Pourquoi certaines personnes aiment les films d'horreur ?

Durée: 2m10s

Date de sortie: 13/11/2025

Si certaines personnes adorent les films d’horreur tandis que d’autres les fuient, la raison se trouve en grande partie dans notre cerveau. Les neurosciences montrent que tout dépend de la manière dont chacun traite la peur, cette émotion universelle mais extrêmement variable d’un individu à l’autre.


Lorsqu’on regarde une scène effrayante, l’amygdale, une petite structure située au cœur du cerveau, s’active. C’est elle qui déclenche la réponse de peur : accélération du rythme cardiaque, sécrétion d’adrénaline, contraction musculaire. En temps normal, cette réaction prépare à fuir ou à se défendre. Mais dans un cinéma ou sur un canapé, le cerveau sait qu’il n’y a aucun danger réel. Résultat : la peur devient une expérience contrôlée, une montée d’adrénaline sans risque, un peu comme les montagnes russes.


Chez les amateurs de films d’horreur, cette activation de l’amygdale s’accompagne souvent d’une libération de dopamine, le neurotransmetteur du plaisir et de la récompense. Ils ressentent donc un mélange paradoxal de peur et d’excitation. C’est cette combinaison – la montée du stress suivie du soulagement – qui crée le frisson agréable. Des chercheurs de l’Université de Copenhague ont montré en 2020 que le cerveau des amateurs de films d’horreur alterne très vite entre état d’alerte et retour à la sécurité, un peu comme un entraînement émotionnel : ils apprennent à “jouer” avec leur peur.


À l’inverse, certaines personnes ont une hyperactivité de l’amygdale ou une moindre régulation de cette zone par le cortex préfrontal, la région du raisonnement. Leur cerveau a plus de mal à distinguer la fiction du réel. Pour elles, les images d’horreur déclenchent un véritable état de stress, avec libération excessive de cortisol (l’hormone du stress), sueurs et anxiété prolongée. D’où le rejet total du genre.


Enfin, le goût de la peur dépend aussi de la personnalité et du câblage neuronal. Les personnes curieuses, en quête de sensations fortes, ou dotées d’un système dopaminergique plus sensible (comme les amateurs de sports extrêmes) trouvent dans l’horreur une stimulation gratifiante. D’autres, plus anxieuses ou empathiques, activent plus intensément les circuits de la douleur et du dégoût.


En résumé, aimer les films d’horreur, c’est une question de chimie cérébrale : pour certains cerveaux, la peur est un jeu excitant ; pour d’autres, c’est une alarme qu’il vaut mieux ne jamais déclencher.


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Pourquoi certaines personnes aiment les films d'horreur ?
Alors la raison ici se trouve dans notre cerveau.
Pour tout comprendre, il faut rappeler que lorsqu'on regarde une scène effrayante,
une petite structure située au cœur du cerveau qui s'appelle l'amidale s'active.
C'est elle qui déclenche la réponse de peur.
A savoir l'accélération du rythme cardiaque, la sécrétion d'adrénaline et puis la contraction musculaire.
En temps normal, cette réaction prépare à fuir ou à se défendre.
Mais dans un cinéma ou sur un canapé, le cerveau sait pertinemment qu'il n'y a aucun danger réel.
Résultat, la peur devient une expérience contrôlée.
Une montée d'adrénaline sans risque, un peu comme dans les montagnes russes.
Et chez les amateurs de films d'horreur, cette activation de l'amidale s'accompagne souvent d'une libération de dopamine,
le neurotransmetteur du plaisir et de la récompense.
Donc il ressente un mélange paradoxal, à la fois de peur et d'excitation.
Et ces sept combinaisons, la montée du stress suivi du soulagement, qui créent le frisson agréable.
D'ailleurs des chercheurs de l'université de Copenhague ont montré en 2020
que le cerveau des amateurs de films d'horreur alterne très vite entre état d'alerte et retour à la sécurité.
Un peu comme un entraînement émotionnel, ils apprennent ainsi à jouer avec la peur.
A l'inverse, certaines personnes ont une hyperactivité de l'amidale, ou une moindre régulation de cette zone.
Leur cerveau a donc plus de mal à distinguer la fiction du réel.
Pour elles, les images d'horreur déclenchent un véritable état de stress,
avec une libération excessive de cortisol, l'hormone du stress, d'où le rejet total du genre pour eux.
Enfin, le goût de la peur dépend aussi du câblage neuronal.
Les personnes curieuses, en quête de sensations fortes,
ou dotées d'un système dopaminergique plus sensible,
trouvent dans l'horreur une stimulation gratifiante,
mais d'autres, plus anxieuses ou empathiques,
actifent plus intensément les circuits de la douleur et du dégoût.
Voilà, donc vous l'avez compris, hein, aimer les fines d'horreur, c'est une question de chimie cérébrale.
Pour certains cerveaux, la peur est un jeu excitant,
mais pour d'autres, c'est une alarme qu'il vaut mieux ne jamais déclencher.

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