Les petits mensonges de ces interfaces du quotidien — chronique Matthieu Lambda

Durée: 23m19s

Date de sortie: 25/12/2025

Barres de réseau trompeuses, logos 4G/5G, GPS qui « marche » dans le métro, CAPTCHA et animations de chargement : on décortique ces illusions d’interface qui orientent notre perception sans mesurer ce que l’on croit. Au fil de l’épisode, on explique ce que ces indicateurs affichent réellement (puissance du signal, compatibilité radio) et pourquoi, entre capacité d’antenne, interférences et priorisations opérateur, vous pouvez avoir plein de barres mais aucun débit. Ces compromis d’ingénierie, loin d’être des arnaques, révèlent la façon dont la tech rend ses systèmes utilisables tout en masquant leur complexité.


Sources

En plateau

  • Michaël de Marliave — animateur
  • Matthieu Lambda — chroniqueur
  • Arthur Della Faille — invité

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Ça, c'est Nico qui pensait il y a encore 6 mois qu'il ne serait jamais Proprio.
Ça, c'est Nico dans son appartement qui a découvert que grâce à Nexity,
on peut être Proprio à partir de 534,17€ par mois pendant les 3 premières années.
Loup mon lapin, c'est maman, tu m'ouvres !
Et ça, c'est Odile, la maman de Nico qui l'a aidé à devenir Proprio.
Mais bon, qui a quand même un peu de mal à couper le cordon.
Le montant de 534,17€ par mois est une estimation de l'effort d'épargne nécessaire
pendant la durée de l'offre de remboursement de 3 ans.
Voir conditions complètes sur Nexity.fr
Est-ce que ça vous est déjà arrivé d'avoir 4 bars de réseau sur votre téléphone
et de ne pas pouvoir envoyer un seul message ?
Bienvenue dans le monde merveilleux des petits mensonges de la tech.
Parce que ces bars, elles ne mesurent absolument pas ce que vous croyez.
Et votre téléphone regorge de ce genre de cachoterie.
Quand vous croyez utiliser votre GPS dans le métro, quand vous cocher un capchat,
quand vous scroller sur Twitter ou Insta,
et même l'animation de chargement de Windows.
Pourtant, ce ne sont pas des arnaques malveillantes.
Au contraire, elles cachent des compromis d'ingénierie brillants.
Et parfois complètement contraintuitifs.
Aujourd'hui, on va décortiquer ces illusions du quotidien.
Et ça devrait changer votre regard sur plein de techno que vous utilisez tous les jours.
La première, c'est les bars de réseau que vous avez sur votre téléphone.
Un cas très classique.
Je capte de la 4G, voire même de la 5G.
J'ai 4, 5 bars de réseau, tout va bien.
Et pourtant, impossible d'afficher la moindre page web
ou même d'envoyer un message sur WhatsApp.
C'est une situation assez connue et ça m'a intrigué.
J'ai voulu savoir pourquoi notre téléphone nous ment.
Et bien tout simplement parce qu'il a été conçu pour nous mentir.
Il y a du coup, dans ce petit pictogramme, dans ces deux petits pictogrammes,
deux pictogrammes.
Le premier, sur lequel on va s'attarder, c'est le logo 3G, 4G, 5G.
On pourrait penser que ce logo,
il définit quelque part la vitesse de connexion
ou une qualité du lien internet.
En fait, pas du tout.
C'est pas du tout ça qu'il nous montre à l'écran.
Pour ça, en fait, si on voulait que ça soit capable de faire ça,
il faudrait que notre téléphone fasse un test de débit avec son antenne.
Régulièrement.
Régulièrement.
Ça coûterait beaucoup de recherche aux opérateurs.
Ça s'atturait sans doute le réseau en permanence.
Donc ce n'est pas possible.
En fait, le picto 4G, 5G,
ça veut tout simplement dire que mon téléphone est connecté à une antenne,
à une cellule, on appelle ça, compatible 4G ou 5G.
En fait, il y a une liaison entre l'antenne et moi et mon téléphone.
Mais c'est tout.
Je peux très bien n'avoir échangé aucune donnée avec cette antenne.
Si juste ils se sont parlé en mode « coucou, je suis là »
et « ok, toi, t'es compatible 4G, moi aussi, très bien »,
il y aura le picto 4G.
En fait, c'est une information purement technologique.
Peut-être même que mon opérateur,
il peut faire face à une panne nationale.
Si l'antenne dans mon quartier fonctionne, il lui aura marqué 4G.
Mais alors, c'est quoi la petite barre qui monte de 1, 5 ?
Petite escalier.
C'est pour le deuxième élément.
Ce sont du coup les bars de raison qui vont nous donner quand même un peu plus d'information.
C'est souvent il y en a 5.
Et donc entre 1 et 5, on peut savoir à peu près comment on capte.
Mais j'ai le regret de vous annoncer que ces mêmes bars de réseau
ne mesurent toujours pas la qualité de la connexion internet de notre téléphone.
Ça mesure quand même quelque chose qui va nous intéresser un peu plus.
Ça mesure la puissance du signal radio entre le téléphone et l'antenne.
Et cette puissance du signal radio va dépendre de plein d'éléments.
En 1, la distance avec ton antenne, si tu es très proche,
tu vas beaucoup mieux capter le signal radio de l'antenne.
Et donc du coup, tu vas avoir plus de bars affichés.
Et après, il y a plusieurs petits critères qui inflient un petit peu les interférences radio,
les fréquences utilisées, la puissance d'émission de l'antenne,
parce qu'évidemment toutes les antennes en France ne sont pas exactement les mêmes,
la sensibilité de notre téléphone.
Mais globalement, c'est un petit peu la distance,
les obstacles qu'il y a entre moi et l'antenne.
Et un petit peu le monde, mais pas vraiment, c'est plus.
Est-ce qu'il y a beaucoup d'interférences radio, donc ça peut être d'autres interférences
et pas du tout des téléphones.
Donc tout ça, ça fait une moyenne,
enfin, il faut une note globale et c'est ça que tu vois.
C'est pas tellement une note globale, c'est juste que
c'est tous les éléments qui vont influer sur à la fin ton antenne,
elle reçoit quelle force de signal.
Exactement.
Mais ça passe à côté de quelques critères
qui peuvent qu'à certains moments, dans certaines situations,
ça va tout fermer des en fait.
Ça ne dit rien, par exemple, sur la capacité de l'antenne,
son débit, quel débit il a peut envoyer,
et même sur sa génération, est-ce que c'est une vieille ou une antenne récente,
ça dit pas grand chose sur ce qui m'entoure moi et mon téléphone.
S'il y a trois personnes ou 50 000 personnes,
ça n'a pas à faire grosse différence,
mis à part potentiellement un peu les interférences radio,
mais par exemple s'il y a 50 000 personnes qui pendant une heure ne font rien,
il n'y aura pas vraiment d'interférences radio.
Sauf qu'on se partage le débit d'une antenne,
et donc quand on est 3 versus quand on est 50 000,
on va pas avoir un lien internet qui sera de la même puissance,
enfin du même débit.
On n'a pas la même part de gâteau.
On n'a pas la même part de gâteau, on n'a pas la même part du cuillou.
On ne sait pas non plus comment est partagé le débit de l'antenne par l'opérateur.
Si quelqu'un est au téléphone,
il sera très certainement priorisé par rapport à quelqu'un
qui télécharge quelque chose.
En fait, s'il y a plein de règles comme ça,
par exemple un moment free louer les antennes d'orange,
parce qu'ils n'avaient pas assez d'antenne.
Et sans doute que dans les contrats,
orange mettait une priorité à ses clients avant ceux de free.
C'est à peu près sûr.
Un dernier critère, c'est la liaison entre cette fois-ci l'antenne
et le cœur de réseau de l'opérateur.
C'est ce qu'on appelle le réseau de backhaul.
Pour illustrer mon propos, je vais prendre un exemple très simple.
Imaginons une petite campagne
où il y a habituellement trois téléphones
un peu paumées sur cette antenne à l'année.
Voilà, c'est une vieille antenne qui marche,
mais il n'y a pas grand monde.
Viens l'été et il y a un immense festouche
qui vient s'installer à cet endroit
et on va prendre l'hypothèse
que les organisateurs n'ont rien prévu de rajouter une antenne, par exemple.
Et bien ça va poser un petit souci
parce qu'imaginez qu'il y a 50 000 personnes qui arrivent sur place.
Ça va merder quelque part.
Potentiellement, je vais très bien pouvoir capter de la 4G ou de la 5G
avec 4, 5 bar,
parce que vraiment je serai en face de mon antenne.
Il y aura vraiment, c'est une pleine magnifique.
Et l'antenne est compatible.
Et l'antenne est compatible.
Tout va bien.
Sauf que le fait qu'il y ait énormément de gens,
en fait, ça va saturer le backhaul.
Et en fait, on va tous pouvoir envoyer très facilement des messages à l'antenne,
mais c'est l'antenne qui derrière ne va pas pouvoir les processer
et les envoyer dans le cœur du réseau de l'opérateur.
Et donc clairement, le débit sera merdique.
Si vous vous êtes ici.
Sur la box ou tu peux être 25 personnes sur un téléchargement.
Mais en fait, dans ce cas,
tu auras plein de bar.
Oui, c'est ça.
Et tu comprendras pas.
Et je pense que si vous avez déjà fait des festivals ou des...
ou je sais pas,
où vous êtes dans une manifestation ou dans un stade, par exemple,
ça vous est déjà arrivé de dire,
on capte super bien,
mais qu'en fait, quand vous envoyez un message,
vous regardez WhatsApp, il est toujours t'envoyé.
Non, mais je veux dire,
il y a un autre endroit, effectivement,
où ça m'est arrivé pas plus tard qu'hier,
c'est dans le TGV.
Ouais.
Où tu captes super bien.
Et en fait, non.
Ou alors, parfois, à la gare souvent,
quand tu as des arrêts,
tu te remets à recapper.
Effectivement,
il ne faut pas du tout croire les bars de réseau quand tu es dans le TGV.
Est-ce qu'il y a une raison spécifique ?
Alors, c'est un poil plus technique.
Mais globalement, dans le TGV,
on capte bien pourquoi,
parce qu'en fait, il y a des antennes
tout le long de la voie ferrée.
Ils en mettent, honnêtement,
je ne sais pas tous les combien de kilomètres,
mais ils en mettent régulièrement.
Et donc, c'est pour ça qu'on capte souvent.
Il y a un système qui s'appelle le ondover,
qui fait que...
Et ça marche, par exemple, quand vous êtes sur l'autoroute,
quand vous appelez quelqu'un,
même si on change d'antenne régulièrement,
en fait, on va se passer la communication d'antenne à antenne
et ça va continuer de marcher.
Sauf que sur le TGV,
pourquoi parfois, ça ne marche pas ?
Parce que cette reconnection d'antenne à antenne
a peu merdé.
Parfois, il peut y avoir des sauts de paquets
ou des choses comme ça.
Si tout le monde fait ça en même temps,
en fait, ça commence à faire du monde,
qui va très, très vite,
et il faut faire ça pour 1000 personnes en même temps.
Et en plus,
il y a des gens qui disent qu'en fait,
le TGV, ça fait un peu cache de faradé.
Et que du coup, en fait,
tu captes pas super, super bien.
Deuxième histoire,
deuxième chose,
deuxième, la tech nous ment.
La tech nous ment aussi avec les captcha.
Ça, c'est Nico, qui pensait, il y a encore 6 mois,
qu'il ne serait jamais proprio.
Ça, c'est Nico dans son appartement
qui a découvert que, grâce à Nexity,
on peut être proprio,
à partir de 534,17 par mois,
pendant les 3 premières années.
Ouh mon lapin, c'est maman, tu m'ouvres !
Et ça, c'est Odile, la maman de Nico,
qui l'a aidé à devenir proprio.
Mais bon, qui a quand même un peu de mal à couper le cordon.
Le montant de 534,17 par mois
est une estimation de l'effort d'épargne nécessaire
pendant la durée de l'offre de remboursement de 3 ans.
Voix conditions complètes sur Nexity.fr.
Moi, il y a un truc qui cloche, c'est que je me suis dit,
et on s'est dit, je crois,
ça fait vachement longtemps que j'ai pas fait un CAPTCHA en réalité.
Où ils se font tout seul,
ils pleurent à cocher, ouais.
Ou alors, il y a la coche, on clique dessus,
c'est OK.
J'ai dit, c'est bizarre, parce que c'était pas le principe d'un CAPTCHA,
à la base, il faut que je prouve que je suis un humain,
et entre guillemets, j'entraîne des ires.
Et en fait, je me suis un peu enseigné,
et il y a un truc incroyable qui est sorti.
Claude Fer a sorti un service qui s'appelle Turnstil,
Turnstile, je crois.
Et en fait, c'est un système anti-CAPTCHA
pour clairement faire face à Google.
Et en plus, ils l'ont fait un peu en partenariat avec Apple,
je vous explique.
Comment ils font ?
En fait, ils ont trois leviers.
Le premier levier, c'est qu'ils font des vérifications contextuelles.
Donc tout ce que révèle notre navigateur a notre place.
C'est ce qu'on appelle un empreinte de navigateur,
donc ça peut passer par quel OS on utilise,
la taille de l'écran, les polices installés,
l'expansion, vous en avez déjà parlé,
mais toutes ces petites informations qui sont stockées dans notre navigateur,
ça fait une empreinte de navigateur.
Ça permet de calculer un score de confiance.
Donc ça, dans le but de pouvoir se passer de CAPTCHA,
mais de quand même pouvoir discerner les bottes des humains.
Et voilà, ils regardent notre adresse IP.
Je sais qu'ils regardent si notre adresse IP est plutôt légitime,
ou ils ont un peu des bases de données de cet adresse IP.
Normalement, c'est bon cet adresse IP, c'est un botte, etc.
Ça, c'est un des premiers leviers.
C'est un peu vérifier tout l'empreinte du navigateur.
Le deuxième, c'est de fournir un channel invisible
au navigateur à exécuter.
Donc c'est un script de test où il faut exécuter.
Et en fait, en fonction du son temps de réponse,
on va pouvoir savoir si c'est plutôt un ordinateur réel
ou si c'est plutôt un robot.
Pourquoi ?
Parce qu'en fait, il détecte des micro variations naturelles
que un botte ne fait pas.
Parce qu'en fait, un navigateur, c'est tellement complexe
qu'il va y avoir des petites latences à certains moments,
des choses comme ça.
Et donc, résoudre un petit challenge technique
qui demande un petit peu de temps de calcul au CPU,
ça peut permettre de définir si c'est un robot ou pas.
C'est ce qu'on appelle un crypto-puzzle.
Donc pour comprendre, c'est que ce challenge-là,
il ne doit pas être fait par un humain.
C'est pas un challenge.
C'est un challenge par ton ordinateur.
C'est ça.
Les bots, c'est des ordinateurs.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
À la base, on voulait prouver qu'on n'était pas un humain.
Et là, du coup, c'est notre machine qui dit
à une machine qu'on est bien humain.
Ça n'a aucun sens.
Sans notre intervention.
Sans notre intervention, juste en cliquant sur
« Je ne suis pas un robot ».
Et la troisième, qui est en vrai la plus stylée,
c'est que Claude Fer a collaboré avec Apple
pour mettre en place qu'on appelle les Private Access Token.
Si actuellement, vous avez un Mac ou un iPhone,
Apple fournit une attestation cryptographique
qui prouve que votre appareil, ce n'est pas un botte.
Il s'en révèle votre identité, il ne dit pas qu'il vous êtes
pour éviter toutes ces...
C'est Apple le garant de tout ça.
Et en gros, c'est un face-passe comme à Disney.
C'est cet iPhone est white-listed.
Exactement.
Vraiment, ils ont tué le Capchia de Google.
Donc, ce qui est marrant, c'est que ça marche sur sa farie, globalement.
J'ai trouvé ça incroyable parce qu'en gros,
il y a une volonté derrière de reprendre le pouvoir à Google.
Il faut savoir que Google avait vraiment quasiment une hegemonie
pendant des années et des années.
Il y a un moment, je crois qu'il était à 98 %,
maintenant, c'est plus 75 % de monopole sur les Capchia.
Et donc en fait, en faisant ça, il y a ce côté,
non, mais on en a marre de Google là,
en plus ils s'entraînent des yeux gratuitement.
Le troisième, c'est le GPS.
Est-ce que le GPS nous ment ?
Alors, ce n'est pas vraiment le GPS.
Parce que j'aurais pu vous dire que, en effet,
le GPS, il n'est pas très précis en réalité.
À la base, il a été dans sa construction civile et pas militaire.
Il a été un peu conçu pour être précis entre 5 et 10 mètres.
Donc, ce n'est pas en ça que le GPS nous ment ?
Non. Mais moi, il y a quelque chose qui me dit,
mais comment ils peuvent nous faire croire ça,
c'est les applications de transport en commun.
Je ne sais pas si vous utilisez des types Steam Apeur,
Transitite, etc. Des choses comme ça.
Il y a une fonctionnalité où quand on demande à la fragilité,
on peut faire go.
Et après, globalement, reçois des notifications
quand il faut sortir du métro à la bonne station,
quand il faut faire une correspondance, etc.
Sauf que dans le métro, la plupart du temps,
il n'y a pas de réseau.
On est sous terre.
Et pour le coup, parfois, il y a du réseau.
Ça peut arriver qu'il y ait des antennes relais,
mais le GPS, c'est vraiment des satellites.
Donc, si tu ne vois pas le ciel, ça ne peut pas marcher.
Et donc, je me suis demandé,
mais comment ces applications y font pour nous localiser
avec leur GPS, alors que c'est physiquement impossible ?
Et en fait, il y a deux solutions.
La première, c'est soit ça marche très mal,
ou en fait, on te dit de faire la correspondance,
mais en fait, on te le dit 5 à 1 et trop tard,
parce qu'il n'a pas compris que tu étais au bon endroit
et qu'en fait, juste il est paumé,
il a ta dernière localisation GPS et il ne sait pas où tu es.
Mais il y en a d'autres, ça marche vraiment bien et ce sont des génies.
Parce que je vais vous raconter comment ils ont fait.
C'est absolument incroyable.
Ils devinent, ils se disent,
bon là, si tout s'est bien passé, ils devraient sortir à ce moment-là.
Il y a un peu de ça, mais tu n'es pas prêt pour savoir comment ils devinent.
En fait, tout simplement, ils activent le micro,
ils entendent le nom des stations et c'est terminé.
Quoi ?
Non, mais j'ai eu le temps.
Je suis content de vous trop la marcher.
C'est l'équipe de Transit qui est une application
qui permet de se repérer dans les transports communs,
qui ont documenté ça sur un blog post absolument passionnant.
Et je vous en fais la description.
En gros, ils se sont allés dans le métro
et ils ont fait un relevé de l'accéléromètre du téléphone.
Alors voilà, c'est ça.
Et alors vous ne le voyez pas forcément bien,
mais ce qui a marqué sur les barres, là, verticaux.
Non, ce n'est pas les stations.
C'est en fait, ils ont noté à quel moment ils marchent,
à quel moment ils prennent des escaliers,
à quel moment ils attendent le métro,
à quel moment le métro est en mouvement,
à quel moment le métro est à l'arrivée.
Et ils se sont dit, on va peut-être pouvoir faire quelque chose avec ça.
Bon, après, la deuxième étape, c'est qu'ils ont passé ça en fréquence.
Ils ont fait une transformée de fourrier pour ceux à qui ça parle.
Et globalement, ça devient beaucoup moins lisible pour nous être humains,
mais en fait, pour notre téléphone et l'ordinateur qui va processer ça,
c'est plutôt pratique.
Et je suis très heureux de vous apprendre que, par exemple, notre téléphone,
il vibre à 5 Hz quand il est dans le métro.
Alors que quand on marche, c'est 2 Hz.
Bon, ils se sont faits petit kiff, ils ont fait des petites analyses.
Donc déjà, tu peux avoir cette info avec l'accéléromètre.
Tu peux avoir la fréquence de vibration.
Ils savent si tu marches ou si tu es dans le métro.
Et donc, du coup, ils se sont dit,
bah non, mais en fait, la seule solution, c'est d'entraîner un modèle
pour classer les différents types de mouvements.
Sauf que, premier problème, pour créer un modèle,
en fait, il faut plein de données.
Votre ami, comment ils ont fait ?
Pour avoir plein de données comme ça.
Bah ils ont fait une update sur si s'ils m'apparent.
Ils ont fait une update qui siffle.
Ah bah non, il faut les labeliser après.
Euh, donc ça marche pas, ça marche pas.
Bah non, mais c'est juste des gens de l'équipe
qui sont partis avec plusieurs téléphones
et qui ont pris le métro des dizaines de fois
dans différents métros du monde.
Ils sont allés au Québec, en disant ce qu'ils font à chaque fois.
En notant ce qu'ils font à chaque fois.
Donc ils ont noté à chaque fois,
ils ont même noté à chaque fois qu'ils prenaient un escalateur.
Quand ils ont dans un escalateur, quand ils sortent, enfin, tout,
ils ont tout noté.
Tout ça pour, au final, entraîner un modèle
sur le modèle d'un apprentissage non supervisé.
En gros, ils ont pris tous les relevés,
ils les ont donné à leur modèle d'IA.
Ils ont essayé de trouver à quel moment,
à quel moment on est dans des escaliers,
à quel moment tu vois des paternes qui se répètent.
Parce que, en fait, c'était plus intéressant
d'un point de vue scientifique de faire comme ça.
C'est à dire que tu ne donnes pas les labels,
tu ne dis pas...
C'est pas toi qui dis que tel moment c'était un escalateur,
tel moment c'est un escalier.
Ils essayent de deviner tout seul.
Tu lui dis, trouvent des corrélations,
trouvent des paquets de séquences
qui semblent se ressembler.
Et donc ils ont fait un premier modèle
qui détecte le type de mouvement.
Mais c'est pas fini.
Parce qu'ils ont fait un deuxième modèle
qui s'appelle le mixer,
enfin ils l'ont appelé le mixer.
Et en gros, ça va mixer 4 types de données
pour arriver à notre fin,
c'est-à-dire détecter où on est précisément
et à quelle station.
C'est qu'en tout de coup ils utilisent le modèle précédent,
par contre,
pardon, qui est le type de mouvement
qu'on est en train de faire.
Ils utilisent le dernier emplacement connu, GPS.
Le temps est coulé depuis la dernière position connue
et l'horaire du métro,
ça c'est quelque chose qu'ils ont dans leur application.
Et donc avec ces 4 données,
dans 90% des cas,
ils ont juste sur l'endroit où se trouve une personne.
À n'importe quel moment, même si tu es sous terre.
C'est génial.
C'est absolument incroyable.
Et ce qui est le plus fou, c'est que leurs deux modèles,
ils les ont compressés
et ça rentre dans l'application.
C'est orline.
Orline, ça fonctionne.
Et c'est fou parce que, en plus,
ils connaissent rien,
je ne mettais même jamais dit,
sous terre, c'est vrai que le GPS ne va pas marcher.
Je ne l'ai pas remarqué.
Je me suis dit que dans le temps j'ai du wifi,
bah ils doivent s'en sortir comme ça, tu vois.
Bah du tout.
Et en vrai, en voiture, ils le font,
mais je trouve ça beaucoup moins impressionnant
qu'en est sous un tunnel.
J'ajoute juste une autre méthode
sur laquelle je suis tombé en faisant mes recherches.
C'est une autre technique basée sur le baromètre
qui a dans nos téléphones.
Donc je ne savais pas qu'il y avait un baromètre,
mais en fait, il y en a dans nos téléphones.
Depuis les années 2015,
il y en a à peu près dans tous les téléphones.
Et un baromètre, ça peut mesurer la différence
de pression atmosphérique.
Et en fait, quand le métro démarre
ou quand il s'arrête,
parce qu'on appelle l'effet venturi,
mais globalement, la pression va changer.
On comprend bien que quand on rentre dans un tunnel,
la pression change.
Et vous allez voir sur ce graphique,
on voit quand même vachement bien
à quel moment il y a des stations de métro.

C'est vraiment, je trouve, édifiant.
Est-ce que tu veux ?
Oui, on en a des plus courtes.
Là, on passe en un des deux courts,
tu dirais mes failliritos.
Il y en a une qui concerne le scroll.
Donc sur ton téléphone.
Que ce soit sur un réseau social,
sur un site de e-commerce, etc.
Tu vas voir régulièrement des scrolls
qui sont très longs voies infinies.
Tu descends comme ça,
tu vas avoir beaucoup d'éléments qui défilent,
qui défilent, qui défilent, qui défilent.
Est-ce que tu t'es pas déjà posé la question ?
Par exemple sur X, par exemple.
Il y a un moment, si surtout tu as scrollé
depuis vraiment très longtemps,
ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup d'informations quand même.
Oui, si.
Sur une même page.
Tu te dis, mais il y a un moment, ça doit s'atturer.
Tout ce qui s'accumule au-dessus.
Exactement, tu t'imagines le fil qui remonte
comme ça, en haut de ton téléphone, tu te dis,
mais ça doit complètement s'atturer,
la mémoire, je sais pas.
Et bien en fait, c'est un vrai problème.
C'est-à-dire n'importe quel développeur
qui essaie de concevoir ce type de liste très, très longs,
va être confronté très rapidement
en réalité à des problèmes de performance.
Moi, je me rappelle, dans mes premières applications,
tu faisais une liste avec Militem, par exemple.
Et bien tu vas, d'un coup, ton téléphone va se mettre à ramer,
en fait, ton scroll, il va tu voir des chutes de frame,
des chutes d'FPS, et ça va devenir dégueulasse.
Ton appli, elle ne ressemble plus à rien, elle bug et tout ça.
Typiquement parce que, en fait, ça fait énormément de noeuds à rendre
quand tu es développeur web, tu manipules le dom,
donc c'est une sorte d'arbre géant.
En fait, à partir du moment où tu commences à avoir énormément de noeuds dans cet arbre,
et bien tu peux avoir ton téléphone qui se met à complètement la guée.
Pour ça, la solution, en fait, c'est de te mito,
que pour toi, tu fais cette impression d'avoir une liste infinie sous les mains,
mais qu'en réalité, tu ne sois absolument pas le cas.
En fait, l'astuce, c'est qu'on a conçu ce qu'on appelle des listes virtuelles,
qui est quasiment entièrement inexistante.
C'est-à-dire, du point de vue, si tu ouvres ta console développeur,
et que tu regardes tous les items de ta liste,
tu verras qu'ils sont quasiment tous,
enfin, la plupart n'existent pas,
c'est uniquement ceux qui sont dans ton écran.
Mais donc c'est-à-dire que dès qu'ils passent, ils disparaissent ?
Exactement. Donc là, quand la liste va monter,
dès que c'est...
Alors, on prend une petite marge en général,
pour éviter que tu le vois, que tu te rends compte de l'arnaque,
et à partir du moment où ils disparaissent un peu là-haut, on les supprime.
Mais tu peux quand même scroller très vite vers l'eau et...
On les fait apparaître en bas.
Et effectivement, tu peux scroller très vite,
c'est pour ça qu'on prend de la marge d'ailleurs,
sinon tu peux littéralement voir ton feed qui disparaît ou qui apparaît.
Donc c'est pour ça qu'on prend de la marge,
mais on te... on te... on te manipule en fait.
Voilà, et là tu peux voir à gauche, en gros, c'est le dom.
Et tu vois que...
il n'y a jamais que 12... 12 cartes.
Donc en fait, réellement, en torse, la direction dans laquelle tu vas,
on va le faire charger à nouveau.
Exactement.
Donc de le stocker en mémoire.
On ne te charge que ce que tu peux voir.
Incroyable.
Premièrement son gil.
Chineel.
Et en vrai, pour les développeurs, c'est obligatoire.
Exactement.
Super intéressant.
Et bien moi, j'en finis avec un très court.
Vous voyez le petit écran de chargement, la petite route de chargement.
La Arthur, tu dois te dire...
Ça charge.
Ça charge.
C'est une vidéo qui est mis en boucle.
Pas du tout, c'est une police de caractère.
Quoi ?
En gros...
En vrai, quand je dégoûre ça, je dis bah oui, bien sûr.
C'est une police de caractère.
Comment ça ?
Une police de caractère.
Et globalement, quand on regarde dans les polices de Windows,
donc là où t'as les lettres quoi, pour pouvoir écrire sur ton clavier.
Il y a ces petits points là.
À un moment.
Tu peux ouvrir Word.
Voilà, exactement.
Écrire ces petits points.
Écrire.
Écrire ces petits points.
Une animation, tu as toujours deux moyens de la représenter.
C'est soit tu codes l'ensemble des images,
les unes après les autres, que tu fais défilé à haute vitesse
et ça crée l'ascentiment de fluidité.
Soit, donc ça c'est vraiment la manière dont on stoppe les vidéos de manière...
Réalisé le cinéma finalement.
Exactement.
L'autre moyen, c'est de prendre uniquement...
Enfin, de décrire l'animation en elle-même.
Et pour le coup, ça va tenir en beaucoup...
Enfin, tu décris la même chose avec beaucoup moins de textes.
Mais à la fin, l'ordinateur va devoir lui-même...
Calculer le mouvement.
Calculer le mouvement au moment où il la fiche.
Et effectivement, c'est aussi un autre truc que les développeurs connaissent.
C'est que les icônes ou qu'elles soient animées ou pas,
ça arrive souvent qu'on les stocke dans des polices de caractère.
Je ne saurais pas donner les arguments précis de pourquoi.
Je pense que c'est un format de fichier qui permet en un seul fichier
de contenir énormément de petites images.
L'alternative historique dans les jeux vidéo par exemple,
c'était d'avoir des PNG géants dans lesquels tu les ouvrais
et tu voyais toutes les images du jeu.
T'avais Mario dans toutes les positions.
En 20 positions parce que c'était codé comme ça à l'époque.
Toutes les sprites.
Du coup, on a peut-être des sprites.
Et t'es contenu dans un même fichier.
Donc là, c'est une alternative qui permet notamment de stocker
pour le coup des formats vectoriels.
Ce que ça veut dire, c'est que tu peux les afficher en 12 par 12
ou en gigantesque.
Et bien, ce chargement Windows, il ne va pas devenir pixelisé.
Il va être toujours aussi carré.
Je pense que c'est la raison principale.
C'est un fichier portable qui stocke des icônes vectoriels
en grande quantité.
Je ne vais plus jamais le voir de la même manière.
Est-ce que vous saviez que dans le logiciel,
on passe son temps à mentir aux utilisateurs ?
Par exemple, le slider de son sur YouTube,
juste ici, ou encore votre pourcentage de batterie.
On vous explique tout ça dans cette vidéo.
C'est un grand récit immersif en deux épisodes,
suivi d'un entretien avec un historien spécialiste du sujet traité
en deux épisodes également.
Avec le podcast Historia, vivons l'histoire.

Les infos glanées

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