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Mais nuit ?
Voyager, quel beau concept.
Mais voyager pourquoi ?
Aller à la rencontre de l'autre ?
Mettre ces 500 en ébullition ?
Écouter, observer, noter dans des carnet des informations, pour soi-même ou pour les autres ?
Il y a tant de raisons de quitter son confort pour plonger dans l'inconnu,
que cela fait parfois du voyageur quelqu'un de mystérieux.
C'est le cas avec un homme sur lequel les historiens s'interrogent.
Pour les Occidentaux, il est Domingo Francisco Rorreba Dia,
fils de fonctionnaire espagnol, mais dans le monde arabe,
on le connaît sous le nom d'Ali Bey El Abassi,
fils du prince Ottoman Bey El Abassi.
Pendant quatre ans, il a parcouru l'Orient,
s'est rendu à l'amec comme un véritable musulman.
C'est nourri de ses traditions pour ensuite tout compiler dans un livre,
sobrement intitulé « Voyage d'Ali Bey » au Maroc, à Chypre, en Égypte, en Arabie, en Syrie et en Turquie,
entre les années 1803 et 1807.
Ce n'est pas qu'un simple carnet de voyage,
car derrière ces mots contemplatifs,
pourrait bien se cacher tout le processus d'une mission secrète confiée par la cour espagnole.
Voyager pour espionner,
tel pourrait être la motivation de Domingo Francisco Badia.
Bonjour, je suis Florian Houlier,
et vous écoutez « Secrets d'Agent Histoire Vraie »,
les pop et d'Ali Bey, espions voyageurs.
Première partie.
Mais alors, pourquoi Lorian ?
Domingo Francisco Badia, né à Barcelone en 1767,
tient de son père sa fascination pour cette culture.
Celui-ci, par sa fonction de contrôleur des armées
et de trésoriers dans le district de Vera,
l'entraîne traitent au Veramonde, où se croise Marchand du Maghreb,
Ronega Espagnol revenu d'Afrique du Nord,
et voyageurs au récit tinté d'exotisme.
Leur récit inspire le jeune garçon qui, rapidement,
montre un intérêt certain pour la géographie de ses pays
et les langues orientales.
Lorsqu'il a 19 ans,
il a déjà un gros bagage culturel et intellectuel.
Il excelle en mathématiques, en physique,
voudrait mettre en pratique toutes ses connaissances,
mais il doit remettre ses projets à plus tard
pour reprendre les fonctions de son père.
Les années passent, il devient époux, puis père de famille,
mais n'oublie pas ses aspirations.
Il attend la bonne occasion pour changer de voie.
Justement, celle-ci se présente un beau jour de 1792.
Badia est âgée de 24 ans,
lorsqu'avec sa femme Maria Luissa et sa fille,
il emménage à Cordou dans le cadre de sa fonction d'administrateur
des revenus du Taba.
Nous sommes à une époque où l'Etat espagnol a le monopole sur le Taba,
et a besoin de fonctionnaires pour contrôler la production et la vente,
et ainsi éviter la contrebande.
Ce poste est une véritable au-bène pour Badia.
En dehors de 16 heures de bureau,
il peut étudier l'Arab et s'adonner à de nouvelles expérimentations
pour l'époque, comme l'élaboration de ballons à air chaud.
Il y consacre toute son énergie et son argent.
Malheureusement, son innovation ne décolle pas.
Le voilà ruiné.
La seule solution pour s'en sortir
est d'accepter un nouvel emploi à la Croix et à la Madrid.
Le voilà désormais bibliothécaire pour le prince de Castel Franco.
Ce n'est pas le grand luxe,
en revanche, il peut satisfaire sa soif de connaissance.
Un livre en particulier réveillant lui des envies d'ailleurs.
Voyage dans l'intérieur de l'Afrique, de Montgopark,
un témoignage ethnographique sur la vie des peuples d'Afrique de l'Ouest.
Et s'il pouvait faire pareil, mais en Afrique du Nord.
Désormais, la question n'est plus de savoir s'il partira un jour,
mais comment, avec quel argent.
Une idée bien imprégnée de son époque gère-me dans son esprit.
Il faut savoir qu'à cette époque,
l'Europe et les pays arabes sont confrontés à de grands bouleversements.
L'Occident veut dominer l'Orient.
Napoléon Bonaparte mène ses campagnes militaires en Égypte et en Syrie,
mais pas seulement dans la but de conquête.
Dans l'armée française, on ne compte pas moins de 160 scientifiques
chargés d'imposer les idées des Lumières
et de comprendre le fonctionnement des civilisations islamiques.
De quoi donner des idées à Domingo Francisco Badiya ?
Il se rend à la cour pour faire part d'un grand projet,
explorer les mondes arabes dans un but scientifique et militaire.
Pour convaincre du financement d'un tel voyage, il ne manque pas d'argument.
Il renit son identité pour devenir un Arab.
Et pas n'importe quel Arab.
Un prince Abbasid.
Une origine synonyme de respect.
Les Abbasid constituent une prestigieuse dynastie,
ayant régné sur le monde musulman pendant près de cinq siècles,
avant de s'effondrer sous les coups des armées Mongols.
Pour les peuples arabes du XIXe siècle,
ils incarnent dans leur imaginaire un âge d'or dans les arts,
les sciences et le commerce.
Bientôt, ce n'est plus Badiya qui se présente devant Charle IV,
mais Ali Bey.
Pour le ministre du Roi, Manuel Godoy,
c'est l'occasion pour l'Espagne de forcer la main de Mulei Slimane,
sultan du Maroc,
à accepter sa protection contre ses nombreux ennemis.
Il missionne Ali Bey d'entrer en contact avec Slimane
et d'en faire son ami pour le convaincre.
En cas d'échec,
le ministre lui demande d'encourager des révoltes au Maroc
pour justifier une invasion espagnole.
Mais avant, un mot de nos sponsors.
Nous sommes en 1802,
l'explorateur a le feu vert pour entamer son périple.
Mais avant cela, il doit affiner sa couverture.
Le Roi lui fournit tous les laissés passer et de l'argent
pour lui permettre de parfaire sa métamorphose.
Il quitte l'Espagne pour Londres,
où il achète tout son matériel scientifique.
Mais s'il a tout l'attirail du parfait scientifique,
il lui manque ce petit quelque chose qui ferait de lui un vrai musulman.
Et je ne parle pas de la barbe qu'il se fait pousser.
La métamorphose ne saurait être complète, sans une circoncision.
En 1803, le voilà enfin prêt à entreprendre son périple.
Celui-ci commence à tanger,
vit le portueur du Maroc et est déjà l'espion doit faire preuve d'improvisation.
Le passeport qu'on lui demande, lui a été délivré par l'administration espagnole.
C'est suspect pour un voyageur ayant remarqué sur un bateau en provenant sans clôtère.
Gardant son calme, il prétend que le gouvernant de Cadis
aurait récupéré celui de Londres et lui aurait remis celui-ci à la place.
Déjà, il peut mesurer son pouvoir d'influence.
On ne remet pas en question l'autorité d'un prince.
Il apparaît rapidement que sa culture et sa juste conduite
imposent le respect auprès des habitants.
Il met en avant ses compétences pour un peu mieux les séduire,
notamment en astronomie où il est capable de prédire l'arrivée imminente d'une eclipse solaire.
Lorsque le ciel se plie à ses prévisions,
la foule le considère comme un homme doté d'une intelligence presque divine.
Il suscite vite l'intérêt du sultan Mullah Isleiman.
Sa considération est telle qu'il lui offre des vastes domaines et des serviteurs.
Il le fait voyager à travers le pays, de Mecness à Marrakech en passant par Fes.
Dès lors, sa mission va connaître bon nombre de rebondissements
qui constituent les grandes lignes d'un beau récit d'aventure.
Alors qu'il se trouve à Marrakech, Alibay tombe gravement malade.
La situation le contrarie.
Il voudrait rejoindre le plus rapidement possible la Mecque
avant le début du grand pèlenage musulman.
Mais le sultan ne l'entrend pas de cette oreille.
Il insiste pour qu'Alibay reste au Maroc.
Même le frère de Mullah Isleiman essaye de le retenir en lui offrant
deux femmes et un palais dans lequel il organise une grande fête.
Le faux prince se plie à toutes ses exigences pour ne pas éveiller les soupçons.
Il attend le bon moment pour quitter le pays.
L'occasion finit par se présenter lorsqu'il retourne à Fes.
Lorsqu'il parvient à quitter le Maroc,
il est loin de s'imaginer tous les périples qu'il attendent sur son chemin.
Pour sa première étape, il rejoint Alger, la capitale de l'Algérie.
Pas de chance, il tombe en pleine période de conflit,
ce qui l'oblige à interrompre son voyage et à s'abriter dans le désert d'Angade.
Là, il reste plus de deux mois campé au milieu de tribus arabes.
Il peut compter sur sa nouvelle amitié avec le sultan marocain
pour qu'un détachement de soldats lui soit envoyé
afin d'assurer sa protection jusqu'à sa sortie du désert.
Il rejoint ensuite la Rache,
où le 15 octobre 1805,
il embarque sur une frégate tripolitaine en direction de Tripoli de Barbary.
Le voyage est très long, il y a plusieurs escales,
mais ça n'a pas d'importance.
Alibey se plaît à prendre son temps.
Les arrêts dans les différents ports sont autant d'occasion pour lui
d'observer le monde qui l'entoure.
Il use de ses instruments scientifiques pour étudier les astres,
mesurer le climat, évaluer l'air au lief,
en bref, se faire oublier en tant qu'espion auprès de ses pères.
Ainsi, ses observations le conduisent à émettre l'hypothèse d'une mer intérieure
au cœur de l'Afrique, semblable à la mer caspienne.
Une idée qui sera confirmée quelques années plus tard par des explorateurs européens.
La traversée vers Tripoli est tout sauf paisible.
Il observe un étrange météor dans le ciel,
précédant une violente tempête menaçant d'entraîner le navire vers de dangereux récifs.
Nous sommes déjà le 26 janvier 1806,
et la Mec n'est toujours pas à l'horizon.
Il comprend que son voyage devrait encore être reporté d'un an.
En attendant, il profite de son itinéraire
pour visiter les sites antiques de Modone et de Chypre.
Là-bas, son amitié avec l'archevec grec, Crisantos, prince de Chypre,
lui offre la possibilité de poursuivre son voyage
à bord d'un navire grec jusqu'au Caire,
avant d'affronter de nouveaux dangers dans la mer rouge.
Après avoir atteint Alexandrie,
où il décide de demeurer cinq mois et demi en grande compagnie,
il reprend finalement la route vers Suez.
Mais en mer, tout bascule.
Il frôle la mort alors qu'une violente tempête brise les ancres
et projette le navire contre un rocher.
Dans un ultimacte de survie,
il parvient à sauter à tendre une chaloupe
pour se refugier sur un île au désert
et est secouru le lendemain.
Près de deux ans après avoir quitté le Maroc,
le voilà enfin à la Mec, le 23 janvier 1807,
blessé, mais en vie.
Si Alibay touche au but,
il n'est pas au bout de ses surprises.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
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