Nouvelle zéroïne.
Quelle était ton expérience en étant l'une des seules danseuses noires
pendant ton enfance et ta carrière ?
Nouvelle zéroïne !
Et quand t'es la première femme noire,
tu as tout pour construire.
À quel moment tu t'es dit que tu voulais devenir danseuse professionnelle ?
Nouvelle zéroïne.
Nouvelle zéroïne.
Ce que je dis toujours c'est que si t'as un rêve et quel qu'il soit,
il faut vraiment que tu fasses tout pour le réaliser.
Même si parfois ton entourage ne va pas forcément te soutenir.
Nouvelle zéroïne.
Elle a 13 ans.
Elle est en 4e.
Elle vit à Paris.
Elle danse plusieurs heures par semaine
entre le conservatoire du 11e et l'institut Stenlora.
Elle rêve du A.B.T de New York, du Royal Ballet de Monde.
Elle rêve surtout de trouver sa place dans un monde exigeant, beau,
mais parfois fermé à ceux qui ne rentrent pas dans les cases.
Et aujourd'hui, elle rencontre l'une de ses modèles,
une danseuse qui lui montre que c'est possible.
Chloé Lopez Gomette.
Une femme qui a ouvert la voie.
Pour Anaïra, c'est plus qu'une rencontre,
c'est une conversation avec son futur possible.
Bienvenue dans le monde surprenant des nouvelles zéroïnes.
Nouvelle zéroïne.
Bonjour, Chloé.
Aujourd'hui, je vais vous poser des questions.
Qu'avez-vous été en expérience en étant l'une des seules danseuses noires
pendant ton enfance et ta carrière ?
Alors, mon expérience en étant l'une des seules danseuses noires,
étant plus jeune, je ne me suis jamais vraiment rendu compte de ma couleur de peau
parce que j'ai grandi dans l'étude de la France
et à aucun moment, on m'a fait ressentir que ma couleur de peau,
ça pouvait être un problème quand j'étais à Nice et à Marseille,
sauf dans ma propre famille.
Moi, j'ai une caberdienne alvérienne et mon père, il est d'origine caberdienne.
Il a grandi au caberre et pour lui, la réussite,
ça passait notamment par les études.
Et pour lui, la danse classique, c'était un art qui avait été construit
pour les personnes blanches.
Donc, il se disait que si je poursuivais dans cette carrière,
certainement que je vivrais à un moment donné le racisme.
Voilà, donc le racisme, c'est quelque chose que je n'ai pas vécu quand j'étais jeune.
Quand je suis pas assez professionnel, oui,
j'ai avec une expérience assez difficile au ballet de Berlin.
Et quand t'es la première femme noire,
même si je me considère comme une femme noire,
je suis quand même métisse,
donc je pense que quand t'es métisse à d'autres combats,
tu dois tout construire.
Et ça, ce n'est pas toujours facile d'être la première dans un domaine.
Mais en même temps, quand tu montres le chemin,
quand tu construis tout,
tu te dis que pour les nouvelles générations,
ça sera beaucoup plus facile.
Quand tu commençais à porter des pointes et des colantes
dans les mêmes temps de ta couleur de peau,
est-ce que c'était problématique dans tes écoles de danse ?
Alors en fait, moi, je n'ai jamais porté des colantes de ma couleur de peau.
Parce que quand tu commences à danser classique, ça n'existerait absolument pas.
C'est ce n'est que récemment que les marques comme Frid,
je ne sais pas si les répétitions font ça.
Actuellement, en tout cas, Frid et Bloch,
ont commencé à proposer des pointes et des couleurs adaptées
pour les personnes de couleur.
La question de se poser, non pas pour moi,
je n'avais pas ce choix.
Et quand ces marques ont commencé à proposer les différentes gammes,
j'étais vraiment habituée à mes pointes roses et mes colants roses.
D'ailleurs dans le lac des scines, tu vois,
tu portes encore aujourd'hui des pointes roses et des colants roses
que tu sois asiatique, blanche pour justement avoir
une certaine uniformité dans le groupe.
Et c'est dans les pièces plutôt contemporaines, néoclassiques,
où tu peux porter des colants nudes et des pointes de ta couleur de peau.
Donc moi, ce que je faisais dans les pièces contemporaines,
je ne mettais pas de colants.
Je ne mettais pas de colants, j'avais les jambes à l'air.
Par contre, je colorais mes pointes avec du panquex de la poudre
que tu me lâches avec de l'eau de ma couleur de peau,
pour qu'il y ait une certaine cohérence entre ma jambe et ma poindre.
Mais c'est juste dans les pièces contemporaines.
A quel moment tu t'es dit que tu voulais devenir danseuse professionnelle ?
Aussi longtemps que je m'en souviens, j'ai toujours voulu être danseuse,
mais je ne savais pas que je voulais être danseuse classique.
Moi, j'ai commencé à faire de la danseuse, de l'éveil dans le sable de trois ans.
C'est de l'éveil musical.
Et c'est vraiment à l'âge de mes vitans,
mon universitaire m'a emmerdé me mener voir Balmolac des signes.
Anis, là, ça a été
quelque chose de magique, vraiment, les décors, l'histoire,
les corps des danseurs, les danseuses, le maquillage, le jeu d'acteur.
Et c'est vraiment à ce moment-là
que j'ai su que je voulais vraiment devenir danseuse professionnelle classique.
As-tu du travailler pour avoir un coup de pied parfait en dehors
ou est-ce que c'était toujours parti de ta morphologie ?
Oui, le faire le coup de pied.
Le faire le coup de pied.
Alors, j'ai beaucoup travaillé, j'ai cassé mes pieds.
Maintenant, aujourd'hui, il y a des machines où tu peux mettre ton pied
dedans et tu le forces.
Moi, je l'ai cassé sous les chauffages.
Tu sais, je ne sais pas si vous faites ça maintenant à votre époque.
Je reviens.
Parce que je ne savais plus bien, mais on mettait nos coups de pieds
sous les chauffages.
Et on appuie comme ça, donc ça a tiré.
Mais j'ai toujours eu les pieds souples.
C'est juste à l'époque, je ne savais pas comment aller travailler, en fait.
Et le plus tôt, tu commences le mieux, c'est.
Et surtout, je faisais très attention quand j'exécutais des tendus.
Pour moi, j'associais les tendus à un massage du sol.
C'est vraiment pour bien décortiquer les pieds.
Donc je dirais que le potentiel naturel était là, ça, c'est sûr.
Mais j'ai beaucoup travaillé mes pieds et mon en dehors, pareil, en dehors.
Je visualisais mon talent qui essaye de se pojeter vers le ciel.
Et à chaque fois que je mettais des élastiques sur mes petits sortes,
et je poussais mon talent vers le haut, et je serais beaucoup mon battre-jambe,
finalement. Voilà.
Mais c'est beaucoup de travail.
Mais c'est vrai que le potentiel naturel, il était présent.
Souvent, quand les dansés s'aiment pas de coup de pied,
c'est parce qu'elles sont un peu complexées par leur coup de pied ou par leur souplesse.
Elles n'ont pas forcément un coup de pied prononcé.
Et elles se disent, ah ouais, surtout chez Stan Lovin.
J'ai des élèves qui viennent de chez Stan Lovin et qui me disent souvent,
oui, mon professeur me dit que je ne vais pas faire carrière dans la danse classique,
parce que je n'ai pas de coup de pied prononcé.
Donc est-ce que c'est ton cas ?
Oui, mon coup de pied n'était vraiment pas incroyable.
Il était incroyable.
Et aussi, je sais que c'est morphologique.
Souvent, c'est téné avec soit un mauvais coup de pied,
soit un mauvais coup de pied.
Mais après, je pense que ça peut se travailler un petit peu,
mais je pense que ça peut vraiment changer radicalement.
Oui, radicalement.
Mais tu sais, tu te trompes.
Ça dépend vraiment comment tu le travailles.
Ça dépend aussi de ton âge, à part toi de quel âge tu l'as travaillé.
Effectivement, plutôt, tu commences, le meilleur tu deviens.
Mais il y a plein de danseuses.
Je peux t'en citer vraiment plein.
Qu'ils n'avaient pas de grands coups de pieds qui ont fait des grandes carrières.
Regarde, Aurélie Dupont, il n'y a pas des pieds incroyables.
D'ailleurs, à l'heure actuelle, à l'Opah de Paris,
il n'y a pas beaucoup de danseuses étoiles qui ont des coups de pieds incroyables.
Je ne sais pas si tu le vois un peu, les danseuses actuellement.
Bah, il y a plein de danseuses étoiles qui sont incroyables,
mais elles n'ont pas les pieds de civil game.
Donc, ce n'est pas toi le coup de pied qui est important.
C'est plutôt la manière dont tu vas présenter des pieds.
Donc, le bas de jambe, comment tu vas aller travailler,
si tu passes toujours par ta demi-pointe, tu vois.
Ce n'est pas juste de flex à pointe, c'est demi-pointe, trois, quatre de pointe.
Pointe, donc il faut toujours que tu travailles avec conscience,
avec intelligence, mais il ne faut pas faire une fixation sur le coup de pied
ou sur le physique, en fait.
Quelle joie tu as des jeunes dans ce noir
qui rêvent de devenir pro ?
Ce que je dis toujours, c'est que si tu as un rêve,
et quel qu'il soit, il faut vraiment que tu fasses tout pour le réaliser.
Même si parfois ton entourage ne va pas forcément te soutenir,
parce que la danse classique, la musique classique,
enfin, tous ces arts, c'est des arts élétiques
qui sont finalement très peu connus du grand public
et qui laissent parfois la place à d'énormes fantaises.
Beaucoup de gens pensent que ce n'est pas un vrai métier
dès que tu parles de danse.
Il faut mettre tout ça de côté, il faut foncer,
pas trop réfléchir, tu réfléchis après une fois que tu as fait les choses.
Et je pense aussi qu'il n'y a pas de métier interdit,
quel qu'il soit.
Et surtout, la vie est trop courte, donc il faut la vivre à fond,
pour ne pas avoir de recrée, ce que je dirais.
Eh ben, merci beaucoup d'avoir répondu à mes questions.
Merci pour toutes tes questions.
Ah !
Nouvelle seroi.
Et si tu as commencé à danser à quel âge ?
Ce sont des enfants.
Je me suis dit qu'on éveille...
Éveille danser.
Ce n'est pas trop de la danse.
Et après, j'ai fait 3-2 ans au marais.
Dans le champ du marais.
Oui, dans le champ du marais.
Et après, j'ai venu au concertatoire
et j'ai commencé à Stonova.
Stonova, j'aime Stonova.
Oui, j'aime beaucoup.
Oui, du coup, tu as envie d'en faire ton métier.
Eh ben, je voudrais, mais je pense...
Ah, parce que tu en coûtes pièce, ça ?
Non, mais je ne sais pas.
Mais je voudrais, mais après, c'est très dur dans la danse et tout.
Et je voudrais beaucoup, très m'aurait d'aller dans l'école de danse de Stonova.
Après, eux, ils recherchent surtout, en dehors parfait,
coûtier parfait, tous les grands écarts.
C'est surtout sur le physique qu'ils recherchent.
Parce que là, tu es pas dans l'école, tu prends des cours à la carte, c'est ça ?
Oui, mais peut-être je ferais...
En mars, c'est...
Ils font les auditions.
Donc peut-être je leur ferai une juste pour voir comment.
Pour même pas que tu penses déjà à l'échec.
Essaye après, tu verras.
Et puis, après, la danse, c'est difficile, certes.
Le milieu est exigeant, ça vaut le coup.
C'est vraiment ce que tu veux faire.
T'as beaucoup.
Et même si tu...
Il faut que tu saches aussi que le classique, c'est la base de tout.
Par contre, plus tard, tu peux vraiment bifurquer sur le contemporain, le jazz, le commercial.
Mais moi, j'ai beaucoup d'élèves qui sont en train de bifurquer, même dans le musical.
Mais la base reste quand même le classique, donc même si tu n'en fais pas ta carrière,
tu te dis comme tu as des solides bases.
Et maintenant, les directeurs de casting, ils recherchent vraiment des danseurs multifonctions.
Pas juste classiques.
Donc, il ne faut pas que tu te limites déjà dans ta tête.
Et ils disent que tu ne peux pas y arriver parce que tu as les pieds plaquants.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
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sur Spotify, ou en demandant à tes parents de m'envoyer un message vocal sur le répondeur
ou écrit sur Instagram.
Et avant de te laisser retourner à tes occupations ou rêver encore plus grand,
Nouvelles héroïnes est ce type disponible en livres.
Tu peux le retrouver chez ton libraire préféré ou en ligne.
Je mets tous les liens dans la description de l'épisode.
Ton soutien est tellement précieux pour continuer de raconter ses histoires à encore plus de filles et de garçons.
Je plante sur toi pour en parler à ton école, à ton cours de danse,
théâtre, football, à ta boulangerre, et même au contrôleur de bus.
À bientôt avec...
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.