là,
WhatsApp, c'est 50 milliards de messages par jour pour 32 personnes.
Je trouve ça intéressant de s'arrêter là-dessus,
c'est qu'il y a 32 ingénieurs et ils ont réussi à faire un système.
Mais dès le début, on a l'impression
qu'il est capable de tenir cette charge là, comment c'est possible ?
Le premier truc qu'ils ont fait,
c'est de pas faire l'erreur de tous les autres groupes du moment,
tous les Amazon et compagnie, c'est de ne pas s'éparpiller.
C'est de se focuss en une feature.
Eux, ils voulaient délivreur du message, et donc c'est ce qu'ils ont fait.
Et ils n'ont pas à rajouter au tout début,
à ajouter des vidéos, faire du...
Ouais, je suis playlist.
C'est cette image, elle est très bonne.
C'était exactement.
Donc eux, ils se sont vraiment concentrés.

Le deuxième point, c'est qu'ils ont capitalisé sur l'existent.
Ils n'ont jamais tenté de réinventer la roue,
parce que tu crées trop de failles, tu crées trop de problèmes,
et tu dépenses trop à vouloir réinventer des trucs from scratch.
Donc eux, ils ont utilisé ce truc qui s'appelle Hedgehammer.
C'est un serveur de messagerie en temps réel et open source.
Ils ont utilisé ce bordel pour les notifications push.
Ils ont utilisé le Google push de manière à part à réinventer des trucs trop costauds.
Ensuite, quand tu as autant de messages à gérer,
autant de trucs à gérer en même temps,
il faut forcément avoir une infra qui suit.
Alors pour scale une infra, tu as deux choix potentiels.
C'est que tu peux soit scale horizontalement,
c'est-à-dire t'as un PC qui a envoyé 10 messages par seconde,
tu vas mettre 50 PC qui vont envoyer 10 messages par seconde, c'est cool.
Ça, c'est le scale horizontal.
Ou alors, tu peux faire que ton PC, il envoie avec tu scale vertical,
il va envoyer 100 messages par seconde.
Bah oui, en fait, ce qu'ils ont fait, ils ont scale diagonale.
Ils ont dupliqué le nombre de machines
et ils ont aussi augmenté la performance de chaque machine.
Voilà. Donc ça, c'est pour leur infra.
Les deux derniers points qu'ils ont mis en place pour scale correctement
et pas se planter, pour moi, c'est deux points très important.
Le premier, c'est qu'ils ont, comment dire,
ils ont fait du data-driven development.
C'est-à-dire que tous les développements qu'ils ont fait
ont toujours été baqués par de l'analyse de la data.
Ils ont tout mesuré, tout, tout, tout mesuré.
Donc ils se sont créé des dashboards de cochons,
ils ont mesuré les bonnes choses en tous les sens
et ils ont réussi à analyser correctement cette data.
Ces trois points, c'est assez...
Ça paraît évident, tu dis, bah oui, toutes boîtes mesurent ces choses-là, etc.
Mais ça ne l'est pas nécessairement, en fait,
mettre en place des mesures dans une boîte, c'est crucial, mais c'est complexe.
Il faut pas prendre tout n'importe quoi, il faut savoir quoi remonter.
Il faut savoir comment analyser tout ce bousin.
Et avec 50 milliards de messages par jour, on a dit,
bah c'est... vous vous rendez compte qu'il y en a des choses à analyser en tous les sens.
L'autre point qui est hyper important pour moi,
et vous avez bugué tout à l'heure sur le nombre de personnes qui travaillent dans cette boîte,
32 personnes, eh ben, ici, ils sont tenus.
Ils n'ont pas voulu prendre plus de gens.
Alors ça, les 32 légendes de WhatsApp, j'ai envie de...
On se le retrouve, oui.
Ils ont dû être sélectionnés très très vite.
Des 30 de Big Boss, là.
Ils ont réussi leur scaling, grâce à toutes ces petites méthodes qu'ils ont mises en place.
Maintenant, on va aborder un petit peu l'histoire du langage.
Ça, c'est Nico, qui pensait il y a encore 6 mois qu'il ne serait jamais proprio.
Ça, c'est Nico dans son appartement qui a découvert que, grâce à Nexity,
on peut être proprio à partir de 534,17€ par mois pendant les 3 premières années.
Ouh mon lapin, c'est maman, tu m'ouvres !
Et ça, c'est Odile, la maman de Nico, qui l'a aidé à devenir proprio.
Mais bon, qui a quand même un peu de mal à couper le cordon.
Le montant de 534,17€ par mois est une estimation de l'effort d'épargne nécessaire
pendant la durée de l'offre de remboursement de 3 ans.
Voir conditions complètes sur Nexity.fr.
Dans le chat, là, est-ce que vous avez une idée en quoi a été développé WhatsApp ?
Je vois du Go, du Java, du Kobol,
euh...
Java Sémant, la JVM,
du Alexa,
de l'Assemblure, du Pascal.
Bon, je l'ai pas lu.
Il y a également du R-lang.
C'est du R-lang !
Alors, personne ne connaît ?
Miko, tu connaissais ?
Oui, je connaissais, mais je n'en ai jamais fait.
Je savais que tu connaissais, tu parles trop de gens de la tech pour ne pas connaître.
Tu connaissais le R-lang ?
Ouais.
Si, comme moi, dans le chat, il y a des gros navets avec zéro culture informatique,
moi, je ne connaissais pas.
Et je me console en me disant que les deux CIOs de WhatsApp ne connaissaient pas non plus du tout R-lang.
Donc, ça va.
Mais pourquoi ?
Pourquoi ils s'y sont mis à la base ?
C'était utilisé par Edge Aburred.
Ce n'est pas pour rien qu'Edge Aburred utilise.
C'est hyper bon pour le temps réel et pour la haute disponibilité.
Donc, ça coche quand même pas mal de cases qui semblent importantes.
Il y a du hot loading aussi, ce qui peut être pas mal vu que, comme tu le disais,
si tu mets du temps pour rebout de ton truc avec une telle fréquente, ça peut être un peu chiant.
En gros, si je ne dis pas de conner, ça veut dire que tu vas patcher ton application.
Alors qu'elle est encore en train de tourner.

Moi, je me chierai de sûr, il va faire un truc pareil.
Ça conserve le contexte.
C'est incroyable.
C'est le... Ça paraît impossible.
Mais je dis bravo à eux.
Qu'est-ce qu'on peut encore dire sur AirLangua ?
En fait, ils ont une virtual machine qui supporte les green threads.
Et qu'est-ce que c'est les green threads ?
C'est des threads.
C'est une manière plus efficace du faire du multi-threading, en fait.
Beaucoup plus performante que le C++, d'en parler un petit peu de telleur et tout.
Voilà, c'est beaucoup plus performant pour faire ça.
Ne me demandez pas d'entrer dans les détails.
Je serai mauvais là-dedans.
Mais en tout cas, pour ce qu'ils voulaient faire, c'était hyper stylé.
Et en 4 secondes, vous pouvez juste vous dire que ça correspond à effectuer beaucoup de tâches en parallèle.
Exactement.
Ce qui est très important pour j'arrivais des milliards de messages en même temps.
Absolument.
Bref, c'est beau tout ça, c'est très bien.
Mais ça tourne sur quoi d'après vous les serveurs de WhatsApp ?
Comment ça se passe ?
Pardon, excusez-moi.
Est-ce que c'est moi, monsieur ?
Parce qu'il faut être pritif, en fait.
Pas quelle machine, mais quelle OS ?
Ok.
Ça doit être un truc obscur, j'imagine, comme tous les trucs.
C'est pas Windows.
AirOS ?
C'est pas Windows.
C'est pas Windows.
Voilà, donc ça c'est Out of the question.
Du coup, c'est un Unix quelque chose.
Est-ce oui ?
Est-ce que c'est un Linux ?
On aurait pu se dire que oui, mais ça, Acton, il y a dit Linux.
Ça a fait chier trop de friction, ça pète les chips, trop de distribut,
mais tout le bordel...
FreeBSD.
Il faut dire la réponse.
Ouais, voilà ça, c'est FreeBSD.
Mais vous connaissez ?
Non, mais il reste pas grand chose.
Non, mais tu connais FreeBSD ?
Oui, enfin je sais pas.
C'est normal, tout le monde connaît FreeBSD.
Personne connaît FreeBSD.
Vous connaissez dans le chat de FreeBSD ?
Pourquoi FreeBSD ?
Déjà, il faut savoir que nos deux larrons, ils viennent de Yahoo.
Et en fait, c'était utiliser à Yahoo, en fait.
Donc pareil, ils n'ont pas voulu complexifier la chose.
On dit, vas-y, on utilise ça, c'est stylé, on connaît, on reparle là-dessus.
Surtout, c'est que aussi pour tout ce qui est réseau,
c'est une destaque les plus fiables en tout ce qui concerne réseau,
donc forcément, réseau de télécommunications, ça fait sens.
Juste que, voilà, FreeBSD, c'était bien,
mais pour gérer le bousier, le bousin que c'est de gérer
autant de connexions sublimitées à une application,
ils se sont quand même permis d'aller modifier un petit peu le noyau de FreeBSD.
Rien que ça, en fait.
Ça les a menés, ou tout ce bazar.
C'est bien beau tout ça, mais pourquoi ils ont renait à ce point ?
Surtout, il y a une grosse question que le chat a posé.
Oui ?
C'est comment ils gagnent de l'argent ?
C'est vrai que j'ai oublié une petite anecdote,
qui va probablement ne pas répondre à la question,
mais qui va répondre à une idée du business plan qu'ils avaient au départ.
Au départ, apparemment, la première année, là, en 2009,
puis en 2002, enfin, 10, 11 et 12,
la première année était gratuite,
et après, c'était 99 centimes par an.
Ah ouais ?
Sauf qu'apparemment, ils t'offraient, dans plein de cas assez facile,
ils t'offraient la deuxième année,
et puis je crois que la troisième année, ils ont carrément retiré le paiement.
Donc en fait, j'aimerais bien trouver sur cette planète,
quelqu'un qui a payé WhatsApp.
Je crois que ça rentre dans la même catégorie des gens qui ont payé Winrar.
Ha ha ha !
Pour moi, c'est vrai.
C'est un peu ça.
En 2013, du coup, donc soit 4 ans seulement après la création de WhatsApp,
il y a Google qui débarque et qui dit,
« Les gars, c'est pas mal ce que vous avez fait. »
Pour entabiliser ce projet,
et du coup, ils disent, « On va vous proposer un milliard de dollars pour vous acheter WhatsApp. »
Et là, tu te dis, « Ouais, ça fait que 4 ans qu'on est dessus, un milliard, c'est pas mal. »
Tu vois ?
Genre, tu dis, « On est que 32 en plus, se partager tout ça, c'est stylé. »
Bah là, ils disent non.
« Ah, tu fais bon, OK. »
Google, il est reparti d'accueil entre les jambes, comme ça et tout.
Et du coup, les gars, ils ont continué de t'affer un an de plus sur leur bail.
Et là, ding donc, tock, tock, tock, c'est une autre boîte qui tape à la porte.
Et c'est là, tout l'ironie du destin, l'ironie du sort, c'est là l'esprit shonen,
c'est là tout ce que vous voulez, imaginez quoi que ce soit.
C'est qui qui tape à la porte.
C'est les gens qui les avaient recalés à l'époque.
C'est Facebook qui tape à la porte.
Et là, qui propose pas un milliard, Marc Desbarques,
et il propose 19 milliards de dollars.
19 fois plus que Google, un an plus tôt.
Un an, ouais, un an plus tôt.
Donc, ils ont fait x, 19, c'est pas mal.
C'est une boîte qui grosse si vite.
Donc là, les deux CIO, ils acceptent le deal.
Et je pense qu'aussi, il y a un petit point d'ego qui leur dit,
allez, on se mange de Facebook, on relève notre honneur,
on sort du club des losers.
Vous avez payé !
Et ils finissent finalement par se faire embaucher par Facebook,
parce que quand ils se font racheter,
ils vont travailler encore un an ou deux pour Facebook, en gros.
Enfin, ils vont travailler pour WhatsApp,
mais chapeauté désormais par Facebook.
Mais avec tous les changements que veulent opérer Facebook,
sur la confidentialité, sur les données des utilisateurs, etc.,
ça crée trop de dissidents.
Et les deux gars décident de se barrer.
En fait, ils disent, non, nous, c'est pas pour ça qu'on a créé WhatsApp.
Ça ne correspond plus à qui nous sommes, à notre vision du produit.
Donc, on s'en va.
Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils sont pas arrêtés là,
ils sont pas particuliers tête haute.
Je pense que l'Ukrainien Yann Koum,
lui, je pense qu'il a pris sa retraite,
mais en prenant sa retraite,
il a juste fait un don de 1 million de dollars à FreeBSD,
qui les a bien carré comme ça tout le long,
donc petit don comme ça.
Et l'autre, Acton,
lui qui était vraiment pas content
de ce qui était devenu de WhatsApp depuis qu'il s'était fait racheter,
il a pris 50 millions de sa fortune personnelle,
il les a investis dans une nouvelle fondation,
il a créé la fondation Signal,
et en gros, il a recréé un WhatsApp.
Vous ne savez pas ?
Vous ne savez pas ?
Non !
C'est lui qui a créé la fondation Signal,
et en fait, il s'est dit,
pour que plus jamais l'idée de fou
que j'ai de système de messagerie que je crée
ne puisse jamais se faire racheter par Kekong.
Signal sera irachetable.
Ça reprendra les bases de WhatsApp
comme on les imaginait au départ,
et juste irachetable, donc sécurisé,
pas de conservation des données,
pas de vente de données, etc.
Et par définition,
les monter d'une telle sorte,
il n'y a pas de valeur que...
Voilà, que ça ne me passe pas à se faire racheter,
ou alors que c'est en pire tout pire.
Enfin, je ne sais pas comment c'est branlé,
c'est des avocats, je vous dis.
Mais en tout cas, c'est la version idéale
qu'il aurait aimé créer avec WhatsApp.
Voilà, et c'est hyper bien, Signal.
Moi, j'utilise le plus souvent possible,
et là, c'est difficile de convertir tout le monde à Signal,
mais les initiés, je prends un plaisir fou.
Lui est trop bel, en fait.
C'est WhatsApp avec une huile beaucoup plus belle.
Je me permettrai de rajouter une petite information
sur le business modèle de WhatsApp.
Donc avant la revente à Facebook,
l'application coûtait un dollar au téléchargement
et coûtait aussi un dollar d'abonnement.
Et une fois que ça a été rajouté par Facebook,
ils ont coupé ça,
et maintenant, ils ont fait un WhatsApp business,
et c'est ça qui est la machine à cache de WhatsApp.
Oh...
Bah c'est...
OK, la version bitoubipayante,
la version bitoucille gratos, classique.
Effectivement, c'est assez classique.
Très classique.
En tout cas, c'était hyper intéressant.
Il y a des trucs qu'on savait, t'as vu,
mais en vrai, il y a quand même plein de trucs qu'on a découvert.
Oui, mais c'était hyper intéressant.
Moi, j'étais frustré.
J'ai l'impression que vous connaissiez absolument
toute la connex.
Du coup, j'avais gardé des petits trucs.
Et rien que le fait que le co-founder,
il a fait signal, on n'avait aucune idée.
Et c'est hyper...
T'as valu que j'arrive à la fin,
fin de la connex pour que vous fassiez,
c'est pas vrai !
Et là, je me dis,
« Bois, il surjoue, tu sais, et tout ».
C'est sûr que non.
Et sinon, ce téléphone ne peut pas faire tourner WhatsApp.
1000 se vont pour plus de 5000 dollars
par des gang de voleurs de voitures.
Ce n'est pas une blague.
On voit à compte tout dans cette vidéo.
La Massif, c'est vous.
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régi par le Code des Assurances.
Salut, c'est Fanny Reway du podcast Les gens qui doutent,
qui fait partie de la sélection à caste recommande.
Les gens qui doutent, c'est un podcast d'interview
où je reçois plein d'artistes,
que ça soit en humour, en littérature, en musique.
Et on parle de plein de choses.
Des fois, c'est hyper profond.
Et d'autres fois, on fait plein de jeux de mots sur le fromage.
Donc voilà, c'est une déha à mon image.
Assez instable.
Parmi les précédents invités,
il y a eu Marina Rollman, Loudoyon, Augustin Trapenard,
Navo, Manon Bril, Suafi Marie Larouille,
Paul Miravelle et plein d'autres.
J'ai même reçu L'Ori.
Est-ce que c'est le plus beau jour de ma vie ?
Peut-être.

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