128. Philippine Delaire, une fifille à papa qui rêvait de devenir actrice américaine

Durée: 23m27s

Date de sortie: 17/12/2025

Philippine jouit d'une enfance des plus joyeuses à Bordeaux avec ses 3 frère et soeurs, ses parents et ses super copines. Elle rêve de devenir "actrice américaine" dans l'espoir de rencontrer Lucas Scott de la série des Frères Scott. Jusqu'à ce jour de ses 18 ans où le sol s'ouvre sous ses pieds avec la mort brutale de son papa... Comment va-t-elle se construire et surmonter l'insurmontable ?


Pour suivre Philippine Delaire

  • son Instagram

  • son spectacle "Fifille à papa" à Paris à la Comédie de Paris jusqu’à 28 avril 2026 (les mardis à 19:00) et en tournée dans toute la France, Belgique, et Suisse à partir de janvier 2026. Prends ton billet sur https://philippinedelaire.com


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Cette histoire a été imaginée et écrite par Céline Steyer, créatrice de podcasts engagée, d'après l'histoire vraie de Philippine Delaire.

Narration : Céline Steyer

Réalisation sonore : Studio Module


Un grand merci à Angélique et Prune pour leur participation 💜


Crédits : Nouvelles Héroïnes ©️ tous droits réservés.


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Philippine Delaire, le spectacle Fifille à papa, Comédie de Paris, comédienne, Cours Florent, deuil, nouvelle vie, Lucas Scott, Les Frères Scott, U2


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Nouvelle séroïde.
C'est l'histoire d'une fille qui croyait vraiment vivre au pays des Bizounours,
où la vie était plus belle que la vie elle-même.
Une fille dont le prénom portait déjà en lui son destin,
une fille fille à papa,
qui le jour de ses 18 ans découvre que la vie,
ça n'est finalement pas le pays des Bizounours.
Une fille prénommée Philippine, mais que tout le monde appelle Filot.
Oui, l'histoire que j'ai décidé de te raconter aujourd'hui
est celle de Philippine Deler.
Comédienne, reine de l'impro, amoureuse de Lucas Cotte,
est à ta complètement gaga qui a transformé ses souvenirs,
ses chagrins et ses fourrires en spectacle.
Une jeune femme qui monte sur scène pour raconter sa vie,
faire rire des inconnus,
et rappeler à tout le monde et surtout à toi
qu'on peut tomber très bas et se relever très haut.
Nouvelle Zéroïne.
Salut toi, je suis Céline Steyer,
celle qui murmure à tes oreilles
des récits d'aventures insolites,
de dépassements de soie et de destins extraordinaires,
à travers des histoires vraies,
de femmes qui ont osé faire de leur rêve une réalité.
Des histoires pour t'aider à grandir en confiance
et trouver ton propre chemin.
Bienvenue dans le monde surprenant des Nouvelles Zéroïnes.
Nouvelles Zéroïnes.
Elle est une nouvelle héroïne, née à Bordeaux.
La ville qui voyage loin, collée sur mille bouteilles de vigne,
pas très loin des rangs de vignes dorées,
se cache une maison qui n'aime pas trop se reposer.
Dans cette maison, ça claque, ça chante, ça résonne,
ça rit, ça court, ça claque, ça ne.
Quatre enfants, deux parents, un joyeux tourbillon,
et tout au centre, la dernière de la bande,
celle qu'on couvre, qu'on quette,
qu'elle ligne et qu'on surnomme Filou.
Pour Filou, la vie sans le café au lait et le matin doré,
un parfum de riz coré qui vous suit sans jamais s'en aller.
La musique mondesillaux que les voisins, malgré eux,
connaissent par cœur les refrains.
Youtoo, rugi à la télé,
bonneau grimpe dans les aigus,
le DVD Vertigo Tour tourne comme des toupis qui n'en peuvent plus.
Comme Leuva Mouin.
Alors, chacun traverse le salon en dansant,
sautant, montant, en redescendant,
comme si la maison tout entière jouait dans une comédie musicale de famille.
Et parfois, ils ont presque l'impression d'être dans un remake de la série
faite à la maison.
Et Filou là-dedans, qu'est-ce qu'elle fait ?
Elle regarde autour d'elle.
Et elle se dit, très sérieusement,
« Plus tard, je serai actrice américaine ».
Pas juste actrice, actrice américaine.
Parce que dans la tête de Philippine,
les casiers de lycée, les pop-home girls,
les garçons qui porcent le numéro 23 sur leurs maillots de basket,
ça n'existe qu'aux États-Unis.
Dans sa chambre, on croit qu'il y ait un secret.
Rien à voir avec celui d'Harry Potter.
Non, pas de serpents cachés.
Le vrai secret vient des toilettes.
Oui, les toilettes.
Dans cette maison trop grande pour eux,
la petite salle de bain perchée tout en haut
devient le temple sacré de la galaxie de l'air.
Ou Filou règne en reine.
Protectrice des sanitaires.
All I have to do is think of me and I peace of mind.
Elle colle sur les murs des posters des frères Scott,
des casiers bordeaux, des héros beaux comme Luca Enatan.
Enfin, surtout Luca, toujours coiffé d'un brochin toujours parfait,
même quand il joue au basket,
avec Pétan et Brooke pour compléter la clique.
Quand son grand frère Arthur va aux toilettes, il crie.
Non, mais sérieux, Filou.
Même pour faire pipi, je dois regarder Luca Scott dans les yeux.
Philippine est folle amoureuse de ce Luca Scott.
Dans ses toilettes, il n'y a plus de carrelage,
plus de peinture, il n'y a que Luca,
en version grandeur nature.
Filou s'enferme là, comme on entre dans un château fort.
Elle observe le poster.
Ah, soupire un peu.
Rêve encore.
Parfois, elle pleure express,
juste pour tester ce que ça fait d'être une héroïne de série américaine.
Un soir, Philippine est confortablement installée dans le canapé du sel.
Le générique fait place à un drame.
Luca Scott annonce qu'il arrête le basket.
Le basket.
Son basket.
Filou regarde la scène, écrit comme Malcolm et Culkin dans Maman J'ai Ratté l'avion.
Tu te souviens ?
Ou tiens, encore comme ça ?
Elle monte dans sa chambre, redescend, remonte encore,
puis finit par dévaller les escaliers en pleurant très fort,
en pleurant comme si quelqu'un venait d'annoncer sans retour
que la terre avait décidé d'arrêter de tourner.
Son papa en bas,
croit qu'il est arrivé un truc terrible.
Il la voit,
tremblante, incapable de parler.
Qu'est-ce qu'il se passe, Filou ?
Et là, entre deux sanglots.
Euh, euh, c'est Luca.
Il a arrêté le basket.
Son papa la regarde.
Il ne sait pas encore s'il doit rire, pleurer ou appeler George Clooney
les urgences de la série télé.
Puis il souffle,
mis souriant, mis désespéré.
Ah,
ma Filou,
il va falloir te fortifier un peu, hein,
parce que la vie,
ce n'est pas les bisous de nous.
Filou, elle, elle n'est pas du tout d'accord.
Elle, elle pense que si.
Et si en plus, elle peut devenir actrice américaine de drama,
c'est plus belle la vie.
Que la vie, c'est exactement les bisous d'une ours,
avec un peu plus de chocolat
et un peu moins de contrôle parental sur les séries.
Son papa la prend dans ses bras.
Il sait qu'elle ressent tout très fort.
Mais dans ses yeux, à lui,
il y a autre chose qu'une petite inquiétude.
Il y a une certitude.
La certitude que sa fifi,
très sensible,
aurait une grande vie.
À l'école,
Filou est très timide.
Quand la maîtresse lui pose une question,
sa gorge se sert comme une porte coincée.
Ses yeux piquent,
les larmes montent.
Elle regarde ses chaussures plutôt que les gens.
Non, elle ne rejoue pas une scène des frères Scott.
Alors sa maman lui suggère,
« Et si tu faisais du théâtre
pour t'aider à parler devant les autres ? »
Dans la tête de Filou,
c'est déjà le début de son rêve américain.
Filou commence alors les cours de théâtre en C à main.
Pour son premier rôle,
elle joue à une maman qui gronde son fils.
Parce qu'il joue trop haut,
ta magochi.
Un petit animal virtuel
à qui tu devais donner à manger,
que tu devais laver, jouer avec lui
et vérifier qu'il était heureux
au début des années demi.
Elle, en petite robe,
main sur les hanches, elle lance des
« Ça suffit maintenant ! »
avec un air très très sérieux.
Tout le monde rit, même elle.
Ce jour-là,
sur la petite scène de l'école,
Philippine s'en quelque chose grandir en elle.
Comme une lusiole qui s'allume dans le noir.
Le soir, dans sa chambre,
elle écrit sur une feuille de papier.
« Quand je serai grande,
je serai actrice américaine.
Actrice, parce qu'elle voulait jouer
et américaine, parce qu'elle veut décasier
comme dans les séries des grands couloirs de lycée
et des ballons de basket qui rebondissent au ralenti.
Oui.
Gros sous-entendu de son rêve,
et je veux jouer le rôle de Python,
la petite amie de Luca, dans les frères Scott.
Elle range la feuille dans sa boîte à souvenir.
Cette boîte, c'est son trésor.
Elle église ses textes du théâtre,
des petits mots, des tickets de cinéma,
des bracelets en plastique,
des bouts de papier arrachés à ses cahiers.
Pour Noël de ses dix ans,
Philippine demande un cadeau un peu spécial.
Une caméra.
D'à quelle là en main, c'est comme un déclic.
Elle filme tout.
Absolument tout.
Les chorégraphies sur Ta mère a mis de l'orie avec Vivi,
elles filment son frère, ses sœurs,
sa maman qui cuisine,
son papa, batter dans un groupe qui chante sur du butou.
Elle filme les couloirs, les cartons de déménagement,
les fêtes de famille où personne n'est coiffé.
Elle filme tout, tout le temps.
Et ça agace un peu tout le monde.
Ah, Filou, arrête, on en peut plus.
Range cette caméra, va faire tes cartons.
C'est non pour filmer pendant le brossage des dents.
Mais Filou s'en fiche, elle veut figer le temps.
Elle ne le sait pas encore,
mais son cœur a peur que les choses passent trop vite.
Comme si elle ne voulait pas grandir.
Elle filme les danses, les sketchs,
les imitations d'émissions où elle rejoue les classiques du paf
de la star académie à Pékin Express avec sa pote Vivi.
Et d'ailleurs, j'avais demandé à sa soeur
qu'elle était son plus grand souvenir avec Filou.
Et voilà ce qu'elle m'a répondu.
Comment, Filou ? C'est Gégel, ta grande-sère qui n'est jamais très loin.
Je te laisse un petit message sur ce podcast
pour te donner peut-être des idées de choses à raconter.
Je pensais notamment à l'émission que t'avais créée plus jeune, Bordeaux Express.
Je ne sais plus exactement ce que vous cherchiez dans le jardin,
mais il me semble que c'était vraiment une émission à fort potentiel.
Voilà, allez, bisous !
Pékin Express, du coup, qu'on avait adapté Bordeaux Express.
Dans mon jardin de cette fameuse maison avec Vivi,
on s'était lancé Bordeaux Express. Je ne sais pas ce qu'on...
Ah c'est...
Ce qu'on cherchait, c'était un leudrapo.
Parce qu'il cherche un drapeau, tu sais, toujours dans Pékin Express,
il doit arriver au drapeau.
Et donc, bah non, on n'avait pas le drapeau,
donc on avait mis un vieux pull, que constance, mon autre soeur.
Nous avait caché.
Et la pauvre constance...
Parce qu'autant aujourd'hui, c'est Angélique qui me filme beaucoup.
Gégel, quand je filme des trucs, elle mette beaucoup sur les vidéos.
Autant à l'époque, à ce moment-là, c'était concombre.
Bah voilà, j'ai des supers surnoms pour mes soeurs.
Gégel, qu'on combre.
Et en fait, c'était constance qui nous filmait.
Et elle était là, elle avait 50 plus, donc elle, elle était en mode 18, 19 ans,
un truc comme ça, elle disait, mais qu'est-ce que je fais ?
Et on lui disait, tu peux nous filmer.
Et en fait, on lui disait, bah c'est Bordeaux Express,
donc elle avait fait la présentation.
Bon bah Bordeaux Express, présentez-vous, je sais pas quoi.
Et en fait, avec Vivi, on s'était présenté,
parce que dans Pékin Express,
tu as toujours la présentation des candidats.
Donc on s'était créé une histoire en disant que on arrivait de chez pas quel endroit,
chacune, que on était meilleur potes.
Et tu sais, dans Pékin Express, il y a toujours des métiers que les gens font,
où tu dis, putain, trop stylé, ça, ça peut te servir pour Pékin Express, du coup.
On s'était créé des trucs genre...
Je sais plus, moi, j'avais dit que je bossais sur les réseaux mobiles,
donc j'allais pouvoir toujours capter du réseau, peu importe où j'étais.
Vivi, ce qui est ouf, c'est qu'elle est devenue infirmière.
Et qu'à l'époque, dans cette vidéo, elle disait,
moi, je veux être infirmière.
Et ça, c'est quand même dingue, parce qu'elle est vraiment devenue.
Et elle, pareil, depuis toute petite c'est ce qu'elle voulait faire.
Donc c'est assez fou de voir ça aujourd'hui.
Et en fait, on cherchait ce drapeau.
Donc on avait fait un plan.
On était en plan séquence, parce qu'à ce moment-là,
moi, je filmais avec ma caméra, donc vraiment, tu pouvais pas trop mettre fin.
C'était sur cassette, donc c'était très très long les films.
Et on se filmait au courrier dans le jardin.
On avait fait genre qu'on était tombés, parce que souvent, dans Pékin Express,
ils se font mal, ils tombent, et ils continuent malgré tout.
Et donc, là, Vivi, elle avait fait genre qu'elle s'était pété la jambe,
et qu'on continuait malgré tout.
Il y avait le discours en mode, tu peux pas lâcher, pas maintenant.
On était en larmes.
Et il faut quand même imaginer ma sœur qui nous filme à ce moment-là,
dans le jardin, et dire « Mais qu'est-ce qu'elle font ? »
Ça a duré tellement longtemps.
Et après, on avait fait la nuit sous les étoiles,
où elles ont gagné le matelas pour bien dormir et tout.
Et du coup, elles sont contentes, elles sont trop heureuses de faire ça.
Et elles se couchent.
Et vraiment, il y a ce plan dans la vidéo, où on se couche.
Mais du coup, tu pouvais pas mettre pause à distance.
Aujourd'hui, c'est à des télécommandes pour mettre pause.
Donc vraiment, on se couche.
Il y a un silence pendant 10 secondes.
C'est super long.
Et là, on se relève toutes les deux.
Ouais, bon, c'était pas mal, ouais.
Et on va mettre pause sur la caméra.
Enfin, ouais, Bordeaux Express, c'était drôle.
Adolescente, Philippine se dit tous les jours.
Ah, j'ai tellement de chance de vivre dans cette famille.
Il y a tellement de joie.
Je suis tellement heureuse.
Quand la terminale arrive, tout le monde voit déjà la suite.
Philou ira à Paris, fera les cours florants,
deviendra actrice, croisera Lucas Scott sur un tournage,
et ils finiront par vivre heureux dans un casier du lycée américain.
Sauf que, d'un coup, Philou a peur.
Peur du milieu, peur de ne pas être assez solide,
peur qu'on lui dise, non, pas toi.
Peur d'être avalée par un monde où personne ne l'appelle Philou,
en lui faisant cuire des pattes.
Alors elle regarde une autre option qui lui plaît bien,
la psychologie.
Essayer de comprendre comment les gens fonctionnent,
ça lui parle, et elle vient d'étudier Freud dans sa classe littéraire.
Et puis avoir un vrai diplôme, ça rassure.
Elle en discute au téléphone avec son père.
Elle lui dit qu'elle a peur,
que le théâtre lui semble peut-être trop compliqué,
qu'elle pense faire psycho à la fac.
Et lui, avec cette voix qui la pèse toujours,
lui répond simplement.
Philou, si le théâtre est vraiment là, il restera là.
Tu peux faire psycho ou autre chose.
Si le théâtre est dans ton coeur,
il reviendra quand tu seras prête.
Philou garde cette phrase,
comme elle garde tous ses souvenirs dans sa boîte.
Parce que son papa, c'est mieux qu'elle.
Il la connaît par coeur.
Il sait.
Puis arrivent les 18 ans.
On croit que 18 ans,
ce sont les soirées,
le permis de conduire,
les blagues sur,
ah, tu es majeur, ça y est.
Les premières grandes décisions.
Pour Philou, 18 ans,
c'est d'abord quatre mois en fac de psychologie.
Et tout à coup,
sans prévenir,
l'instant où le sol s'ouvre sous ses pieds,
son papa tombe malade.
Si rapide, que personne ne comprend vraiment.
Un peu comme un accident de voiture,
mais à l'intérieur du corps.
Hier, il était là,
aujourd'hui, il ne l'est plus.
Son grand-père lui dit,
ah, ma pauvre chérie,
tu vas prendre beaucoup d'années,
en très peu de temps.
On ne va pas te mentir.
Et il n'y a pas de blague possible ici.
C'est un moment où même les clowns se taisent,
et où même les bisounours
déposent leurs peluches pour s'asseoir.
Philou entre dans une nouvelle vie
qu'elle n'avait jamais demandé.
Elle regarde le monde de l'extérieur,
comme si elle s'était dédoublée.
Son corps va en cours,
mais sa tête reste figée quelque part
entre les bras de son papa
et le bip des machines.
Ses amis continuent leur vie
de premières années de fac,
les soirées, les découvertes,
les histoires d'amour.
Philou, elle, se met en pilote automatique.
Elle fait sa licence de psycho,
une licence qui dure 3 ans normalement.
Elle, elle en met 5.
Pas parce qu'elle est nulle,
mais parce qu'elle n'est pas là.
Trop occupée à apprendre à respirer
sans son papa.
Dans ces années-là,
elle se contente de viser l'examen suivant.
La prochaine échéance,
la prochaine petite marche à gravir.
Pas de grand rêve, juste.
Valite des parcelles, Philou.
Survie.
On pourrait croire que l'histoire s'arrête là,
que la petite fille bisounour s'a compris que la vie,
c'est parfois moche et que c'est tout.
Mais elle se serait oubliée la phrase du papa,
de son papa,
et le théâtre bien au chaud,
dans le cœur de sa fifi.
Philou, si le théâtre est dans ton cœur,
il reviendra quand tu seras là.
Un jour, après ces 5 années flous,
quelque chose se calme.
Le chagrin ne disparaît pas,
mais il se met un peu sur le côté,
comme un nuage qui accepte enfin
de laisser passer un rayon de soleil.
Philou se surprend à se reposer une question.
Et maintenant, qu'est-ce que tu veux faire
pour vivre ta vie de la façon la plus belle possible ?
La réponse arrive, comme une évidence,
une amie qu'on n'a jamais vraiment quitté,
le théâtre.
La petite fille qui voulait être actrice américaine,
n'a pas disparu.
Et c'est juste assise un moment.
Alors Philou s'inscrit au cours florent.
Le cours florent, c'est une école
où on apprend le théâtre.
Pas juste à jouer une scène,
mais à comprendre comment fonctionne un personnage,
comment utiliser sa voix, son corps,
son imagination.
C'est une école où tu explore qui tu es,
tout en apprenant le théâtre.
Et c'est un endroit où tu peux rêver grand,
même si tu n'es encore jamais monté sur scène.
Philippine n'enture scène,
pas celle de la table du salon
où elle s'improvisait gagnant un Oscar,
où chantait Janice Joplin,
ou encore celle du cours du théâtre en CMA.
Au début, elle veut du sang,
des larmes, des tragédies,
du racine très sérieux,
où on crie en Alexandrin comme
« Pour qui sont ces serpents qui siffle sur vos têtes ? »
d'Andromache, où « je le vis,
je rougis, je paliais à sa vue,
d'enfaître. »
Mais ses parents la regardent jouer avec ses yeux qui brillent.
C'est mimique,
sa façon d'exagérer juste comme il faut,
sa façon d'improviser.
Et lui disent,
« Toi, tu as un truc pour la comédie. »
Qu'elle peut raconter des choses très sérieuses
avec des blagues,
des personnages, des accents.
En parallèle,
un petit truc lui trotte dans la tête.
Et si, au lieu de filmer sa famille,
elle se filmait elle,
en train de jouer des personnages.
Elle prend son téléphone,
cette nouvelle caméra qui tient dans une main,
et recommence exactement
ce qu'elle faisait dans sa chambre d'ado.
Elle tourne des vidéos,
de maman compétition,
des potes sur WhatsApp,
de mecs un peu perdues.
Des filles trop gentilles,
trop sensibles, trop tôt.
Elle poste sur Internet.
Les gens rient,
les gens partagent,
les gens commandent.
On dirait moi,
« Tiens, on dirait ma mère,
on dirait ma meilleure pote,
on dirait mon cerveau. »
Et petit à petit,
Filou se rend compte
qu'y filmer,
c'est toujours sa façon de figer le temps,
mais aussi d'attraper les émotions des autres,
pour qu'il se sente moins seul.
Et pour une fois,
c'est sa grande soeur angélique
qui filme sa petite soeur.
Quand elle devient attaque,
complètement gaga,
de Prune,
qui chaque semaine lui laisse
sur son répondeur ce message.
Coucou Filou, c'est Prune,
j'ai hâte de te voir bientôt,
bisous.
Alors à 30 ans,
elle écrit un spectacle,
un spectacle qui parle
d'une fille
qui croyait vivre
au pays des bisounours.
D'une fille
qui avait des toilettes frères Scott,
une caméra greffée au poignet,
et un papa qui est parti trop tôt.
Un spectacle qui s'appelle
Fifi à papa.
Sur scène,
elle raconte son histoire
et les gens dans la salle rient,
puis pleurent,
puis rient en pleurant,
puis pleurent en rient.
Elle parle de ses 18 ans,
de la lecémie foudroyante de son papa.
Des années,
où elle se sentait
en pilote automatique.
De la peur,
des anti-dépresseurs,
dont elle n'a pas honte,
des moments
où ça n'allait vraiment pas.
Et de la façon dont
petit à petit,
elle a réussi à transformer
la douleur en jeu,
en lumière,
en théâtre.
Et quelque part,
dans un coin de loge,
avant de monter sur scène,
elle entend presque la voix
de son papa.
Filou,
si le théâtre,
c'est là,
ce sera toujours là.
Il avait raison.
Le théâtre est resté.
Il l'avait attendu.
Aujourd'hui,
Philippine de l'air est comédienne.
Elle joue,
elle improvise,
elle pose des vidéos
sur Instagram,
elle fait des personnages
qui ressemblent à ta mère,
à tes tentes,
à tes copines,
à toi.
Elle a gardé son humour,
son cœur d'hyper-sensible,
qui pleure pour Lucas Cutte,
et pour de vraies choses.
Son besoin de figer le temps
s'éboîte à souvenir
et son amour pour les histoires.
Elle est toujours la fille
qui a grandi dans une maison
pleine de musique,
de posters,
de rires.
Elle est aussi la fille
qui sait que la vie
peut faire très mal,
très vite.
Mais elle a trouvé un super pouvoir,
transformer ce qui fait mal
en quelque chose
qui fait du bien aux autres.
Tu vois,
Filou,
c'est un peu comme Clarisse,
la judo-catte,
Simone, la gymnaste,
ou Loan,
dont je te raconte aussi les histoires.
Ces filles qui tombent,
qui doutent,
mais qui se relèvent
encore plus fortes.
Philippine,
elle,
elle tombe dans la vraie vie,
celle où les papas
ne sont pas immortels
et où les bisounourses
n'ont pas toujours le dernier mot.
Mais elle se relève
avec une caméra
dans une main,
un texte de théâtre dans l'autre
et un fourrire
coincé quelque part
entre ses larmes
et son sourire
si solaire et lumineux.
Alors,
si un jour,
tu as l'impression que ta vie,
c'était les bisounourses
et qu'un événement vient tout casser,
souviens-toi de Filou.
Tu as le droit d'être triste,
tu as le droit de pleurer
pour le cascote
et pour des choses
beaucoup plus graves.
Tu as le droit d'avoir peur,
d'être en colère,
de ne pas comprendre.
Mais quelque part,
tout au fond de toi,
il y a peut-être
un petit truc dans ton coeur
qui,
comme le théâtre pour Philippine,
ne disparaîtra jamais.
Ça peut être le dessin,
l'écriture,
la danse,
le foot, les sciences,
le champ, la cuisine,
la photo,
le skate,
la défense des autres,
les voyages,
ou tout à la fois.
Et même si
tu t'en éloignes un temps,
même si la vie t'oblige
à faire des détours,
il y a de grandes chances
que ce petit truc
te retrouve.
Filouel
a trouvé le courage
de raconter son histoire
pour devraient avec poésie
et humour
pour que toi,
tu saches
que la vie
n'est pas les bisounourses.
Mais qu'elle peut rester
très belle
si tu continues
à chercher
ce qui fait briller
ton coeur.
Et ça,
c'est peut-être
la plus belle des scènes,
la scène où tu deviens
actrice de ta vie,
comme Philippine,
qui rêvait à ton âge
de devenir actrice américaine.
Nouvelle séroïde.
Voilà,
cette est l'histoire
ou plutôt le début
de la grande histoire
de Philippine de l'air.
J'ai d'abord
découvert Philippine
à la comédie de Paris
où elle joue son spectacle
Fifi à papa.
J'ai ri, j'ai pleuré de rire,
j'ai ri en pleurant
et je n'avais qu'une envie
qu'elle recommence.
Elle joue tous les mardi
à 19h jusqu'au 28 avril
de 2026
et sera en tournée
dans toute la France,
Belgique et en Suisse
à partir de janvier 2026.
Et psss,
si tu t'en l'oreilles,
voici le message de Filou.
Je dirais que la vie,
elle est belle,
que tu vas voir,
genre, il va y avoir
des trucs durs,
mais genre,
vraiment, elle est trop belle,
elle est trop belle.
Et tu vas être heureuse,
peut-être ça.
Et je dis ça aujourd'hui,
Philippine de 31 ans,
qui a déjà vécu,
ce qu'elle a vécu
personnellement
et il y aura d'autres choses
qui vont arriver
parce que c'est la vie.
Et c'est ça qui est merveilleux
comme parfois elle te met
aïe, aïe, aïe et c'est...
Une pote m'avait dit un jour
la vie, elle est plus inventive
que toi.
Et c'est vrai.
Et je pense qu'il faut lui faire confiance
parce qu'en tout cas,
on apprend chaque jour,
on grandit.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
Nouvelles héroïnes.
...

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Bienvenue sur Nouvelles Héroïnes, le podcast qui inspire et donne confiance à une nouvelle génération de filles et garçons à travers des histoires vraies de femmes d'hier et d'aujourd'hui, libres, pionnières et singulières comme Miel Abitbol, Violette Dorange, Lena Mahfouf, Simone Biles, Tatiana Brillant, Caroline Aigle, Katia Krafft, Aya Nakamura, Hélèna Bailly, Marguerite et Marine de la Star Academy, Kelly Massol, Jane Goodall, Louane, Clarisse Crémer, Angèle, Surya Bonaly ou encore Clarisse Agbegnenou... Chaque mercredi, je raconte l’histoire d’une femme qui a osé faire de ses rêves une réalité et tracer son propre chemin. Peu importe ses origines. Peu importe ses différences. Peu importe le regard des autres. Dans ces histoires, les filles trouveront un écho à leur propre cheminement et les garçons pourront devenir leurs meilleurs soutiens. J'espère qu’elles seront pour les parents, aussi une réponse à leurs questionnements de parents soucieux de dégommer tous les stéréotypes du quotidien. Un podcast 100% indépendant, imaginé et créé par Céline Steyer (c'est moi 👋), maman de deux petites filles, née avec une agénésie de la main gauche, engagée sur les réseaux sociaux pour l’inclusion et la diversité et élue Femme 2025 du prix ELLE x La Tribune. A partir de 8 ans parce qu'il n'est jamais trop tôt pour rêver grand. ✨ Le podcast est aussi adapté en livre édité par Larousse Jeunesse, RDV chez votre libraire préféré et en ligne ✨ Pour suivre les coulisses du podcast et mon engagement, abonnez-vous à mon LinkedIn (+25k abonnés) ✨ Pour interagir avec les héroïnes, abonnez-vous au compte Instagram (+45k abonnés) P.S. : Vos likes, abonnements et avis 5 étoiles comptent énormément, car ça participe au développement et au financement du podcast ! Alors, je compte sur vous ! Céline 💜 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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