
Martin Luther King, le combat d’un homme pour son rêve.
Durée: 14m26s
Date de sortie: 23/06/2019
durée : 00:14:26 - Les Odyssées - Voici l'histoire d'un homme qui, avec la force d'un discours, a réussi à changer le cours de l'Histoire. Martin Luther King s’est battu toute sa vie pour que les noirs aient les mêmes droits que les blancs.
Je ne sais pas si tu as déjà remarqué, mais les mots qu'on prononce dans la vie sont souvent extrêmement importants.
Ce peut-être une promesse, le refrain d'une chanson que tu connais par cœur, ou bien un discours.
Comme ce fameux, ce métier discours prononcé en 1963 par Martin Luther King,
un pasteur noir américain, et qui contenait ces mots...
Je fais en rêve.
Voici l'histoire d'un homme qui, avec la force d'un discours, a réussi à changer le cours de l'histoire.
Bienvenue aux États-Unis, dans les années 1950.
À cette époque, crois-moi, les États-Unis, ouh, c'est un drôle de pays.
Il y a plein de choses géniales comme le jazz.
Le gospel.
Le blues.
Le rock and roll.
Jump over you, and you do the u-b-du-b-b, wanna be the u-b-du-b-b.
Il n'était pas seul. D'autres noirs américains en combattu avec lui,
à commencer par une femme qui s'appelle Rosa Parks.
Rosa Parks est couturière.
Sur son nez, on trouve toujours de jolies petites lunettes, et ses cheveux sont très souvent relevés en Chignon.
Elle vit à Montgomery, la capitale de l'État d'Alabama, tout au sud des États-Unis.
À Montgomery, il y a de grandes maisons blanches avec de hautes colonnes entourées de jolies jardins.
En été, le thermomètre grimpe un peu, mais elle a tombé de la nuit.
Lorsque le vent se faux-file entre les feuilles,
ça fait comme un petit air frais qui vous caresse la joue.
Vu comme ça, ça a l'air plutôt chouette,
sauf qu'à l'époque, c'est l'une des villes les plus racistes des États-Unis.
Nous sommes le 1er décembre 1955, et figure-toi que c'est un jeudi.
Rosa Parks est dans la rue et elle attend son bus.
Tiens, remarque Rosa, la nuit est tombée,
pourtant, il n'est pas tellement tard.
La journée a été longue, et j'ai hâte de rentrer.
Les ancêtres de Rosa étaient des esclaves.
Comme des millions de noirs américains, ils ont été capturés en Afrique,
puis transportés de force en Amérique,
où on les a obligés à travailler jusqu'à leur mort dans des grands champs de coteaux.
Aux États-Unis, l'esclavage a été aboli en 1865,
mais malheureusement, pour de nombreux blancs du Sud,
les personnes noires demeurent inférieures, comme des sous-êtres humains.
C'est dans ce monde particulièrement violent que Rosa Parks doit vivre tous les jours.
D'ailleurs, revenons tout de suite à Montgomery, car ça y est, tu entends ?
Son bus vient enfin d'arriver, et c'est tant mieux,
parce que je crois qu'elle a sacrément mal au pied.
Les portes s'ouvrent, elles montent.
Un ticket s'il vous plaît. Voici madame.
Merci, merci.
Il y a quelques instants, je t'ai parlé de la ségrégation,
et en voici un très bon exemple.
Dans les bus, les places de devant sont exclusivement réservées aux blancs.
Même si elles sont vides, aucun noir n'a le droit de s'y asseoir.
Pour eux, on a gardé les places tout au fond.
Comme il y en a peu, ils sont souvent obligés de faire leur trajet debout, serrés comme des sardines.
Au milieu, c'est une sorte de zone intermédiaire.
Les noirs ont le droit de s'y installer, mais les blancs ont la priorité.
Si un blanc a envie de s'asseoir à une place occupée par un noir,
celui-ci est prié, fils à fils, de lui céder sa place.
Je sais cette ignoble, mais dis-toi bien qu'à l'époque, c'est la loi qui l'exige.
Comme toutes les places du fond sont déjà occupées,
Rosa Parks choisit un siège parmi les rangs du milieu.
Elle appelle le temps de s'asseoir,
qu'à l'arrêt suivant, un homme blanc se dirige vers elle.
Il lui demande de lui donner sa place.
Rosa relève son visage.
Elle le regarde dans les yeux.
Non. Cette fois-ci, c'est niet.
Elle ne cèdera pas sa place, elle en a assez.
Elle n'ira pas s'asseoir tout au fond du bus.
Furieux, l'homme appelle le conducteur qui appelle la police.
Rosa Parks est arrêtée sur le champ.
Comme une traînée de poudre, la nouvelle se répond dans toute la ville.
Il faut faire quelque chose. Mais quoi ?
Martin Luther King, lui aussi, vit à Montgomery.
Tout jeune pasteur, il a fait de brillantes études et il s'est très bien parlé.
Avec d'autres, il a une idée géniale, organisée en boycott des bus.
Durant tout le week-end, un même message circule.
Pour protester contre l'arrestation de Rosa Parks, il faut arrêter de prendre le bus.
Le lundi matin, Martin Luther King est debout des 6 heures.
Il a comme une grosse boule au ventre.
Le boycott a-t-il été suivi ?
Impatient et anxieux, il sort dans la rue.
Le froid pique un peu, mais c'est un homme prévoyant.
Il a pensé apprendre son cachet.
Martin croise un premier bus. Il est vide.
Passant deuxième bus, puis en troisième et en quatrième.
Vide, vide, vide, vide, ils sont tous vides !
Le cœur de Martin Luther King bat la chamade.
Partout autour de lui, il voit des hommes et des femmes décidés.
La tête haute. Il marche pour leur dignité, pour la justice, pour l'égalité.
Le boycott des bus de Montgomery dure plus d'une année.
Et ce n'est pas facile tous les jours. C'est même plutôt très dur.
Martin Luther King est menacé de mort.
Quelqu'un a fait exploser sa maison.
Heureusement, personne n'a été blessé.
Et il est emprisonné plusieurs fois, comme Rosa Parks et d'autres camarades.
Le pasteur reste calme et ne se décourage pas.
Il explique sans cesse, à la haine, il faut répondre par l'amour.
Et toujours il ajoute, la violence engendre la violence.
Pour l'arrêter, une seule possibilité, la non-violence.
La communauté tient bon. On s'organise et on se sère les coudes.
Pour se déplacer, on partage des voitures, on se prête des vélos.
Parfois, il faut marcher pendant des heures, mais cela ne fait rien. On continue.
Enfin, le voici.
Le début du boycott, avant décembre 1956,
plus d'un an après le début du boycott, c'est la victoire.
La ségrégation dans les bus de Montgomery est interdite.
Chacun peut désormais s'asseoir où il le souhaite, peu importe sa couleur de peau.
Mais la lutte est loin d'être terminée.
Martha Luther King est un combattant.
Comme tous les combattants, ils combattent et surtout, ils ne s'arrêtent pas.
Le boycott des bus l'a rendu célèbre dans tout le pays.
Partout des Noirs américains suivent son exemple et protestent de façon non-velente contre la ségrégation.
Dans les restaurants, dans les universités,
partout où les Noirs et les Blancs n'ont pas les mêmes droits, on se mobilise.
Les années passent, et Martha Luther King continue sa lutte pacifiste.
Il voyage, donne des conférences, il se rend dans chaque endroit où on a besoin de lui.
Et toujours, la police le suit à la trace et ne le lâche pas d'une semelle.
Le 28 août 1963, une grande marche est organisée à Washington, la capitale des États-Unis.
250 000 personnes, Noirs et Blancs, arrivent de tout le pays.
Tous vont bientôt vivre ce qu'on appelle un moment historique.
La marche se termine devant le Lincoln Memorial.
C'est une grande statue, en l'honneur d'Abraham Lincoln, le président américain qui a aboli l'esclavage.
Plusieurs artistes prennent la parole.
A la toute fin, Martha Luther King s'approche du micro.
Il s'apprête à prononcer son discours le plus célèbre et, sans doute aussi, l'un des plus beaux, jamais entendu.
Bien sûr, pour savoir quoi dire, il a tout écrit.
Mais à un moment, il se met à improviser.
Martha Luther King raconte son rêve.
Son grand rêve, de connaître un jour une Amérique où les Blancs et les Noirs pourront vivre ensemble dans l'amour et la fraternité.
I have a dream, that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character.
I have a dream today.
Martha Luther King rêve qu'un jour ces quatre jeunes enfants puissent vivre dans un pays où ils ne seront plus jugés sur leur couleur de peau, mais sur la valeur de leur caractère.
Avec ce discours, il touche le monde entier.
Un an plus tard, en 1964, il reçoit le prénoble de la paix.
La même année, le président Johnson signe le Civil Right Act, qui interdit la ségrégation dans tous les États américains.
En 1965, il est suivi d'une autre loi, le Voting Right Act, qui garantit le même droit de vote à tous les citoyens américains.
Martha Luther King a réussi à changer le cours de l'histoire, mais cela n'a pas plu à tout le monde.
Le 4 avril 1968, dans la ville de Memphis, il est assassiné. Il avait à peine 39 ans. Le monde entier est bouleversé.
41 ans plus tard, les Américains élisent enfin leur premier président noir, son nom, Barack Obama.
Rosa Parks, elle aussi, a continué son combat. Mais ceci, je te le raconterai dans une autre odyssée.
Et toi, dis-moi, quel mot magique vas-tu prononcer un jour qui vont peut-être changer le cours de l'histoire ?
Mais en fait, pourquoi le boycott des bus de Montgomery a-t-il fonctionné ?
Les habitants noirs de la ville prenaient beaucoup le bus. Lorsqu'ils se sont arrêtés, pour faire le boycott, la société de transport a perdu beaucoup de clients.
Beaucoup de clients, cela veut dire beaucoup d'argent. Comme ils avaient peur de faire faillite, ils ont fini par céder.
Boycotter les bus, c'était vraiment une très bonne tactique.
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